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Radioactif 67

juin 14, 2021

Radioactif 67

20 Août 2007

Léonard B.  

Petit, tout était jeux.  Je n’avais qu’un petit problème : mes émotions.  

J’étais autant en amour avec mes institutrices qu’avec ma mère.   Ma petite allure fluette faisait en sorte que certains essayaient de me casser.  Malgré ma faiblesse, si je n’étais pas un attaquant, je savais me défendre.  Je mangeais beaucoup de coups, puis, j’éclatais.         

Un jour, dans une de mes chicanes, un de mes petits voisins se fit casser la jambe.  Ce fut alors des effusions à n’en plus finir et le début d’une très grande amitié qui prit fin quand le petit Beauchesne quitta Barnston pour Granby. 

Chez lui, tout était création.  On avait non seulement construit une cabane, mais aménagé un petit lac. 

Cette amitié si solidement ancrée dans la poésie fut le point de départ de Réjean, petit récit qui est devenu une lettre d’amour pour un petit gars que je connaissais alors et qui s’appelait Réjean.  Le texte fut lu aux Ateliers des inédits, à Radio-Canada.  J’avais alors comme aujourd’hui les amours faciles.

20 Août 2007

Chez les Chabot.  

Un jour, mon père nous amena à Baldwin’s Mill, chez les Chabot. Nous étions encore très jeunes, et, je ne sais trop pourquoi, nous avons décidé de retourner seuls, sans attendre, à Barnston.  Évidemment, nous nous sommes écartés et mon père a eu toutes les misères du monde de nous retrouver. 

Finalement, quelques heures plus tard, une vieille dame anglaise nous accueillit et avisa la famille de sa trouvaille. 

Inutile de dire que nous avons goûté au petit fouet pour nous récompenser d’être partis sans permission. 

Nous étions loin d’être des enfants battus.  Mon père ne nous frappait jamais au visage ou à un endroit dangereux, mais les fesses quand il nous attrapait, en mangeait toute une. 

Habituellement, c’était maman la gendarme, mais quand ça ne suffisait pas, elle avertissait papa.  À partir de là, c’était du sérieux.  On ne pouvait pas se moquer de sa force. Il avait été champion boxeur et la terreur de Magog-est. 

Mes parents étaient des êtres formidables.

13 juin 2021

La majorité des humains sont en soi des êtres formidables. Les institutions en font parfois des êtres abominables. La jalousie, l’amour sans limite du pouvoir et de l’argent sont les pires sentiers qui conduisent à la haine. Très souvent les discriminations sont les produits directs des religions.

Le Canada qui se donne toujours en exemple en aurait beaucoup à apprendre du Québec pour devenir plus tolérant.  Actuellement, après l’horrible carnage de London, on commencera encore une fois à crier à l’islamophobie, oubliant que le Québec a su égaliser le droit de toutes les religions à travers sa loi 21.

L’islamophobie est le produit direct des guerres de religions au Moyen-Orient qui se sont transposées ici.  S’il n’y avait pas eu Charlie Hebdo, Nice, Londres, l’État islamique, l’islamophobie ne se serait pas répandue. On dirait que les autorités sont mentalement trop limitées pour comprendre que la haine engendre la haine.

Le meilleur moyen de propager l’islamophobie est de contester la loi 21 alors que la très grande majorité des gens au Québec sont d’accord avec elle. Il faut séparer l’état (le politique) des religions.  

En contestant la loi, on s’assure que l’on en reparlera et plus on en reparlera plus on a de chance de tomber sur une personne dérangée sombrera dans la violence et encore une fois on recommencera le même schéma de mettre la faute sur le dos du voisin.

La loi 21 interdit des signes religieux dans l’exercice des fonctions en autorité et cela s’applique à toutes les religions.

Toutes les musulmanes peuvent porter le voile dans l’espace public. Des lois contre le harcèlement les protègent contre ceux qui ne savent pas leur reconnaître ce droit.

Si tous apprennent à se respecter dans leurs différences et à respecter les règles de la société, l’islamophobie, le racisme et la haine des différences sexuelles n’existeront plus ou du moins seront des exceptions à la règle.

On ne peut pas revivre le passé, mais on peut changer le présent.

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