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Spirale intraprojective 36

octobre 11, 2020

Spirale intraprojective  36

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 344 à 356)

*   *   *   *

Ainsi, comme dans les grosses compagnies (Bell a congédié des milliers de femmes pour les remplacer par des machines qui nous font perdre notre temps), la santé est devenue une affaire de grosses machines, de gros sous, plutôt que la relation intime entre le médecin et le patient.  Aucun patient ne devrait devoir attendre pour être soigné.          

À force de vouloir créer une élite, on finit par engendrer des pénuries … Le manque de personnel infirmier est une conséquence directe de notre système de gestion de la santé, sans planification, et surtout, sans but, car, on oublie que le système de la santé existe uniquement pour le bien des patients. 

Actuellement, les gestionnaires sont là pour faire économiser des sous et non pour améliorer la qualité des soins de santé.  Pour eux, le $$$ passe bien avant le besoin des patients.  On préfère engager des gens à temps partiel, avoir du temps supplémentaire plutôt que de créer un personnel permanent, de base, du moins. 

Au lieu de couper chez les infirmières, on aurait dû se débarrasser des gestionnaires.  On a, comme dans les écoles, remis la gestion du système entre les mains d’incompétents, c’est-à-dire, peut-être de bons gestionnaires, mais des ignorants absolus de la médecine. 

L’erreur fondamentale : la démocratisation n’est pas que mathématique ; ce n’est pas le retour à la dictature absolue de l’ignorance…         

La définition de la vocation des soins de santé, soit améliorer la vie des citoyens, est devenue : faut pas que ça coûte trop cher, le moins possible, selon le mode capitaliste.

 Mais, les multinationales comme les hôpitaux empochent encore des millions en subventions, parce que leur présence est essentielle pour maintenir un niveau de chômage (ou de soins) acceptable … Elles oublient, cependant, leur devoir face à la population. 

Dans l’état actuel des choses, l’intérêt des peuples est soumis aux profits des multinationales.  Cependant, les gouvernements locaux doivent se conformer à une éthique de gouvernance.  L’aide des pays riches ne doit pas servir seulement à engraisser une poignée de dictateurs narcissiques.    

Cet exemple prouve aussi que les syndicats et les corporations peuvent être les ennemis du bien-être général d’une population parce que les intérêts corporatifs passent avant ceux des membres.         

Le personnel médical et infirmier devrait avoir le pouvoir décisif, et non, les gestionnaires qui viennent de l’extérieur et qui ne connaissent rien dans le domaine.  Tu ne peux pas tout gérer parce que tu sais compter.  Dans la vie, il y a la raison, mais il y a aussi les émotions, l’irrationnel…        

Le communisme n’est pas mieux que le capitalisme.  Ce sont deux systèmes qui manipulent et volent les plus pauvres au lieu de leur venir en aide.  Dans le système capitaliste, le voleur est individuel, une espèce de Dracula alors que dans le communisme, l’état, où la petite clique qui domine au nom du parti est le dictateur exploiteur.  Le fascisme de l’Islam orthodoxe, fanatique, vécu comme les Talibans, est aussi pire que le capitalisme et le communisme.        

Ces philosophies montrent où conduisent l’ignorance et l’irrationnel où la foi a plus d’importance que la dignité humaine. C’est malheureusement le lot de toutes les religions.  L’aspect négatif des religions repose sur la concentration des pouvoirs, la pensée unique, la répression sexuelle et la répression des droits individuels. Les religions tentent de nous faire vivre contre nature quand il s’agit de notre sexualité. On est des hommes et aucun Dieu ne nous a dit que nous devons tous devenir des saints.           
 
J’ai lu quelque part que le président des Etats-Unis (G. Bush), au nom de la sécurité, veut engager dix millions de mouchards pour établir aux États-Unis une dictature sanguinaire et dégueulasse comme Staline. C’est comme si l’acte constitutionnel   d’un pays ne veut rien dire.  Les États-Unis sont pourtant moins pires que bien d’autres pays.  La liberté est le fondement même de l’Amérique avec le respect, légalité de l’Autre. 

Si c’était appliqué non seulement nous vivrons dans un monde de chantage et de délation, mais nous ne pourrons plus identifier la vérité, car les états se servent de la propagande pour nous faire accepter leurs crimes militaires.      
                                                           

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Je viens de voir un reportage sur RDI où l’on pleure sur le sort des femmes obligées de porter une burka parce que les hommes sont trop vicieux pour regarder une femme sans tomber en tentation.

Même si ça ne vaut pas une guerre, je suis parfaitement d’accord avec les féministes. Les femmes sont égales aux hommes et doivent avoir accès à tout ce qui existe pour les hommes.  La folie s’appuie souvent sur le délire religieux. 

Au début du reportage, la fille porte le voile, elle décide de ne plus en porter.  À la fin du reportage, elle décide de reprendre le voile parce qu’elle se sent assez pure pour le porter.   Le scrupule est-il une maladie féminine ?  C’est donc la faiblesse de l’esprit qui en est responsable, selon ce qu’elle nous raconte.  C’est là que nous conduit la répression sexuelle.  C’est vivre le mot à mot d’une morale inventée il y a des siècles, dans l’ignorance, et sous prétexte que c’est une parole divine, on refuse de la revoir.  On se culpabilise de ne pas être assez aliéné. Dieu ne peut pas être aussi insensible face à la nature humaine.  Les livres saints ont été inventés par des Sages pour créer des lois afin d’assainir la vie sauvage des gens.

*    *

Je ne suis ni de droite, ni de gauche, je suis pour la liberté de l’être humain.  Je suis anarchiste, je crois.  Je suis contre la misère humaine surtout quand elle est le fruit de l’économie.  Je crois encore que tout philosophie, toute religion qui est vécue dans le fanatisme conduit à la folie.  La tolérance est la porte de la charité et de la solidarité.  C’est une expérience quotidienne.            

Ça me rappelle ma dernière visite chez mon fils aîné qui est musulman.  Nous discutions de l’actualité quand je l’ai profondément vexé en lui disant qu’il faut craindre toutes les formes de fanatismes religieux. Il était outré de mes propos, croyant que je parlais de sa religion.  Nous avons dû avoir recours à de nombreux exemples pour faire comprendre ce qui constitue l’acceptable.  Tuer, lapider quelqu’un pour des raisons sexuelles, c’est de la bêtise pure.  Nous avons fini par nous rallier parce que nous nous aimons assez pour vivre des divergences, mais nous avons conclu qu’il est parfois très difficile de comprendre l’autre, surtout dans les sujets émotifs comme le sexe et la religion.

Nous sommes à un moment de l’histoire où des idéologies et des religions s’affrontent.  Il est difficile de comprendre que chaque religion a sa part de bon et sa part d’excès.       

*   *   *   *        
LE RÉFÉRENDUM VOLÉ : LE FÉDÉRAL NE RESPECTE PAS LA LOI.          

Incapable de gagner le dernier referendum sur la souveraineté du Québec, le gouvernement fédéral et ses alliés l’ont tout simplement volé : un nombre maladif d’assermentation de nouveaux arrivants, une manifestation illégale car c’est au-delà du coût des dépenses fixé par la loi du Québec et une campagne permanente de lavage de cerveaux où l’on promet mers et mondes pour mieux oublier, après le référendum.  Des changements qui ne viendront jamais.    

Le fédéral prône la démocratie, mais ne la respecte pas, en violant les règles établies par le gouvernement du Québec.       

Les fédéralistes utilisent le mensonge et le syllogisme en prétendant que les indépendantistes sont des séparatistes, en rejetant d’emblée un nouveau partenariat entre le Québec et le Canada.      

Il ne s’agit pas de détruire le Canada, mais de créer une nouvelle union complètement décentralisée, revue, selon les besoins du Québec.         

Dans une vraie Confédération, je ne pourrais plus cracher sur les fédérastes, car, nous serons tous des confédéralistes canadiens.  Il n’y aura pas vraiment de vainqueur dans les deux camps, car le Québec fera partie du Canada, tout en étant souverain.  S’il n’y a pas d’union ou de partenariat, c’est que le Canada aura décidé qu’il ne veut plus du Québec.  On y peut rien, c’est leur décision.       

Qu’on le veuille ou non, l’avenir de l’humanité passe par la réunion en continent avant d’aboutir à un gouvernement planétaire.  Ce gouvernement universel verra le jour qu’au moment où le bien de l’homme, de l’individu deviendra la raison d’être de son existence. 

La mondialisation sera positive, le jour où elle cessera d’exister pour la finance et deviendra une philosophie, un mode de vie qui permet une meilleure redistribution de la richesse commune, le salut de la planète.  Alors, la terre appartiendra à tous les individus.

Tout le monde sait qu’avec la mondialisation, il est impossible pour n’importe quel état de devenir totalement indépendant des autres.  Ceux qui pensent le contraire sont décrochés de la réalité.     

Avec un projet de partenariat, les fédéralistes mentent carrément quand ils appellent les indépendantistes des séparatistes puisqu’il ne s’agit pas de découper le Canada, mais de redéfinir les pouvoirs des différents gouvernements constituants … ce qu’accepte déjà la Cour suprême qui penche pourtant presque toujours du côté d’Ottawa.   

Les résultats du référendum de Charlottetown ont très bien marqué la différence entre les Canadiens et les Québécois.  Le Canada trouvait qu’on en donnait trop au Québec, et le Québec trouvait que c’était vraiment trop peu.  

Après le référendum volé de 1995, le fédéral a pensé avoir le pouvoir de créer le pire des coups de force avec le plan B, soit la mise sur place une loi qui, par ses exigences, permettrait au Canada d’intervenir si jamais le Québec gagnait.  Ces penseurs espèrent que les Québécois plieront l’échine.  Voilà pourquoi les anglophones de Montréal ont inventé l’idée de partition (des îlots fédéralistes à l’intérieur d’un Québec indépendant).  Ils croient que prendre le contrôle de Montréal est le meilleur moyen de combattre la souveraineté.  Le fédéral pense s’immiscer dans le pouvoir municipal, une juridiction exclusivement provinciale.          

Ce jeu débile ne pourrait plus exister dans le cadre d’un projet selon lequel des pays indépendants s’associent pour créer une nouvelle confédération.  

Le pouvoir central est extrêmement limité alors que celui des citoyens est plus grand.

Dans une vraie Confédération canadienne, la Charte des droits de la personne et le respect de la vie privée doivent être revues afin qu’elles servent les individus et non les institutions, encore moins le crime organisé.  Le système judiciaire doit apprendre à faire la différence entre un individu et un groupe d’individus.  

Selon le plan B, les fédérastes (GRC et ex-militaires) devaient poser des bombes pour créer l’atmosphère d’une révolution et ainsi permettre une deuxième fois l’invasion du Québec, rendant tout indépendantiste illégal au Canada, grâce à la partition.
 
Ce plan diabolique a été déjoué.  Les déclarations du président d’Alliance-Québec et de leur avocat, Me Guy Bertrand, ne pouvaient pas être plus claires  quant à leur aspect provocateur;  mais le peuple a gardé son calme et les fédéralistes ont passé une loi  qui ne pourra jamais empêcher complètement la souveraineté du Québec ou la mise sur pied d’une vraie Confédération.

Plutôt que de s’occuper du Québec, Stéphane Dion devrait centraliser ses actions sur le sort des francophones hors-Québec, spécialement en Ontario.  Il y a là un tel défi. Il n’a pas à faire la leçon au Québec.  Si les minorités hors-Québec étaient mieux traitées, du moins, aussi bien que les Anglophones au Québec, le problème pancanadien n’existerait plus.     

Dion, Chrétien, Henderson font fi de la démocratie pour nous dire : « Nous sommes les boss», mais un règlement pacifique de la situation québécoise est du plus haut intérêt canadien et même des Anglophones du Québec.

Si les Anglophones de Montréal et du Roc ne voient pas la différence des valeurs entre eux et les Américains, le Canada disparaîtra.  Nous serons un état des USA.  Une étoile de plus à leur drapeau.  Il serait intéressant de savoir combien de Québécois seraient prêts à devenir Américains, si Washington acceptait en son sein le Québec francophone et catholique.         

Dans un monde civilisé, non violent, non colonialiste, le règlement démocratique d’un conflit doit être non seulement recherché, mais le but essentiel à atteindre.          

La violence repose sur le pouvoir et tout abus de pouvoir est un crime.  Il est dommage que pour des têtes brûlées, des égo-trips, on mette la vie, même si ce n’était que celle d’un seul individu, en danger.           

La vie devrait être plus importante que le pouvoir.  Aucun intérêt financier ne vaut une vie humaine.           

Pendant que M. Chrétien sillonne le monde pour prêcher la démocratie, son gouvernement, chez lui, foule aux pieds les règles les plus élémentaires de la démocratie.

Même le droit de parole et de divergence d’opinion n’est pas respecté : il est impossible de publier des textes qui selon la Commission des droits de l’homme, exige seulement de ne pas prêcher la violence, mais aussi qui parle des féministes, des juifs, des religions et de la pédérastie.  Il faudrait aujourd’hui ajouter l’opposition à Jean Chrétien. De quoi a-t-on le droit de parler ?  Seulement de la pluie et du beau temps ? Nous vivons un système d’omerta bourgeoise et religieuse. Une omerta politique.   

Pourtant, le droit de parole, sans appel à la violence, devrait être inaliénable et sans restriction           

*  *

On s’est servi de mon livre l’Homo-vicièr pour confirmer ma pédérastie.  L’UNEQ qui doit pourtant défendre ses membres a refusé de se prononcer.  Ce texte était de la pure fiction ; mais au Québec, les mouvements mêmes intellectuels sont parfois très rétrogrades. 

J’ai compris que pour l’UNEQ la supposée liberté d’expression au Québec, c’est une immense fumisterie.   

La lutte des féminounes nous font revivre les grandes campagnes de nos prédicateurs de retraites fermées où tout ce qui pouvait avoir une consonance avec sexe était synonyme de diable.              

C’est simple au Québec, on ne peut pas toucher à la sexualité. C’est un sujet tabou et si on le fait, on est un cochon. 

Si on ose croire que c’est normal d’être sexué et anormal, contre-nature, aliéné d’être aussi scrupuleux que la majorité des gens, sous prétexte qu’il faut protéger les «bonnes mœurs» des jeunes, on est un pervers…      

On censure encore les livres comme quand j’étais jeune ; mais ça se fait maintenant très hypocritement.   Tuer peut être vu et décrit sans problème, mais la vue de la nudité met la vie des enfants en danger.  « Est-ce que ça va dans leur tête ?» 

Les campagnes menées au nom du féminisme sont identiques à celles de l’Église catholique constipée. Ne touchez pas !  Dénoncez !  Censurez ! Même les institutions créées pour nous protéger de l’arbitraire défendent cette morale archaïque.

Évidemment, mon texte Pour en finir avec l’hypocrisie et par la suite Mémoire sur la liberté sexuelle ont eu aucune résonnance dans le public.       

On veut mettre la photo de nos visages sur les poteaux, envoyer notre photo partout sur internet pour que tout le monde sache qu’on est des monstres, mais on nous enlève le droit de parole et on prend tous les moyens pour que personne ne sache que vous existez, si vous écrivez favorablement sur la pédérastie.  C’est une des grandes contradictions de cette nouvelle chasse aux sorcières.  C’est aussi un des nouveaux moyens de contrôler la pensée des jeunes.

 Ces scrupules sont même plus importants que d’essayer d’éclairer le pourquoi de l’existence de notre morale. On risque de s’apercevoir de la stupidité de la pensée de la civilisation Occidentale sur la sexualité, si on lit et on réfléchit le moindrement. 

Puisque ça ne se vend pas, les organismes gouvernementaux et paragouvernementaux n’aident pas à la rédaction et la publication de ces écrits qui, pauvres de nous, scandalisent les enfants parce qu’on est trop cons pour admettre qu’il est normal qu’un jeune soit curieux face au plus grand mystère de la vie, la sexualité, la transmission de la vie.

On préfère rester dans notre ignorance, c’est plus payant.  Il faut plus de jobs d’avocat pour permettre aux filles d’avoir des débouchés.

*  *   *   *

Le fédéral manipule le Québec en exploitant les sentiments des Québécois anglophones, en les menaçant de perdre leur identité.          
 
Dans un Québec indépendant, à l’intérieur d’une vraie confédération ou fédéralisme à l’européenne, cela deviendrait tout à fait faux.  Les Anglophones feraient partie du Québec et du Canada au même titre qu’un francophone.  Ils pourraient avoir une carte de citoyenneté québécoise et canadienne, mais c’est le fédéral qui refuse la double identité à ceux qui le demandent. 

En prétendant combattre pour les intérêts des Anglophones de Montréal, Ottawa les place dans une situation économique défavorable, car l’argent que perd le Québec à cause d’Ottawa (ce qui engendre notre crise dans la santé) est tout aussi défavorable pour un Anglophone de Montréal que pour le francophone.  Les Anglophones en payent aussi le prix. 

Les campagnes internationales pour dénigrer le Québec ne touchent pas que les Francophones, mais tous les payeurs de taxes du Québec.  Un autre domaine où notre argent va au fédéral, mais ne revient pas au Québec.  Un autre domaine où on paye Ottawa qui ne fournit aucun service pour l’argent reçu.           

 Il est évident que bien des Anglophones (surtout les personnes âgées) veulent absolument appartenir (et c’est leur droit) au Canada, car c’est le pays auquel ils s’identifient.  Ottawa, en les menaçant de leur refuser une double citoyenneté (Québécoise et Canadienne), un double passeport, devient un maître-chanteur et un manipulateur sans conscience et sans scrupule.  La double citoyenneté existe partout dans le monde. C’est une menace de mauvaise foi. 

 Un Québec indépendant à l’intérieur du Canada, pays associé.  C’était la formule Gérin-Lajoie, celle que j’appuyais quand j’ai dû démissionner des libéraux parce que j’avais pris pour René Lévesque en congrès.

René Lévesque démissionna, mais il aurait quand même été expulsé s’il ne l’avait pas fait.

Une vraie confédération élimine tous les problèmes car tous les Québécois deviennent Québécois-canadiens comme on était avant quand on se disait Canayens.  Avec l’indépendance, puisque la citoyenneté serait de juridiction québécoise, ce serait à lui de l’offrir.       

Il suffit d’un peu de bonne volonté, d’un peu de bonne conscience pour permettre à un vieil Anglophone, sans même la décentralisation, de pouvoir mourir en paix et dans l’honneur.  Une simple question de compassion.  Et, comme le disait monsieur Scowen, ceux qui aiment vivre au Québec, tout en s’identifiant au Canada, pourraient ainsi le faire sans préjudice et sans même devoir avoir recours à un privilège.  Il est sûrement possible aux Anglophones qui n’ont pas le sentiment et le besoin de l’impérialisme, du dominateur colonialiste anglo-américain, de vivre en paix au Québec.       
 
Avec les Dion-Chrétien-Henderson (Alliance-Québec) et Allen Rock, le Québec devrait mettre sur pied une armée de vigilance afin de se défendre si Ottawa veut encore nous envahir militairement comme en 1970. 

Après la loi sur la clarté et le nombre requis de votes pour faire accepter le référendum par le Canada, ces gens trouveront bien toutes sortes d’excuses pour rendre la sécession illégale.  C’est déjà dans un jugement de la Cour Suprême… une forme moderne de colonialisme, grâce aux lois. 

Le Canada respecte la loi et les règles que si elles font son affaire.  Le Canada fait semblant de croire et de respecter la démocratie.  Ils savent très bien que ce sont, eux, qui font les règles… comme des impérialistes.          

D’ailleurs, tous les jugements politiques de la Cour Suprême sont des gestes de dictature politique.  La Cour n’est pas là pour avantager le fédéral, comme ce fut souvent le cas, mais pour interpréter les lois et s’assurer que l’une ne chevauche, ni ne contredise l’autre.

Pourquoi une bande de juges pourraient-ils décider de l’avenir d’un pays, si ce pays est supposément démocratique ?  La Cour Suprême n’a-t-elle pas toujours eu un parti pris pour Ottawa ?   Pourquoi écouterais-je un juge comme s’il pouvait être le seul à décider du bien et du mal ?  Si les juges sont corrects — il n’y a aucun doute, mais de petites exceptions qui sont le fruit d’une nomination politique. Ils doivent leur avancement proportionnellement à leur implication politique, donc, à leur pourriture… 

Seul le peuple peut décider de l’avenir de son territoire.

Par ailleurs, il faut reconnaître que la cour pourrait être un guide efficace, peut-être essentiel, si elle était impartiale.    

Le droit peut être un guide international, s’il cherche vraiment la justice et échappe à l’argent.  Les règles judiciaires, comme les religions qu’elles remplacent, doivent être créées en dehors des intérêts des multinationales, avoir fondamentalement un but de réadaptation. Servir intégralement la paix et la justice. 

Partout, dans le monde, quelle que soit la raison légale ou pas, la peine de mort doit être abolie, même pour les services secrets. 

Il y a deux catégories d’Anglophones au Québec : ceux qui aiment vivre en paix, nous respecter et les fanatiques, les esprits colonialistes et orangistes.  Le pire, ce sont les fanatiques «canadiens», ceux qui, après quelques années, décident que le Québec doit être anglophone parce qu’ils n’ont pas eu l’intelligence de s’établir dans le reste du Canada. Ils agissent comme si l’anglais était devenu tellement fondamental pour eux qu’ils veulent convertir le Québec.   

Cela dit, le Québec doit faire avec et, par conséquent, trouver une tolérance humaine acceptable pour tous. 

Dans une vraie Confédération canadienne, tout le monde est bilingue d’un océan à l’autre, comme le voulait Trudeau, ou le Québec est francophone et le reste du Canada anglophone, comme le veut l’Alliance canadienne.  Il faut choisir ou la réalité le fait pour nous.          

Sans être un expert et malgré la complexité du problème, il est évident que le fédéral comme dans la santé, octobre 1970, manipule le sentiment de tous pour laisser reposer tous les blâmes sur les épaules de ce qu’ils appellent les «séparatistes». 

C’est le problème d’avoir qu’un seul parti qui aspire à la souveraineté du Québec.  On devrait d’ailleurs, de plus en plus, parler de l’autonomie du Québec. C’est comme un adolescent qui décide de prendre son appartement et cesser de donner son salaire à son père qui va le boire…. Cela accélèrerait notre processus de prise de conscience et d’identité collective.     
 
Ce qui est plus indécent, le fédéral crée lui-même les situations qu’il nous reproche.  Il invente les peurs pour protéger les intérêts de ceux pour qui la fédération est une double assiette à beurre.     

Les crises sont faciles en Amérique du Nord.  Il a suffi à Jean Chrétien de dire une vérité évidente : s’il y a eu les événements du 11 septembre, peut-être que l’Occident avec ses services secrets a couru après.  Tu ne peux pas laisser crever de faim le trois quarts de l’humanité, sans que ça te retombe sur le nez.  Pour une fois, bravo M. Chrétien.

Il faut comprendre qu’on puisse être très profondément affectés par la mort de tous ces innocents du World Trade Center, tout en réalisant que la politique sioniste-anglo-américaine est la cause de tout ce remue-ménage. Les Américains, sans le savoir, défendent les intérêts des industries du pétrole et d’Israël … Les Américains, toujours aussi têtes enflées, ont décidé de jouer les bras. Si l’Irak ne peut pas avoir d’armes nucléaires, pourquoi Israël le peut-il?  Pourquoi Israël ne serait-il pas aussi obligé de respecter les décisions de l’ONU ?        

Le Moyen-Orient est en crise pour le pétrole, l’eau, mais aussi à cause du fanatisme religieux autant juif qu’arabe.  Pourquoi la planète serait-elle en danger parce que les fanatiques juifs et musulmans, les religieux, n’arrivent pas à s’entendre ?  On dirait que nous poursuivons la guerre de 1939 et qu’il faut maintenant faire payer les coupables.  Une inversion de la misère … ?   
 
Si les «vivants en Amérique » arrêtaient de nourrir financièrement les pays du Moyen-Orient, n’y aurait-il pas une plus grande chance de paix ? Les juifs américains dépenseraient jusqu’à trois milliards par année pour armer Israël.  Israël et Palestine doivent être deux pays indépendants, libres et pacifiques. 

Il serait temps que l’on cherche réellement la paix.  C’est une horreur de voir et d’entendre autant de massacres, d’un bord ou de l’autre.  Le fanatisme religieux responsable de cette situation est une forme de schizophrénie. 

On dirait que ces pays sont dirigés par des fanatiques qui sont malades mentaux.  Le pire, tu ne peux jamais rien dire sans danger…

La liberté, c’est d’abord d’avoir le droit de croire, de penser, de dire ce que tu penses individuellement. Le jour, où l’on fait croire que dieu savait comment pisser, ceux qui prétendent avoir la vérité ne sont pas plus intelligents que ceux qui dirigeaient l’Inquisition. 

Je me sens un peu le Socrate ou Galilée de la sexualité. La vérité finira toujours par triompher avec le temps peut-être saurons-nous que l’avenir de l’humanité ne peut être garantie que par la compréhension mutuelle et la tolérance. Les religions devraient nous donner l’exemple, si Dieu est Amour, pourquoi accepte-t-il que des assassins parlent en son nom ?    

Sur un plan international, nous sommes de parfaits impuissants …

*   *   *   *

Les aînés.   

Si on pense aux aînés, une confédération pourrait fixer le minimum des pensions de vieillesse qui, à moins d’un changement constitutionnel, ne pourrait jamais être inférieur au plancher établi à la grandeur du Canada, incluant les Amérindiens. 

Cette pension de vieillesse serait annexée automatiquement au coût réel de la vie.  Elle ne serait pas uniforme, mais fixée selon la richesse des bénéficiaires.    

Une telle pension pourrait aussi être créée pour chaque nouvel enfant de 0 à 5ans, soit depuis l’âge de l’école maternelle. La personnalité de l’enfant se développe à ce moment-là, donc, c’est une période cruciale, où le jeune est absolument tributaire de ses parents.  C’est la période où il a absolument besoin d’affection pour se développer normalement. C’est ce qu’on appelle les allocations familiales.

Aussi, après 60 ans, tous devraient avoir le même droit à tous les médicaments et au même prix que les assistés sociaux.  Les laboratoires médicaux (pilules) seraient, selon certains, les plus grandes passes de blanchiment d’argent sale et d’essai pour trouver de nouvelles drogues pour la mafia ou pour l’armée.  Serait-ce que l’on commence à utiliser le savoir technique pour le profit plutôt que l’avancement des humains ?  Est-il vrai qu’on est à la recherche d’une drogue qui permettrait de ne pas avoir de remords si on tue durant une guerre ?          

S’il manque des médecins et des spécialistes, la cause principale est le corporatisme dans ce domaine et le filtrage trop serré des élèves à l’université (contingentement) qui désirent devenir médecins.  En fixant à l’université un contingentement très bas, très serré, comme on fait dans le logement, on joue avec l’offre et la demande.  Même si c’est juste et normal d’exiger une grande compétence de ses médecins, il est anormal que ceux qui ont l’intelligence pour pouvoir devenir médecins ou n’importe quelles autres professions, ne puissent pas l’être pour que l’«ordre des médecins» maintient une carence pour augmenter les coûts et les salaires. 

En fixant, à l’université, un fort contingentement, on arrive comme en économie à jouer avec l’offre et la demande. C’est irresponsable.  La santé est un bien mondial qui doit échapper à l’économie.  Même si c’est juste et normal d’exiger des médecins compétents, c’est de la folie que d’essayer de créer un contingentement qui réponde à des prévisions statistiques, juste pour pouvoir avoir de meilleurs salaires.  Quelqu’un qui a le talent pour devenir médecin devrait pouvoir le faire et ne jamais devoir abandonner pour des raisons aussi futiles que l’argent.  De l’argent, ça se trouve ; de l’intelligence, non, on doit faire avec ce qu’on a.      
 
Même si on essaie de tout mettre sur le dos du Québec pour parler de la crise des urgences, il faut comprendre que l’emprise fédérale sur la santé, la recherche, les études universitaires est de plus en plus déterminantes pour arriver à passer à travers cette crise, la maintenir ou l’empirer.  Si tu ne peux pas mettre l’argent où tu en as besoin à cause du grand frère fédéral, tu viens d’amorcer une crise au cours des prochaines années, crise qui ira en empirant. 

En se mêlant des secteurs qui ne le regarde pas, le fédéral maintient un état de crise permanente au Québec (santé, logement, médicaments, routes, etc.)  Le fédéral reçoit la majorité des taxes et impôts des contribuables du Québec, le Québec en a seulement 48%, mais le fédéral ne fournit aucun des services les plus coûteux.  

Voilà pourquoi, on voulait revoir les pouvoirs entre les différents paliers de gouvernements. Ainsi, même avec la péréquation et le transfert aux provinces, le Québec est dans le trou parce qu’il doit lui répondre aux vrais besoins des citoyens alors qu’Ottawa en reçoit de plus en plus, mais en dépense de moins en moins. C’est pourquoi l’indépendance est économiquement plus payante que de rester à l’intérieur du Canada.       

Tant qu’on sera assez idiot pour donner un million à un gars qui frappe sur une rondelle et qu’en même temps on doive se battre  comme professeur ou infirmiers, pour avoir un régime de vie acceptable, on mérite presque nos malheurs, ou du moins, on se les construit, en les mettant sur le dos du bon Dieu…

On devrait aussi simplifier l’accès des médecins venus de l’étranger.  La correspondance des diplômes devrait être établie avant l’entrée au Québec, tout comme une connaissance minimum du français (pouvoir communiquer avec les gens)…

Avec la responsabilité sociale, ce n’est pas tout d’être intelligent, mais il faut que cette intelligence serve à l’avancement de sa communauté.      

La mafia légale, c’est un petit nombre qui en profite au détriment du peuple.  C’est comme la discrimination positive. C’est de l’injustice au carré. Toute forme de discrimination doit être abolie.  L’âge, le sexe, la couleur, c’est une bêtise.  Un être humain est un humain et de ce fait doit avoir le même droit que tous les autres humains. 

Le système doit simplement s’assurer que tous nous avons la chance de nous réaliser aux maximum pour le bien même de notre communauté. 

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