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Journal intime 7

mars 26, 2021

Journal intime 7

Mercredi, 13 mars, je viens de recevoir une lettre m’avisant d’un bris de contrat entre moi et Edilivre. C’est tout un coup. J’en ai mal au ventre.

Je me rappelle Ross qui, avant de quitter les cellules,  demandait l’aide médicale à mourir.  Il tombait presque chaque fois qu’il se levait . J’en suis un peu là.  Je n’aurais jamais pensé que ça ferait cet effet. C’est comme si on venait de me tuer pour la énième fois.

Ainsi, aucun de mes livres ne seront vendus en France. Le pire est que mes écrits, des heures de travail, ne seront jamais lus par des gens qui pourraient réfléchir et essayer de changer les choses.

La loi, c’est la loi, mais ce n’est pas la réalité (Jame Fraser, dans Outlander). On a peur de ce que ce que j’écris pourrait provoquer. En fait, je me demande simplement où est né l’idée du péché de la chair. Pourquoi y a-t-il péché ?

Tout nous viendrait de St-Augustin quand il inventa le péché originel.  J’avais pris des notes, mais je ne les retrouve plus. Je dois tout recommencer.

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Je ne sais pas ce qui se passe. On dirait que le fait qu’Edilivre brise le contrat avec moi me fait encore plus mal que d’avoir été accusé par Yann. On a brisé tout ce que j’avais à l’intérieur.

Même les propositions du vieux Jean-Paul, qui me tourne autour depuis des années, ne m’intéressent plus. J’ai trop peur pour Jacques.

J’ai aussi peur que l’on m’arrête parce que je regarde de la pornographie d’adultes le soir avant de me coucher. On peut inventer toutes sortes de situation pour nous accuser. Je crois que l’on se sert de la pornographie juvénile pour pouvoir éventuellement bannir toutes formes de pornographie.

Je me demande pourquoi le sexe semble être le seul remède existant contre le mal de vivre. Du moins, pour moi.

16 juin 2019

 On me fourre en prison toujours pour des raisons sexuelles, mais la tangente montre que c’est plutôt politique.  Dans le dernier cas, la dénonciation a été faite lors d’une interrogation de plus de sept heures de mon ami Ross. Son état de santé émotive ne lui permet pas de subir un procès. C’est d’ailleurs pourquoi ça que mon procès piétine. On ne peut pas m’accuser de complicité, si Ross n’était pas reconnu capable de subir un  procès.

Les raisons  ou l’atmosphère politique autour de ce qui m’arrive se ressemble étrangement d’un procès à l’autre. Une amie m’a fait remarquer que ça se passe à peu près tous les 20 ans.

À 19 ans, je me bats contre les libéraux pour un lien entre Québec et Lévis ; en 1974, ma douce moitié est libérale et était à la Maison du pêcheur, je me prends pour un petit felquiste, on me sacre dedans (elle est accusée d’avoir fait l’amour avec un petit gars pendant que je lui aurais pesé sur les fesses), mais c’est alors la guerre totale pour la langue française. Je manifeste avec ma pancarte « Congédié pour avoir écrit en français à Montréal » et contre le projet de partition fédéraste. Les journaux publiaient mes textes, surtout le Journal de Montréal. .

En 1996, on vient de perdre le référendum et je démissionne du titre de président de la Société nationale des Québécois, de Val-d’Or. 

En 2016 je suis encore en prison à la maison pendant qu’on passe la loi 21. J’avais témoigné pour la Charte des valeurs. Deux commissions parlementaires se pencheront sur la protection des enfants  et les abus sexuels. Mes livres sont rendus impossibles à trouver. Bizarre quand même. 

J’aurai probablement une nouvelle accusation qui fera que pendant ces commissions, je ne pourrai pas présenter  Dieu et le sexe et La loi, c’est la loi.

La liberté existe seulement pour ceux qui ne pensent pas comme moi. Pourtant, si on sait lire je dis simplement  qu’on ne respecte pas le droit des jeunes sur le plan sexuel et que cela à amener la mort de plusieurs garçons. 

Je ferai encore de la prison pour m’empêcher de dire qu’il faut éliminer la violence dans les relations humaines et sexuelles.et que la répression sexuelle chez les jeunes va contre la Charte des droits de la personne.

La société est hypocrite.

On refuse de voir que l’optique religieuse répressive de la sexualité est la principale cause de toutes les discriminations. Il faut abolir cette façon de voir la sexualité pour éliminer la violence. Les femmes devraient le comprendre puisqu’elles sont les premières à en être victimes.

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