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La fin d’un État (présentation)

février 1, 2021

La fin d’un état (présentation).

La fin d’un  état, est un roman que j’ai écrit au début des années 1970.  Je me rappelle y avoir travaillé alors que je me rendais à la bibliothèque de Vancouver. Je survivais, en voyageant  sur le pouce (auto-stop), puisque je n’avais plus d’emploi et que je ne savais pas ce que je devais faire pour ne pas mourir de faim. Je ne savais rien faire d’autre qu’être journaliste.

À mon sens, puisqu’il s’agit plus de conversations sur la nécessité d’une révolution que d’une suite d’actions qui lui donne naissance, le texte nous accroche moins.  Laissez venir à moi les petits gars est bien meilleur.

Si le tout se termine par l’arrivée de la révolution, il est plus qu’improbable que les personnages gouvernementaux puissent être impliqués dans des amitiés sexuelles.  Il faut dire, à ma décharge, qu’à cette époque on voyait des homosexuels partout, une manière de nous conforter dans notre lutte pour rendre légale l’homosexualité.

C’était fort probablement ma manière de crier ce que je ressentais face à l’absence de compréhension des gens face aux jeux sexuels. Je trouvais ce rejet comme une forme d’hypocrisie et de fascisme. On aurait dit que le plaisir était le crime des crimes. Par contre, tout geste sexuel posé avec violence ou domination est un viol.  Avec le temps, j’en suis venu à trouver que le sexe occupe une trop grande place dans ce que j’ai écrit.

J’ai présenté ce texte ainsi que Laissez venir à moi les petits gars aux éditions Parti pris. Gérald Godin a retenu ce dernier en me disant qu’il me collait plus à la peau.  Ma vie fut ainsi un tunnel conduisant de plus en plus à un véritable trou noir puisque tous se sont rangés dans une guerre à finir contre tout ce que j’écris et je suis assez idiot pour continuer.

Si j’avais suivi mon instinct, mon prochain roman aurait été l’histoire d’un gars essayant de survivre dans un monde  où l’humain aurait disparu à la suite d’un cataclysme. Mais ça aboutissait toujours au paragraphe vide. Une angoisse qui venait aussi  de mes cauchemars. Je suis à l’étranger, je suis sans papier, sans argent, sans même parler la langue des gens qui m’entourent et je me réveille tout angoissé. Belle fin de vie.

 Alors que je publiais Virus, que je me demandais si l’humanité mérite de survivre, le virus est apparu nous rappelant que l’homme ne peut pas vivre seul et que les riches détruisent nos chances de survie.

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