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Journal intime 6

mars 25, 2021

Journal intime 6

Le 12 décembre 2018,  je commence à m’énerver parce que je n’ai aucune nouvelle sur ce qui se passe à Montréal.  Mon avocate, Me Lavoie, a déménagé et maintenant il est impossible de la joindre par téléphone.

Habituellement, les policiers du groupe Malaise arrêtent leurs suspects le jeudi matin parce qu’ils peuvent les présenter en cour le vendredi matin.

Demain, je saurai s’ils ont trouvé un nouveau moyen de m’accuser. J’ai l’impression que leur accusation est plutôt une forme de loi bâillon.

En 1996, je ne pouvais pas parler de politique, c’était une condition pour demeurer chez Ross, la suite de mon procès. Cette fois, les policiers n’auraient pas aimé mes gazouillis sur Twitter parce que je m’en prenais aux dénonciations, sans procès sur les réseaux sociaux.  Je parlais souvent aussi de la liberté sexuelle.

Ross a été interrogé durant des heures et il a raconté ses amours aux policiers croyant qu’ils pourraient leur faire comprendre son point de vue. L’amour de Ross étant un de mes cousins, ceux-ci ont décidé d’aller les supplier pour déposer une plainte contre moi.

Si mon procès s’étire c’est justement que l’on examine la possibilité que Ross soit incapable de subir un  procès étant donné son état mental et émotif.

Continuer de me poursuivre permet de me fermer la gueule durant des années puisqu’une des conditions pour être en liberté est de ne plus utiliser internet, et ce, même si on a enlevé les accusations de pornographie juvénile.  

Finalement, ça duré deux ans et la juge n’a pas suivi la recommandation de la Couronne. Ce fut efficace, car une année après, ma maison d’édition à Paris a rompu son contrat.

La seule chose que l’on avait contre moi en pornographie juvénile était que j’avais communiqué mon adresse et dit « au chef de ce qu’ils classaient comme un groupe de pédophiles à Montréal » que la radio parisienne avait lu un de mes poèmes. Cette accusation a été abandonné parce qu’on on a le droit de connaître des gens. Je rencontrais André au hasard des événements littéraires.  (André écrit aussi) une fois ou deux par année. Il est aussi amourajeux.

J’ai fait parvenir à mon avocate une traite de 1,000$ pour assurer que la sexologue, Mme Ledoux, du groupe Amorce, soit payée afin que l’on procède dans mon cas. On a déposé l’argent  au cas où l’Aide juridique de Sherbrooke ne respecte pas son acceptation de payer ma consultation.

Je commence à avoir peur de perdre cet argent  dont je ne peux pas me passer.

Tout traîne parce que je ne plaide non coupable et que mon avocate, sans me consulter. a renoncé à l’enquête préliminaire, ce qui a modifié les accusations contre moi.  Je suis tanné

Par contre, je me suis rappelé pour nourrir ma paranoïa que le juge en 1996 avait dit qu’il me condamnait parce que même si je ne représentais pas « un danger pour les petits gars, j’étais un danger pour les institutions du pays. »

Ce n’était pas politique, évidemment!

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