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Spirale intraprojective 35

octobre 10, 2020

Spirale intraprojective  35

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 334 à 344)

*  *  *  *

Si le projet de Confédération canadienne (comme en Europe) recevait l’assentiment des Québécois, cela créerait un certain problème d’identification pour les indépendantistes absolus comme moi.  Du jour au lendemain, ils devraient accepter que leur pays soit à la fois le Québec et le Canada.  Je ne pourrais même plus appeler les fédéralistes, des fédérastes, car, ça pourrait être interprété comme un manque de respect et dorénavant on serait tous de la grande famille.  Si je suis sincère, le Canada changerait de statut dans ma perception politique ; mais les chances que ça arrive sont très minces, presque inexistantes parce que le Canada anglais n’acceptera jamais.       

C’est tout un respect à inculquer : comment percevoir un ennemi qui devient son allier ?  Le Canada pourrait-il être un exemple mondial de réconciliation, en modifiant simplement ses structures ?  Accepterait-il de mettre de côté les fanatismes pour le bien de tous ?  

Dans un tel projet, une véritable confédération, il s’agit de pays associés, où le gouvernement central ne sert qu’à administrer ce que les parties lui ont unanimement dévolu et ce, sans possibilité de déficit.  Le fédéral deviendrait une espèce de gestionnaire à but non lucratif pour le bien des tous les Canadiens, Québec y compris.   Autrement, il ne nous reste que l’indépendance.      

La vraie Confédération est une position politique que j’avais dès mon adolescence.  Cela enlève simplement le fanatisme relié à l’absolutisme nationaliste de part et d’autre, reconnaissant que dans un monde de mondialisation, l’indépendance totale et intégrale d’un pays est impensable.  Une vraie Confédération, c’est l’indépendance avec une minuscule.  C’est une solution valable et respectueuse en autant que les négociateurs ne soient pas assez lâches pour vendre le Québec pour des intérêts personnels.  Ils existent certainement encore quelques politiciens honnêtes ?             

L’indépendance du Québec (souveraineté) dans une vraie Confédération permet d’éliminer les frictions entre les nations et de redonner son poids au Québec dans l’établissement de cette nouvelle structure politique.    

Les pouvoirs fédéraux ne seraient que l’argent, la dette, l’armée, la citoyenneté canadienne (qui devrait respecter les identités régionales linguistiques), la péréquation et le territoire.
  
Tout le reste appartient aux provinces ou aux nouveaux pays qu’elles sont devenues.

Le fédéral est responsable du territoire parce qu’il doit s’assurer que le pays demeure toujours effectivement une propriété des Canadiens.  Donc pas de propriétaires venant de pays extérieurs ou d’individus qui ne demeurent pas ici.  Ainsi, les étrangers ne pourraient que louer des espaces, dans un temps défini, et se servir de nos richesses que s’ils en garantissent le développement immédiat et le renouvellement postérieur quand ils céderont l’endroit.        

La Confédération assure l’élimination d’un palier inutile de mafia légale, de gens qui s’enrichissent au profit du peuple et du colonialisme puisque l’Angleterre n’aurait plus rien à faire et à dire chez nous, ni de près, ni de loin. 

Il n’y a plus d’exploités, mais trois peuples (francophones, amérindiens, anglophones) qui malgré les différences de langue et de culture ne font qu’un état composé de ces trois pays indépendants, unis pour le bien-être global de tous les citoyens.  

Toute forme de souveraineté qui ne soit pas pour le peuple ne mérite pas d’exister.  Toutes les révolutions ont été faites pour des bourgeois et non pour les peuples d’où l’importance cruciale d’avoir une vraie démocratie et un gouvernement transparent.       

Dans un tel cas, tout est à refaire.          

Les fédéralistes québécois ne défendent pas les intérêts du peuple québécois, mais ceux d’une bourgeoisie qui pour s’enrichir n’hésite pas à étouffer le Québec : le vol de la caisse d’assurance-chômage et la santé sont de bons exemples.         
 
Il faut être manifestement masochiste pour accepter de payer des impôts à deux niveaux de gouvernement (sans tenir compte des municipalités et des commissions scolaires qui ont aussi le droit de taxation) quand on sait, surtout, que le fédéral s’en sert pour envahir les champs de compétence des provinces.
 
Québec n’aura aucun pouvoir de négociation tant qu’il n’aura pas récupéré son pouvoir d’imposition et de perception de tous les impôts et de toutes les taxes payés par les citoyens sur son territoire.         

C’est pour nourrir une petite bourgeoisie qui a confondu son patriotisme à la haine du peuple québécois que l’on s’oppose à l’indépendance du Québec.  C’est, comme me disait autrefois un cousin stationné en Afrique du Sud : les noirs d’Afrique du Sud courent à leur perte sans les blancs. La surprotection est une corde pour te prendre.   

Ottawa devra laisser toutes les compétences autres que celles précitées afin que les citoyens puissent jouir d’un gouvernement efficace.  Un gouvernement plus près du peuple.  Québec doit envisager la même répartition des pouvoirs avec le régional, la même décentralisation et la même déconcentration qu’il exige d’Ottawa.  Le gouvernement n’est pas un outil capitaliste : il ne doit pas jeter ses citoyens à la rue, leur enlever des services pour faire plus de profits . Et, à qui bénéficieraient ces profits ?  C’est pourtant ce qui se passe maintenant.   
 
L’avenir se situe dans un sage partage entre le capitalisme et le socialisme.     

L’état doit aider, mais ne remplace pas l’individu.  Chacun est responsable de sa vie.  Mais, l’état doit aider davantage les démunis pour leur offrir sans cesse l’opportunité de s’en sortir ou de ne pas y laisser leur peau.    

Pour ce qui est des compagnies puisque le travail est la répartition de la richesse, celles-ci devraient payer des impôts en regard des emplois permanents qu’elles créent et maintiennent.  Plus un sou de prêt, sans emploi permanent.  Plus un sou de dons et d’octrois surtout.  

Pour notre sécurité, il faut pouvoir avant le prochain referendum neutraliser la GRC et l’empêcher de créer un troisième FLQ qui nous lancerait dans une guerre civile pour justifier une intervention armée au Québec.  L’indépendance doit se faire dans la non-violence absolue comme Gandhi l’a fait pour les Indes ; mais en évitant les massacres qui ont suivi.  

En attendant, le Québec doit récupérer au plus vite ses pouvoirs essentiels (la langue, la citoyenneté ou immigration, les impôts et les pouvoirs judicaires) afin de s’organiser et avoir un rapport de force et de négociation. 

Pour le moment, le Québec devrait vivre comme si le fédéral n’existe pas.   

Le colonialisme québécois actuel (comme partout ailleurs) n’est pas tout à fait le même qu’en 1837 ; même si on retrouve le problème du gouvernement responsable : Ottawa se donne des pouvoirs qu’il n’a pas.  Il empiète de plus en plus dans les juridictions du Québec.        

Le Québec est moderne, plus ou moins économiquement autosuffisant dans la mesure d’une interdépendance moderne inévitable.  Il se fait cependant gruger (comme les autres provinces) par les États-Unis, en ce qui a trait aux investissements étrangers ici et la vente de nos richesses naturelles.             

Le Québec reste une colonie parce que ses biens sont dilapidés par les forces néolibérales de l’impérialisme américain.  Cependant, tant que les Québécois se diviseront entre eux, il n’y a pas moyen d’espérer une solution.  Aucun referendum ne sera gagnant, tant et aussi longtemps que l’on se divisera et tant que les écœurés de la politique ne reconnaîtront pas la nécessité de leur vote dans un referendum, ce qui est différent d’une élection référendaire.  Les Anglais du Québec votent eux à plus de 90 % dans le même sens, contre la majorité francophone du Québec.  Et, ils se disent étonnés de constater qu’on croit qu’ils nous empêchent de devenir un pays… ils prétendent que Parizeau était raciste quand il a constaté que les 55,000 votes qui ont donné la victoire au fédéralisme au dernier referendum équivalait strictement aux 50,000 nouveaux immigrants que deux juges du Nouveau Brunswick venaient d’assermenter en leur rappelant qu’ils sont d’abord canadiens… une telle malhonnêteté intellectuelle ne se retrouve que dans un mouvement de propagande. 
 
Si les libéraux reprenaient le pouvoir au Québec, il est évident qu’on ne suivrait pas la tradition des Johnson, Lesage, Bourassa qui envisageaient la création d’un État du Québec.  Élire, Jean Charest serait une catastrophe parce que John James (ce sont ses prénoms) n’a aucune racine avec nos préoccupations.  Il est le pantin des Juifs et des Anglophones de Montréal.       

Le pays du Québec doit cesser d’être une menace verbale et devenir une réalité.  Pour le forcer à être uni, le gouvernement doit créer d’urgence le vote proportionnel.  Les vieux seront toujours à très grande majorité des libéraux parce qu’ils ne réalisent pas que le gouvernement fédéral est le principal responsable de la crise en santé.       

Au nom de la mondialisation, les financiers préfèrent un Canada uni, une fédération où le rôle du gouvernement d’Ottawa est central plutôt que d’avoir une vraie confédération où les provinces, les régions ont un plein pouvoir, sauf pour un nombre très limité de pouvoirs qui peuvent être mis en commun et être gérés par un gouvernement central créé par les délégations des pays qui en font partie.

Actuellement, le pouvoir s’exerce du haut vers le bas, du centre vers l’extérieur plutôt que du bas vers le haut ou des provinces vers le gouvernement central.  Il est surprenant que les États-Unis n’aient pas commencé à examiner les avantages pour eux d’un Québec indépendant ou souverain ou d’une union américaine à l’européenne … mais ils ont toujours la tête trop enflée pour se rappeler qu’on existe et qu’on est un grand peuple.         

Malgré le discours officiel, pour parler d’une union à l’européenne, il faut commencer par créer des états indépendants.  De toute façon, Ottawa ne négociera jamais avec le Québec, à moins d’être convaincu que le Québec veut vraiment devenir un pays et qu’il a eu le résultat référendaire le prouvant.        

Les américains ne peuvent pas être assez bêtes pour ignorer qu’un scénario promulguant la souveraineté du Québec est plus payant pour eux (le Québec tient surtout à sa culture et particulièrement à sa langue) que le risque incendiaire des luttes ethnolinguistiques ou raciales sur le continent.  Ils savent que le racisme peut vite prendre des proportions illimitées.  On a appris que les attaques bactériologiques, après les événements du 11 septembre, ont été perpétrées par des blancs Américains de droite ou de la CIA pour maintenir une certaine crédibilité à la nécessité d’entrer en guerre avec l’Irak et l’Afghanistan.  Qu’inventeront-ils maintenant ?         

Qu’on le veuille ou non, le Québec est américain et doit de plus en plus confronter les mêmes problèmes : pauvreté, racisme, sexisme, irrespect de la vie et des richesses naturelles au détriment de l’humain.      

Le Québec est croyant (catholique) et il doit affronter la même crise des valeurs que l’on retrouve à la grandeur des Amériques.  Cette crise est fondamentalement basée sur la répression sexuelle.  On la retrouve au sein de toutes les religions.  Les religions oublient le plus important : Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu ou d’Allah, c’est la même chose.     

Il y a plus, d’éléments dans le monde actuel, malgré les divergences, qui permettent de croire à une nouvelle unité humaine que de points qui annoncent son éclatement (une nouvelle guerre mondiale ou planétaire).  On dirait que la guerre du pétrole au Moyen-Orient se ramifie à travers toute la planète.  Nous sommes de plus en plus à organiser une guerre judéo-chrétienne contre les musulmans. Nous revenons toujours aux guerres de religion, car les humains ne savent pas encontre contrôler leurs émotions et les religions en sont les principaux responsables.  C’est un résultat normal de la répression sexuelle.      

Le dialogue sans fanatisme religieux semble toujours impossible.  La tolérance individuelle et la compréhension collective est le seul moyen d’y parvenir.  Tous les programmes de tolérance zéro sont des pulsions fascistes, stupides, d’abus de pouvoirs qui entretiennent un climat d’oppression ou si l’on veut une atmosphère de violence.         
 
Tant que nous vivrons dans un monde où la violence et l’intolérance sont un péché moins grave que la sexualité, nous vivrons dans un monde de fous.

*  *   *    *        
Le plan B de Stéphane Dion : pour tuer l’indépendance. 

Le plus grand danger pour le Québec et le Canada, c’est la pensée colonialiste du pseudo-French power, à Ottawa, avec Trudeau, car elle exige le «politically correct».  La pensée unique des WAPS — White anglo protestant– stupidité dirigée au Canada par les Orangistes.

Les Québécois à Ottawa sont obsédés par la peur de la souveraineté du Québec et voue une rage maladive contre leurs semblables québécois qui ne sont pas fédérastes.

Ils pensent que tous les Québécois normaux sont des imbéciles.  Cette façon de voir colonialiste de la bourgeoisie canadienne française tient du fait que l’on mélange les intérêts de ses petits amis à ceux du Canada.       

Si les libéraux québécois, nommés à Ottawa, avaient choisi de créer une place au soleil aux francophones à l’intérieur du Canada, comme le prétendait le French Power, ça aurait pu être très intéressant.  

Le French power a perdu ses dents parce qu’il n’a pas su comprendre et appuyer le Québec.  Nous étions trop minables pour eux.    

Mon père disait que les Anglais savaient toujours se trouver de bons francophones québécois de service pour faire la «job de bras » contre les Québécois.

Aujourd’hui, on essaie de nous ramener dans le moule, mais il est un peu trop tard.  Le développement du Québec nous a prouvé que nous sommes capables de grandes choses, comme disait René Lévesque.  Nous sommes passés de l’école de rangs à l’université.  La grande ville — le péché ambulant, absolu, intégré — est devenue un endroit de rêve.  Montréal est une ville formidablement belle, agréable où la population est d’une beauté à te scier les jambes.  Avec la loi 101, les guerres linguistiques tentent de disparaître.       

Si économiquement, la fusion n’est pas l’idée du siècle, comme tout ce qui est créé en gestion et en économie, la possibilité que Montréal devienne une ville où toutes les communautés peuvent vivre dans le respect, où la langue parlée et écrite est le français, tout en permettant aux arrivants de mettre leur culture au service du Québec, c’est un projet emballant.         

La guerre froide ou pacifique que se livrent le Québec et le Canada mettent les deux en péril.  C’est une perte d’énergie inutile.  Si le Québec veut vivre seul pourquoi le forcer à faire partie d’un état fédéraliste centralisateur qui cherche continuellement à l’anéantir ?  Pourquoi ne pas envisager de créer un pays dans lequel tout le monde a sa place ?

Si les Orangistes ont tant besoin de s’étendre et de conquérir qu’ils s’essaient aux États-Unis.  Je ne suis pas certain que ces derniers se laisseraient tondre comme des moutons, comme des Québécois.           

Si la violence recommence aux États-Unis, nous risquons de perdre le Québec et le Canada aux mains des États-Unis.  Nous serons tellement affamés que nous devrons nous intégrer aux États-Unis.  Et, là encore plus que jamais, il y aura deux classes sociales : les très riches et les très pauvres.   
 
Un état continental comme en Europe est une solution possible, si les pays, à l’intérieur de cette confédération demeurent totalement indépendants, et si les Américains, qui ont le pouvoir, le comprennent et voient ce que ça peut tous nous apporter.   Ils chassent encore leurs intérêts mondiaux dans le pétrole.  La guerre en Irak est encore le fruit des guerres entre services secrets des pays dominés par l’intérêt du pétrole.  Connaîtrons-nous une troisième guerre mondiale parce que les financiers des pétrolières ont décidé que dans leurs intérêts la planète doit être en guerre.  La guerre est une industrie, la plus puissante et la plus riche, nourrie du sang des nations et, plus particulièrement, de la jeunesse.

 On a qu’à regarder ce qui se passe au Canada pour comprendre que les divisions actuelles, face à l’environnement, viennent de l’automobile et du pétrole.

En ce sens, même si j’en ai toujours rougi quand Jean Chrétien déclare que l’Ouest a toujours fait crever le reste du monde de faim, je suis content qu’il soit mon premier ministre.  Je ne pas certain que Paul Martin, une marionnette des institutions financières, serait capable de dire non aux guerres américaines.  Peut-être… Je ne sais pas.  Qui dirigent les banques ?       

Un passager seul dans sa petite voiture, symbole de son petit pénis, comme dirait Freud, indique jusqu’à quel point les individus sont devenus des égoïstes. 

*    *    *    *  

L’ex-plan B, c’est d’abord de ruiner le Québec (et son électricité) pour l’empêcher d’avoir la force économique lui permettant d’aspirer à son autonomie.  C’est Dion lui-même qui l’a déclaré.  Le plan B de Stéphane Dion, Paul Martin et Allen Rock nous menait inévitablement dans le tourbillon de la violence.

La gauche a toujours cru qu’il faut laisser la population crever de faim pour avoir enfin sa révolution. Pendant ce temps, ces parasites de la révolution se gavent comme de dindes.

La disparition de la classe ouvrière ou de la classe moyenne (du milieu) est la pire catastrophe qui puisse arriver à un pays, car il est normal que dans la force de l’âge tu travailles pour aider ton pays à soigner ses vieillards et â préparer ses jeunes à te remplacer. Ton tour viendra de devoir te laisser soigner quand tu seras plus vieux; mais si tu n’as pas d’emploi, tu ne peux pas payer d’impôts et tu peux même être une charge pour les autres.

Le fédéral agit comme si un père était maître du portefeuille de son fils révolté qui veut quitter le giron familial, malgré l’opposition paternelle.  Le papa garde une partie du salaire de son fils pour le forcer à reconnaître qu’il ne peut pas survivre sans lui.  Mais, le père se sert du portefeuille de son fils pour se payer une bonne cuite hebdomadaire.  C’est une source de frustration, donc, de conflit.  Le fils a-t-il raison de croire que son père le vole et d’exiger son plein salaire ?

Plutôt que d’aider le fils (Québec) à réaliser son rêve naturel et légitime d’autonomie à travers une nouvelle relation fondée sur le respect mutuel, le père lui coupe les vivres, façonne toutes sortes d’embuches et essaie par tous les moyens de le déstabiliser. C’est ce que fait le French Power , le parti libéral , à Ottawa.

La santé

Le fédéral a créé entre autres la crise de la santé et de l’assurance-chômage, en coupant à coups de milliards dans des domaines et en se vantant ensuite d’avoir des surplus (surplus pour qui).  Pour les placer dans des banques ailleurs ?  Martin a créé des milliards sur le dos des plus démunis.

Grâce aux coupures fédérales dans la santé, le parti libéral provincial en a profité pour faire croire aux Québécois que le Québec est le principal responsable de la crise dans la santé.  C’est facile puisqu’il y a un ministre provincial de la santé.

Ainsi, les journaux fédéralistes organisent les revendications, comptent les patients dans les urgences, crient après le ministre provincial de la santé.  Les journaux amplifient la critique puisque le monde n’a pas le temps de réfléchir.  Et ainsi, le gouvernement du Québec devient le principal responsable de la crise de la santé alors qu’il ne fait que gérer les états d’âme financiers d’Ottawa.

La santé est l’exemple, par excellence, de la roue que peut inventer deux paliers de gouvernement pour faire porter l’odieux à un autre, soit le Parti Québécois, par hasard, le seul mouvement souverainiste au Québec.       

Le problème existe à plusieurs niveaux, ce qui permet au fédéral, avec son gros portefeuille de maintenir la crise sans que personne ne pense au fait que le fédéral s’est immiscé dans tous les secteurs qui engendrent et maintiennent la crise de la santé : la santé, les recherches, les études universitaires, etc.

Si nous manquons de personnels dans les hôpitaux, c’est que les responsables de notre système d’éducation sont assez pourris pour ne pas prévoir à moyen terme les besoins que nous avons dans différents domaines. C’est la même chose au niveau des métiers de base : électricité, plomberie, etc.

La santé est un secteur où toutes les provinces éprouvent de la difficulté parce que le fédéral s’y plonge le nez.  Le problème avec le fédéral, c’est d’être centralisateur.  Il devrait avoir le minimum de pouvoirs possible et intervenir dans la vie des provinces le moins possible.

Le Canada n’a pas été créé pour un pouvoir central exclusif, mais pour unir des pays (provinces) en vue du mieux-être de la population. Et, faut-il le rappeler les francophones sont noyés dans une mer anglophone.

À remarquer que dans la tête de nos premiers ministres fédéraux orangistes, McDonnald en tête, les Francophones, les Amérindiens et les Métis ne sont pas des hommes civilisés. Parfois même, ils sont certains qu’il n’y a pas d’hommes puisqu’ils sont dans leur tête comme les Blancs des Etats-Unis pour qui les Noirs ne sont pas des humains, mais des bêtes de somme.

Pourtant, ces sont ces Wasps qui ont tort, qui agissent comme des humanoïdes sans âme. Finies les folies !, disait Trudeau.  Nous ne sommes pas assez fous pour ne pas comprendre que les Juifs et les Arabes, qui cherchent mutuellement à dominer les Etats-Unis, dont la survie est liée au pétrole, extrapolent leur lutte en Amérique. 

Le 11 septembre est le fruit des services secrets étrangers, particulièrement des pays saoudiens ou du moins des factions en lutte pour des puits de pétrole.  Les pétrolières américaines ou autres sont les principaux responsables de la misère sur notre planète.  Ils ont beau jeu, l’égoïsme que nous avons atteint ne permet pas de croire que ces gens arrêteront demain des profiter des carburants pour leur engin, même si la planète doit crever de faim.

Plus tu centralises loin de ceux qui ont besoin des services, plus ça coûte cher et moins il y a de service, plus il crée des étapes de services, des comités, des intermédiaires, et moins le bénéficiaire en bénéficie. Cela coûte très cher. C’est comme l’aide internationale qui est détournée par les dictateurs du pouvoir.

Les producteurs de lait du Québec peuvent en dire long sur le domaine de la plus-value. Plus il y a d’intermédiaires, plus que ça coûte cher.

Ce n’est pas pour rien que la parti libéral est considéré comme celui de la finance, des entrepreneurs et de la mafia : c’est le parti du capitalisme sauvage pur. Le seul but est le profit et quand il parle de prospérité économique, il ne parle du peuple, mais de ceux qui peuvent se le payer.

Le problème est le même à gauche, sauf qu’au lieu de nourrir les capitalistes, le système fait rêver les gens sur l’état, sur la vocation, sur des valeurs qui ne servent qu’à leur faire croire que ces gouvernements cherchent le bien du peuple.  Leur doctrine ne sert qu’à enrichir une très faible partie de la population.  Staline est un monstre au même titre qu’Hitler, mais on n’en parle pas.

La Charia qui tient les musulmans à la gorge est l’équivalent en pire du petit catéchisme catholique de l’Inquisition ou de Marx et Mao, pour les communistes. Ces systèmes aboutissent au même résultat : exploiter une majorité au nom d’une doctrine ou d’une religion.  Seule la doctrine change.  L’essentiel serait de trouver une doctrine qui n’exploite pas l’autre, qui élimine la pauvreté sur la planète.   

 LA SANTÉ.

Certains médecins sont en très grande majorité libéraux et plusieurs sont très attachés à leur bien-être financier, comme s’il n’y avait que cela dans la vie.  Cependant, il faut reconnaître que la plupart de nos médecins travaillent comme des fous et que leur situation salariale est loin d’être aussi scandaleuse que le salaire dans le sport professionnel.      

Leur corporation ou leur association ne voit que son nombril d’où pour le système, moins il y a de médecins, plus c’est payant.       

Les normes avec les quotas d’admission à l’université pour aller dans la santé, à cause des contingentements, sont absolument débiles, car elles engendrent à long et à moyen terme, un manque inévitable de personnel.  Quand j’étais jeune journaliste (j’ai commencé à 16 ans), on me cassait toujours les oreilles avec le mot planification … Un mot que nos gestionnaires publics semblent avoir oublié.  On n’a pas dû en faire beaucoup ou, au contraire, on a planifié la crise du manque de médecins comme on planifie les crises dans le domaine du logement.

Cette planification est le plus illustre exemple de méfaits d’un système fédéraliste.  Le fédéral est aussi en partie responsable de l’éducation supérieure.  En investissant, surtout en Ontario, il prive nos universités du Québec des sous dont elles ont besoin pour se développer.  Leur calcul dicte notre façon d’agir comme les transferts fédéraux dans les autres domaines.    

Le problème est cette éternelle guerre entre Québec-Ottawa, car elle élimine toute planification possible puisque le Québec est dépendant du fédéral.  Comment planifier son avenir, si le portefeuille dépend d’un autre ?

Le fédéral, même avec Paul Martin, est un cancer en soi.  Il cherche à tout dominer.  Par exemple, Paul Martin parle déjà de s’occuper des villes.  Or, les entités municipales sont des personnages provinciaux.  Le fédéral n’a pas à y mettre le nez.  Comment un maire de Montréal libéral pourra-t-il accepter de ne pas laisser le fédéral envahir un nouveau champ de juridiction provinciale ?  Plus le fédéral agit, moins les provinces existent, en termes de pouvoir et de juridiction.  Plus il y a concentration et moins cela se fait à la faveur des plus pauvres.

*   *     
 
 Les libéraux ne m’ont pas laissé que la planification dans la tête, ce qui est très bien ; mais ils m’ont marqué par l’individualisme du capitalisme.  Ils ont oublié de me faire comprendre que cette liberté individuelle est nettement proportionnelle avec la grosseur de ton portefeuille.  Si tu as 10,000$, tu ne feras pas de prison, sinon, c’est malheureux pour toi … C’est une des réflexions de l’Homo-vicièr.  Si on veut mieux comprendre, on peut aussi lire Le petit prince, de St-Exupéry.  Un livre à mille fois réfléchir…     

J’ai fait rire de moi, par la famille St-Pierre, de Victoriaville, quand, en conférence à la Chambre de commerce, je crois, j’avais préconisé que les sœurs soient nationalisées pour réaliser l’assurance-hospitalisation. Aujourd’hui, c’est fait.

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