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Radioactif 90

juillet 10, 2021

Radioactif 90

L’affaire Laporte.  

29 Août 2007

Selon ce que j’avais entendu, Pierre Laporte s’était gravement blessé en se précipitant par la fenêtre. Les felquistes ne savaient plus que faire avec ce moribond.  Ils ont décidé de l’amener près de l’hôpital militaire à St-Hubert, afin qu’il soit soigné le plus rapidement possible et ils ont averti CKAC pour être pris au sérieux.

Quand la voiture fut découverte, grâce aux brillantes idées de Jean Chrétien, les autorités ont commencé à penser que ça pourrait être une auto bourrée de dynamite.  Chrétien aurait même suggéré que l’on tire dans le coffre arrière pour s’en assurer. 

Les discussions ont pris tellement de temps que Laporte a eu le temps de mourir au bout de son sang avant qu’on ouvre le coffre. 

Certains ont d’abord cru qu’on avait tiré dans le coffre puisque l’on disait à la radio que les terroristes s’en étaient pris à ses organes génitaux pour couvrir la blessure causée par le coup de feu.  Est-ce vrai ?  Je ne sais pas, je n’étais pas là.   Mais, l’enquête du Coroner établit que Laporte n’a jamais subi de violence sexuelle. Ce qui démontre que finalement à part les vrais acteurs de ce drame, personne ne saura jamais, ce qui s’est vraiment passé.

29 Août 2007

Spirale intra projective.   

Quand je suis arrivé à Bordeaux, un prisonnier vérifia si j’étais un vrai révolutionnaire parce que certains pensaient que j’étais là pour une sordide histoire de cul et rêvaient déjà de la bonne que je mangerais. 

Je lui ai montré les premières pages de «Spirale intra projective », mon prochain livre, ce qui lui fit affirmer que j’en étais un vrai de vrai.  Il n’a pas fallu des siècles pour jaser de 1970.  Je lui ai raconté la façon dont j’en avais entendu parler.  Elle me semble authentique, mais je n’en sais rien. 

Tout ce que j’ai retenu, c’est que Paul Rose a été condamné pour un meurtre alors qu’il n’était même pas là.  Je l’ai écrit dans les journaux de l’Ouest. 

Ma plus grande participation aux événements d’octobre fut de craindre que le système soit rendu comme au Chili et tue ses opposants. 

29 Août 2007          
Soupçon.

Plus tard, j’ai entendu mon interlocuteur dire au téléphone «Ce christ-là, y sait toute».  On a stupidement pensé que j’étais mêlé à l’affaire Laporte parce que j’avais écrit avoir rencontré le ministre comme journaliste quelques mois auparavant. 

Laporte se vantait alors de ne pas avoir peur de cette bande de terroristes amateurs et à une de ces remarques sur mes amours, je lui ai répondu qu’un jour au Québec, on aurait davantage honte d’être fédéraste que d’être pédéraste. 

On ne savait pas que Laporte me connaissait, car j’avais été libéral avant que le PQ existe. 

J’ai été averti que certaines personnes s’étaient même acheté une bouteille de vin pour fêter ma mort en dedans.  Rien de politique ! 

9 juillet 2021

Je suis très content que Félix Rose, fils de Paul Rose,  ait produit le film Les Rose, ce film tout comme le livre de Francis Simard, nous révèle l’humanité des felquistes. Il faut avoir vécu cette période pour comprendre ce qui nous animait puisque c’était une véritable guerre avec Ottawa.

Le Canada n’a jamais eu de respect pour les Autochtones et les Francophones. Tout est fait pour angliciser le Québec et pour que le Québec se comporte en province  comme les autres. La seule différence avec la période de Trudeau père est l’hypocrisie.

Dans le tome 2, de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer » je parle des autorités francophones de l’Ouest qui étaient sous l’oppression de l’Église catholique. Quand j’ai enseigné en Ontario, il fallait aller à la messe tous les dimanches pour donner l’exemple.

Toutes les fois que je me suis ramassé en prison, c’était presque tous les 20 ans et toujours sous prétexte de mes amours illicites, ce qui faisaient dire à Gilbert Langevin que j’étais le marginal des marginaux ou si vous voulez le Jean Genêt du Québec. Il y avait toujours une situation politique électrisante.

La première fois, c’était la guerre entre libéraux et unionistes : pour ou contre un tunnel entre Québec et Lévis. Je travaillais pour un journal unioniste. La deuxième fois, j’avais perdu mon emploi pour avoir écrit en français à la Ronald Federated Graphic, à Montréal. Je vivais avec Suzanne et ses deux enfants une expérience d’école libre de style Summerhill. Finalement en 1996, j’avais activement participé au référendum et j’étais un président de la Société nationale des Québécois, un  peu trop engagé au goût des libéraux et même de certains péquistes. Plus récemment, en 2016, ce fut une petite vengeance qui m’a permis d’écrire trois-quatre livres,  car j’ai la manie de toujours vouloir m’expliquer.

Cela a mis un peu de piquant dans ma vie. Je suis depuis tellement censuré que l’on n’arrive pas à trouver mes livres en librairie. Je ne crois plus au mot « démocratie », c’est plutôt une « démocrassie » que dans laquelle nous vivons.

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