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Radioactif 35

mai 12, 2021

Radioactif 35

03 Août 2007          

Alinéa (3,1) Journal de l’AAACE. (Association des auteurs et auteures des Cantons de l’Est), Sherbrooke. Québec.         

Il ne peut pas exister de littérature, sans publication et diffusion.  Les auteurs, hors des grandes maisons, sont obligés de payer pour être lus.  Le public pense que l’écriture rend millionnaire. 

La littérature nationale d’un pays ne peut pas exister si les régions ne sont pas prolifiques.  Il s’écrit tellement de belles choses que ça remplit bien une vie juste à essayer de se tenir à date. 

Malheureusement, aujourd’hui, au Québec, à cause de la concentration de la presse, la littérature est devenue un objet commercial comme un autre.  Power Corporation. De Desmarais, est l’organe officiel des libéraux alors que Quebecor se spécialise dans les journaux jaunes.  Pierre Péladeau (père) prétendait que les journaux n’ont pas à faire évoluer la pensée d’un peuple.  Même s’il a un million de tirage, parfois, le Journal de Montréal ressemble plus à un torchon qu’à un journal.  Mais, les gens en redemandent.

Je n’ai jamais compris pourquoi les gens se vautrent dans les comptes rendus de procès.  Je peux affirmer que les dirigeants de la pègre aiment bien ça, car ça informe« leurs bras» à l’intérieur des murs sur la raison de la venue des nouveaux locataires.  Un emploi, dans cette forme de journalisme que l’on m’a offert vers 1974, et que j’ai refusé.

Le Devoir est plus partisan du Parti Québécois, mais l’élite de notre petit pays à naître a souvent la tête enflée.  N’y entre pas qui veut.


03 Août 2007

Alinéa 3.2.   

C’était pareil dans les années 1970 ; mais l’esprit de coopérative ou de coopération, a sensiblement changé les choses dans l’Estrie. 

Les Auteurs réunis sont nés, grâce à Jean-Pierre Labbé, de Windsor, qui avait aussi sa petite imprimerie.  Les auteurs ont publié ou devaient publier une série de plaquettes : Tétra-sordide , de Gaston James Stratford ; L’apocalypse, selon Léon , de Jean-Pierre Labbé ; Tué par la mort , de Jacques Labrecque ; Réjean , de Jean Simoneau (lu à l’Atelier des Inédits, à Radio-Canada) ; Clairs obscurs ; de Luc Michel, le seul européen du groupe ;  Pour durer , de Hélène Gutmann; Le clou, la pâte -Adam et d’Êve ; de Réjean Laflamme, Relatif quinze ; de Richard Cayer. 

Puis, Chair de poule ; de Pierre Brisson, aux Éditions TIC-TAC, pour rivaliser avec les Éditions du Temps, que j’avais créées pour détourner la censure et trouver moyen de publier L’homo-vicièr.   

03 Août 2007

Alinéa 3.3.   

L’homo-vicièr est un livre complètement d’humour.  Une parodie de la société.  Il y avait tellement de fautes et c’était tellement mal écrit qu’Antoine Naaman décida de devenir mon tuteur pour réécrire toute l’histoire.  J’en ai bavé avec lui.  Il était affreusement exigeant, mais il m’a appris à écrire. 

Quand le temps de publier L’homo-vicièr fut venu, Naaman me confia qu’il ne pouvait pas le faire dans ses maisons d’édition trop à droite pour ce que j’écrivais.  Alors, il me passa l’argent nécessaire pour créer Les Éditions du temps, une maison dont je me sers encore contre la censure littéraire qui existe au Québec.  Pas le droit de parler de pédérastie, des femmes et de juifs, à moins de vouloir vivre un véritable calvaire.

Roch Carrier a aussi publié sa petite plaquette pour nous encourager.  Il y eut un petit livre hommage à l’auteur de J’il de noir, de Gaston Gouin ; puis, Point commun, suivi de Courir la galipote, de Gaétan Dostie. 

On parlait de plus en plus de nous comme de l’école littéraire de l’Estrie alors qu’Antoine Naaman avec son CELEF (Centre mondial des littératures francophones) nous en mettait plein la vue en voulant faire de Sherbrooke un endroit incontournable dans la littérature francophone dans le monde.

Le dernier souvenir de cette époque est une plaquette sur les auteurs de la région qui venait d’être publiée par l’Association des auteurs (es) des Cantons de l’Est. 

Que reste-t-il de cette époque. Je n’en sais pas. Je sais seulement être totalement inexistant dans les bibliothèques de Sherbrooke et de la région. Ce fut une belle époque parce qu’on était passionné. 

11 mai 2021

Sans commentaire, sauf que je ne suis dans aucune bibliothèque du Québec. Un homme qui aimait ce que j’écris s’est même rendu à la Bibliothèque nationale pour trouver mes écrits. On a tout fait pour le persuader que je n’étais pas un écrivain qui valait la peine d’être lu. Quant à ce qui a été mis sur cd, la bibliothèque a tout, mais le public n’y a pas accès. Par contre, la Bibliothèque nationale me reconnaît comme éditeur et comme auteur.

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