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Radioactif 16

avril 22, 2021

Radioactif 16

26 Juillet 2007

Violence.

En sortant de chez les pères de St-Paul où ma vocation a duré le temps qu’on me refuse de revoir un de mes petits copains , il y avait un autre jeune à l’école de Barnston qui s’amusait à me « tapocher». 

Un jour, j’en ai eu plein le casse et je l’ai invité à une séance de boxe avec moi. 

Évidemment, mes grands frères Marcel et Roland furent mis à contribution dans mes soirées d’entraînement. 

Quand le moment fut venu, l’autre me rafla une joue alors que j’arrivai à lui flanquer un bon direct au nez.   Ça fait « splouch» et le sang a rougi la neige. 

À mon retour à l’école, je fus invité à me rendre aux lavabos aux toilettes voir ma pauvre victime en sang.  Il fut conduit à l’hôpital où l’on constata de très nombreuses fractures au nez. 

Il y resta quelques jours. 

Le père de celui-ci décida donc d’aller voir mon père, hospitalisé pour une maladie de cœur, afin de se plaindre de mon comportement. 

Mon père l’écouta et statua : il est temps qu’il se défende. 

Le discours de ma mère fut tout autre : tu veux tuer ton père.  Agir ainsi quand il est hospitalisé.  

Cette expérience me pénétra tellement que je n’ai jamais pu tout au long de ma vie exprimer de violence, sauf pour défendre Patrice, et ce, même quand j’ai  voulu m’identifier au gros méchant FLQ. 

Ce que je raconte dans un nouveau livre qui sera publié prochainement : Un sourire arraché à l’enfer.

On n’avait pas encore inventé le chantage de la pédophilie, mille fois plus efficace pour rendre un individu fou.  Être accusé de pédophilie, c’’est plus violent qu’un coup de poing, ça brise une vie encore plus efficacement que d’’en être victime.

1- tapocher   me frapper.

21 avril 2021

La violence sous toutes ses formes ne règle rien. Elle ne fait que semer plus de malheur.

Le problème est que même les institutions qui devraient nous enseigner la tolérance et la non-violence, les religions,  se servent de la violence psychologique pour maintenir leur pouvoir.  

Le pouvoir garantit une richesse plus abondante. Qui ne veut pas être riche ?

Le problème est que la richesse est tellement mal partagée qu’il y a plus de gens qui en souffrent que de gens qui en jouissent.

Quand tu es plus jeune, ce problème est obsédant. Malheureusement, en vieillissant, tu te mets à comprendre qu’il en sera toujours ainsi. Il y aura toujours des plus riches et des pauvres, des maîtres et des esclaves. La véritable égalité entre humain n’existe pas, car personne n’a le même quotient intellectuel ou la même génétique.  Cette réalité ne peut pas être changée par personne.

Par contre, il est possible de rendre  la dignité  à tous les métiers, toutes les passions, toutes les connaissances  dignes d’un niveau de vie qui soit agréable pour tous. Il suffit d’avoir des politiciens qui le veuillent.

Aujourd’hui, ma plus grande peur est qu’avec le niveau de chefs d’état malades mentaux, nous risquons de voir la fin de la vie humaine sur cette terre. C’est là où nous mène la dictature et surtout quand elle est individuelle.  La guerre froide est à son maximum. Il suffit d’un fou pour que tout s’embrase.

Au cours des dernières années, ma paranoïa m’a empêché d’écrire, au point de comprendre que mon style ne peut pas être populaire.  Il semble impossible pour la très grande majorité de sortir de la réalité dans laquelle nous vivons. Le sarcasme, la dérision, l’humour apparaissent comme une perte de temps.  Le pire est le même de sens de l’humour.  Par contre, le dialogue doit être maintenu grâce aux arts.

La seule idée qui me venait pour un prochain roman était un personnage qui entrait dans une ville où rien ne bougeait, comme s’il n’y avait plus de vie. Je bloquais,  car je ne voulais pas que mon personnage soit attaqué, frappé, blessé, mais je n’arrivais pas à comprendre ce silence, Cette immobilisation. Le virus est une vision.

La chose dont j’avais le plus peur et l’image que je rejetais automatiquement est celle d’une nouvelle guerre, nucléaire cette fois.

Espérons que la pandémie servira à une profonde réflexion sur le sort de l’humanité. Est-il possible que la perception individuelle de l’urgence de changer avant de frapper un mur devienne collective?

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