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Spirale intraprojective 31

octobre 6, 2020

Spirale intraprojective  31

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp.292 à 303)

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Pour cela, l’homme devra non seulement apprendre, mais pratiquer la tolérance et le respect des autres.  Si le bien-être de l’homme devient le centre des préoccupations, il est bien évident que l’on devra abolir la peine de mort et trouver une solution positive. L’adoption doit cesser d’être un commerce. L’adoption, c’est un moyen pour permettre à un individu condamné à vivre dans la misère d’avoir une chance de vivre heureux. L’assistance à la mère doit remplacer l’avortement. 

Il ne faut pas oublier que la tolérance repose sur la connaissance de soi et la compréhension de l’autre.  C’est un but extrêmement noble et fort probablement la seule raison d’exister de l’homme : l’éternité dans un futur paradis terrestre.  Le ciel n’est rien d’autre que l’éblouissement, la contemplation de la beauté et de la grandeur de la création.  Une relation avec l’énergie au-delà du support corporel quand nous y serons parvenus.  Si nous vivons l’enfer sur terre, c’est que nos civilisations n’ont pas su créer autre chose que l’enfer, grâce aux guerres et la misère, à cause de l’ignorance, de la violence et de l’intransigeance.  Cela fait partie de notre cheminement d’homme.           

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Cela fait peut-être un peu curé pour un écrivain qui a pondu l’Homo-vicièr et Laissez venir à moi les petits gars, mais c’est pourtant sous une forme différente, plus globale, le même message que dans ces livres.

L’Homo-vicièr était une réflexion sur le sens de la vie, comment vivre sa différence, surtout si elle est contraire à tout ce que le monde accepte alors que Laissez venir à moi les petits gars était une dénonciation de l’hypocrisie sociale de l’Église et une apologie de l’Amitié.  Laissez venir à moi les petits gars a été choisi par Gérald Godin alors que j’avais présenté deux romans, celui-là et La fin d’un état.  Pour Godin, Laissez venir à moi les petits gars me représentait beaucoup mieux.  Il fut publié plus tard par Parti pris, sous la direction de Gaétan Dostie, le nouveau patron puisque Godin était devenu ministre.  Je travaillais pour lui dans Mercier en 1976.  Ayant refusé de donner la main à Robert Bourassa, les libéraux me blâmèrent jusqu’à ce que je leur aie expliqué qu’il m’avait fait perdre mon emploi, ce que je voulais lui rendre.      

Malheureusement, comme tous les humains, l’auteur que je suis, progresse dans sa conception de l’homme et de l’univers à travers le temps et l’espace de ses mauvaises et bonnes expériences.  Avec le temps, j’en suis venu à la conclusion que la finalité de l’homme, c’est le bonheur.  (Je conseille un livre de Jean Vanier, Le goût du bonheur, un livre que j’ai découvert depuis)          

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Si, sur le plan technique, l’homme a accompli des merveilles ; sur le plan émotionnel ou psychologique, il est demeuré aussi arriéré que les hommes des cavernes, à cause de religions qui refusent de revoir leur façon d’interpréter la vie.

L’équilibre mental, même de ceux qui nous dirigent, est loin d’être atteint.  Tant que la violence, la manipulation, l’exploitation des autres, le pouvoir ne sera pas identifié comme la maladie mentale par excellence plutôt que les déviations sexuelles, notre société n’évoluera pas.    

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La société actuelle n’a qu’un dieu : l’argent.  Elle n’a qu’une fausse morale : être hypocrite, menteur et crosseur pour réussir.  Son petit nombril et rien d’autre.       

Qu’on le croit ou non, je me considère comme un être profondément religieux, même si je crois que les religions ont tout faussé en créant le péché d’impureté , en rejetant la matière (le corps) comme moyen de se réaliser, d’atteindre, comme le diraient les spiritualistes, la transcendance.         

Le monde de demain doit retrouver le respect de l’individu, de la vie.  Nous devons abolir la peine de mort partout et toujours, car elle prive le fautif du temps qui lui permettra de se retrouver et de tirer les leçons appropriées à ses bêtises, Il faut rendre possible l’élimination des guerres qui sont la base de notre système économique.

Les normes que les religions ont fixées deviennent des absolus plutôt que d’être, comme il se doit, des moyens, des outils-conseils pour accéder, se diriger vers la perfection.

Si tous les hommes sont appelés à devenir des saints, comme on le prétend, chaque individu a sur son chemin, dans une période de temps qui lui est assignée, le nombre d’erreurs qui lui est propre et lui permette d’y parvenir. Ce cheminement lui est personnel et relève surtout de son adaptation à l’environnement.  C’est l’aspect intéressant du bouddhisme : tu reviens pour parachever ta propre perfection à venir dans une vie future.  Une perfection strictement de l’âme.     

Si les religions disaient la vérité, elles n’auraient pas besoin de violence et de chantage individuel pour se maintenir.  Si les religions n’étaient pas des commerces basés sur l’exploitation de la peur individuelle face à la mort, elles n’auraient pas besoin de s’imposer par la menace et le fanatisme, la foi aveugle.       

Si elles respectaient Dieu, elles le respecteraient en chaque individu … Homme ou femme, cela n’aurait pas d’importance ; car l’âme, l’énergie fondamentale de l’existence n’a pas de sexe.  Une énergie est positive et négative.
Le fanatisme religieux est la source par excellence des maladies mentales,

particulièrement, la paranoïa, la schizophrénie et la psychose.      

Il est impossible d’aimer la vie sans une dimension spirituelle, mais l’obsession de la perfection rend débile.  La répression des sens engendre la maladie mentale.

Tout ce qui est bourgeois, comme notre système de valeurs est hypocrisie, mensonge et exploitation.  Le savoir au lieu d’être au service des moins bien nantis sert à exploiter la majorité au profit d’une petite clique de profiteurs.  L’Église catholique est loin de la tolérance de l’évangile selon Saint Jean et les musulmans sont encore plus loin de l’enseignement de Mahomet et du Coran où Dieu est présenté comme la Miséricorde, où le prophète Mahomet clame que la femme est la partenaire égale de l’homme.           

Toute cette merde vient du fait que les religions ont condamné la chair plutôt que la violence, ont rabougri la femme au rôle de servante et de tentation sexuelle.  Ils ont établi la fausse supériorité de certains humains, certaines races sur les autres humains.   

La polygamie et la polyandrie devraient être permises si elles permettent le bonheur de tous les participants(es) de cette famille éclatée
.  

C’est à eux, individuellement, de décider, et non, à la société de mettre le nez, là, où elle n’a pas d’affaire.  Par contre, cette forme de vie doit être totalement libre.  Une union, sans amour, est une masturbation à deux.  Elle est peut-être bien le « fun», mais elle ne conduira jamais au bonheur.   
 
*   *    *

Quand on parle de liberté sexuelle, on parle de responsabilité, de partage de pouvoirs et de tâches, entre les humains, entre les hommes et les femmes.  La génitalité n’est que le plaisir retiré de cette sexualité (l’affection, la tendresse) qui n’aurait jamais été créée si elle était mauvaise.  Le contraire est le même blasphème, la même désobéissance que Lucifer quand il refusa de s’agenouiller devant l’homme.      

Actuellement, la sexualité est régie par toutes les religions de façon paranoïaque, hystérique et psychosée.  En interdisant les sens et leur joie, on force l’homme à vivre en hypocrite. On fait de la génitalité le centre absolu de la sexualité. Pourtant, la sexualité comprend surtout la tendresse et l’affection.    

Comme disait Freud, il y a un monde entre la sexualité et la génitalité… L’Amour, le Bonheur, est le vrai sens de la vie : accepter, intérioriser l’autre plutôt que de le rejeter, de le haïr.  L’amour est d’autant plus parfait qu’il est gratuit. 

La sexualité est émotions, tendresse.  La génitalité est plaisirs.  

Qu’on le veuille ou non, l’amour est d’abord un état affectif qui a sa part de narcissisme.  Les rapports sexuels ou émotifs sont plus importants que les rapports génitaux.  Ils créent plus de liens.  Le génital n’est que la cerise sur le sundae, quelle que soit l’orientation sexuelle.  

Certaines femmes veulent prendre le contrôle absolu des sociétés occidentales, du moins, de rétablir le matriarcat.  Il faudrait plutôt bannir le matriarcat et le patriarcat afin d’établir un nouveau partenariat, respectant les individus.  Le couple ou le groupe doit être une façon de vivre, permettant aux individus de se développer.  Il est alors bien normal qu’il y ait des mutations ; mais la sécurité des enfants doit être primordiale.  

Le problème est encore sexuel, car les dirigeantes sont très souvent des homophobes radicales ou des hétéros totalement frustrées qui rejettent la sexualité, et encore plus, les manifestations sexuelles minoritaires. 

Leur homophobie (dans tous les sens) et leur paranoïa hystérique reposent strictement sur une mauvaise expérience sexuelle individuelle.  Leur peur est projetée dans leurs enfants, mais elles les obligent à refuser toute distinction entre la pédophilie et la pédérastie.  Cette peur-haine est sans borne et carrément maladive.      

Les hommes qui violentent les pédophiles sont souvent eux-mêmes inconscients que leur besoin de justice relève de l’existence de leurs propres désirs incestueux ou pédophiles.  Ils compensent par leur côté macho : tout est réglé par le côté violence et pouvoir du mâle défenseur… Ils s’identifient à la lutte de ces femmes qui crient au secours contre leur propre réalité déviante pour se prouver qu’ils sont fondamentalement hétéros.        

Ceux qui s’acharnent le plus contre les gais sont souvent inconsciemment des homosexuels frustrés, intériorisés qui refusent de se reconnaître tels qu’ils sont.  Ils doivent donc en mettre un peu plus pour se prouver à eux-mêmes qu’ils n’en sont pas.  Leur violence vient de leur haine d’une partie d’eux-mêmes qu’ils ne comprennent pas.       

Bien des femmes veulent être des hommes, mais elles refusent de partager leur pouvoir irréversiblement exclusif à la maternité et aux relations subséquentes avec les enfants.  Elles s’arrogent l’exclusivité d’élever les enfants.  Un privilège légué par le développement de nos civilisations.  Ces femmes veulent être le mâle pour jouir de leur pouvoir, mais continuer d’être la mère… pour se croire indispensable aux enfants…      

Les femmes sont la principale courroie de transmission des valeurs sexuelles transmises aux enfants.  Il ne faut pas les regarder, les pauvres petits vont fondre.  Il ne faut surtout pas les toucher comme si le plaisir était le péché par excellence.  Sont-elles aussi fragiles que les statues de plâtre ?      

Les adultes étendent leur maladie, leur peur de la sexualité, sur les enfants qu’ils prétendent protéger.  En étouffant leur sexualité, ils briment le développement de leur personnalité.  Chaque individu passe par des stades de développement et l’éducation moule son rapport à sa sexualité.  La protection devient vite de la surprotection.  Ce que l’on voit comme primitif est parfois simplement ce qui existait avant que la peur vienne dévier ce que doit être le développement normal d’un individu.          
 
Freud a irréversiblement prouvé que les enfants ont une sexualité propre qui se manifeste différemment, soit par la curiosité pour son corps et celui de l’autre, une sexualité qui se vit à travers le jeu.         

Il faut empêcher qu’un adulte pénètre un garçon ou une fille, non pas pour des raisons morales, mais physiques, à cause des proportions des membres impliqués ; mais de là à faire une crise quand certains touchent une fesse ou un sein encore inexistant, il y a toute une différence : la différence entre une perception ouverte, compréhensive ou scrupuleusement maladive de la sexualité. 

Les femmes transmettent à leur progéniture que les mâles sont tous des salauds.  Avec la peur de l’étranger qui peut te regarder ou te toucher, les adultes répandent la paranoïa.  Il y a une différence entre se protéger d’un danger réel et obéir aveuglément à des normes qui se sont incrustées dans des situations particulières à travers l’histoire.  La promiscuité est devenue avec raison une hantise à l’époque de la peste, mais elle n’est pas disparue ensuite quand le danger fut disparu.         

Plusieurs femmes sont encore divisées entre le plaisir corporel et les obligations, les liens de la maternité avec l’enfant.  C’est pour elle une forme de culpabilisation parce qu’en tant que femme elle choisit le plaisir (faire l’amour) plutôt que la maternité.  C’est un retour pour plusieurs du problème de conscience qu’est l’avortement.  Par ailleurs, aujourd’hui, il est possible d’avoir recours à la contraception pour définir le rôle que l’on veut privilégier.

L’enfant doit-il lui-même apprendre à se servir de sa liberté, acquérir le plus tôt possible son autonomie ?           

Les deux rôles ne sont pas incompatibles.  Si la société réexamine le statut de la femme et de l »homme en fonction de l’égalité des deux, si l’on cesse de voir la femme autrement qu’en mère porteuse d’enfants ou de péchés et le mari comme le pourvoyeur, la société de demain sera plus humaine.  Il ne restera plus que les fanatismes radicaux, religieux, politiques, à extirper pour avoir un monde vraiment agréable à vivre pour tous.          

Ma vérité n’est pas nécessairement celle des autres.  Je peux avoir complètement tort, mais je vois la vie ainsi.  Plus le temps passera, plus la liberté et le respect des autres seront importants. 

La prison m’a amené à cette recherche de l’importance de l’autonomie individuelle pour réaliser un monde vraiment juste et démocratique. J’ai aussi établi que toute vérité qui a besoin de violence pour dominer n’est pas une vérité…

Pourquoi un homme ne pourrait-il pas sans honte, sans être un pédophile, celui qui élève les enfants à la maison ?  Pourquoi la femme doit-elle être la propriétaire des enfants ?  Pourquoi doit-elle s’investir de la vocation de transmettre des valeurs psycho-sexuelles qui dénigrent la sexualité à ses enfants ? Pourquoi l’homme doit-il être une brute qui défend aveuglément la virginité de ses enfants pour ne pas être perçu comme une tapette ? 
Les jeunes ont leur sexualité et doivent devenir autonomes. Pourquoi le sperme devient-il plus indispensable, plus rare et plus riche que les cellules du cerveau que l’on tue à coups de drogues ? 

Nous ne sommes plus à l’époque où l’on croyait que sperme et cerveau ne faisaient qu’un. Personne n’est diminué après avoir eu une relation sexuelle (peut-être moins stressée) même avec un autre homme. 

La société a voulu imposer l’hétérosexualité et la monogamie comme la seule façon acceptable de vivre sa sexualité.  Cette vision  » unique », « bornée » ne date pas d’hier.  Prétendre que c’est la pensée de Dieu, c’est en faire un imbécile qui ne peut pas gérer les différences de sexes.

Pourquoi ces rôles dans un couple ?  La tradition n’est-elle pas, elle aussi, un mode de reproduction de la bêtise où le passé l’emporte sur les connaissances présentes et celles de demain.  La tradition est par définition en arrière de l’évolution humaine, une mise au point momentanée pour permettre un futur meilleur.  Pourquoi le vieux ne devrait-il pas devenir le principal enseignant volontaire des jeunes ?  Comme du temps des chamans et des disciples.  Une forme d’enseignement.  Pourquoi voit-on d’un mauvais oeil une caresse faite par un homme à un enfant ou même à un autre homme, alors que l’on glorifie cette même caresse faite par une femme.      

Cela semble s’éloigner de la réflexion sur la mondialisation, mais ce n’est qu’une apparence. 

La mondialisation est une phase, un ensemble d’énergies qui employé sciemment est très positif puisque très utilitaire.  Il faut revoir la connaissance actuelle partout sur terre de manière à pouvoir changer ce qui doit l’être et cesser d’être dirigé par l’ignorance. 

Et, la première chose à changer pour éliminer la violence est notre point de vue sur la sexualité.    

       
*   *   *   *

Le malheur, les hommes sont encore assez stupides pour voir la mondialisation que sur un plan commercial.  La mondialisation, c’est plus que ça.  Ce sont des règles simples sur un plan planétaire comme la non-violence totale, la liberté sexuelle et le droit à la vie privée.          
 La mondialisation, c’est faire disparaître les autres règlements qui nous empoisonnent la vie, c’est simplifier, mais c’est aussi le respect des territoires. 

Le gouvernement d’un pays est le maître à bord chez lui tant qu’il respecte ces grands principes de non-violence, de vie privée, de droit individuel égalitaire.

La mondialisation, c’est aussi garantir un minimum vital à chaque individu et cela dans l’égalité des hommes, des femmes et des enfants… eh oui. Les enfants ont aussi des droits, tout comme tous nous avons des responsabilités.          

L’ONU (révisé pour être plus efficace) doit prendre les décisions à l’échelle de la planète, elle gère et voit au partage des richesses ; mais elle est aussi la  » police » quant à l’application intégrale et mondiale des ententes ente pays et surtout en ce qui touche l’application de la Charte des droits de l’homme. 

Cependant, si la Charte des droits colle à la peau de chaque individu où qu’il soit sur la terre, la Charte doit être appliquée sur un plan strictement individuel et cesser d’être une nouvelle arme entre les mains de la mafia légale ou de la pègre. 

La Charte doit préserver des individus et non des groupes criminels.  Les religions sont soumises aux règles civiles et doivent respecter la liberté sexuelle individuelle.  Elles n’ont qu’à adapter leurs rites aux valeurs d’aujourd’hui.

Si le fédéral protège autant la mafia, en jouant aux purs, c’est qu’il doit être complètement submergé par la mafia mondiale.  La mafia c’est tout ce qui sert à exploiter les individus.         

Si l’élément premier d’un ensemble est malade, tout l’ensemble est foutu.  Or, actuellement notre société vit sur deux prémisses qui ne peuvent signifier que corruption : La répression sexuelle au lieu de la répression de la violence et les drogues, comme recherche du pouvoir. On vit comme dans «  Le meilleur des mondes  »        

LA MONDIALISATION     

La mondialisation telle qu’elle est vécue actuellement signifie seulement un palier international d’exploitation légale de l’individu.          

Les finances, le profit, et par conséquent, l’économie est le seul instrument de réalisation et le seul but : faire de l’argent.      

C’est la pire mafia sur terre, car, elle n’hésite pas à tuer des individus pour élargir sa domination et la protéger.  Elle n’hésite pas à se servir du savoir, de la science pour dominer et exploiter davantage. Les universités sont au service de la mafia légale mondiale.     

Tout le monde sait que les sphères de la mafia les plus payantes actuellement sont le trafic d’armes et de drogues, les institutions financières, le logement, les médicaments.  Les laboratoires et l’immobilier sont les instruments par excellence pour le blanchiment d’argent.         

La mondialisation permet aux grandes entreprises , aux voleurs comme les banques, les bourses de changer de pays pour mieux exploiter les travailleurs et trouver des abris fiscaux.  Pour le moment, c’est ça la mondialisation.  Une organisation qui permet des fraudes à l’échelle mondiale.             

Faire profiter son profit est la seule raison d’exister.  Et, la rareté des richesses comme le pétrole, artificielle ou réelle, permet de forcer les pays à verser des sommes colossales pour échapper aux crises économiques, profits qui se ramassent évidemment toujours dans les mêmes poches.                      

La mondialisation épurée pourrait à long terme si elle vise la vraie démocratie et le mieux-être des humains, être la porte d’entrée d’un monde pacifique, de l’établissement d’un minimum vital individuel mondial– la fin réelle de la pauvreté, de la misère — la fin de l’impérialisme.                  

On doit apprendre à respecter la culture de chaque nation ou peuple (ce qui n’empêche pas l’émergence de la connaissance et de trois ou quatre langues universelles pour une compréhension entre tous les humains).  

La méditation de  » Small is beautiful « , d’E.F. Schumaker, le Seuil 1978, ne ferait pas de mal.        

La mondialisation pourrait dans une vraie démocratie, et non dans un vote à tous les quatre ans pour un parti qui n’est pas tenu de réaliser son programme; être la fin de la violence et des discriminations.           

On doit, à l’échelle planétaire, respecter l’égalité de tous les humains, grâce à l’autonomie individuelle et le respect intégral de Charte des droits de la personne.  Il faut y ajouter la liberté sexuelle absolue consentie, non violente et responsable pour tous dès qu’on a atteint dix ans.  Alors, l’homme pourrait vivre à un autre niveau de conscience où la vie serait meilleure pour tous…

                                
* *  *  *  *

On comprendrait, sans se scandaliser, puisqu’il s’agit d’une évolution dans le temps, que les religions qui jouaient jusqu’à maintenant le rôle de médecins, psychologues, psychiatres, conseillers, juges, dans des livres soi-disamment de la parole de Dieu. Ces livres ne sont que la projection des conseils des Sages pour préparer le chemin de l’avenir.  Les livres saints sont des histoires pour nous faire réfléchir.  Il est urgent qu’on cesse de les prendre à la lettre.          

La spiritualité, c’est autre chose que des religions.  Le principe même de l’être humain aurait été formulé par André Gide et Shakespeare : mon essence est d’être, le but de vivre est de vivre et la raison, le but de cette état est le bonheur, car la vie est en soi le bonheur si on sait la vivre.   
                                     
*   *   *   *        

Tout gouvernement qui sert de nourrice à sa bourgeoisie au lieu de songer au bien de son peuple en entier est une mafia légale parce qu’elle sanctifie l’exploitation de la majorité par une minorité.  Elle impose ses valeurs au détriment de l’autonomie individuelle.  L’anarchie, c’est l’avenir, la présence des forces brutes en devenir et le libre choix individuel, personnel pour le bien de la communauté.  Le rôle de chaque individu est de se réaliser au maximum pour le bien de tous, lui y compris.           

Actuellement, la mondialisation est au service des banques, de la finance et de l’économie.  Elle est le palier légal et supérieur de la grande mafia internationale.  C’est elle qui invente le bien et le mal, en dirigeant les communications et la connaissance à partager. 

La morale de cette mafia mondiale a pour but de justifier l’ordre et la loi pour exploiter les gens plutôt que de rechercher le vrai Bien de l’homme et de la conscience individuelle en propageant le goût de l’autonomie individuelle.  

Toute forme de dictature, d’impérialisme, de colonialisme, d’hégémonie culturelle ou de bourgeoise est un viol de l’individu.          

L’individu doit être le seul maître de son corps et de son esprit, de sa morale, comme le chantait Léo Ferré.

Cependant, la liberté s’arrête là où elle empiète sur celle des autres.  La violence, le fanatisme, le sexisme, le racisme sont de l’ordre du mal et non du bien.

Il est inacceptable que pour la richesse d’un tout petit nombre, toute une civilisation doive tenir son pouvoir de l’oppression.  Tant que ce que tu veux et fait ne nuit pas à l’autre, tu es dans l’ordre correct des choses.             

Il suffit de songer à l’esclavage ou au massacre des  » Indiens d’Amérique  » au nom de la morale chrétienne, blanche, pour saisir ce que j’appelle l’ordre de la mafia légale.  Ces purs qui tuent pour imposer leur pureté.  De quelle pureté un assassin peut-il se proclamer ?  Non seulement nous leur avons volé leurs terres et leurs richesses, mais, ce qui est plus grave, nous avons massacré leur culture au nom d’un dieu d’Amour. L’existence de notre civilisation est basée sur la violence et sa morale a été une œuvre de destruction de la race humaine.  La chasteté nous a donné des Inquisitions, rien de mieux.           

La souveraineté, c’est de se débarrasser d’un des paliers de la mafia légale, soit les clans colonialistes et bourgeois d’Ottawa
.     

C’est éliminer les dédoublements de gouvernements ; donc, de taxes et d’impôts inutiles, combattre la structurite (le principe de Peter), redonner le pouvoir au peuple : la seule raison d’exister d’un gouvernement étant de servir loyalement ses citoyens.

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