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Spirale intraprojective 33

octobre 8, 2020

Spirale intraprojective  33

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 313 à 324)

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Après la défaite militaire de 1760 et la révolution de 1837, les Anglais ont employé des moyens plus subtils pour réaliser l’assimilation.  Le rapport Durham préconisait entre autres : les communications, l’immigration et la langue de travail.

La loi 17, en Ontario, interdisant l’instruction et l’usage du français, est l’exemple le plus frappant du sort que le Canada anglais réservait aux francophones du Canada.  On voulait et on veut toujours que le Canada soit linguistiquement, d’une marre à l’autre, un pays exclusivement anglophone.  Il en fut de même au Manitoba où le fédéral ordonna la pendaison de Riel pour tuer dans l’œuf l’idée d’un pays francophone (métis) dans l’Ouest canadien.   

L’histoire du Canada n’a rien d’angélique.  Elle se nourrit de bien du sang.

J’ai peur que l’on se serve de l’ADQ pour retarder la souveraineté du Québec, en empêchant la tenue d’un nouveau référendum.  On peut aussi accorder aux Anglophones le pouvoir de contrôler notre système d’éducation, en permettant aux parents d’envoyer leurs enfants dans les écoles privées anglaises, grâce au libre choix des parents.    

Si c’est le cas, l’ADQ est un pas  en avant (du nouveau sang et moins de carriéristes de la souveraineté) mais six pas en arrière par une autre vague d’assimilation anglophone à Montréal.  …

Dommage que la nouvelle gauche soit aussi obsédée, manipulée par les féministes et leurs valeurs d’égalité fondées sur la stupidité de la règle du nombre et du rang plutôt que de la compétence et de na nature humaine.  Il n’y a pas d’hommes et de femmes, il n’y a que des humains.

Le Québec a surtout besoin de gens qui s’occupent de fournir les services pour améliorer la qualité de vie de tous.  Actuellement, les pauvres sont trop pauvres.  Ils n’ont rien pour retrouver leur dignité et leur autonomie.  La classe moyenne quant à elle est volée par toutes sortes d’impôts et de taxes.  Les taxes, en plus des impôts, sont des vols légaux.  Il ne devrait y avoir qu’un des deux.

Détruire le fait français hors-Québec permet de l’attaquer ensuite plus concrètement, plus efficacement au Québec, grâce à une certaine minorité de francophones assez irresponsables pour envoyer leurs enfants dans des écoles anglaises.  Ces parents cachent leur état d’âme de colonisés, derrière les droits de la personne et la création d’une supposée élite (les libéraux), grâce aux écoles privées.  

Le Québec devrait abolir le réseau des écoles privées et l’intégrer au public.  Il ne doit pas y avoir deux niveaux d’éducation : un accessible aux plus fortunés et l’autre pour les pauvres
.             

La langue d’un état est une chose, le droit d’être servi dans sa langue pour des fins humanitaires en est une autre.  Tout comme la connaissance individuelle de plusieurs langues afin de mieux communiquer avec les autres humains est un acquis , et non, de l’assimilation, si l’on respecte ses racines.          

Certains Anglophones de Montréal oublient quant à l’affichage, le colonialisme qui les a historiquement aveuglés.  Jamais un commerce en Ontario ne pourrait afficher en français.  Il n’aurait pas à payer une amende, les Red necks le détruiraient.

Actuellement, notre loi linguistique permet le respect de tous en exigeant d’afficher d’abord et en plus gros en français, puis dans une langue seconde.  C’est un compromis acceptable, s’il est respecté.  S’il ne l’est pas assez vite, le Québec doit revenir à la loi 101 et exiger que tout soit uniquement en français.           

Je n’ai jamais compris pourquoi les Italiens, par exemple, veulent afficher en anglais, et non, en italien.  Pourquoi bouder la possibilité de recréer le monde dans une seule ville : Montréal.   N’ont-ils pas assez de fierté pour prouver au monde qu’ils sont aussi capables de comprendre le français ?        

Quel circuit touristique formidable serait Montréal, si chaque communauté exploitait sa culture pour la mieux faire connaître aux autres, tout en préservant le visage français du Québec.     

Le rêve assimilateur des Anglophones qui considèrent encore le Québec comme une          «maladie canadienne» à cause de sa différence n’a pas changé.  Par contre, certains Anglophones, qui rêvent d’une carrière dans la fonction publique, en sont venus à la conclusion qu’à cause de Trudeau et sa loi sur les langues officielles, il est maintenant impossible d’accéder au plus haut niveau, sans être bilingue, même si le degré de bilinguisme pour les Anglophones pour être reconnu comme tel n’est pas le même que pour un francophone.      

Par contre, si le Québec était un pays indépendant ou confédéré avec le Canada, capable d’assurer la survie du français, le bilinguisme individuel deviendrait un atout plutôt qu’un danger, car le savoir est toujours un acquis.  

LA REINE D’ANGLETERRE AU CANADA.

 Le statut colonial se perpétue, malgré le prétendu rapatriement de la constitution canadienne par P.E. Trudeau. Pourquoi la reine d’Angleterre doit-elle être partout (argent-timbres, etc.), si le Canada est indépendant ?  Quelle est la position de l’Angleterre advenant un vote favorable à l’indépendance du Québec ?  Quels pouvoirs oubliés par le fédéral ne ressusciteront-ils pas ?  Si le Canada n’est pas une colonie anglaise pourquoi tous les membres du gouvernement du Canada doivent-ils prêter serment à la Reine d’Angleterre. ?    

Le Canada n’a même pas sa propre constitution puisque le Québec ne l’a jamais reconnue.  Même les gouvernements libéraux du Québec l’ont rejeté.  En quoi la charte de Trudeau est-elle meilleure que la Charte des droits de la personne du Québec ?  Au Québec, les gais ont des droits et l’âge de consentement est de 14 ans.  Même si on ne le respecte pas, la charte confère aussi le droit et le privilège pour les juvéniles, les mineurs de ne pas subir de discrimination à cause de leur âge.  Malheureusement, pour eux, ils n’ont pas d’argent, donc ils n’ont pas le pouvoir de se faire respecter…   

Avec Jean Charest, le Québec serait probablement très vite vendu aux fédérastes, en échange d’à-peu-près rien.  Mais, en lisant une entrevue sur l’Actualité, j’ai constaté que les libéraux, sauf sur le plan constitutionnel, présente une philosophie intéressante.  Mais, les politiciens sont de beaux parleurs.  Ils ne diront rien pour ne pas déplaire en période électorale.   

Comment peut-on parler de Confédération canadienne quand un de ses principaux éléments en est exclus ?        

Ce mal dévoile, c’est le moins que l’on puisse dire, la différence politique, culturelle absolue et irréparable entre le Canada (pays essentiellement anglophone) et le Québec (pays toujours encore, malgré les efforts fédérastes, une nation majoritairement francophone). 

La décolonisation du Canada avec le rapatriement de la Constitution n’est qu’un leurre tant que le Canada inclura une place dans les institutions canadiennes à une reine ou à un roi qui ne devrait plus exister, le cordon ombilical colonialiste ayant supposément été coupé.  Pourquoi avoir une gouverneure générale remplaçant la reine d’Angleterre et étant même la chef des armées du Canada ?  De toute façon, un lien fédéraliste entre les deux nations signifie simplement qu’un des deux peuples fondateurs est dominé par l’autre.       
 
*   *    *      *

OCCUPATION MILITAIRE DU QUÉBEC.

Par contre, c’est à travers la crise d’octobre 1970 au Québec et la chasse aux felquistes (1968 à maintenant) qu’il devient clair que le Canada anglais considère toujours le Québec comme «sa colonie» puisque le fédéral aimerait écraser militairement le Québec.          

Dans toutes les chasses aux sorcières fédérastes, on a identifié les homosexuels et les pédérastes aux révolutionnaires.  Aujourd’hui, on parle de pédophilie, car on sait qu’aucune personne normale sur terre peut-être d’accord avec la pédophilie quand on l’interprète comme une pénétration.  C’est l’arme de destruction massive contre tout individu.  Il n’a même pas à l’être pour être ostracisé, il suffit de créer la rumeur pour qu’il soit déjà socialement un mort vivant.


*    *    *          

On entretient dans la population la haine et la peur hystérique de la pédophilie pour permettre aux services de renseignements  et la police de faire l’équivalent de l’écoute électronique, en prétendant qu’ils visitent chez-toi, ton ordinateur, pour s’assurer que tu n’es pas un mauvais pédophile.

Pendant qu’on enquête tout le monde, le «système» peut continuer son travail de surveillance et d’espionnage en toute tranquillité. On a fourni à la foule, une bête dont il faut absolument avoir peur … un moyen d’attirer l’attention ailleurs… de justifier tout ce que l’on peut entreprendre d’immoral parce qu’on sait qu’à quelques exceptions près, tout le monde déteste les pédophilies.  Tu peux tout faire contre un homme, si c’est un pédophile.  On ne protestera même pas s’il est injustement traité.  Au contraire, on applaudira. 

Pourtant, tous les individus ont droit à leur dignité.  Les malades ne doivent pas être punis, mais être soignés, contrôlés pour s’assurer qu’il n’y ait jamais de cas de violence. 

La police incite à la désobéissance aux lois, en créant ses propres réseaux de pornographie et en les mettant à la disposition des gens pour mieux les baiser.  La prostituée agace-pissette c’est un nouveau mode d’opération de la police, même si c’est dégueulasse. 
 
J’ai toujours pensé qu’il est moins dangereux pour un jeune de jouir génitalement que de se brûler les cellules du cerveau avec les grosses drogues.  Mais, pour le système — pègre et police– la pédophilie n’est pas un secteur assez payant pour être intéressant.  Les vrais pédophiles sont extrêmement minoritaires, des cas d’espèces.  Par contre, ça peut servir à détruire l’Église catholique qui fut trop stupide pour convenir que la liberté sexuelle est voulue de Dieu. Les prêtres étaient pédérastes et non des pédophiles, une réalité inventée par les féministes qui cherchaient à obtenir que les femmes puissent elles aussi devenir prêtres.     

Je comprends mal en quoi cela nuit à un autre qu’il y ait un individu qui se masturbe chez-lui, en regardant de la pornographie.  Une fois vidé, les intérêts tombent. C’est ainsi moins dangereux pour les enfants.        

C’est d’ailleurs ce que l’on fait pour soigner les pédophiles. On les oblige à se masturber pour étudier leur comportement.  La Gestapo en faisait autant.     

Si le système veut vraiment réglementer dans ce domaine, il doit d’abord s’attaquer aux réseaux de fabrication plutôt qu’à ceux qui se rince l’oeil.  La vie privée devrait être absolue pour tout individu, et à moins qu’il se serve de ce droit pour organiser des gestes de violence, il a le plein droit d’être respecté.           

J’accepterai la morale de notre système quand les Américains reconnaîtront qu’il est moins sale d’aider des individus à s’en sortir, même si cette affection conduit à des touchers génitaux, qu’à protéger des systèmes qui engagent des enfants-soldats.  Les guerres de colonialisme et d’impérialisme de nos moralisateurs a coûté la vie à des millions de personnes qui ne partageaient pas leur point de vue sur la sexualité… Combien d’indigènes ont été tués ou pris comme esclaves ?  Et ce sont eux qui nous font la morale !                    

Tuer est devenu moins pire que de jouir… avec notre morale de paranoïaques.  S’il n’y a pas de violence qu’est qu’il y a de mal à vivre sa sexualité ?    
 
Je ne dirais rien si je ne savais pas que la répression sexuelle conduit à l’esclavage émotif et à la violence à cause de la frustration.  Le psychiatre W. Reich dans ses livres a apporté une preuve irréfutable que les jeunes ont été exploités en réussissant à les culpabiliser.  C’est une question de bon sens. 

La répression sexuelle est carrément une affaire d’ignorance et de lavage de cerveau.  Une lutte contre le plaisir.

****

Le plan B de Stéphane Dion marque la haine maladive libéraux contre ce qu’ils appellent : les séparatistes.  Tout ce qui vient du Québec doit être écrasé.
 
Selon le plan fédéraste, une équipe d’anciens policiers et soldats de l’armée canadienne simuleront un soulèvement populaire armé à la suite d’un référendum gagnant de manière à justifier l’intervention de l’armée et rendre ainsi les indépendantistes coupables et par conséquent illégaux.    

Cette théorie est justifiée par une certaine go-gauche qui pense que si les gens mangent assez de misère, ils finiront bien par se révolter.  Je n’arrive pas, quant à moi, à justifier la misère humaine au nom d’une idéologie.      

 Toutes les idéologies servent à exploiter les individus. 

 Il est bien évident que le groupe est toujours plus fort que l’individu;  mais il y a aussi été prouvé que les gens en groupe n’ont pas un quotient intellectuel plus élevé qu’un enfant.  En groupe, l’âge mental régresse.      

Selon le plan B, la manœuvre, posage de bombes, devrait être organisé par d’anciens policiers et anciens militaires fédérastes.  La purge devrait, comme en 1970, justifier l’intervention de l’armée pour empêcher les Américains de mettre le pied en territoire québécois.  Tout en écrasant à jamais le Québec, le fédéral tuerait aussi à jamais tout espoir de sécession.    

Puisqu’au dernier référendum l’indépendance demeure une option de presque la moitié de tous les Québécois (49.5%), il a fallu cette fois pour le fédéral d’avoir recours à l’immigration pour voler le référendum.  Il a fallu aux fédérastes de contrevenir aux lois du Québec (la manifestation montre pour nous dire qu’on nous aime avait un coût illégal ; de plus, on a dû faire venir deux juges du Nouveau-Brunswick pour assermenter plus de 50,000 immigrants qui se devaient de voter NON) pour remporter la victoire.         

Puisque le tricheur fédéral l’a emporté de justesse, il a fallu créer la loi de la clarté avant qu’il y ait un autre référendum, au cas où les Québécois choisissent cette fois de créer leur propre pays. 
 
En démocratie, le gagnant l’emporte à 51%.  Si, au Québec, nous avons respecté ces résultats, pourquoi le fédéral ne ferait-il pas de même dans un prochain référendum ?  La démocratie n’existe pas seulement quand ça fait notre affaire.  Évidemment, l’idéal serait un résultat clair d’un bord ou de l’autre.  Mais les fédérastes respecteraient-il un tel référendum ?  Ils ont gagné celui de 1980 où on demandait de négocier un nouveau partage des pouvoirs à travers la souveraineté-association, mais on oublie que le Québec et le fédéral se sont mutuellement dit NON au référendum de Charlottetown.           

Avec ces défaites et l’interprétation des journalistes, les fédérastes pensent que les Québécois cesseront de croire en eux.  Ils jouent à l’autruche, oubliant la fierté que René Lévesque a ressuscitée.           

Les Canadiens ont-ils raison de nous croire pisseux ?  N’ont-ils pas encore compris que notre non-violence innée nous conduira immanquablement à la création de notre pays (avec ou sans association) ?         

Un jour, les Québécois comprendront combien ils sont exploités, à travers le  «on est bien, pourquoi changer ? » 

En refusant de se tenir debout, de s’unir, ils cautionnent les assassinats de milliers de gens autour de la terre parce que leurs impôts permettent de maintenir les machines de guerre.   

La victoire fédéraste anglaise du referendum, si on peut dire victoire alors qu’on parle de vol, fut pour eux celle de retarder la souveraineté du Québec.  Voilà tout ce qui compte chez les fédérastes, parce qu’ils continuent économiquement de jouir de la présence du Québec, tout en l’ignorant.  Au lieu d’accepter des changements constitutionnels majeurs, créer une confédération comme en Europe (Québec, Ontario, Canada), ils préfèrent continuer leur guerre sainte contre les mauvais séparatistes.           

Pour accélérer la défaite québécoise, les fédérastes se servaient de la partition comme moyen de créer une guerre civile.  C’est pourquoi les Anglophones et leurs serviteurs criaient au meurtre quand on leur proposa les fusions municipales.

Le fédéral a peur que si le Québec remporte une victoire, les Amérindiens exigent aussi des territoires à leur tour.       

Si le Québec et le Canada veulent continuer d’exister, ils ne peuvent pas passer sous silence la faim vorace de leur voisin du Sud
.     

Ainsi, contrairement au Québec, le fédéral est prêt à piétiner la loi pour avoir raison.
                    
*    *   
        
     Quand Dion a présenté sa loi référendaire fédéraste pour tuer à jamais l’indépendance, j’étais en prison à Bordeaux.  Eh oui !                    

Comme par hasard, une semaine après le début de mon incarcération, Dion présentait sa prétendue version de la démocratie… un chef d’œuvre de colonialisme. Il appelait sa loi référendaire, la loi de la clarté tout comme la loi du cadenas avait été inventée par Duplessis pour faire taire les syndicats.

Le seul but de cette loi est d’empêcher à jamais le Québec de devenir indépendant, de devenir un pays libre.  Ce coup de force ressemble à la pendaison de Riel alors que Macdonald (fondateur du Canada) criait : « Riel sera pendu, même si tous les chiens aboient au Québec. »  (Le livre noir du Canada anglais, Normand Lester, Les Intouchables, 2001, p. 158).

Dans leur chasse aux sorcières d’après référendum, j’ai été accusé d’actes sexuels par un petit gars venu en voyage avec moi.  Il n’avait aucun lien avec mon école. C’était le fils d’un ami que j’aidais à la demande du père. 

Je ne me suis jamais caché d’être pédéraste, c’était donc un bon moyen pour m’écarter définitivement du monde politique.  Que je lui aie touché le pénis, sans même branler la main, à quelques reprises, aurait mis sa vie en danger.  Malheureusement, il lui manquait une semaine pour avoir quatorze ans, soit l’âge de consentement.   Depuis le fasciste Harper a réussi à porter l’âge de consentement à 16 ans, comme si les petits gars ne se sentaient pas avant, les privant ainsi de leur droit de choix d’orientation sexuelle.  C’est les brimer de leur droit à la vie privée.          

Pour le procès, on a préparé deux déclarations, deux dossiers différents, deux versions pour m’incriminer d’une manière ou d’une autre.  Dans la première, j’étais bandé et j’appuyais mon pénis sur les fesses de Mathieu. Un peu plus et je le sodomisais le jeune à travers nos deux sacs de couchage avec mon petit cinq pouces.  Dans l’autre, il n’en était pas question.  Probablement parce qu’on avait appris mon accident.  Je m’étais disloqué une épaule.  Elle me faisait souffrir à tel point, qu’avec les médicaments, à ce moment-là, je ne pouvais pas bander.  Même si j’avais sucé le jeune à tous les jours durant mon voyage, ça ne lui aurait certainement pas fait mal. 

Qu’il ait été kidnappé par la police et placé en famille d’accueil durant des années à la suite de ce procès a sûrement eu des effets plus négatifs sur sa vie.

En cour, il avait déclaré que tout ce qu’il voulait, c’était de ne plus me revoir ; mais, il était venu souper chez moi la veille pour s’assurer qu’il pourrait revenir en voyage avec moi.        

Kidnappé par la police chez lui, sous prétexte que la maison était trop sale, il ne pouvait qu’avoir peur.  Évidemment, la Cour d’appel était constituée de trois femmes et j’ai dû, durant le premier procès, changer d’avocats.  Pour l’appel, c’est une jeune avocate qui a pris la relève.      
 
Ce n’est pas important que j’aie été condamné, mais ces procès prouvent que la conception de la sexualité chez les jeunes régresse.  Je sais que Mathieu m’aimait bien même après m’avoir accusé.  Lui fut placé et moi je me suis endetté parce que je ne pouvais plus travailler.  Dans ma tête, ces accusations sexuelles cachaient la vérité.  On voulait me faire payer de ne pas m’être écrasé avec le résultat du referendum car je continuais de me battre contre la partition et que j’écrivais : Jean Chrétien, le chef de la mafia légale, quand j’écrivais au gouvernement canadien.            

Je prétendais que le référendum avait été volé, mais j’avais démissionné de mon poste de président de la Société nationale des Québécois, à Val-d’Or, depuis quelques mois.  Tout au long de mon procès, une amie créait, comme moi, que c’était un coup monté politique.  À cette époque, ça avait beaucoup de valeur. Je me croyais un patriote important.     

En fait, j’étais probablement accusé et puni d’avoir trempé dans le FLQ, d’en avoir connu tous ses chefs et on prétendait que je connaissais une vérité qui ne devait pas être connue.  Je n’ai jamais su laquelle. On croyait aussi qu’il y avait des messages secrets dans mes livres, spécialement l’Homo-vicièr.   

Si on a su me prendre dans ce coup monté, est-ce à dire que dorénavant on aura pu besoin de ce petit manège pour se débarrasser de moi advenant que je remette le nez en politique?      
  
Pierre Faucher, un ancien policier de la Sûreté du Québec m’avait dit qu’on reconnaît qu’il y a un frame-up quand la police en fait trop.  Or, le fédéral depuis m’a empêché de participer à un projet Sprint, après l’avoir accepté.  Il a aussi gelé mon compte à la Caisse populaire d’Outremont (12$), sous prétexte qu’il me manquait des papiers à l’impôt concernant ma participation à l’élection fédérale alors que j’avais contribué en don pour le Bloc Québécois.  Et comble des combles, dans une entrevue au SEFRANC pour pouvoir enseigner au Cégep ou aux adultes, question de survivre, j’ai eu 40% en composition française.   J’avais dû donner mon numéro d’assurance sociale d’où la possibilité pour l’organisme de vérifier mon identité et mon dossier judicaire.  En m’accordant une telle note, finit pour moi l’enseignement.  Avec un dossier, finie la possibilité d’aller même enseigner à l’extérieur.     

 Vers 1992, Allen Rock passait ses lois folles sur la littérature pornographique.  On venait, sous prétexte que je fréquentais des jeunes, de me refuser mon pardon.  Il avait d’abord été accepté jusqu’à ce qu’une nouvelle enquête soit exigée par le Conseil des ministres fédéraux d’alors.  

J’ai écrit à ces fédérastes que leur reine Victoria était le symbole de la répression sexuelle et de l’impérialisme britannique, sur lequel je crache avec plaisir.  N’était-ce pas un moyen de continuer à me harceler ?  Pourquoi un refus après avoir été accepté ?      

Fin des années 1980, un peu plus tôt, en se servant de mes anciennes conversations des années 1970 dans une taverne à Sherbrooke, on venait de me faire perdre préventivement mon emploi de professeur de français au Manitoba, à The Pas.     

Je ne suis pas un saint, mais je crois que tout devrait être permis sur le plan sexuel tant qu’il n’y a pas de violence. Il faut seulement le consentement mutuel, le respect de l’autre.  Est-ce moi qui suis fou ? Ou est-ce que les interdits sexuels sont de la folie furieuse qui s’est développée au cours de notre passé dans notre civilisation ?  Suis-je paranoïaque ?  Allez donc voir …            

Pourquoi faut-il un âge au sexe pour avoir le droit d’être libre ?  Pourquoi le sexe n’a-t-il pas toujours été vu comme un plaisir ?  Serait-ce que les jeunes d’aujourd’hui souffrent plutôt que de jouir ?            

En réalité, c’est qu’on refuse la vérité.  On est sexué dès notre naissance. Il y a comme le disait Freud des étapes, des stades de développement et ce sont les adultes dans leur ignorance qui fabulent sur les dangers du sexe chez les jeunes. 

Or, chez les Grecs avoir un petit serin c’était le prestige, c’était celui qui prendrait sa place, celui qui était éduqué par son amant.  Il y a toujours eu un rapport entre les jeunes et les adultes mâles qu’on a essayé de tuer en interdisant les tavernes, remplacées maintenant par les soupers de filles.  Aujourd’hui, en plus de la race, on essaie de créer des catégories d’âge.  Quel monde de fou !  

Pendant que j’étais en prison, on a incarcéré Gab, le jeune punk, qui vivait avec moi.  Il était âgé de plus de 25 ans, alors ne nous énervons pas !  Les féminounes sont vite sur le piton de la dénonciation.  Il était chez moi parce que sa mère croyait que j’étais le seul à pouvoir l’aider. Il n’écoutait que moi. Et, je l’adorais.

Nous savions qu’il était malade parce qu’il s’était sauvé du centre jeunesse et il essayait de me persuader qu’il avait le pouvoir de diriger le monde par sa pensée. À partir ce de cette expérience, j’ai persuadé sa mère d’exiger des examens parce que son discours me semblait devenu complètement irréaliste. Le Centre jeunesse a dû convenir qu’il s’était trompé puisqu’un psychiatre confirma qu’il était schizophrène paranoïde. 

Pendant plus de neuf mois, je me culpabilisais en me croyant coupable de l’avoir mis involontairement dans la rue.  Je croyais qu’il ne méritait pas ce sort.  Il a été emprisonné pour des raisons obscures.  Au moins, il avait un lieu où demeurer, puisqu’il ne pouvait plus compter sur moi. 

On refuse de soigner les jeunes, s’ils n’ont pas été au moins six mois sans consommer.  Ils consomment justement parce qu’ils cessent d’être médicamentés.  L’œuf et la poule.              

Tout son comportement bizarre passait sur le compte de la maladie mentale.  Quand il fut déclaré malade, ce fut pour moi toute une révélation, car cette situation était tout à fait nouvelle.  Il n’avait jamais montré de signes avant-coureurs me permettant de soupçonner auparavant sa maladie.       

La prison pour un schizophrène est une cause de stress invivable.  C’est incroyable ce qu’endure les prisonniers dits « soucoupes».  C’est sûrement l’arme fatale qui démolit à jamais leur santé mentale.             

Par contre, s’il est soigné à l’intérieur et gardé dans un secteur qui le sécurise, cet emprisonnement peut l’aider à se retrouver, car il est forcé de ne pas consommer et de prendre sa médication.  Il peut ainsi se replonger petit à petit dans la réalité.  Malheureusement, il faut d’abord un diagnostic et des gardiens qui s’occupent de leur bien-être.       

S’ils peuvent continuer à être soigné, à se socialiser en sortant, ils peuvent même aller à l’école, apprendre un métier et peut-être s’en sortir, si le Bien-être social ne les coule pas. On dirait qu’une fois que tu as été sur le bien-être, ils font tout pour que tu ne puisses jamais plus t’en sortir.         

C’est aussi en ce sens que je dis que le système est une mafia légale.  On tue les jeunes avec les drogues dures et on fait croire que c’est moins pire qu’une expérience sexuelle.  Le système, par ses lois, crée les bandits qu’il veut. 

La liberté sexuelle individuelle permettrait qu’on s’attaque au vrai problème de la prostitution sexuelle internationale : le proxénétisme et la vente d’organes humains.

On ne veut pas s’attaquer à la grande pègre internationale, celle qui est responsable du kidnapping d’individus pour les organes ou la prostitution ; on préfère s’attaquer aux individus parce que c’est moins d’efforts et ça nourrit mieux les statistiques.    

Marc Lachance, un Québécois et créateur des cirques d’Éthiopie a été forcé, à la suite de la réception d’une lettre anonyme de dénonciation, à se suicider puisqu’il ne voulait pas que son amour des garçons mette en péril l’œuvre de sa vie : permettre à des centaines de garçons en Éthiopie de manger, de vivre décemment en dehors des rues, de pouvoir aller à l’école, grâce au cirque.       

Que certains dans le groupe acceptent de jouer aux fesses avec lui, il n’y a pas lieu de jouer les gorges chaudes (tant qu’ils sont d’accord).  Par contre, s’il y a organisation d’un réseau de prostitution qui force les jeunes à se vendre, c’est autre chose ; mais, c’est le contraire de l’esprit du Marc Lachance que j’ai connu. 

Il compensait sa culpabilité d’être pédéraste par une générosité sans borne, sans limite, même si elle n’était pas parfaite parce qu’elle n’était pas totalement gratuite comme c’est le cas dans la pédérastie et toutes les formes d’amour et d’amitié.  On se recherche d’abord dans l’autre.  C’est une phase normale dans l’évolution individuelle. On est tous plus ou moins des narcisses conscients. La prostitution ne peut être que libre et individuelle pour être acceptable.   Il faut un minimum d’amour.  Toute forme de proxénétisme est condamnable, avec des jeunes ou des femmes, peu importe.  Le consentement libre est essentiel dans toutes les relations. 
 
Marc Lachance avait réussi à rendre extrêmement positive une forme de vie vue par les autre comme la plus condamnable des perversions.  Ils sauvaient des enfants de la misère.  Mais on est trop cave pour faire la différence entre pédophilie-pédérastie ; l’amour entre deux être qui s’aiment malgré leur différence d’âge. On est loin du commerce charnel international.  

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