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Radioactif 149

septembre 24, 2021

22 Septembre 2007

Arrivée de Carl  1. 

Les escapades avec le Vieux-curé se sont transformées au fil des ans.  Le groupe s’est agrandi, particulièrement, avec l’arrivée d’un petit anglais, peut-être d’une ou deux années, mon aîné. 

En plus du «drive in », nous nous sommes rendus de plus en plus souvent à Newport.  C’étaient des pique-niques nouveau genre : Carl avait trouvé un moyen de se procurer de la boisson que nous ingurgitions à la cachette. 

Ce fut l’expérience d’une sensation nouvelle, divine.  C’était plus amusant.  On n’hésitait pas à se rendre à une plage sur le chemin du retour pour profiter d’un bon bain, nus, pendant que le Vieux – curé nous attendait dans l’auto. 

Avec Carl, nous vivions enfin des activités habituellement réservées aux plus vieux.  Ce fut probablement mes premiers écarts à ma vie de petit gars modèle.  Puis, les voyages ont diminué en nombre. 

Le Vieux -curé qui devait se plier à nos caprices nous trouvait devenus beaucoup trop indisciplinés.  Par contre, j’ai pu continuer de vivre une relation amicale avec lui.  J’étais plus sage, même si je me trouvais un peu sauté.

22 Septembre 2007

Nouvelle félicité  2.           

Je ne veux pas blâmer Carl.  J’étais parfaitement volontaire.  Nous sommes les seuls à blâmer pour les mauvais plis que nous prenons. 

Mes parents étaient extraordinaires.  Ils ne pouvaient pas toujours nous épier.  Puis, l’adolescent que j’étais voulait toujours bien paraître, le brave d’entre les braves, aux yeux de ses camarades. 

Je nageais dans la félicité de ne pas toujours avoir à me cacher et pouvoir enfin goûter avec Daniel aux plaisirs de partager mes ébats sexuels,  jeux qui pouvaient maintenant se réaliser avec plusieurs garçons. 

Cela me suffisait pour justifier mon désir d’être prêt à tout pour continuer de plaire à Carl.  J’ai même, une fois, volé de l’argent à mon père pour permettre à Carl d’acheter de la boisson.  Mon père s’en était aperçu, mais j’avais dissimulé l’argent dans mes bas, un endroit où je savais que mon père n’irait pas fouiller, si je me faisais prendre. J’ai eu raison. Mais, ce fut de toute ma vie une des pires choses à me reprocher.


21 Septembre 2007

La garde-robe 3.   

Ce réveil brutal à la vie d’adolescent ne pouvait pas se restreindre à enfiler mes premières gorgées de boisson. 

Un jour, je me suis rendu à Coaticook pour y rencontrer des filles avec Carl.  Au rendez-vous, j’ai pu, comme les autres, me cacher durant quelques minutes dans un des garde-robes avec une petite inconnue très coquette.

Elle sut s’occuper de mon petit «Willie» alors que j’étais pour la première fois de ma vie en présence d’une fille assez vieille pour avoir de magnifiques petits seins.  J’ai laissé l’appartement complètement ébloui par cette révélation. 

Je ne me sentais coupable de rien, car j’avais refusé de me livre au péché : je ne l’avais pas embrassée.  Que voulez-vous, dans les sermons, le mot baiser revenait sans cesse pour caractériser le mal.  J’en avais déduit que je pouvais tout faire comme quand j’étais tout jeune, tant que je n’embrassais pas. 

Qu’est-ce qui était le plus «jouissif» la communion, ces nouveaux seins ou les jeux avec Daniel ?  Car, avec l’adolescence, ma curiosité avait pris un nom : le plaisir avant tout.

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