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Le temps de rêver.

décembre 15, 2020

Moïse laissa la maison paternelle. Dix piastres en poches. La grande ville l’attendait. La carrière politique et tout le pataclan. À son avis, il lui était impossible d’échouer, voulant le bien de son peuple, qu’il chérissait plus que la plus belle femme de son village. À vrai dire, il préférait Antoine, mais c’était son secret.

Restaurer l’honnêteté en politique, rétablir le droit à chacun de participer à la création d’une société où les outils d’émancipation du peuple ne serviraient pas qu’une bourgeoisie avide de pouvoir et d’argent, où la loi du plus fort ne serait pas la meilleure, voilà ce qui l’obsédait.     

Arrivé à Québec, il décida de parfaire ses études avant de se lancer dans la grande aventure. Comme il est presque aussi difficile de se trouver un emploi que de ramasser un premier million, Moïse dut se contenter d’un travail dans un club de danse de réputation plutôt sombre.  » Aux grands idéaux, les grands moyens, il n’y a pas d’assez grands sacrifices.  »       

Après une semaine ardue de labeurs, Moïse dut abandonner son emploi, étant suivi de trop près par un groupe de mâles joliment intéressés aux formes arrières de ses seize ans… surtout qu’il était loin d’être laid… les bonhommes salivaient juste à rêver de le déculotter.       

Après quelques jours, Moïse se retrouvait sans le sou. Le taquet à terre. Couchant dans les hospices pour robineux et mangeant grâce aux quelques sous qu’il réussissait à soutirer de ses quêtes. Il maigrissait à vue d’oeil.   Le bien-être social, Moïse ne connaissait pas ça, ses parents ayant toujours insisté sur la noblesse du travail. Grugé par la faim, il se laissa persuader d’aller vivre chez un bonhomme qui avait su attirer sa sympathie. Il l’avait écouté une soirée durant se plaindre des malheurs de ce bas monde où la morale s’effondre dans un coin, fatiguée d’être pointée du doigt, chaque fois qu’elle montre le bout du nez.     

Moïse couchera sur le sofa : ainsi la vertu sera assurée… Moïse avait été élevé religieusement et tout le monde sait que les religions lavent le cerveau dès la petite enfance, en inventant le péché de la chair pour dissimuler son pouvoir de violence personnelle… Quand pour faire croire à tes sornettes tu dois avoir recours à la violence et aux mensonges, c’est que tes sornettes ne valent pas grand-chose et servent à exploiter les hommes plutôt que les servir.   Il faut bien, pour qu’on y croie, inventer ce qu’on appelle des religions révélées : si Dieu l’a dit, qui peut dire autre chose?

Son protecteur, un homme vertueux, travaillait au bureau d’un ministre. Quelle occasion! Ce « mécène » lui enseignerait probablement aussi les dessous de la vie politique.           

Moïse « courut dans les pages jaunes » jusqu’à ce qu’il ait déniché un travail dans un restaurant. À cet endroit, tout le monde était patron… le cuisinier, la serveuse, le placier, enfin tous, n’arrêtaient de se relancer : « lave ceci, épluche-moi ça » à un point tel qu’un soir, on le ramassa dans un coin, grelottant de colère. Moïse surpris, dans ses manifestations d’hystérie, ne put retenir le couteau qui siffla au-dessus de la tête du patron, allant s’arrêter dans le ventre d’une dinde pendue au mur, à l’autre extrémité de la salle. Un employé recueillit le sang dans une bouteille de vin.   « Dans quelques heures, dit-il, ça fera un bon apéro. »  

Ecœuré, Moïse saisit une pile d’assiettes, grimpa à la salle à manger et se mit à la distribuer aux chics clients, en leur criant dans un geste solennel :          

« Vous pourriez au moins nous garder les restes!  »   

Les Américains éblouis, croyant qu’il s’agissait d’un numéro pour leur apprendre le français, se mirent à applaudir, en clamant :     

            A song, please, a song !   

Moïse entra dans une colère plus bleue que la barbe du premier jupitérien avec qui il jasait depuis quelque temps sur les Plaines d’Abraham. Il saisit sa chemise l’enleva d’un coup et la lança à la femme du président Bush qui buvait un verre d’essence. Celle-ci jacassant comme une poule qui vient de découvrir son coq s’élança dans la place, le président à ses trousses. D’un bond, elle fit face à Bush qui, musclé d’un jaune de honte, grelottant de colère, se mit à pleurer.

« Darling, j’ai besoin d’autre chose qu’un palais réservé à la bureaucratie », s’écria la femme du président.     

Sa libido devint tellement forte qu’elle se souleva et se muta petit à petit en chauve-souris. Elle tira l’aile droite, vola quelques secondes de côté et alla se pendre dans la chevelure d’un jeune puceau qui la fit prisonnière en lui ouvrant son pantalon… décidément, la présidence américaine aime bien les pipes… Moïse, toujours présent d’esprit, se précipita au lavabo et ayant rempli l’évier alla chercher la chauve-souris dans le pantalon du jeune puceau qui n’arrêtait pas de crier de joie quand Moïse par exprès se trompa quelques fois de chauve-souris. Il la noya dans ce nouvel instrument aquatique, servant de passage à l’éternité… une nouvelle formule de torture américaine…         

Bush, qui pleurait sur l’épaule de Dick, s’approcha du jeune homme et le félicita de l’avoir débarrassé de son pire ennemi… après Ben Laden.    

                                         Bush       

« Voilà six mois que cette vipère a joint les mouvements de libération de la femme.

Dès que j’entre dans la Maison-Blanche, je dois laver la vaisselle, nettoyer les planchers, jouer avec les enfants et j’en passe. D’autant plus que la Maison Blanche, c’est grand en crisse!      

Est-ce là la vie pour un président d’Amérique?   Vous croyez difficile de bavarder politique tout un après-midi en sirotant une vodka? Attendez d’être proclamé maîtresse de maison. Vous verrez dans quel marasme se trouverait l’Amérique s’il fallait que les femmes abandonnent leur vocation de connes, de bonnes et de mères. Si elles laissaient la cuisine, ce serait une catastrophe.      

Le vrai pouvoir en Amérique, ce sont les femmes. Elles sont numériquement plus nombreuses que les hommes, plus intéressées au pouvoir que les hommes qui ne rêvent plus que d’un bon joint. Elles mènent toutes leurs époux par le bout du nez, sinon elles se refusent au lit. Quel malheur!  

Aussi, que ferions-nous pour entamer des guerres et augmenter sinon du moins assurer les profits des quelques “pauvres” multinationales qui se nourrissent sous notre protection? Si les femmes atteignaient les hauts échelons, nous risquerions d’avoir un monde humain… Il y aurait une place aux sentiments plutôt qu’à la froideur circoncise des chiffres et des piastres. Elles ne cesseraient de gémir sur le sort des enfants malheureux. Il faut à tout prix éviter que l’humanité s’effondre dans ce mièvre romantisme : il faut des guerres pour que ça rapporte… On n’a pas inventé Israël pour rien… »

Moïse était aux anges, le président d’Amérique lui ayant dit juste avant de partir : « Petit !  N’importe quand, ma porte t’est ouverte. » Moïse n’avait pas remarqué que le président avait un faible pour son arrière-train. Chainy en profita pour tirer une aile de la première dame et lire les lignes des ailes qui ressemblent à des pistes d’atterrissage chauffées à blanc… il devait voyager pour protéger ses intérêts qu’il confondait comme tous nos dirigeants avec ceux de la nation d’où le credo politique     

 » I beleive in thé nation bécause IBM is thé nation. »  

Moïse rentra à la maison et ne dit rien de ses aventures à son nouveau papa qui arriva fort tard, ayant eu à épousseter tous les anciens amis des grands de la politique, laissés sur les tablettes.   

Le lendemain, les deux solitaires, après une longue marche sur le fleuve, pour faire changement, décidèrent d’aller se coucher. À ce moment précis, le jupitérien le siffla d’un buisson où il était affairé à faire l’amour à un escargot (c’est plus long)… Moïse était bien incommodé. Que dirait Narcisse, son protecteur, d’une telle apparition? Un petit gars de cinq pouces, la barbe bleue, les joues roses avec des pattes de lièvre et une queue d’écureuil… le jupitérien s’était légèrement trompé dans ses processus de réintégration, occupé à reluquer une Vénusienne… 

Le pire, cet être né dans une ampoule électrique – on ne choisit pas ses cocons – parlait anglais… une abomination pour l’humanité.     

« What Jupiter wants ? », demanda Moïse, en faisant semblant de pisser dans le buisson, au grand plaisir de l’escargot qui en profitait pour prendre une douche.       

                                      Jupitérien                      

De la tarte au sucre, une douzaine de homards, une centaine de salades du chef, trois tonnes de pommes de terre et une quinzaine de cafés, voilà qui ferait bien mon affaire. C’est une tradition chez vous, ici, sur votre maudite planète, de crever de faim?        

                                    Moïse           

Maudite marde! Tu es gros comme une puce et tu voudrais…         

                                          Jupitérien           

Je ne suis pas pire que chez vous où un pour cent du monde possède quatre-vingt-dix-neuf pour cent des richesses de la terre. On pourrait partager, non?

Moïse blêmit. Son protecteur jaunit. Que faire pour trouver autant de nourriture?         

Moïse réfléchit. « Cours chercher l’adresse de la United Fruit. Nous ferons croire aux gardes qu’il s’agit d’un nouveau chat. Ils le garderont pour se protéger des rats. Ils s’apercevront plus tard avec quelle sorte de termite ils sont aux prises : un jupitérien bien capable de bouffer des diamants.      

                          Narcisse (qui venait de faire connaissance avec le jupitérien)     

   Mais s’il décidait d’inviter les siens à le rejoindre sur notre terre?

                            Moïse       

Ce n’est pas notre problème, les lois de l’immigration, ça relève du fédéral. Il ne prévoit rien dans le cas des extra-terrestres. On pourrait le donner en cadeau à Harper qui rêve d’anéantir la culture québécoise au nom de l’unité canadienne.   

La solution fut admise. Trois mois plus tard, c’était la grande pagaille à Washington et à Moscou. Les termites avaient dévoré toutes les richesses. Les politiciens, devant répondre aux besoins de la population, durent restreindre les crédits militaires. En désespoir de cause, vingt généraux se brûlèrent sur la place publique à San Diego, effrayés, honteux qu’un jour les armes nucléaires russes soient plus astiquées que les ogives nucléaires américaines. Ils payaient de leur vie la chute de l’honneur qui suivait de quelques jours celle des dollars.     

L’ONU était en état d’alerte : non seulement un termite à richesses dévorait tout, mais l’autorité, fatiguée des abstractions, s’était « enchaînée ». Elle devint une grande dame des quartiers homophiles de Las Vegas. Que deviendrait le monde sans loi? Sans personne pour écraser la liberté?

Le système entier était en danger… plus un gouvernement était sûr de son avenir. L’autorité rencontra un hippie surnommé Nécessité, car il devait mendier les baisers et les caresses, d’où son nom portait sur sa carence affective. Afin de vivre le grand Amour avec cet hurluberlu qui devait se planter le bout d’un parapluie dans le derrière pour pouvoir éjaculer, l’Autorité se fit appeler La Tronche. Elle ne voulait pas être reconnue pour ne pas scandaliser les enfants qui déjà ne voulaient pas être une tronche. Ils laissèrent donc les cowboys pour la grande ville. La pauvre Tronche fut abandonnée à New York. Suffoquant dans son mouchoir, elle avait attrapé la rage, maladie vénérienne de la police et de ceux qui couchent avec elle. Les habitants fatigués de se faire sauter au cul décidèrent de s’en débarrasser. Connaissant sa vanité et avec quelle jalousie de coq elle défendait  » son exclusivité d’être « , ils placèrent des miroirs sur tous les murs du quartier. Tronche ou pas Tronche, l’autorité combattit son image sans broncher et jusqu’à la mort.           

Tout allait mal. Le termite nucléaire mangeait tout. L’autorité n’existait plus. Les grandes puissances voyaient les colonisés leur rire au nez. Le FBI tirait sur a CIA. La CIA se vengeait sur l’armée, laquelle entra en grève. Que peut-on faire quand il devient impossible d’organiser ses petites guerres locales? Que la faim n’a plus, comme avant, la puissance d’écraser les faibles? Que même la population se met à réfléchir? Rien, sinon se suicider. On prépara la bombe la plus forte… mais la population en fut avertie à temps et fit sauter le gouvernement;  ce n’est pas encore pour demain qu’on mangera des champignons! Pas de Kouhoutek, cette année-là…                 

Plus personne ne voulait travailler. On n’a qu’une vie à vivre! On est aussi bien de prendre le temps qu’il faut pour s’aider à se la couler douce plutôt que de travailler comme des imbéciles pour créer des armées qui ne servent qu’à assurer l’exploitation du peuple. Qui paye pour les armes?          

De grands pique-niques furent organisés dans les rues et la population docile comme toujours ne voyageait plus sans roulotte puisque, par exemple, il fallait trois semaines juste pour traverser Boston. Les politiciens avaient beau multiplier les Jesus Freak, les Jesus Association, crier au grand jugement, faire croire aux extra-terrestres maléfiques et dangereux : ninine (ce n’est pas un mot sorti de la même famille que Staline) personne ne croyait plus autre chose qu’en son devoir d’assumer son bonheur, sa conscience personnelle.                 

Cette époque fut appelée la décennie de la Tortue et dura cent ans.       

La situation internationale mobilisa tant d’énergies qu’elle permit à Moïse, perdu dans son idéal, de poursuivre son œuvre littéraire sans être interrompu.           

Il rédigea d’abord sept cents livres sur l’art de purifier les mœurs politiques ( ça n’a pas suffi et eût à peine le temps de s’attaque à la corruption de la justice… Dans ce cas,  il faudrait une éternité et tout recommencer parce que le système judiciaire n’est rien d’autre qu’une forme de corruption organisée… Toute son attention portait sur cette recherche qui fatiguait de plus en plus Narcisse , obligé le jour de prêcher les bonnes mœurs, et, le soir, sans grand succès à ce jour, de ramper jusqu’au sofa tenter quelques caresses à son chérubin qui, tout en faisant semblant de dormir, se tournait sur le dos, en l’entendant venir afin de lui faciliter la tâche. Narcisse attendait avec impatience que Moïse découvre que la vraie vertu croit avec les caresses données avec amour.    

Narcisse, privé de la manne céleste (son autre chérubin avait onze ans et n’éjaculait pas encore) devint irritable. Un après-midi, il fit le premier cauchemar de sa carrière : alors qu’il discutait du bien-être social qui se multipliait comme un essaim d’abeilles, une femme, sous la table, lui faisait du genou. Narcisse se leva d’un bond, fonça sur la femme, blanche de peur, et lui appliqua la respiration artificielle française… Il s’en excusa ensuite en disant : « Je pensais qu’elle allait crever de cafard. », taisant bien qu’il avait plutôt vu Moïse dans cette femme au genou léger… une vraie prémonition du changement global des commandements de dieu quand l’homme aura découvert que l’impureté n’a rien à voir avec le sexe, mais avec les intentions et la responsabilité…         

Les menus étaient exclusivement en anglais, Moïse, pour cela, quitta son emploi. N’avait-il pas franchi le porche qu’une escouade de policiers lui tomba dessus.    

Une fois, au bureau, les policiers prirent soin d’écarter les témoins avant de lui écarter une couple de côtes. Toute la leçon tenait à exprimer la haine envers ceux qui se paient encore le loisir de réfléchir et de rêver à la liberté.           

— « Ici, mon gars, criaient les policiers, on parle la langue du boss. On travaille à ce que les boss veulent bien,  pour leurs profits. Personne ne peut critiquer, il faut obéir : un point, c’est tout. »        

Jugé dangereux, Moïse fut fiché au cas où il surviendrait quelque chose et tout était prêt pour qu’il en survienne. La police, l’armée, les provocateurs, les boss, les poseurs de bombe à la Samson, même la reine. La mafia ou la police posaient les bombes pour le même boss. La police officielle criait à la révolte. Le gouvernement informait la population d’un soulèvement (ce qui justifiait la répression) et lui assurait une entière protection contre les insurgés, l’armée arrivait en renfort. Les opposants du régime pouvaient ainsi être liquidés ou contraints à se taire sous peine de mort. Et la paix, dans l’esclavage, était à nouveau assurée.

Si le peuple avait eu assez peur, il suffisait de temps en temps de lui rafraîchir la mémoire, surtout juste avant les élections ou les référendums. Comme Bush fait appel à Ben Laden dès que sa popularité baisse. Les journaux, c’est là pour ça. Si un peuple peut avoir une foi aveugle dans la Providence, qui lésinera à lui remettre quelques biens volés pour jouer au bon papa. C’est plus facile avec un individu : on l’achète plus simplement.       

Moïse n’y comprenait rien. Non seulement personne ne lui était reconnaissant d’avoir peiné à améliorer la race humaine, mais maintenant, il était dénoncé par la police (que tout le monde croit), même si elle est parfois tellement croche.
Il prit son courage à deux mains, s’en frotta les jambes et partit à travers la ville avec un porte-voix, criant : « Les Anglais veulent nous prouver qu’ils sont les boss. »  La majorité étonnée se demandait :    « Qu’est-ce qu’il a à se plaindre celui-là?   Nous sommes bien payés. Un bon steak vaut bien une langue et une culture! » Le masochisme populaire de masse est une invention toute religieuse qui dépasse souvent l’entendement même des boss…         

D’autres, probablement jaloux, l’accusaient d’être « un one man show ». Tout le monde y prêtait toutes sortes d’intentions, sauf la vraie. Voyant qu’il lui était impossible de sortir de chez lui sans se faire lapider d’injures par les pros, les antis, les anté et les post; Moïse décida de changer de nom. Il s’appellera désormais : SILENCE DÉSESPÉRANT. 

Et ce soir-là, pour obéir à la folie de la décence publique, il se coucha sur le ventre… tandis que dans ses larmes, le jupitérien nageant dans la mer, après s’être fait cuire sur le buisson ardent, se mit à chanter la liberté.   

La liberté !


Prison de Bordeaux,

juin 1975. Revu en 2005. 

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