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Radioactif 131

septembre 4, 2021

Radioactif 131

16 Septembre 2007

Sudbury.

Il faut avoir vécu en dehors du Québec pour constater comment l’assimilation gruge les communautés francophones en dehors du Québec.  Ce n’est pas une lubie , c’est un fait statistique. 

Quand je suis allé enseigner, un été, à Sudbury, je n’avais pas compris clairement leurs exigences, car dans ma tête, Sudbury était une ville où rayonnait partout le français. 

Je devais laisser mes vacances pour enseigner le français à des fonctionnaires de différentes provinces.  Or, dans le Nord de l’Ontario, on ne pouvait pas trouver un livre d’auteurs québécois, ni de chanteurs francophones.  Pire, les autorités de l’université (on ne m’en avait pas parlé) ne voulaient pas que nous nous rendions en ville avec nos étudiants parce qu’ils seraient toujours interpellés en anglais.  Ce fut ma plus grande surprise. 

Une autre des raisons pour laquelle mon contrat ne fut pas renouvelé : j’affichais clairement et sans détour ma pédérastie devant mes collègues. 

Les francophones hors- Québec qui vivent quotidiennement en français sont des héros qui s’ignorent.  Il parait cependant qu’en Alberta et en Colombie-Britannique, les cours d’immersion en français sont très à la mode.

4 septembre 2021

J’ai visité le Canada, sauf Terre-Neuve. deux fois dans ma vie.

J’ai enseigné au Manitoba (le français) et en Ontario (l’anglais). J’ai même reçu la visite des inspecteurs gouvernementaux ontariens pour vérifier mon anglais parce qu’on trouvait que j’avais trop l’accent québécois.  Des parents francophones m’avaient dénoncé parce qu’ils doutaient de mon anglais.  

Selon les inspecteurs, j’avais une très bonne connaissance académique de l’anglais, mais un accent qui ne diminuait en rien la valeur de mon enseignement. Le plus curieux, à force de ne pas l’utiliser, j’ai complètement perdu tout ce que je savais de l’espagnol et je peux difficilement tenir une vraie conversation en anglais.

J’ai travaillé en Ontario comme professeur. Je me suis rendu là parce que c’était l’endroit où avait été vécue la fameuse Thérèsa Gold Mine. Je voulais vérifier sur place et j’avais peur que ma relation avec Denis, à Montréal,  m’amène à oublier le principe même de l’enseignement quand tu es amourajeux : Never on the job.

J’ai enseigné l’anglais parce que ma compagne de travail venait de Québec. Elle était une spécialiste en mathématiques, mais elle ne savait pas un mot d’anglais. Or, à la fin du primaire, on devait enseigner toutes les matières. C’était toute une préparation de classe. Aussi, j’ai enseigné l’anglais aux élèves de Martine.

À part avoir aussi vécu une liaison fantastique avec elle, j’avais la mauvaise habitude de boire avec les Indiens au restaurant local. Quand je sortais du restaurant bien saoul, comme un maudit fou, je faisais des Pow Wow individuel.

Je me battais aussi contre le fait que les francophones s’exprimaient toujours en anglais. Le maire de la place était québécois, venait de la région de Coaticook. Le conseil municipal parlait anglais lors de ses assemblées, mais en français quand on ne savait pas comment les choses se disaient en anglais.

Je me suis servi de mon expérience journalistique pour dénoncer ce fait dans le journal de Hearst et à Radio-Canada. Dans ce temps-là, on ne m’ignorait pas complètement.

L’été, on m’a demandé d’enseigner en immersion à l’université Laurentienne et j’ai été embauché à Le Pas, Manitoba, parce qu’un de mes étudiants travaillait au Ministère des Finances du Manitoba me recommanda à ses connaissances parce qu’il me considérait comme un très bon professeur.

Et c’est ainsi que j’ai expérimenté différentes façons d’enseigner.

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