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Radioactif 139

septembre 13, 2021

Radioactif 139

19 Septembre 2007

Rénald  1.    

Quand j’ai connu Rénald et son frère Reg,  je pouvais enfin me renseigner sur les autres cultures dans le monde.  Je passais mes soirées avec Rénald, car je pouvais enfin parler avec de vrais étrangers puisqu’ils étaient tous les deux de Belgique. 

Question de me rendre plus intéressant et de provoquer plus de rencontres et de les rendre encore plus excitantes avec Rénald, je me permettais de temps en temps de voler un paquet de cigarettes dans le magasin de mon père. 

Quant à moi, ce n’était pas voler, ça appartenait à papa donc à moi aussi.  Je passais mes soirées à questionner Rénald sur l’Europe et le comment on y vit. 

Les cigarettes étant défendues, nous devions nous cacher pour fumer, ce qui donnait encore un peu plus un air mystérieux. Elles en étaient que meilleures. Les « Matinée »  n’étaient pas aussi fortes que les Players. 

J’étais littéralement enivré par la présence de Rénald.  Ce fut certainement sans que je le sache le premier garçon avec lequel je suis tombé profondément amoureux.  Il ne l’a jamais su.  J’aimais sans le savoir.

19 septembre 2007

La lutte 2.    

Reg, était plus vieux que moi, tout  était tout à fait différent avec lui. 

On se rendait à Sherbrooke voir ou des films ou du théâtre, mais de préférence de la lutte.  J’y croyais mordicus d’autant plus qu’on la regardait toujours à la télévision chez-nous.  À chaque soirée de lutte ou pour chaque partie de hockey, le salon chez-nous devenait un vrai stadium. 

J’adorais voir lutter les petits nains.  Je me demandais secrètement si Little Beaver avait un zizi très développé.  J’ai cru dans la lutte jusqu’à ce qu’un organisateur, assis près de nous, un soir à Sherbrooke, trouvant très rigolo de nous en mettre plein la vue, nous annonce tout ce qui allait arriver.

Par contre, mon frère Denis et moi, avons développé le plaisir noir de faire semblant de nous battre, de nous blesser.  On mettait du mercurochrome pour donner l’illusion de saigner et ainsi troubler davantage les passants quand on se rendait en visite durant l’été à la Pointe Merry, à Magog.  J’adorais ces grandes scènes de fausses violences.  Et nous étions vraiment bons.

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