Aller au contenu principal

Spirale intraprojective 32

octobre 7, 2020

Spirale intraprojective  32

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 303 à 313)

UNE MAFIA LÉGALE.

Quand j’étais jeune, mon père me disait souvent qu’il y a deux sortes de mafia : la petite pègre, les bras ; et la grosse mafia, les collets blancs, juges, etc.         

La grande mafia exploite la majorité sous le masque de la légalité.  Elle construit les lois de manière à créer des criminels (législation sur la marijuana, la prostitution individuelle volontaire, absence de lutte à la pauvreté pour ne pas dire exploitation de la pauvreté).    

Elle exploite tout le monde plutôt que de les intégrer dans un projet planétaire humain.  Elle rend tout criminel pour avoir des amendes à distribuer.  Elle criminalise plutôt qu’encadrer, circonscrire le danger, plutôt que de respecter les droits individuels et la vie privée.  Plus il y a de lois à contourner, plus il y a d’amendes possibles.       

Mais pour justifier l’existence et la nécessité de la police et de ses budgets, il faut de bonnes statistiques. C’est une affaire de propagande et de lavage de cerveau.  De marketing. C’est là où les féminounes sont utiles car elles permettent d’entretenir une paranoïa avec la pédophilie.  Plus on établit de lois et de règles pour régir la vie de tous, plus il y a de contrevenants.

L »abus des lois rend légal l’emprisonnement de la majorité de ceux qui remplissent inutilement nos prisons (crimes non violents) afin d’entretenir un système judiciaire où justice est argent et corruption.  Il est moins nuisible de se faire tailler une pipe ou de le faire que d’agir violemment ou absorber des drogues dures qui, elles, détruisent à jamais le cerveau.  Tout est modération. 

La légalisation du pot permettrait d’assurer la qualité du produit, ou la légalisation de la prostitution individuelle consentie donnerait à la police le droit et le devoir de protéger les prostitués (es) qui sont souvent violenté(es).  Le problème de retrouver des seringues n’est pas un problème de prostitution (si on acceptait les maisons closes), mais il est relié à un des buts de la prostitution soit d’acheter de la drogue.  Il faut d’abord s’attaquer à la consommation des drogues dures.           

La police est un mal nécessaire, voire essentiel.  Nous ne sommes pas encore assez parfaits pour agir avec un tel sens inné de la responsabilité que nous puissions nous passer de surveillance.  La police est aussi un élément essentiel de sécurité, mais s’il n’y avait pas d’abus, elle n’aurait pas raison d’exister.  Mais, encore aujourd’hui, c’est le contraire. On est encore assez idiot pour faire le commerce d’individus… Un bon policier, honnête doit protéger tous les individus.  Il n’a pas à s’enfler la tête avec sa matraque ; mais comprendre que son rôle est de maintenir une bonne qualité de vie pacifique.  Il semble qu’au Québec, on a commencé à le comprendre.  La police ne doit pas être un rempart protecteur des capitalistes qui abusent des travailleurs, mais être au service des citoyens pour que les lois soient respectées.  

Est-il vrai que le pot conduit à la psychose ?  J’ai l’impression que ça peut exister dans le mélange drogue-peur-violence d’où il est important de comprendre les jeux d’Hollywood… Mais, je ne suis pas médecin, ni psychiatre.  Je crois qu’une personne mentalement malade devrait s’en priver absolument. Que faire de ceux qui veulent fumer à l’occasion et poursuivre leur médicamentation ?         

Fait-on des recherches sérieuses et crédibles ?  La maladie mentale est le lot de milliers de jeunes qui vivent dans les rues.  Que peut-on faire pour eux?  Pourquoi ne pas avoir une clinique de psychanalystes et psychologues gratuite pour leur permettre d’évoluer dans leur cheminement ?  Pour éviter les crises dangereuses ?  Pourquoi ne pas avoir une école pour les cas légers et la possibilité de leur trouver un emploi rémunérateur ?  Ce n’est pas parce que tu as un QI faible que tu ne ressens pas le plaisir et la douleur …    

Le vrai problème quant à la légalisation du pot, de la prostitution individuelle consentie et du porno chez soi est que notre société n’a rien fait pour nous y préparer.  Ce sont des sujets qui doivent être abordés, sans mentir, dès le début du secondaire.  Il est clair que consommer avant un cours te garantit d’échouer.  Le travailleur qui visse un boulon dans un train ou un avion et qui a trop consommé risque de fort mal faire son travail et de mettre la sécurité et la vie des personnes en danger.  Par contre, si tu fumes, ton joint le soir, pour relaxer, écouter de la musique, faire l’amour (une expérience bien spéciale), il n’y a rien-là.         

La liberté n’est pas innée. La responsabilisation qu’elle exige ne s’acquiert qu’avec l’expérience.  Elle est nécessairement individuelle et il y a nécessairement des dérapages.      

Nos intervenants continuent d’appliquer une morale castrante comme ils l’ont appris à l’université.  Sur la ligne de feu, il manque de personnel, et surtout, d’un personnel de sciences humaines qui soit plus humain, moins constipé… Au lieu de couper chez les infirmières, chez les enseignants, nous ferions mieux d’éliminer les surplus de curés, d’avocats, de gestionnaires stéréotypés, les sportifs professionnels, toute cette bande de profiteurs… mais ils rapportent des milliards à un groupe de petits riches qui se fichent de ce qui se passe dans le monde pourvu qu’ils aient leur profit.  Des assassins légalisés.      

La projection pour créer des emplois revient à nos universités.  Les dirigeants sont-ils trop bornés pour savoir qu’il faudra un surplus de personnel enseignant ou médical ?  Que la population vieillit et qu’elle exigera une autre approche de la médecine ?   Planifie-t-on en fonction des besoins de la population ou en fonction d’avoir de meilleurs bénéfices ?  Les associations et corporations médicales se prennent-ils pour des syndicats dont le seul but est d’abuser de l’ignorance populaire ?       

Par contre, il faut faire la part des choses, la très grande majorité des professionnels sont très dévoués et ce n’est pas de leur faute si les gestionnaires préfèrent le ciment — parce que ça nourrit plus d’amis — que la santé.           

Il suffit de rendre une chose simple complexe ou difficile pour multiplier les intervenants et, par conséquent, les profiteurs.  Pourquoi les juges ne sont-ils pas nommés grâce aux votes des avocats, pour en assurer l’honnêteté et l’impartialité, plutôt que par les politiciens ?        

La police doit exister pour assurer la sécurité des citoyens, non pas pour défendre les coffres des politiciens.  Il est urgent que l’on fasse une distinction entre malade et bandit.  Être trop dépendant est une maladie, basée sur la honte, la haine de soi, l’insécurité et la peur.  Tuer, blesser, voler, ce sont des crimes dans toutes les cultures avec raison.   

Si on veut éviter des violences inutiles, on s’assurera qu’il y a des relations entre les ministères concernés et un suivi véritable de ceux qui sortent de prison, pas pour les punir davantage, mais les aider à se réintégrer.  Ce ne doit pas être un autre moyen de les tenir en cage, mais une aide dont ils ont absolument besoin pour avoir la force de bien vivre dans la société.  On appelle ça de la prévention.  Un terme qu’on semble oublier comme l’éducation dans les domaines sexuels qui doit cesser d’être religieuse, mais se baser sur les sciences et les découvertes modernes, car on commence à peine à comprendre comment ça fonctionne.  La liberté sexuelle n’a rien de dangereux. 

La frustration sexuelle peut mener à tous les crimes.

La vraie mafia, ce sont les banques, les multinationales qui recherchent des travailleurs sous-payés pour augmenter les profits.  En fait, la vraie mafia ce sont certains membres des gouvernements, juges, policiers, évêques, médecins de corps et d’esprit, tous ceux qui vivent en abusant des payeurs de taxes. Ils ont le pouvoir de créer les règles du jeu.     

Des gens de pouvoir qui exploitent leur charge pour s’enrichir sur le dos des autres. Ce sont ceux qui abusent des payeurs de taxes, qui ne pensent qu’à leur nombril le pouvoir et l’argent.  C’est ce que l’on appelait jadis le système.  Les surtaxes sont aussi un vol, car elles empêchent la majorité de jouir de la vie.     Avoir plusieurs paliers de gouvernements, c’est multiplier les sources de taxation, c’est aussi multiplier les exploitants.  Les dédoublements de pouvoirs permettent de voler légalement en double. C’est ce le principe du fédéralisme canadien.

Chaque palier de mafia a ses règles.  Chaque palier est d’une certaine façon complémentaire et inter-pénétrable puisque la petite pègre n’est que le poing de la mafia légale, en exécutant ses «jobs de bras», en agissant sur un autre terrain.  C’est étonnant que l’on ne parle que des Hells dans la guerre au gangstérisme au Québec.  Ce ne sont pas les maîtres, mais les exécutants musclés. Ils agissent seulement en ce qui concerne le sexe et principalement la drogue.

La mafia légale et la pègre ont le même but : l’argent.  Sur le plan moral, la grande mafia arrive à faire croire que le pire ennemi de la démocratie et du peuple est la pègre alors que celle-ci sert souvent seulement à justifier l’existence du monde légal et judiciaire.  La petite pègre se sert des interdits de la grande mafia pour faire son argent et payer ses redevances à la grande mafia qui, elle, tire profit à la fois du bien et du mal ; puisque la mafia formule les lois de manière à que les deux côtés (celui du bien et celui du mal) rapporte au maximum.  Un nourrit l’autre.       

Par contre, la mafia légale, la grande mafia est un esprit. Une organisation circulaire ou spirale.   Pas besoin de structures, il suffit des règles.          

Sur le plan moral, la grande mafia arrive à faire croire que le pire ennemi du peuple et de la démocratie est la pègre et le terrorisme ; mais le système a aussi ses ennemis intérieurs.  Une guerre de portefeuilles.   La vraie mafia se dissimule en hommes d’affaires, en bourses, en homme de loi, politiciens, hommes de Dieu, professionnels de tous les acabits afin d’exploiter le peuple, faire simplement plus de profits.  Pour de l’argent, on se fiche de faire sauter la planète.
                                                                   
**

Quand on m’a mis en prison, on croyait que j’avais des preuves irréfutables, des noms à taire, mais c’était absolument faux.  Je connais ma théorie. J’ai simplement compris le système.  Je ne connais rien de particulier au monde interlope. 

Je suis profondément tanné de me faire dire que  » des gars comme moi, on tue ça parce que c’est moins long et plus sûr.  On n’envoie pas ça trop longtemps en prison pour en faire des martyrs « .  Je suis tanné de me demander ce que je sais de différent de ce que tout le monde sait, mais n’ose pas en parler. J’aimerais bien savoir quoi.

****

Puisque la décision vient d’en-haut, rien ne peut changer.  Quand tu changes un groupe d’exploiteurs, il est toujours remplacé par un autre groupe d’exploiteurs avec une doctrine de domination différente.  En être conscient, ça te rend en-soi dangereux.

Le communisme est comme le capitalisme : il vide le pauvre peuple de ses avoirs pour nourrir une mafia légale, une bourgeoisie (bureaucrates, armée, police) inutile et dictatoriale.  Ceux qui ont pensé et dirigé la révolution en 1789 en France n’ont pas échappé à la guillotine à partir de leur propre nettoyage.  Les dictateurs comme Lénine et Staline ont été des assassins aussi cruels qu’Hitler.  La CIA trame des guerres régionales.  Le fond du problème a toujours été la faim obélixienne d’argent et de pouvoir de nos dirigeants. 1984 et Le meilleur des mondes.         

« Tu mets les institutions du pays en danger», comme le disait le juge qui m’a condamné. Il basait probablement son jugement sur mon livre L’homo-vicièr et mon texte Pour en finir avec l’hypocrisie.  Ce dernier texte a été écrit dans un moment de révolte face à la mort du petit Daniel Desrochers, au suicide du père d’un de mes étudiants faussement accusé de pédophilie et de mon incarcération (une histoire politique que l’on masquait derrière une histoire de pédophilie pour s’assurer que j’y goûte).            Par contre, j’ai toujours dit et j’affirme encore ma pédérastie, même si je n’ai aucun jeune qui m’entoure depuis belle lurette. Ma pédérastie affirme le droit jeunes de 10 ans et plus à leur sexualité..
        
*   *   *  *  

Cette punition politique — acceptée par tous les partis politiques puisque l’on me croyait un felquiste des années 1970, gardien d’un grand secret — permettait à Stéphane Dion de continuer d’avancer dans son plan B, soit de faire crever le Québec de faim avant de créer de toutes pièces une guerre civile pour rendre les indépendantistes illégaux…

Depuis, le fédéral s’émisse dans tous les champs de pouvoir réservés aux provinces.  La prochaine division canadienne touchera particulièrement, tout ce qui se rapporte au pétrole et à l’industrie de l’automobile.

C’est ce que je dénonçais déjà dans mes écrits … il fallait me faire taire ; donc, on a décidé de me jeter en prison, en se servant de ce que je disais moi-  même dans certains de mes livres.  C’est astucieux, mais dégueulasse.

**

Les histoires de sexe inventées pour mon procès ne tenaient pas compte du fait que même si j’avais tripoté Mathieu autant qu’il le prétendait ; il affirmait être venu en voyage avec moi de plein gré.  Il connaissait mes manies de le lui toucher la bedaine, ce qui le faisait bien rire.  Le jeune était définitivement hétérosexuel puisqu’il commençait à regarder en cachette, tard le soir, des films pornos.  Ce fut tout un échange de sourires quand j’en ai fait allusion après que son père m’eut raconté l’histoire.  Selon ce qu’il disait, avant l’intervention de la police, Mathieu se fichait bien que je sois ou non pédéraste.       

Ces touchers innocents ne l’ont certainement pas traumatisé autant que son arrestation parce que la maison chez son père n’était pas assez propre.  Jamais, même si je lui avais mis la main sur le pénis, ce geste l’aurait bouleversé autant que le scénario que l’on a inventé pour m’arrêter.     

Même si je l’avais sucé tous les jours, plusieurs fois par jour, s’il aimait ça, jamais il n’aurait été aussi marqué que l’arrivée de la police de Val-d’Or pour l’amener au poste. Elle l’amena sans même lui dire ce qui se passait.  Avec la restriction de ne même pas avoir le droit de parler à son père.  Ce fut un kidnapping en bonne et due forme, car on l’amena au poste de police et ensuite en famille d’accueil, sans même avoir consulté la DPJ E, l’organisme judicaire qui s’occupe des enfants.  Ce qui est carrément illégal.  (Tous les papiers existent pour le prouver).    

Qui, à cet âge et dans ces conditions, n’aurait pas dénoncé qui que ce soit pour sauver sa peau ? 

Une de mes amies a un garçon de seize ans.  Il est sage comme une image.  Dans une cafétéria, un de ses amis l’a «enfargé».  Et, en essayant de reprendre l’équilibre et de se protéger, il a eu le malheur de toucher de la main le sein d’une jeune fille qui se trouvait sur sa route … comme au cinéma.   La jeune fille a poursuivi le garçon pour attouchement sexuel.  Ça prouve jusqu’à quel point nous sommes rendus fous avec la peur de notre sexualité ?  Les policiers (dont une femme) l’ont traité d’hypocrite et de menteur.  Ils ont ensuite expliqué leur comportement en disant à sa mère qu’ils avaient appris comment faire avouer un crime à ces jeunes menteurs, comme si les jeunes étaient tous des violeurs.  Sont-ils devenus fous ?   Pourquoi tant d’acharnement contre la sexualité alors que c’est ce qu’il y a de plus normal et naturel ?  Tous les témoins confirmaient plus ou moins ce qu’il disait.  Écrase-t-on l’innocent juste pour avoir une bonne cause ?  Pour avoir une bonne réputation statistique ?  N’est-il pas malhonnête d’accuser un innocent ?  Tu l’es, jusqu’à preuve du contraire.        

À mon procès, on a montré 52 photos pour faire croire que j’étais un pornographe.  Elles ne comportaient aucune scène de nus, tous les gens sur les photos étaient bien habillés.  C’étaient des gens de ma famille et de mon fils de 27 ans qui fut le seul à être photographié nu, avant de se marier.  Il voulait cette photo.  Quand il a su tous les troubles que cela avait créés, et, à cause de sa foi musulmane, il l’a amèrement regretté ; mais c’était un petit caprice que j’étais seul à accepter, sans le mettre à la gêne.  Il voulait cette photo pour le plaisir de dire : c’est moi quand j’étais encore libre.  Une farce comme une autre.    

Il y a plus de vingt ans, pour souligner le courage d’écrire sur la pédérastie, on m’a donné des livres de garçons nus.  On m’a aussi plus récemment donné des photos de magazines de petits garçons sexués qui pouvaient m’allumer… des photos de pornographie infantile ou de nudisme ?  Dois-je les jeter pour obéir à une loi débile, car ça ne fait aucun mal à personne que je les regarde de temps en temps.  Je les regarde peu parce que je préfère la réalité. C’est pour moi, un souvenir (que j’ai jeté) Ce fut une forme d’appréciation et une preuve que la répression aujourd’hui est encore pire qu’il y a 30 ans.  À l’époque où on me les a donnés, la notion de pédophilie n’existait pas encore ou du moins elle était inconnue.  Jeter ces cadeaux est de l’imbécilité totale, mais la stupidité de la société actuelle l’exige.  Ils faisaient pourtant partie de mes archives personnelles, des cadeaux que l’on m’a faits.  Ils avaient été apportés d’Europe.  La loi d’ici est peut-être rétroactive ?  La folie ne porte pas qu’à tuer, mais à avoir honte de la beauté …        

Quand les policiers ont effectué leur perquisition chez-moi ils ont saisi mes poèmes et mes vidéos sur la poésie.  Le père jouait-il double jeu car je lui avais déjà parlé de ma poésie.       

En 1963, je me masturbais avec un petit copain un peu plus jeune (j’avais 20 ans et lui 15) pour ne pas violer de filles… À cet âge, j’avais la nature plutôt gaillarde… L’ex-curé de Barnston, l’abbé Roméo Laurencelle (qui ne m’a jamais touché ou même proposé, cat il était aux femmes) disait que j’étais une petite Volkswagen avec un moteur de Cadillac.  Les libéraux n’aimaient pas mes émissions de radio et mon appartenance à un journal de l’Union nationale.  J’y ai vu un lien direct…

La deuxième fois, en 1975, le premier juge a dû se récuser, car un des jeunes témoins a affirmé en pleurs qu’il ne savait plus s’il racontait ce qui s’était passé ou ce que la police lui avait dit de dire.  On a vite changé de juge et on a dû se contenter du fait qu’en jouant avec eux, j’avais baissé mes culottes quelques secondes comme le commandait le jeu auquel ils m’avaient invité. Je ne portais de sous-vêtement.  Je croyais aussi dans la lutte pour la libération de la sexualité.  Les enfants de ma compagne allaient même à une école libre.  Comment faire le contraire sans te prostituer aux normes du système ?         

Je vivais alors avec une femme et ses deux enfants que nous envoyions dans une école libre pour ne pas se faire laver la cervelle comme les jeunes du Québec, spécialement, quand il est question de sexualité.   Pourquoi aurais-je dû vivre le contraire de la liberté que je prônais pour tous ?  Le père et les policiers étaient fous furieux, car ils étaient certains que je n’aurais rien pour sentence.  Mais, le juge a décidé que je n’avais pas à éduquer tout le quartier, même si la nudité à la maison était chose fréquente en Europe.  C’est ce que l’on appelle la vie privée.    

Au Canada, la vie privée n’est pas respectée.  Ça ne veut rien dire.  Pourtant, ce qui se passe dans ta maison ne regarde personne.  Il est temps que l’on songe aussi à s’assurer que les voisins ne se mêlent pas de ce qui ne les regardent pas.  Sans la permission d’un juge, la police ne devrait pas avoir le droit de pénétrer inutilement chez les gens, sans être invitée.        

Les ragots peuvent tuer tout aussi efficacement qu’un fusil.  En 1970, on se servait de la lutte contre le FLQ pour se débarrasser de la face de tous ceux qui ne leur revenaient pas. Quant à moi, j’ai pris officiellement pour la révolution à travers mes poèmes.       

J’ai rencontré en prison un des amis du ministre de la Justice d’alors et j’ai fait mon temps.  Remarqué par des chefs de la mafia qui m’admirait pour mon courage ou mon imbécilité de parler directement de ce que je pensais, ils m’ont offert un job de journaliste pour passer les messages en prison. 

La troisième fois, en 1996, c’était à Val-d’Or.  On s’est servi d’un ami qui m’amenait son fils parce qu’il ne pouvait pas l’endurer.  Il était en pleine chicane et divorce avec son épouse, une mormone.  La bataille faisait rage pour la garde des enfants.  La petite fut obligée de demeurer avec sa mère tandis que le gars a décidé de vivre avec son père.  Le père prétendait que j’avais eu un tel succès avec un petit punk que j’aidais que je devais l’aider à redresser son petit.      

Le jeune a prétendu que je l’ai touché de janvier à juin ; mais nous ne nous sommes connus qu’en mars au plus tôt.  Depuis il a accusé son père d’être gai et un des policiers-enquêteurs sur mon affaire aurait pris le chemin de l’exil vers l’Ouest canadien parce qu’il aurait été accusé lui aussi de lui avoir touché le zizi, durant l’enquête.  À Val-d’Or, on prétend que ce changement d’assignation est plutôt dû à la capacité de cet agent d’implanter une forme de police de quartier d’où on aurait retenu ses services dans l’Ouest.  Qui dit vrai ?          

On a même publié ma photo avec un extrait de l’Homo-vicièr en première page du journal local.  Un bon moyen pour s’assurer que je ne puisse plus enseigner.  On a fait une telle montagne avec ma cause que n’importe quel homme politique serait jaloux d’avoir autant de publicité… de la bonne, par exemple….

****

La vraie révolution ne peut reposer que sur l’individu, sur la vraie démocratie.  Ce sont les bourgeois, les aristocrates, les riches qui dominent et contrôlent toutes les structures de notre société.  Ils y imposent leur façon de voir, leur morale …      

Le système, comme on se plaît à l’appeler, n’est pas pourri en soi, comme structure, mais il le devient quand certains de ses éléments existent seulement pour le profit au détriment de la masse.  La structure sociale est comme nous, elle est héréditaire.  On vit ce que ceux qui nous ont précédés nous ont laissé en héritage.

La bourgeoisie omniprésente, infaillible est la plus dangereuse, la plus abusive. Elle ne respecte pas l’homme, elle n’hésitera pas à provoquer une guerre pour défendre ses intérêts, même si elle joue sur les deux tableaux.  La bourgeoisie n’hésitera pas à faire le commerce d’armes, s’il le faut.  Le pétrole est le meilleur exemple de l’exploitation alors que la santé est le second.      

Cette mafia insaisissable n’hésitera pas à massacrer la nature, mettant même l’avenir de la planète en danger (les arbres de l’Amazonie).  Elle remet son pouvoir à l’armée, sous prétexte de défendre ses frontières souvent artificielles, le fruit de l’impérialisme.       

Même si je connais rien ou très peu, le bon sens me dit que la guerre pour l’eau douce en Israël et Palestine devrait porter le nom d’occupation, car, les deux pays doivent exister dans la paix.

Si Jérusalem est une justification religieuse pour cette guerre, la ville devrait devenir un espace international dépendant de l’ONU qui respecte toutes les religions et permette à toutes les sortes de pèlerins de s’y rendre en toute sécurité. 

*  *   *   *   * 

 La mafia légale internationale n’hésite pas à se servir de la religion (du psychisme) pour modifier, sublimer ses interventions, en se servant souvent des idéaux les plus nobles de l’homme pour justifier ses armées et ses guerres. La guerre est souvent organisée par les religions.  Irlande, Al-Qaïda, les religieux protestants en Amérique, des fanatiques qui s’imaginent agir au nom d’un Dieu.    

Tout acte de violence est et sera toujours un geste immoral quelle que soit sa finalité ou sa justification.

Prétendre que l’on se bat pour Dieu ou Allah ou Yahvé, ce n’est que mensonge et hypocrisie puisque si Dieu existe, il ne peut être qu’Amour… Il y a une logique dans ce que l’on enseigne ou on nous ment…           

Le but premier de chaque individu est de devenir autonome.  Tout ce qui opprime ce mouvement naturel — quoique pour se perfectionner, il faut apprendre de ses erreurs — ne peut être que maléfique.  Le plus grand cadeau divin donné à l’homme est son libre arbitre.  Le but de l’homme qui croit en Dieu est d’apprécier sa grandeur, sa création éternellement, non pas de la détruire pour être plus riche.    

Ainsi, le système quand il vise l’enrichissement d’un petit groupe (élite privilégiée, bourgeoisie, aristocratie) au détriment de la masse est ce qu’il convient d’appeler « la grosse mafia».        

Le «système» devrait être, au contraire, l’institutionnalisation du partage des richesses et du pouvoir terrestre à l’ensemble des individus formant l’humanité.  La «grosse mafia» est la pourriture de la structure spirituelle (la pyramide), en laquelle l’homme est en droit d’espérer une amélioration de sa vie.

La dictature, l’impérialisme, le colonialisme, l’aristocratie et la bourgeoisie, l’élitisme privilégié sont le cancer de la démocratie et de la vie sociale, soit l’exploitation individualisée à grande échelle de l’individu.  Une erreur de finalité : le profit, le pouvoir par l’exploitation plutôt que l’amour à travers le partage et le partenariat.

Même si personne n’est parfait, il y aurait moyen d’améliorer la vie de l’homme si l’objectif est autre que celui du pouvoir, de l’avoir et de la violence.   

Il faut créer une société où le centre et la fin de la vie sont le bonheur humain.

Pour que le Québec puisse s’intégrer positivement dans la mondialisation, il doit exister comme entité : comme un individu doit se réaliser lui-même afin de pouvoir pleinement assumer son entité sociale.  Il doit exister pour réinventer et humaniser son propre système afin que la finance, l’économie et le profit cessent de prendre la place de l’homme comme étant la valeur absolue.  Il doit viser le bonheur individuel comme outil de bonheur collectif, car autrement nous n’avons aucune différence inhérente et valable par rapport aux autres.    

*   *   *   *

LE QUÉBEC EST ENCORE UNE COLONIE ANGLAISE.  
 
Pour avoir un gouvernement responsable, il faut que le Québec soit maître de ses moyens, que l’Assemblée nationale soit le maître absolu du Québec, ce qui est impossible sans l’indépendance.  Par exemple, les institutions fédérastes comme la Cour Suprême peuvent annuler une loi du parlement du Québec.  C’est d’ailleurs ce qui arrive souvent dès qu’il est question de la langue au Québec.  Les interventions fédérastes ne se comptent plus tant elles sont nombreuses. 

Les rêves de Trudeau et Lévesque sont inachevés.  Trudeau et Lévesque n’ont jamais réalisé leur rêve.  Même si Trudeau s’est toujours opposé au Québec, il n’accepterait certes pas que les États-Unis s’approprient la souveraineté du Canada… La situation du Québec n’a pas tellement changé depuis 1867, sinon que le fédéral a envahi encore plus les champs de compétence du parlement du Québec.  Tout se déroule dans une atmosphère plus hypocrite, à l’image même du gouvernement fédéral.  Tout est mis en place pour éviter que le Québec puisse devenir un pays.       

Le fédéral agit toujours comme s’il était en guerre perpétuelle contre le Québec et plus précisément contre le séparatisme.  Or, il devrait apprendre que le seul moyen de combattre le séparatisme est de fournir une raison valable pour vouloir demeurer uni au sein d’un Canada renouvelé (une vraie confédération), comme l’avait promis Trudeau.  Si le Québec sent qu’il peut vraiment y grandir, il ne cherchera pas la souveraineté pour la souveraineté.  Si le Québec veut faire bande à part, c’est qu’il est mal servi à l’intérieur du Canada.          

La souveraineté du Québec, dans ou en dehors d’une vraie Confédération, lui donnerait le droit et le pouvoir de gérer toutes les sources de revenus sur son territoire pour le bien de tous les Québécois, et non, les amis des différents régimes qui se nourrissent grassement du différent Québec-Ottawa.   

Nous avons deux paliers de mafia légale pour nous diriger parce que nous sommes assez masochistes pour accepter d’être économiquement exploités par plusieurs niveaux de gouvernement.  Quand Ottawa accuse Québec, c’est toujours pour faire voir que le Québec ne sait pas ce qu’il fait et pourtant c’est le contraire.  C’est parfois vrai, mais c’est plus souvent faux. Le Canada aurait intérêt à accepter la nouvelle vision du Canada.  Le fédéral se regarde dans un miroir quand il accuse le Québec.  Il lui reproche ordinairement ce qu’il fait en mille fois pire.           

Le statut colonial du Québec ne peut pas être nié parce qu’il repose fondamentalement sur le refus du Canada anglais de reconnaître les francophones du Québec comme une nation avec les pouvoirs d’une nation.  Ce qu’il fait pourtant pour le Nunavut, les Amérindiens, les seules vraies minorités au Canada.       

Tant que le Québec fera partie du Canada, les Anglophones ne constituent pas une minorité puisqu’ils sont une partie intégrante de la majorité anglophone du Canada.  Au Canada, ce sont les Francophones et les Amérindiens qui constituent la véritable minorité numérique, existant d’une marre à l’autre.       

À la fin des années 1960 jusqu’à l’arrivée de Pierre E. Trudeau tout était clair : les deux solitudes.  
Le Canada est toujours une colonie anglaise ?  Point à la ligne.          

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :