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Spirale intraprojective 38

octobre 13, 2020

Spirale intraprojective  38

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 366 à 375)

Les provinces de l’Atlantique sont particulièrement pauvres et la source même du principe canadien est la péréquation.  Dans les provinces de l’Est, même si le fédéral coupe dans la caisse de l’assurance-chômage (ce qui jette bien des gens dans la misère parce que leur travail est saisonnier) les électeurs sont assez masochistes pour revoter pour ces mêmes partis fédérastes. 

Au Québec, pour protester on a au moins créé le parti Rhinocéros, dont j’ai été le premier et seul candidat dans Sherbrooke. (Le Néo rhino n’a absolument rien des vrais rhinos. Il m’a envoyé promener sous prétexte que je me sers d’eux pour défendre ma pédérastie. Je ne veux plus rien savoir d’eux)

Le problème de la pollution va peut-être tout renverser.  Les énergies de base de nos économies seront modifiées quant à leur emploi.  On va peut-être s’apercevoir que la cigarette est la cerise sur le gâteau en ce qui a trait à donner le cancer, car le pétrole est tout aussi important, même si ça ne paraît pas.  Quant à l’électricité, il faudra s’interroger à savoir ce que de grosses lignes de transmission peuvent avoir comme effets sur le corps humain.      

Il suffit de constater les pénuries d’énergie chez nos voisins du Sud pour saisir que la survie territoriale du Québec et du Canada passe par la création d’une véritable Confédération, pouvant empêcher les États-Unis de sucer toutes nos richesses.

C’est déjà une situation d’urgence à moins de vouloir devenir complètement un citoyen des États-Unis.           

La guerre éthique.

La souveraineté du Québec n’est pas une guerre ethnique, mais un changement de structure sociopolitique qui bénéficiera à tous les Québécois, non seulement aux Francophones.      

En ce sens, il faut un bilan économique crédible qui prouve, hors de tout doute raisonnable que le niveau de vie se maintiendra tel quel ou sinon à un rang supérieur si l’indépendance du Québec se réalise. De là, on pourrait peut-être aboutir à une vraie Confédération. Mais, pour cela, il faut que les Canadiens le veuillent.

Les vieux doivent avoir une pension enregistrée et des régimes de retraite intouchables et ajustables avec les augmentations du coût de la vie.  L’état doit créer assez de logements sociaux pour répondre à leur demande ainsi qu’aux jeunes qui ne sont pas encore sur le marché du travail et qui sont en période de formation.

Cela devrait faire partie d’une constitution québécoise, une garantie à toute épreuve.  Quel imbécile accepterait de vivre moins confortablement aujourd’hui?  Peut-être est-il possible de vivre mieux avec moins, si on retourne vraiment aux règles de fraternité ?

L’indépendance est le contraire d’une catastrophe économique pour le Québec, toutes les études démontrent le contraire. (Même Jean Charest l’admet)

Les études donnent les résultats voulus pour ceux qui payent pour les réaliser.  Bizarre que l’on ne parle plus de l’étude faite aux États-Unis qui concluait que l’indépendance pure et dure (sans association) était économiquement la plus rentable à moyen et à long terme pour le Québec.  

Est-ce parce que nous aurions alors des gouvernements qui respecteraient nos richesses naturelles au lieu de les dilapider ?        

Aucun pouce de notre territoire ne devrait pouvoir être vendu à un étranger.  Il faudrait que ce soit comme à Madagascar quand un étranger est accepté, il ne peut que louer son lopin de terre ou son industrie et il doit la faire fructifier pour continuer de l’occuper et payer les impôts.  Aucun bail ne devrait être plus long que 20 ans.           

Pour mettre le Québec à sa place, Ottawa coupe sans pitié dans les transferts aux provinces (la santé, le logement social, par exemple), il doit pour ne pas perdre la face le faire aussi dans les autres provinces.  Cette crise d’avidité fédéraste ne punit pas que les francophones, mais tous les Québécois et même, tous les gens de l’Est du pays.  Nos riches ont si peu de conscience sociale qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils mangent la classe moyenne comme des vampires.
 Les Anglophones eux aussi, même s’ils sont généralement plus riches, ont besoin de se loger comme les autres.    

Le fédéral a créé une crise dans la santé pour avantager le parti libéral provincial qui pourra renverser son ennemi séparatiste, mais on oublie que les Anglophones du Québec en paye aussi le prix.     

Il est étonnant qu’aucun membre du gouvernement péquiste ne soit nommé pour faire comprendre cette grande vérité aux Anglophones de souche et d’immigration.  Les Anglophones peuvent-ils être les seuls à échapper au chômage provoqué par la propagande haineuse internationale contre le Québec?

Il est bizarre qu’un gars comme le ministre Stéphane Dion puisse dire qu’il affamera le Québec et qu’il puisse sans impunité mettre sur pied avec Paul Martin et Allen Roch, des scénarios de guerre civile avec le Québec (suite normale de la partition) sans avoir à répondre de leurs gestes. 

La politique d’Ottawa serait-elle d’avoir un groupe de personnes très influentes (le cas de l’avocat Guy Bertrand) pour accélérer l’assimilation des francophones québécois puisque nous sommes un peuple de masochistes, trop peureux pour faire une petite croix sur un bulletin de vote qui marque la création de leur pays.

Au premier referendum, Trudeau avait promis des changements pour obtenir son «non».  Un non signifiait un non aux séparatistes ; mais un oui au fédéralisme renouvelé.  Cette promesse qui a été oubliée dès le lendemain des résultats du premier referendum.  Un leurre, un mensonge… Trudeau savait que les Québécois ont la mémoire courte et qu’ils ne connaissent pas leur histoire.    

Que je sois Francophone ou Anglophone, si le Québec est affamé, tout le monde au Québec en paye le prix….                                                               

*    *    *    *

Crise d’identité.     
 
Avec l’américanisation galopante (ne pas confondre avec un gouvernement continental), nous perdons le contrôle de nos valeurs et de notre culture. 
 L’américanisation met en danger notre survivance nationale (québécoise et canadienne) parce qu’elle mine notre culture, surtout grâce aux émissions de télévision qui s’adressent plus particulièrement aux femmes. 

Notre culture est devenue, non plus un facteur assembleur et identitaire, mais une grosse industrie qui nie le contenu pour ne s’attarder qu’au contenant, c’est-à-dire encore une fois : le profit.       

Alors que nos valeurs reposent sur l’amour des autres, le respect de l’individu, celles des États-Unis ne cherchent que le profit et la domination.  On y dénonce le sexe comme si c’était le mal absolu sur la planète.  Les dirigeants américains confondent les intérêts pétroliers ou énergétiques, oubliant la liberté de l’homme.  Plus les consommateurs sont esclaves plus les profits seront grands.  Tuer en dix ans deux millions d’humains n’a pas d’importance pour les dirigeants américains du pétrole, en autant que l’establishment pétrolier poursuit sa quête diabolique.

Quelle différence entre les esclaves romains et les peuples que les Américains détruisent pour asseoir leur pouvoir.   Par contre, quand on regarde ce qui se passait à Kaboul et en Israël, on se demande qui des Talibans, des Sionistes ou des Anglicans sont les plus barbares.  C’est la folie du fanatisme religieux dans un camp comme dans l’autre.  Faut-il nous exposer à une guerre mondiale parce que les religions qui mènent le bal sont dirigées par une bande de fous ?

Au Québec, tous nos instruments collectifs de libération sont aux mains d’une bourgeoisie qui ne pense qu’à son profit plutôt qu’à celui du peuple québécois.

Les Caisses populaires et Hydro-Québec sont devenus des exemples flagrants : plutôt que d’être, comme à leur naissance, un moyen pour le petit peuple de s’en sortir ; ils agissent comme les pires des capitalistes.  L’électricité devrait être gratuite ou selon un faible montant mensuel statutaire pour toutes les personnes qui gagnent moins de 25,000$ par année, de façon à ce qu’un logement chauffé représente environ 25% du budget.      

Un gouvernement doit être proportionnellement socialiste à la soif des capitalistes. Si le privé est trop avide, les règles doivent être proposées par un gouvernement qui pense au peuple et non aux $$$$… Le gouvernement est un service du peuple et non le contraire.     

Cela me fait penser à la Thérèsa Gold Mines.  Les dirigeants vivaient très bien pendant que les actionnaires s’arrachaient le coeur pour trouver le moyen d’investir dans le rêve.         

À la télévision, on lave le cerveau des femmes en montrant des «soaps» américains, vides de valeurs traditionnelles. On accepte les entrevues à la télévision et à la radio en anglais, sans traduction ou sinon souvent pleines de fautes.  On encourage la paresse intellectuelle sous toutes ses formes.  

Sur le plan culturel, l’intelligentsia québécoise agit en vrai bonasse, en vrai colonisée.  La liberté est essentielle au développement d’un peuple.  Le choc des idées permet d’assurer une évolution qui répond aux besoins de tous et non seulement à ceux d’une petite bande de privilégiés.  La censure est encore un moyen hypocrite de protéger les plus jeunes de la tentation corporelle.   

L’orgone (libido) est la base de l’homme, sa force et sa capacité.  Cette énergie vitale cherche à s’adapter à son environnement et à se réaliser en tant que plaisir. C’est la base de notre existence.  Le spirituel est une dimension vitale qui nous dépasse.  Nous sommes trop limités pour pouvoir imaginer mieux.  Avec le temps, notre cerveau devrait se développer assez pour nous faire comprendre que la violence est notre pire ennemi.  Elle tient de notre instinct de mort, de notre limitation…

Il faut accepter de crever de faim, si on est indépendantiste.  Il ne faut surtout pas être radical selon la majorité souverainiste, pire encore, du côté fédéraste.  On oublie ainsi que la liberté n’a jamais été offerte gratuitement à ceux que l’on prétend nos ennemis.  Si on veut préserver notre honneur, on devra consentir aux sacrifices et aux efforts nécessaires.   

Je trouve invraisemblable qu’ayant toujours été indépendantiste, je doive reconnaître que ce sont toujours sous les régimes libéraux que j’ai été le mieux servi, sauf évidemment ma période d’enseignement tant que je ne fus pas trop politisé.

En 1960, alors que je n’avais que 17 ans, le sénateur Desruisseaux m’avait engagé comme journaliste à la Tribune de Sherbrooke, en me promettant de me payer des études supérieures ; mais en 1963, j’étais devenu gênant à Lac-Mégantic, parce que je dénonçais le scandale du barrage Gayhurst et de l’hôpital. 

On dirait que corruption rime avec libéral.  J’anticipais la nationalisation de l’électricité et de la santé.  Selon mes patrons, la raison officielle fut que mon bureau était devenu un véritable bordel … Yvette fut en effet une professeur de sexe extraordinaire…

Puis, j’ai travaillé pour un unioniste comme journaliste à L’Aiglon de Lac-Etchemin (Un journal unioniste).  Les libéraux se sont servis de ma pédérastie pour m’écarter, car j’en menais trop large (journal, radio, télévision) et je m’opposais à Jean Lesage, en appuyant le projet de relier Québec-Lévis par un tunnel.  Je ne suis plus aussi certain de la pertinence du projet. 

Comme journaliste, j’étais un petit scrupuleux quant à la nécessité de dire la Vérité.  Je ne voulais pas me laisser acheter.  Je me découvrais pédéraste et même l’homosexualité était encore perçue comme un péché contre-nature.         

J’avais une amie à la sauce catholique, mais je vivais comme tous les bons chrétiens en hypocrite parce que je réalisais de plus en plus préférer les petits gars.  Cette tendance à partager la masturbation fut dénoncée, car j’ai refusé de payer un 0.25 à un jeune qui avait accepté de se masturber avec moi. 

Ce fut ma première expérience en prison.  Mon livre Laissez venir à moi les petits gars est quasi autobiographique. Je suis devenu pratiquement fou de remords, mais la nature est plus forte que la bêtise.           

La prison m’a fait reconnaître ma « petite nature profonde», mais déjà je condamnais toute forme de violence ou de geste imposé dans mes relations pédérastes. 

Ma sainteté est morte en voyant Jeannot, un beau garçon qui avait le sourire facile.  Mais, je savais d’ores et déjà quelle était ma «petite nature» comme me disait Mme Alice Gosselin, une dame super, chez qui j’ai demeuré cinq ans. 

Malheureusement pour moi, le journal pour lequel je travaillais a dû cesser d’exister pour des raisons financières.  Retour à l’école pour m’en sortir.  Je passe le chapeau au bureau du ministre de l’Éducation, M. Gérin-Lajoie, parce qu’on me refusait une bourse pour retourner à l’école au secondaire. On essaye alors de me faire déclarer fou, mais les examens prouvent le contraire. En 1968, les Jésuites me mettent à la porte.  Les élèves font le lien entre ce que je dis et les événements de mai 68, en France.  On y voit une grande parenté.  Je mets la cerise sur le sundae, en osant parler de ma pédérastie et de ma visite en prison dans le journal étudiant, le Garnier.  C’en est trop pour les Jésuites, on exige que je paye tout de suite ou partir.    
 

Par hasard, je reçois un téléphone d’Éric Kierans qui veut me présenter à Jean Lesage.  Il trouvait que j’avais des idées de « gauche» intéressantes.  Je prenais pour les libéraux, en contradiction avec mon père nationaliste de l’Union nationale.  Il faut dire qu’alors je rencontrais facilement des ministres libéraux qui m’écoutaient, ce que personne d’autres ne faisait.  Plus tard, j’ai compris que si j’aimais autant la politique, c’était à cause de mon père qui en mangeait à journée longue.  Sans le savoir, on s’est retrouvé tous les deux dans le Parti Québécois. 

J’adorais et appuyais sans réserve René Lévesque parce qu’il était honnête.  De plus, il était simple et rêvait au bien du peuple plutôt qu’à se bourrer les poches.  Je pouvais me faire valoir dans ce parti politique, donc, j’oubliai mes récriminations et je devins président des Jeunes libéraux de Limoilou.           

J’ai dû démissionner du parti libéral au congrès de ce parti à Québec parce que j’ai osé appuyer René Lévesque et son projet de souveraineté-association.  À cette époque, je n’étais pas séparatiste une seconde.  Par contre, pour moi, c’était clair : on pourrissait dans le statut quo et les Québécois valaient mieux.  On devait donc aller plus loin.  Les dirigeants du parti m’ont forcé dans l’après-midi à prendre la sage décision de démissionner comme président de comté des jeunes libéraux, mais je voulais demeurer dans le parti pour défendre mes idées, surtout nettoyer la politique. 

J’ai continué à être engagé en devenant membre de la SSJB de Québec.  Malheureusement, ce mouvement n’était pas assez nationaliste pour moi.  Par contre, je n’étais pas membre du RIN.  C’était trop nouveau pour moi. Je me croyais même Canadien, car l’idée d’un pays du Québec n’avait pas encore fait son chemin.  C’est seulement à la Tribune de Sherbrooke, à cause la décision de construire un aéroport à Mirabel plutôt que Drummondville que j’ai à travers les créditistes compris que le Québec était trop différent du reste du Canada pour croire à la fédération canadienne.  Avec la décision de Mirabel, j’ai acheté ma carte de membre du PQ.  C’était une décision économique.  Cette décision me prouvait hors de tout doute que jamais on arrivera à trouver notre place au sein du Canada.            

L’histoire m’a ensuite appris le mépris du colonialisme anglais pour toute forme d’humanité qui n’appartient pas à son cercle sacré.      

J’appuyais René Lévesque parce que les «états associés» avaient été éliminés de la réflexion.  Et, René Lévesque était un homme honnête.  Il a su incarner mon idéal, me permettre de rêver dans un monde meilleur.  Grâce à lui, transformer le Québec devenait aussi possible qu’il était impossible de changer le fédéralisme.  Il était le seul à incarner ce désir qui s’était même répandu chez les créditistes.           

Puis, est arrivé Trudeau avec le French Power.  Je le trouvais fascinant parce qu’il défendait le droit à la liberté sexuelle et il avait le courage de dire ce qu’il pensait.  Le FLQ est presque né en même temps.  On riait en disant que FLQ signifiait Fédération Libérale du Québec.  J’ai cru dans Trudeau jusqu’à ce que son gouvernement plie devant Toronto qui voulait que l’aéroport soit construit de manière à ne pas devenir un instrument de développement économique si le Québec devenait indépendant.             

C’est aussi, je crois, grâce au député Georges Vaillancourt (avec qui j’ai prononcé mon seul discours politique Les dieux font festin durant que le peuple crève de faim, qui traduit vraiment le fond de mes préoccupations), que j’ai été réengagé à la Tribune de Sherbrooke, passée aux mains de Power Corp.

On se débarrassa de moi en 1972 parce que je suis devenu trop radical et surtout trop indépendantiste. En fait, le journal a refusé, malgré les preuves, de dénoncer un cas de patronage auquel j’avais attaché mon emploi… Pas de publication, démission. En réalité, j’étais plutôt un petit régionaliste.  Je voulais des gouvernements régionaux, mais sur un plan international, Antoine Naaman m’ouvrait l’esprit à la francophonie.  Il me permit, même s’il était de droite, du moins en apparence, de publier l’Homo-vicièr.  Il m’a prêté l’argent et m’a obligé de le corriger car j’écrivais comme un pied.  Je faisais plus de fautes que j’écrivais de mots.  Ce fut un prof extraordinaire.  Je lui dois ce que je suis devenu en écriture. Il disait que j’étais un petit génie, mais un maudit paresseux.   Les Auteurs réunis ne voulaient plus rien savoir de moi, car Réjean  s’était surtout vendu au petit séminaire de Sherbrooke et en l’étudiant en classe on s’est aperçu de son caractère homosexuel, plus précisément pédéraste. On voyait aussi que j’étais obsédé par la révolution.  À moins d’être idiot, on constatait vite qu’il s’agissait d’une lettre d’amour qui fut d’ailleurs remise au petit gars pour laquelle je l’avais écrite.  Pour l’enseigner, on disait qu’il s’agissait d’une lettre du père à son fils.          

J’ai même à cette époque été dénoncé comme chef d’une cellule felquiste de communication, ce qui était complètement sans fondement, pour ne pas dire carrément stupide. Pour cela, il aurait fallu que j’aie des contacts avec le FLQ.  Pour le chef du FLQ, Pierre Vallières, j’étais un petit bourgeois parce que je croyais (et je crois encore) que la seule possibilité que l’on a pour changer les choses, c’est de l’intérieur.  Pire encore, j’étais essentiellement contre la violence, quoique ça m’excitait comme tous les jeunes de mon âge.           

Je croyais davantage dans la libération économique et intellectuelle du Québec. 

Ma lutte pour la pédérastie tient à la lutte pour l’ouverture d’esprit.  Un combat contre les mensonges que l’Église nous apprenait sur la sexualité, tout en assurant une censure face à la Vérité.

C’était un peu comme le voyait le premier maître à penser felquiste du Québec, Raoul Roy, l’écrivain, non le chanteur.  Pour Raoul Roy la souveraineté était le bien suprême pour le Québec.  Elle se réalisera grâce à la langue et au socialisme.  Raoul Roy était un beauceron, recherchiste à Radio-Canada, obsédé par la langue française et son devenir.  Un bon gaulliste, si on se rappelle la photo du général trônant dans son salon.  Plus obsédé de l’indépendance du Québec que Raoul Roy, j’en connais pas, sauf moi

La seule bourse que j’ai eue comme écrivain me fut accordée par le Conseil des Arts du Canada pour effectuer une recherche sur la sainte mine d’or La Thérèsa, d’où Ste-Thérèse de l’enfant Jésus a pris tant d’importance dans ma vie.  C’était une mine d’or religieuse vers 1950 dans le Nord de l’Ontario.  Une mine pour prouver aux anglais qu’on peut faire autant d’argent avec le signe de la croix que le signe de la piastre.  Cela m’a donné un livre immense, mon projet de maîtrise en création française, un roman Le jeune espion et une série télévisée que l’on refuse de publier et de produire.   

Après avoir connu l’expérience de l’école libre, vers 1974, et être retourné dans les murs de la prison pour avoir osé baisser mes culottes durant un jeu mené par les jeunes, j’ai adopté deux jeunes garçons du Bangladesh, Shuhed et Rouhed. Avec eux, ce furent des années d’extrêmes plaisirs de vivre.

Pour survivre économiquement, je suis allé travailler en Ontario, au Manitoba, puis, à Percival, une école anglaise de Val-d’Or où il y avait plus d’élèves francophones que d’anglophones. J’enseignais enfin le français, langue maternelle, pour la commission scolaire Western Québec.    

On ne pouvait pas me mettre à la porte comme enseignant car sans me prendre pour un autre, j’étais bon. C’est cette expérience qui me motiva à me battre pour des écoles linguistiques plutôt que confessionnelles.  On a donc imaginé, après avoir refusé un pardon, de me monter un piège à partir d’une pédérastie qui me démange particulièrement à tous les 20 ans.  Un beau procès de cul !  Je n’ai pas témoigné, seul, Mathieu, l’accusateur, et son père le firent.

Condamné, je perdais toute forme de crédibilité et pour ne pas passer pour des pareils, ça éloignait tous ceux qui m’entouraient sur le plan politique.   

J’ai enseigné 15 ans, en vantant ma pédérastie dans mes livres, pour qu’un jour on comprenne toute l’exagération de la peur des Québécois face à tout ce qui touche la sexualité. 

Paranoïaque ou névrosé, je ne sais lequel nous colle le plus à la peau, mais c’est l’un des deux.  Heureusement, c’est quand même moins pire que dans l’Islam. On n’a jamais pu rien (on n’aurait jamais pu) me reprocher quoique ce soit sur le plan sexuel quand j’ai enseigné, malgré toutes les fabulations et tous les racontars.  J’adorais ce métier parce que justement j’adorais les jeunes.  J’étais fier de contribuer à leur évolution.         
 

Évidemment, je fus rejeté à nouveau.  Du bon gars,professeur, je passais au statut du pire des trous-du-cul.    

Je me suis ramassé en télémarketing, payé d’abord par des juifs, puis, par des patrons venus de Chicago, sous l’aile d’un bureau de Toronto.  Pourtant, je suis et je serai toujours, à moins qu’on me prouve que c’est mauvais pour le Québec, un indépendantiste.  Je n’ai rien contre les Canadiens, ni même le Canada qui est très beau à visiter, surtout que leurs jeunes y sont très beaux… mais le Québec se doit d’être autonome.  Ce n’est pas une question de vengeance au contraire, c’est une question de confiance en soi, de respect de soi.  Un Québécois, c’est différent d’un Canadien, on n’a pas la même culture.         

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