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Spirale intraprojective 41

octobre 16, 2020

Spirale intraprojective  41

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 397 à 408)

*   *   *   *   *   

Si les Talibans arrivaient à élargir leur pouvoir, ce seraient la pire race de tortionnaires, car les fanatiques religieux sont incapables de penser en humains.  Des fanatiques, c’est toujours dangereux.  Ils sont prêts à tuer quelqu’un qui ne pense pas comme eux, et pourtant, leurs connaissances datent toujours de l’antiquité de l’histoire.  Ils refusent d\’évoluer parce qu’ils perdraient le contrôle sur ceux qu’ils dominent. 

La Charia est une forme d’intolérance qui tient du délire.  Par contre, la religion musulmane non fanatique est tout aussi bonne, toute aussi valable que tous les autres religions.  C’est un outil de réflexion pour s’améliorer soi-même.  Le problème avec les religions, c’est qu’elles rêvent toutes de dominer le monde.             

La folie consiste à croire qu’un dieu, illimité, immatériel perd son temps à venir nous dire comment agir et à essayer de contrôler notre sexualité.  Comme si Dieu avait du temps à perdre avec notre sexe.  Dieu est rien d’autre que de l’énergie ou il n’existe pas.  Le Coran, sauf certains passages, vaut bien les Évangiles. C’est un appel à la charité et à la miséricorde, à une recherche de la Sagesse.   Du Coran, je retiens principalement qu’Allah (Dieu) est d’une infinie Miséricorde.  Mais, à cause de la répression sexuelle, les religions d’amour se vautrent dans les histoires de péchés où les femmes sont le diable-tentateur et l’homme le serpent qui a toujours l’aiguillon aiguisé, incapable de résister dès qu’il voit un trou où se planter.

Les religions ont toutes le défaut de refuser d’évoluer.  C’est pourquoi l’essence spirituelle d’une religion est un droit fondamental individuel ; mais les règles religieuses, les morales, sont toutes pernicieuses, car elles rejettent la nature humaine dans ce qu’elles ont de plus beau et de plus laid. 

Les religions créent l’esclavage mental, le déni de la sentimentalité et de chair.  Les religions n’ont aucun cran d’arrêt quand elles deviennent fanatiques, quand elles mêlent la religion à la politique.   Elles deviennent une recherche effrénée du pouvoir.  Un pouvoir qu’elles obtiennent toutes par la peur.

Selon l‘écrivain Raoul Roy, le nouveau FLQ était un instrument de la go-gauche, donc du fédéral, ayant pour but de discréditer le Parti Québécois.  Ce qui était vrai au sein du Parlement du Québec, car les libéraux à la moindre occasion s’empressaient de dire qu’ils n’avaient pas, eux, les mains tachées du sang de Pierre Laporte.  Cependant, si la version que j’ai fait connaître plus tôt, est exacte, c’est le fédéral, dans un excès de paranoïa qui est la cause de la mort de Pierre Laporte. Voulait-on le faire taire définitivement ?         

Par contre, personnellement, je ne crois pas que les Rose soient des flics ou des indicateurs. C’est impossible, mais je sais que Paul est un fervent admirateur de Cuba. La crise d’octobre semble avoir le même scénario que les attentats du World Trade Center de 2001. Les autorités savaient tout, mais n’agissait pas pour trouver une solution, autre que son programme. C’est incroyable, voire impossible, que les agences américaines sur le territoire des USA aient mèche à voir avec ce qui s’est passé.  Cependant, tout indique qu’ils ont laissé faire, qu’ils se sont enlisés dans leurs guerres internes plutôt que de réagir à temps. 

Le meurtre de Pierre Laporte était probablement un cadeau divin si on est fédéraste, car elle devint l’argument principal à la lutte contre l’indépendance, durant de nombreuses années.  De plus, l’enlèvement de Pierre Laporte a servi à justifier les mesures de guerre comme les évènements de 2001 ont justifié la guerre en Irak et en Afghanistan.          

Les familles de Ben Laden et Bush trempent toutes les deux dans le pétrole. Elles étaient d’ailleurs d’excellents amis.  Ben Laden était peut-être la bête noire de la famille, il était quand même le négociateur dans cette partie du monde tandis que les Bush (Républicains) s’alimentaient aux caisses des grandes pétrolières.  Les négociations ont échoué et le grand Ben a piqué sa colère.  Il a profité de l’enseignement musulman fanatisé pour entreprendre sa guérilla avec les États-Unis.  Il croyait que s’il avait pu avoir la peau de la Russie, il aurait bien celle des USA.  Il a organisé son attentat ou du moins ceux qui l’entouraient.  Et vlan les services de sécurité ne bougent pas, car, le système capitaliste est en train d’éclater et, comme on disait dans le temps « il faut une guerre pour permettre à l’économie de se remettre sur pied.»  New York. La cible idéale à cause de ses symboles.

Je ne suis pas savant, mais c’est ainsi que je comprends ce que j’ai lu à travers les journaux et entendu dans les informations.  Suis-je malade de les en croire capables?  Bush en est rendu à vouloir que les États-Unis fassent des guerres préventives. Le diable danse sans son assiette. Il croit aveuglément à la Bible…          

Dès lors, le système peut tout.  L’argent pour l’armée et la sécurité coule à flot.  On mise sur la permanence de cette guerre régionale, mais le grand Ben disparaît ou meurt.  Que faire pour entretenir la peur sinon de partir à la recherche de tous ses lieutenants à travers le monde ? Faut-il, pour avoir un peu de crédibilité, lui nommer un successeur.  Pourquoi pas son fils?  Ou créer des cassettes « Ben Laden », utiles à toutes les fois que les ardeurs paranoïaques s’estompent aux USA.  

Le pire, le serpent-dragon Ben Laden est le même personnage que Saint George Bush. Ils sont aussi fous l’un que l’autre, aussi fanatiques.  Ils sont les porte-paroles des pétrolières.  Ces compagnies, surtout en Afrique, n’ont pas hésité à tuer directement ou indirectement plus de 1.5 millions d’individus pour assurer leur rentabilité, en guerre directe ou indirecte ou en répressions de tous les genres…

C’est une guerre entre les équipes d’espionnage de chaque état.  Une guerre pour mettre la main sur les énergies, plutôt que reconvertir la production.      

Les États-Unis sont le bras armé ; alors que l’Angleterre est le système économique, le système commercial, donc ceux qui empochent avant la distribution.  Israël et la Russie essaient d’en tirer leurs bénéfices : l’eau et l’or noir, le veau d’or.  Il est presque dorénavant impossible de sauver la planète, nous allons un jour aboutir à une nouvelle guerre mondiale parce qu’on ne partage pas la richesse et les énergies dont les gens ont besoin pour survivre.            

Il aurait fallu un gouvernement mondial planétaire qui existe en fonction des besoins de l’homme et non de l’économie… Ça aurait dû être le rôle des Nations-Unis, mais la composition et le droit de véto des grandes puissances en consacrent l’échec.        
 C’est fou de croire que l’incident du World Trade Center a été créé du début à la fin par les dirigeants supérieurs du système financier pour se sortir de l’impasse.  C’est pourtant la seule logique possible.  L’arrivée du premier ministre d’Israël le confirme.  Tout est fait pour tuer toutes les possibilités de paix.         

Tout le monde sait que si on veut obtenir la paix, La Palestine doit être un pays indépendant au même titre qu’Israël.  Quand Israël s’étend au dehors de ses limites, il envahit la Palestine comme la Russie envahit la Tchétchénie.  Que les fermiers israéliens soient plus vaillants que les palestiniens, ça n’a pas d’importance, ils ne sont pas chez eux. 

Par contre, la Palestine doit cesser d’être hostile à Israël.  Les guerres de religion, c’est dépassé.  Qu’ils le veulent ou non, ils seront toujours des voisins.  Israël comme la Palestine sont là pour y rester. 

Jérusalem devrait échapper au fanatisme religieux en devenant un territoire des Nations Unies, un lieu qui n’appartient ni à Israël, ni aux musulmans, ni aux catholiques, mais à l’humanité.  On devrait pouvoir circuler partout en sécurité au-delà des revendications religieuses, sinon on peut se demander si on peut évoluer quand on est le moindrement fanatique religieux.  

À ce compte, le fanatisme religieux devrait être mondialement considéré comme un crime contre l’humanité, un crime beaucoup plus dangereux que la liberté sexuelle individuelle.         

Jérusalem doit être un territoire international qui échappe à toutes les religions et on devrait apprendre à être assez intelligent pour reconnaître l’importance de ce territoire pour toutes les religions. 

Jérusalem doit être comme le Vatican, un état en soi, protégé par les Nations-Unis pour ne pas être la cible des fanatiques. 

Un catholique vaut bien un protestant ou un musulman ; mais aucune religion ne mérite ce nom si elle n’a pas l’intelligence de reconnaître aux autres le droit d’exister dans la différence.     
 La lutte aux terroristes sert de prétexte pour justifier toutes les guerres dans leur absurdité et leur horreur.        

Nos populations n’ont pas encore compris que nos chefs sont une bande d’illuminés par le pouvoir, des disciples de l’économie et les maîtres d’un système où la vie des individus n’a aucune valeur.  Le seul moyen de combattre le pouvoir militaire serait de cesser d’y verser des argents, en exigeant que nos taxes servent l’intérêt de la nation avant celui d’une poignée de profiteurs de plus en plus irrespectueux de la vie et de la survie de la planète.

Ces guerres ne nous regardent pas.  Mais on est assez fous pour les subventionner indirectement.  Il est évident qu’il est plus affreux de vivre sous un régime Taliban que de vivre aux États-Unis ; mais ce n’est pas une raison pour s’entretuer.  Qui finance les Talibans ? 

Les sionistes et les musulmans radicaux devraient comprendre que les règles de vie qu’ils ont créées sont parfois de la dictature et de la bêtise.  Si un écrivain ne peut pas écrire concernant une religion sans être menacé de mort, c’est que cette religion ne vaut pas grand-chose, car elle ne peut pas sans tuer soutenir la preuve de ce qu’elle dit.  Le fanatisme religieux est une maladie mentale au même titre que la schizophrénie.         

Jérusalem prouve seulement, faute d’être un territoire international pour éliminer toute violence, sous contrôle de l’ONU, que les religions conduisent à la violence, donc, qu’elles n’ont rien de divin.      
     
 *   *   *  *   *   

Les religions sont le ciment de nos civilisations.  Malheureusement, les blancs ont toujours cru que les étrangers n’étaient pas des humains parce qu’ils ne partageaient pas la même foi. 

Les religions ont ainsi donné naissance au racisme et à l’esclavage.  Cette ségrégation est tellement ancrée en nous qu’elle existe même entre les noirs eux-mêmes.  Ceux d’Afrique sont moins bien vus que ceux d’Haïti parce que ces derniers ont la peau un peu moins noire.  Et les blancs continuent de se penser la race supérieure.  Quelle folie !          

Le vrai problème ne touche pas la foi religieuse, mais d’accepter la pauvreté sur cette terre.  La pauvreté ne peut exister que s’il n’y a pas d’instruction et d’éducation.  Il serait impossible de maintenir des foules dans la haine, si elles avaient les moyens de vivre décemment.   
 Au nom de l’économie, on est en train de détruire la planète

*  *

Depuis que l’on a monté «mon procès» pour m’empêcher de parler et d’agir, même si je venais de démissionner de la Société Nationale des Québécois, j’ai appris que le mal existe, que la haine est possible et que mon monde sans violence dans lequel je veux croire est probablement l’utopie humaine idéaliste la moins réalisable.       

Aussi, chaque fois que mon jeune punk se ramasse en prison, j’y vois un nouveau moyen de me forcer à me taire.  Paranoïaque, possible ; mais par hasard dès que je me livre à la politique ou il lui arrive quelque chose ou je me fais frapper.  Les coïncidences sont tellement multiples que c’est très difficile de ne pas faire un lien entre mon engagement politique et les raclées qui surviennent.  C’est peut-être stupide d’y voir des liens.  Mais, de l’avis de son avocat, ce qui peut arriver de mieux à des jeunes comme lui pour la société, c’est qu’ils se suicident en prison.  Comment voulez-vous vivre en paix quand vous entendez de tels commentaires ? On vous les répète de toutes les façons, mais, vous, vous l’aimez encore, vous voulez que rien de mal ne lui arrive.  Vous mourrez de peur juste à y penser.  Comment ne pas se révolter contre une morale d’assassins de cette espèce.  Aujourd’hui, c’est l’argent qui mène tout.

En me condamnant, on savait très bien que je n’aurai jamais un nouvel emploi qui me permettra de vivre décemment. 

Les travailleuses sociales me conseillent de tout laisser tomber, de ne plus m’occuper de lui.  C’est un cas trop lourd.  Ce n’est pas de ma faute, je n’y peux rien, je l’aime encore trop pour le laisser aller mourir dans la rue. 

Le bien-être ne permet même pas de trouver pour lui un logement décent.  Les logements pour personnes seules sont absolument crasseux, désuets et à des prix de fous.  Le gouvernement entretient cette misère avec sa maudite morale de bourgeois.  Il se donne bonne conscience en prétendant qu’il aide, ceux qui veulent s’aider.    

Publier ce livre et  que le jeune soit en forme à sa sortie de prison, me permettra peut-être d’obtenir la preuve que je me fais des idées.

J’ai toujours peur que mes idées, mes actions politiques engagent les autres, à cause de moi.  J’adore mes jeunes et j’ai affreusement peur que mon engagement les rende le moindrement malheureux.           

Mon problème est de croire que je suis complètement responsable de la vie de ceux que j’aime.  J’en ai probablement une parcelle, mais je n’ai rien à faire avec les décisions de base.           

Mon impuissance face au suicide de Rouhed aurait dû m’enseigner que notre responsabilité dans la vie ou la mort d’un autre est très limitée. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour l’aider dans la vie, mais je me reproche encore de n’en pas avoir encore assez fait.  Même si notre relation fut absolument sans sexe, certaines personnes ont eu la saleté de prétendre qu’il aurait pu y avoir une forme de relation cachée. 

Rouhed savait que je suis pédéraste, il ne l’acceptait pas pour lui, mais il ne m’en a jamais fait le reproche.  Nous devions d’ailleurs écrire un livre ensemble : Mon père est un pédéraste.Nous voulions montrer la beauté d’une telle amitié et toute sa pureté.  Je le manque encore, malgré les ans.  Il s’est suicidé en 1994, soit peu de temps avant mon procès.  Mathieu est-il apparu grâce à cette peur qui m’habitait, ce désir de tout faire pour empêcher un autre drame du genre ?       

La prison et la mort de Rouhed m’ont appris que le mal, la haine et la douleur sont des réalités.  C’est difficile à accepter, mais c’est une vérité avec laquelle il faut apprendre à vivre.

Un an plus tard, la police de Val-d’Or retrouvait chez moi une photo de mon bon ami Marc et d’un petit Éthiopien qu’il aimait.  Quand on a voulu le faire chanter, pour sauver ses cirques, ses réalisations, il ne l’a pas pris et s’est suicidé pour sauver son œuvre. Il avait écrit que la pédérastie est une orientation sexuelle et qu’il voulait que l’on interprète son suicide comme un meurtre. 

Je sais qu’il a été victime de chantage.  J’ai dénoncé la manière dont les médias se servaient de ce fait, mais Radio-Canada a prétendu que Marc était relié à un réseau de pédophiles, ce qui est à mon avis complètement stupide. Marc a toujours été un pédéraste comme moi, c’est à dire très soucieux de la liberté des jeunes.  Il était trop sensible pour accepter de faire le commerce des enfants.  Ils les aimaient trop pour cela.  Je crois qu’il était comme moi, qu’il aurait été prêt à sacrifier sa vie pour le bien de ces petits amants, pour leur épargner la misère.    

Tous les pédérastes que j’ai connus tenaient à cette règle sacro-sainte du           « retiens-toi, tant que le jeune ne soit d’accord pour éviter qu’il soit blessé par cet amour ou perturbé d’une façon ou d’une autre».  Cette obligation morale nous hantait tous.  Le «oui» du petit.  Qu’il y découvre du plaisir et un moyen d’émancipation.  Comment peut-on dans ce cas accepter l’esclavage des enfants?  Nous nous connaissions.  Nous connaissions, parfois avec jalousie, les petits amants de nos amis, mais il n’y avait aucun réseau, il n’a jamais été question d’échanges, encore moins de commerce.  Est-il illégal d’être amis parce que nous sommes des pédérastes ?  Est-ce parce que tu es ami avec quelqu’un que vous formez un réseau ? 

Sur le plan sexuel, notre société est devenue complètement folle depuis qu’on a introduit la notion de pédophilie

Les femmes en particulier ne vivent plus que dans la peur et l’exagération.  Elles n’écoutent pas ce qu’en pensent l’enfant, elles projettent leurs scrupules. Il ne faut plus s’aimer.  

La liberté d’un pédéraste qui n’a pas peur de s’affirmer comme tel est extraordinaire, car il vit de sa vérité et la beauté d’un amour-passion.  Mais, c’est socialement l’enfer à cause de la jalousie qu’engendre cette liberté. Pédéraste, tu risques la prison à tout moment… La société est une GESTAPO.

Je ne devais pas être libéré durant la période des fêtes parce que la loi sur la clarté de Stéphane Dion n’était pas encore acceptée au parlement.  On m’a dit que «mon élu», le gardien responsable de moi, a mangé une tonne de réprimandes parce qu’il avait obtenu que je puisse aller passer les fêtes de Noël chez moi, avec ma mère. Elle a 90 ans et elle fait encore du bénévolat.  Une merveille de maman.  Plus admirable, c’est impossible.         

J’étais certain qu’avec tous leurs mensonges, je ne sortirais pas vivant de la prison.  On m’a dit qu’on craignait que ma présence soit publicisée et que l’on fasse de moi un martyr, surtout après m’être auto-proclamé prisonnier politique.        

Tous mes droits d’écrivain ont été écrasés.      
Personne– ni la Commission des droits de la personne, ni l’Association des écrivains, l’UNEQ — n’est intervenu pour faire admettre que L’HOMO-VICIÈR est un livre de pure fiction.  D’ailleurs, l’Homo-vicièr a été confondu dans mon présententiel avec un livre de Jean Ferguson, sur l’histoire des pets. Rien d’illégal et assez drôle.  Après, on nous dit qu’il est interdit de condamner des livres, à moins qu’ils ne nous incitent à la violence.  Ce n’est pas le cas, loin de là.  On veut garder les jeunes dans la même ignorance de la sexualité que nous.  L’omerta totale.           

Notre Justice est fondamentalement pourrie.  Elle repose sur la notion de punition plutôt que de réhabilitation.  En promouvant la violence : plus tu es bandit, plus tu es quelqu’un de bien.  Même nos gouvernements ont, sous prétexte de gérer le pays, inventer des taxes et impôts pour nous exploiter, nous écraser.  Nos lois créent, en voulant contrôler nos vies privées, le gangstérisme.  Aucune loi sur la sexualité non violente ne peut justifier son existence. 

Je pensais que l’écrivain Raoul Roy était fanatique quand il disait que la go-gauche est fédéraste.  J’ai appris que c’est vrai. 

Le meilleur moyen de tuer l’indépendance est de nous faire oublier que nous sommes francophones.       

Même si les fédérastes essaient de nous faire croire que pour sauver la francophonie, il faille rester à l’intérieur du Canada, il suffit de regarder ce qui arrive au français en Ontario pour comprendre.  Le français est devenu folklorique.  Il est même inutile de s’arrêter à la hantise du fédéral et de la Cour suprême pour détruire la loi 101 au Québec, ce qui fait que le fédéralisme est au contraire le moyen par excellence pour faire disparaître le français en Amérique.

Le Canada est un pays anglais qui est assez opportuniste pour vouloir bénéficier du marché francophone mondial. Ce n’est pas pour rien que les activités de la francophonie internationale se déroulent surtout en Acadie, à Ottawa, plutôt qu’au Québec.  Ottawa veut prouver, justifier sa place dans la francophonie et pouvoir décrier sur un plan international la pensée indépendantiste.  Le fédéral prépare déjà le prochain référendum alors que le Parti Québécois se poigne le cul, comme d’habitude, particulièrement dans le domaine des communications.      

Étant pédéraste, je suis condamné à ne plus avoir le droit de penser et de dire ce que je veux… je ne suis rien et je l’assume.  Dans notre société, être pédéraste  c’est être pervers alors que pourtant c’est une orientation sexuelle qui cherche encore plus le bien des jeunes que bien des familles hétérosexuelles.     

La pédérastie est une reconnaissance du droit d’un jeune à être ce qu’il est c’est-à-dire un être sexué.  Le pédéraste croit qu’un jeune peut décider de sa sexualité.

 ****

Le prochain référendum sera extrêmement rapide.  Il aura pour question : Voulez-vous que le Québec devienne un pays ?  On ne peut plus ajouter dans la question « à l’intérieur d’une fédération canadienne à l’européenne », car avant même de le dire, les anglophones du reste du Canada crient NON. Pas question de renouveler la constitution, tout a été fait pour rendre cela impossible.

Le Québec et le Bloc doivent faire connaître le vocabulaire et les nuances aptes à faire comprendre aux plus orthodoxes,  d’un bord ou de l’autre, que d’une manière ou d’une autre, le Québec et le Canada seront appelés après l’indépendance à s’allier dans différents domaines.  Mais, si on ne peut pas le négocier sans passer par un référendum, c’est bien parce que le Canada ne veut rien savoir du Québec.       

Depuis que le Parti québécois a repris le pouvoir, rien n’est fait pour préparer l’indépendance.  La population veut un bon gouvernement quand nous serons un pays, mais avant de choisir le gouvernement qui prendra en main les rênes du pouvoir, il faut d’abord être indépendant.  Les indépendantistes (même moi) nous devrons apprendre à parler et respecter les fédérastes qui, eux, devront apprendre que le Québec est aussi leur pays.         

Les partis politiques en étant aussi nombrilistes et profiteurs ont réussi à tuer la notion de « politique» et ils l’ont remplacé par intérêts de partis, par politicaillerie.  L’indépendance est une révolution pacifique, anarchiste, qui évolue grâce à l’éducation.          

L’importance de l’impartialité des médias d’information est cruciale.  Aucun média du Québec ne devrait être possédé par quelqu’un de l’extérieur du Québec.  Ce fut la première chose que les jurassiens ont compris.        

Mon ennemi politique pendant que j’étais en prison, Stéphane Dion, a été nommé le défenseur de la francophonie.  Le fédéral s’est toujours servi de québécois de service pour écraser hypocritement le Québec.   

La francophonie en dehors du Québec est folklorique.  Sudbury est le centre par excellence de la francophonie ontarienne et tu ne peux même pas amener tes élèves en immersion française dans cette ville parce que ce que ce n’est plus assez francophone.  Parfois,  les anglophones ont des comportements carrément racistes.  Peut-on aider les francophones hors-Québec sans nuire au Québec ?  Ils nous ont abandonné au dernier referendum tout comme la France l’avait fait en 1789. 

René Lévesque avait raison.  La nouvelle confédération canadienne doit inclure une clause sans laquelle les Francophones et les minorités, dans les autres parties du Canada, devront être traitées exactement ou mieux que les Anglophones du Québec. Pourquoi n’affiche-t-on pas en français et en anglais partout au Canada comme à Montréal (où le français doit être prépondérant), si le Canada est le pays bilingue qu’il prétend être ? 

Une nette prépondérance du français permet de constater que le Québec est francophone.  Si les commerçants n’ont pas l’intelligence de se conformer à cette loi linguistique minimale, ils n’ont qu’à en subir les conséquences (une amende).  En Ontario, gare aux francophones assez fous pour afficher en français.  Ils n’auront pas la police des langues sur le dos, mais le lendemain ils n’auront simplement plus de commerce.  Nous sommes plus tolérants et c’est nous que l’on accuse d’être racistes.      

Nous devrions organiser des manifestations pour protester contre ceux qui ne respectent pas la loi de la langue française au Québec (loi 101)  et même organiser le boycottage de leurs produits.  L’unité et le nombre est notre seule force dans une perspective démocratique et non-violente.      

Comme peuple, nous ne sommes pas assez fiers pour respecter notre culture francophone, nous nous laissons envahir.  Un peuple qui n’a pas assez de couille pour défendre son identité ne mérite pas d’exister.  Par contre, ce mouvement doit venir de la base.

On ne fait pas une révolution, encore moins pacifique, en petit nombre et sous l’impulsion d’une bourgeoisie qui ne sait pas ce qu’est le peuple.  Quand on est au pouvoir, le pouvoir et l’argent font vite oublier tes origines.           

Il est avantageux sur un plan individuel de connaître plusieurs langues, mais il est aussi vrai que le Québec et ses institutions doivent être unilingue français.  Cela n’exclue pas l’humanisme, même si Durham voulait, lui, nous faire disparaître pour notre bien. 

D’ailleurs, aucun immigrant ne devrait être reçu au Québec sans connaître le français et l’histoire du Québec au préalable.  On devrait aussi s’assurer que l’immigrant ait un emploi et que ses diplômes soient reconnus avant d’arriver.  Ce n’est pas parce que pour quelques années nous serons très sélectifs que notre économie va s’effondrer.  Mais, le fédéral ne nous assimilera pas si nous n’avons pas d’immigrants.  Le Canada est assez grand pour recevoir ceux qui ne veulent pas du français du Québec.       

Pendant qu’on perd notre temps à défendre l’unilinguisme dans l’affichage, les Anglophones mènent eux le combat là où ça compte : au travail, à l’école et à l’immigration.

Sur le plan culturel, je reçois dix fois plus de droits d’auteur du fédéral que du Québec, est-ce normal ?           

Pendant qu’on se dispute sur l’affichage à savoir qui est le plus raciste ; comme si l’immigrant qui nous rejette parce qu’on est francophone ne l’est pas, les Anglophones se battent pour que l’anglais soit la langue de travail.   

Au travail, il est de plus en plus impossible de travailler sans être bilingue.  La télévision est devenue le véhicule des valeurs américaines et le français est au poteau.

Rien est fait pour créer une culture authentiquement québécoise ; ni même canadienne puisque les anglophones se contentent de la culture américaine.  Nos deux expressions culturelles ignorent ce que l’un et l’autre fait.    
Il ne s’agit pas de se fermer au monde, bien au contraire, un Québec moderne doit être à la recherche de ce qui se fait de mieux au monde pour l’adapter à ses besoins, tout en étant créatif pour nourrir son aspiration et son appellation de terre de liberté et de progrès. 

Un Québec moderne doit se tourner vers l’avenir et rayonner à l’échelle planétaire. 

Un Québec moderne doit être à l’avant-garde du monde planétaire qui naît grâce aux communications.           
Sur le plan culturel, de notre identité, il est anormal qu’il faille se prostituer au fédéral pour avoir quelques miettes de survie.  Financièrement, c’est l’enfer, je ne perçois aucune aide du Québec pour continuer de produire (même si j’ai déjà participé à la création d’au moins 20 livres) parce que j’ai osé dire que je suis pédéraste, ce qui n’est pas politically correct

La révolution, c’est d’abord de vivre libre et dans la non-violence.     
Je ne suis pas un écrivain commercialement rentable, donc, je ne percerai pas.  Je paye pour mes deux obsessions : la pédérastie et l’indépendance du Québec. 

Je refuse comme Galilée de nier l’un et l’autre.  J’ai peut-être tort ?  Je suis peut-être qu’un malade mental.  Un paranoïaque !  Quelle importance cela a-t-il?  Un malade mental c’est simplement quelqu’un qui n’est pas sur la même longueur d’ondes que les autres.  Il y a des milliers d’itinérants qui sont exactement comme moi.   

Avec les idées de la go-gauche, comme dirait Raoul Roy, le père socialiste de l’indépendance, nous courrons directement à l’assimilation puisque l’on cède notre âme.  Nous ne pensons qu’à la rentabilité.  La souveraineté ne se fera jamais si les milieux culturels, littéraires ne communiquent pas l’espoir d’avoir un pays à nous, d’être individuellement une cellule vivante de ce nouvel être : le Québec. 

Si le Canada ne devient pas une véritable confédération, nous devons avoir assez de couille pour devenir unilatéralement indépendant, malgré le Canada et les États-Unis.        

La création d’un pays, c’est l’émergence de l’esprit à travers un nouvel espace comme dirait Teilhard de Chardin dans Le phénomène humain. Le Québec n’existera pas tant qu’il n’existera pas d’âme québécoise.                 

C’est pourquoi le fédéral prend tous les moyens pour prouver aux Québécois qu’ils ne sont rien. Cela est vrai que dans la mesure où nous n’aurons pas le courage de nous débarrasser du fédéral. 

Nous n’avons pas besoin de deux paliers de gouvernement pour nous exploiter. 

Le but de notre culture doit être l’accouchement d’un pays et par la suite son émancipation et son rayonnement.
  

Nous avons déjà un rayonnement qui déborde largement nos frontières et prouve la richesse de nos capacités créatives.  Nous ne créons pas un pays pour les autres, mais pour nous tous.  Plutôt que de cracher sur le Québec, nous devons prendre conscience de notre fantastique évolution depuis 1960, une évolution dont on doit être fier.       

Cette évolution n’est pas sans demander une prise de conscience profonde de ce que nous sommes.           

Notre esprit colonialiste tient de notre insécurité bien humaine, individuelle, de ne pas savoir qui l’on est, un phénomène planétaire, et d’avoir accepté de se faire laver le cerveau par les religions (à ne pas confondre avec la spiritualité) 

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