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Radioactif 143

septembre 17, 2021

Radioactif 143

20 Septembre 2007

Le mensonge ado 1.        

Avant de retourner à mon enfance et d’entrer dans mon adolescence,  je me dois, puisque je reviens toujours sur l’actualité, de souligner que je comprends parfaitement la peur des parents face aux abuseurs parce qu’on s’imagine qu’ils sont tous violents.

La violence est le cas d’une très infime minorité, pour ne pas dire une exception. 

Quand Shuhed, le plus vieux de mes fils adoptif, a eu 16 ou 18 ans, il est allé veiller avec ses amis.  Il était deux heures du matin quand il est entré.  Je faisais du sang de cochon depuis des heures. 

J’en étais rendu à vouloir appeler la police tant j’avais peur.  Il entra.  Je lui fis le sermon sur la montagne de ma vie, avec le fameux  » Pourquoi ne m’as-tu pas téléphoné ? Je n’aurais pas été aussi inquiet. »  Plus je montais dans les rideaux,  plus il souriait, plus il trouvait ça drôle.  J’en étais rendu fou. 

Les nerfs ont lâché et je lui ai donné une claque dans la figure.  Le lendemain, je braillais comme un veau parce que j’avais peur d’être devenu un batteur d’enfants.  Autant je suis pour la liberté sexuelle, autant je condamne la violence faite aux enfants. 

Mes consœurs enseignantes ont dû me consoler en me faisant comprendre que c’était de toute évidence, à me voir aussi triste, un pur accident bien compréhensif. 

J’adore les jeunes, ce n’est pas pour les frapper, mais partager leurs expériences de vie.  La pédérastie, c’est une forme de régression, de fixation à son enfance.  Revivre avec et à travers eux son enfance et son bonheur.  

20 Septembre 2007

Le pardon 2.           

Ce fut ma seule expérience du genre et je lui ai pardonné de ne pas être entré à la maison en métro. J’ai même approuvé sa décision. 

Tout ce qu’il a eu à me dire pour me convaincre : « Je n’ai pas pris le métro, car en m’en allant trouver les autres, il y avait un homme qui ne cessait pas de me reluquer tout le temps ».  Pédéraste, j’aurais dû connaître la chanson. 

Allumé. Pantoute.  C’était comme à l’époque dans laquelle on veut nous replonger.  Un jeune qui avait tué un adulte n’avait qu’à dire qu’il avait soupçonné le bonhomme d’avoir voulu lui mettre la main sur le zizi pour qu’instantanément ce petit écœurant devienne une pauvre victime.  Pas très intelligent, mais nous pensions ainsi.  « Le sexe quand tu le touches, ça fait tellement mal que c’est l’enfer intérieur». 

Plus tard,  j’ai compris son petit sourire en coin quand je lui faisais la morale. Il avait simplement commencé à fumer du  » pot   » en cachette, ce que je n’avais pas encore découvert. 

On s’est fait tellement laver le cerveau par la religion avec ces histoires de sexe, de danger de prédateurs qu’on en voyait plus clair.  Pourtant, 40 ans après, c’est la même maladie.  Cela, c’est à mon sens, le vrai viol : le viol des consciences. 

À l’adolescence, tu dois être assez averti pour savoir si t’aimes ça ou pas.   Tu dois connaître tes responsabilités.

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