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Spirale intraprojective 27

octobre 2, 2020

Spirale intraprojective  27

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (Pp.  249 à 259)

                      
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Je n’ai rien contre la religion musulmane.  Au contraire, mes deux fils adoptifs, en sont membres.  Comme eux, je crois qu’Allah est Dieu, que Mahomet fut un prophète, mais pour ce qui est des règles de vie, je préfère l’Évangile, selon St-Jean ; car l’Islam ne sait pas se moderniser.  Il est trop fanatique et rigide.  Il me rappelle les périodes noires de l’histoire du christianisme : les croisades et l’Inquisition.  

Les prophètes n’existent que pour leur pays, l’ère et la civilisation pour lesquels ils apportent leur message, la lecture de l’âme de leur peuple.  Ils sont là pour unir les humains autour d’un mode de vie. Mais les religions doivent s’adapter aux découvertes scientifiques, même si celles-ci font ressortir leurs bévues. On peut maintenant manger de la viande le vendredi sans avoir peur d’aller en enfer et pourtant le catholicisme existe encore.          
                                      
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Par ailleurs, les règles de l’immigration devraient être claires.  Tous les immigrants devraient savoir avant de venir au Québec qu’il s’agit d’un pays francophone, où l’homme et la femme sont des égaux et où tu vis ta religion sur une base privée, c’est-à-dire chez toi ou dans le temple.  Le reste de l’espace est neutre et non religieux.       

Pour s’installer chez-nous, il faudrait que ceux qui font ce choix aient au préalable une connaissance suffisante du français et que leur démarche pour reconnaître leur compétence, leur diplôme soient antérieure à leur venue. 

Le Québec pourrait même organiser des écoles en vue de l’immigration dans différents pays du globe.           

Le Québec doit aussi s’assurer, sur son territoire, que les autochtones soient traités avec respect.  Nous devons leur permettre de retrouver leur langue et une partie de leur culture, en ce sens, qu’il est bien évident qu’il leur est impossible de retourner complètement à une vie de chasse et de pêche.  Dans nos pays, ils devraient cesser de vivre dans des réserves et de devenir des citoyens égaux aux autres, à part entière.           

Cependant, dans une véritable Confédération, il faudrait trouver un territoire qui permet à ceux qui le désirent de retourner à cette forme de vie ancestrale.  Cela n’empêche pas un partenariat rentable pour eux en permettant aux autres de partager les richesses dont ils ne se servent pas sur leur territoire.  Les autochtones doivent avoir droit à leur souveraineté en tenant compte des réalités actuelles.

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 LA RELIGION        
                                                               
 Quant à nous, nous ne devons pas refuser de remettre en question certains éléments de notre passé.  On vit en fonction de l’avenir.  Ce n’est pas seulement vrai pour la langue, mais aussi pour notre religion.  Le sectarisme religieux et linguistique est à l’origine de notre peur des étrangers.       

La foi aveugle est irrationnelle et par conséquent, c’est de la schizophrénie.

Les religions ont toujours été tournées vers le passé et leur domination est universelle. Quel sera son rôle d’unification dans l’avenir ?  Est-ce que les religions peuvent unir au lieu de créer toutes sortes de ségrégations ?        

Il y a du bon et du mauvais dans toutes les religions.  Elles sont toutes à la fois bonnes et mauvaises, selon l’utilisation que l’on en fait.  Pour savoir si elles sont valables, nous devons nous demander leur taux de tolérance et leur capacité de semer l’amour.  Si leur culture conduit à la haine et à l’intolérance, elles ne peuvent pas venir d’un dieu d’amour et elles ne peuvent être que mauvaises.         

L’humanité sort à peine de la mythologie et les religions en sont encore complètement prisonnières.  Elles sont une façon d’expliquer le monde et la vie et nos connaissances actuelles nous prouvent qu’elles sont souvent dans le champ de patates. Une chose est certaine, croire au mot à mot de la Bible, c’est complètement ridicule.       

Aucun pays ne devrait être dominé par une religion.  La religion et l’état sont deux choses totalement séparées.  Aucun exercice religieux ne doit être interdit, à moins qu’il fasse la promotion de la haine et de la violence.  Les religieux ne sont pas au-dessus des lois et n’ont pas le droit de prêcher la violence.  Qu’ils cessent de faire de la politique et s’occupe du spirituel.  Le monde ne s’en portera que mieux.

Aucun pays ne devrait accepter des usages qui mutilent un individu symboliquement ou en réalité (l’excision, par exemple).  Par conséquent, le baptême ou l’entrée dans la foi religieuse ne devrait jamais être possible avant l’âge adulte afin que l’individu ait réellement le choix de sa foi.  S’il est trop jeune pour comprendre sa sexualité, il l’est encore plus pour comprendre les religions et leurs croyances.          

Si tu veux être millionnaire, il suffit d’inventer une religion.  Les «preachers» américains prouvent combien il est facile d’abuser les gens si tu as une bonne gueule.  Pendant qu’ils empochent, qu’ils font la morale aux autres, ils se tapent tout ce que nous ne pourrons jamais espérer de notre vie. 

Quand tu dépasses la connaissance ou le savoir d’une population, tu peux l’exploiter impunément si tu arrives à lui faire croire que cette exploitation est divine.  Les hommes ne demandent qu’à croire…       

Les stratèges militaires ont compris l’importance des communications pour justifier l’injustifiable : la guerre, par exemple.

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Ce n’est pas pour rien que les fédérastes s’emparent de tous les moyens de communication.  Ils peuvent ainsi faire croire n’importe quoi au peuple. 

Le coup de la Brinks, les promesses de Trudeau en sont des exemples formidables.  Tu peux toujours mentir au peuple, car même s’il s’en rappelle plus tard, il aura quand même réussi à oublier assez vite pour ne pas s’en rappeler aux prochaines élections.

L’assurance-emploi est un exemple de vol légalisé que la population endure bêtement.  Si la violence ne règle rien, il faut avoir l’intelligence de savoir comment se débarrasser démocratiquement d’un gouvernement qui ne nous respecte pas.

La guerre sert toujours les intérêts d’une petite minorité avide qui ne recule pas devant la mort des individus pour s’emplir les poches.  La seule vraie raison des conflits, c’est toujours l’argent, l’énergie, le territoire à occuper.  Peut-être faudrait-il inventer un monde sans argent.  Aucune personne ne devrait avoir droit de posséder plus de dix millions de dollars.     

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Le ciel, le péché, l’enfer ne sont que des histoires, des rêves, des hallucinations, de tentatives de donner un sens à la vie.  C’est une interprétation pour éliminer la peur, spécialement, celle de la mort. 

Mais, avec la morale des bourgeois, c’est le moyen par excellence de nous laver le cerveau et faire de nous de bons moutons.  Il y a dans notre exploitation, une part de crédibilité, d’angélisme, de bonasserie, d’enfant.

                                                                             
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Malgré ce j’écris, je demeure fondamentalement un croyant.  Je crois toujours que la mise en application des Évangiles est la plus grande forme de révolution mondiale.  Parfois, je m’en veux d’être aussi radical dans mes écrits.  Par exemple, ma famille y est parfois malmenée alors qu’en réalité j’ai eu une famille en or. 

Faut-il avoir peur de la fiction dans nos écrits sous prétexte que les lecteurs ne sauront pas faire la part de la réalité et de la fiction ?

Mes livres ne sont pas de vraies biographies, même si on peut le croire, À la base, je me sers simplement de mon expérience pour réfléchir, me conscientiser ; mais j’ajoute ce qui me sert pour créer un texte. Mes livres sont un long délire. Une façon de lécher mes plaies.

La fiction permet une liberté créatrice, un humour, un examen de conscience qui dépasse la réalité et permet de comprendre sans comprendre tout à fait.  Elle permet d’extrapoler les situations, d’intuitionner.  Mais, à quel moment, mon influence, s’il y en a une, devient-elle mauvaise ?


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Je n’écris pas contre la spiritualité des religions.  Je crois sincèrement dans l’existence d’un Dieu qu’on l’appelle Allah, Dieu, Yahvé, n’importe, c’est la même chose. 

Je dénonce les règles, les rites des religions en ce qui concerne la sexualité. 

À cause de leur position sur la sexualité, les religions ont tiré, extirpé toute sagesse dans leur discours.  Leur morale sexuelle tourne à vide.   Ce sont des mots creux, assis sur des ignorances crasses, que l’on te force à voir comme des vérités éternelles. 

Les paroles dites saintes devraient exister pour nous faire réfléchir et non nous faire sentir des pécheurs.  L’Inquisition qu’elle soit de n’importe quelle religion demeure un meurtre froidement exécuté pour nous forcer à croire aveuglément.  Le fanatisme religieux est la pire des schizophrénies.    
     
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Avant mon procès, mon ami Pierre Faucher, un ex-agent de la Sûreté du Québec, devenu professeur, qui m’entendait parler du plan B et l’intention du fédéral de recommencer l’expérience de 1970 avec ses propres ex-agents et ex-militaires du Pathfinders, me disait d’une naïveté incommensurable.  «Tu crois tout ce que l’on te dit », disait-il.  C’est presque vrai.  Comme ancien journaliste de la Tribune de Sherbrooke, je questionne tout ce que j’entends. 

Par ailleurs, je me suis souvent demandé et je me demande encore si ma paranoïa politique ne repose pas sur un trouble de l’émotion : je n’ai sûrement pas d’influence.  

Je suis ni de loin, ni de près un policier ou un gangster.  Je veux juste être un bon gars.  Je ne juge personne et je voudrais aider le plus de jeunes possible.  L’amour et la curiosité sont mes meilleurs moteurs.  Je crois dans la liberté individuelle.  Je pense aussi être très sensible à la justice et être très généreux quand je le peux.  Peut-être dois-je apprendre à contrôler ma générosité autant que la boisson (médication et boisson me font perdre la tête).  Je ne veux pas nuire à quelqu’un en voulant l’aider. 

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À la suite de mon procès, à chaque fois, que mon jeune punk, Petit Gabriel se ramassait en prison, j’avais peur qu’on essaie de le tuer dans les murs de l’établissement, car il était parfois très bagarreur. 

On m’avait souvent dit que ce type de gars se suicide souvent en tôle.  J’en suis venu à croire qu’on espérait l’aider à s’enlever la vie.  Je prenais ça comme un moyen de chantage pour m’empêcher de me battre pour le Québec.  J’avais peur de mettre sa vie en danger à chaque ligne que j’écrivais, car le système s’en prend habituellement à ceux qui t’entourent pour te faire chanter…    

Cette peur était plus affreuse que ma propre mort.  Que j’en ai mangé des bananes pour gagner assez d’argent pour lui fournir tout ce dont il avait besoin en dedans pour ne pas se décourager.  Les conseils reçus étaient toujours de le laisser tomber.  Je suis certain qu’un prisonnier, plus que quiconque, a besoin au contraire de pouvoir croire qu’en quelque part, il y a un autre individu prêt à l’aider à s’en sortir.  Malheureusement, tu ne peux rien faire, car la décision de ce que sera son avenir lui appartient.

Le système est une mafia légale parce qu’il te force à voir l’honnêteté comme une forme de naïveté.  Il te force à tricher.      

Mon obsession en prison est devenue de ne pas apprendre à haïr, de continuer à vouloir le bien des gens. Je ne devais pas me révolter même si je trouvais ma sentence injuste.        

Depuis que mon plus jeune fils adoptif, Rouhed, s’est suicidé pour une fille et sûrement aussi à cause des drogues dures, j’ai peur de la drogue.  Je ne savais pas que Rouhed consommait car j’enseignais à Val-d’Or alors qu’il avait mon appartement à Montréal.  Depuis sa mort, j’ai encore plus peur de toutes les formes de violence.       

La mort de Rouhed a été pour moi la chose la plus effroyable que j’ai vécue.  J’ai cru être victime de chantage et que l’on s’en prenne à mes proches.  Je savais que mon maillon faible est l’amour que je leur porte.  Je savais que ces peurs sont maladives comme toutes les peurs.  J’avais trop mal pour voir la réalité en face.  Je serais mort à sa place, si j’avais pu.     

« Avec toi, c’est facile d’avoir tout ce que l’on veut, m’avait dit son frère.  Il suffit de te dire « je t’aime» pour que tu perdes la tête et ouvre ton portefeuille.»

Rouhed était mort.  Marc en se suicidant dénonçait le chantage dont il était victime.  On m’avait aussi dit que je perdrais la petite de Rouhed, Maélie, car on l’éloignerait assez longtemps de moi pour qu’elle devienne une étrangère.

On m’a aussi avoué que mon procès était un coup monté, en essayant de se servir de mon entourage pour m’inculper, mais personne n’a accepté de témoigner contre moi

J’apprécie cette marque d’amitié.  Par contre, la dame qui a pris charge de Maéli a envoyé mon livre L’homo-vicièr à la cour pour s’assurer que je ne puisse pas adopter la petite.  Elle était payée pour s’en occuper.  Les femmes sont dégueulasses quand elles se servent des lois pour se venger des hommes. Le juge qui avait dit qu’elles sont pires que les fascistes avaient totalement raison.

Selon Faucher, il n’y a qu’un moyen de dénoncer un coup monté : observer ce l’on fait de trop pour t’inculper et la suite des persécutions.  Si c’est politique, on ne te lâche pas.   

Dans un témoignage monté par la police, celle-ci recommande les « je ne sais pas », les «je ne me rappelle pas » aussi souvent que le témoin déroge du scénario initial, ce qui pourrait porter préjudice à la preuve nécessaire pour obtenir une condamnation.       

Mathieu, mon accusateur, fut avec son père, les seuls témoins, lors de mon procès.  Mathieu s’en est servi dans les différentes versions, au moins plus d’une centaine de fois.  Le procès fut même interrompu pour s’entendre sur la version du dossier sur laquelle reposait le procès, car on avait deux déclarations différentes de Mathieu, venant de la DPJ.      

La DPJ (direction de la protection de la jeunesse) est une nouvelle forme de gestapo pour les jeunes. Elle a présenté deux versions des faits à la suite de l’interrogation de Mathieu, durant plusieurs heures. . Pourquoi deux versions, je ne les ai pas.  L’une d’elle était très peu crédible, à cause de mon bras presque totalement inutilisable. 

Même après avoir été condamné, le système fédéral a continué d’essayer de m’écraser judiciairement en demandant cette année, cinq ans après le premier procès, une prolongation de ma probation. 

Financièrement, après m’avoir accepté dans un projet Sprint, pour réorienter ma carrière en informatique, on me l’a refusé sous prétexte d’une erreur administrative.  J’étais même déjà accepté au CEGEP Maisonneuve.          

Cette chasse aux sorcières n’est pas une illusion.  Je paie encore.   

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Le French power (Trudeau-Marchand-Pelletier) a une hantise maladive de tout ce qu’il croit séparatiste.  Juste à penser que le Québec pourrait devenir un pays les rend malades.  Cette obsession vient probablement du fait que le Québec comme l’Ontario ont toujours été les vaches à lait au sein du Canada. 

Si le Québec n’est pas rentable pour le Canada, pourquoi insiste-t-il tant pour que nous en fassions partie et pourquoi est-on prêt à y envoyer l’armée pour assurer sa domination linguistique et territoriale ?

Si le Québec ne présentait pas un bon bilan financier, Ottawa ne serait pas intéressé à passer des lois de la clarté pour s’assurer que le Québec ne puisse pas devenir indépendant à la suite d’un referendum.  Le Canada nous mettrait tout simplement dehors. 

Les bourgeois francophones créés avec l’existence du Canada ont peur de perdre les avantages financiers que procurent le jeu de rois-nègres, si le Québec devient un pays indépendant.  Dans le Canada, ils peuvent manger dans les deux plateaux.  S’ils croyaient réellement dans l’avenir du Canada, ils modifieraient notre constitution et nos institutions de façon à créer d’URGENCE un continent américain comme en Europe, sauf, qu’en Europe, cette union commence déjà à ressembler à une fédération.  L’Union européenne ou américaine ne doit pas être qu’un marché, mais l’expression pacifique de toutes les cultures.     

La véritable confédération n’a rien de séparatiste.  Elle envisage une participation du Québec à différentes dépenses confédératives, donc, qui regardent l’intérêt de toutes les parties constituantes et qui représentent les dépenses confédératives.  En ce sens, la péréquation a toujours fait l’originalité du Canada, donc, elle doit être maintenue.  Cette forme d’union permet la libre circulation des personnes, des biens et des services.       

La confédération permettrait la survivance du Canada, mais si l’Ouest ou le reste du pays n’en veut pas, le Québec doit continuer son cheminement seul et se tourner davantage vers l’Europe et l’Asie pour assurer sa survivance économique. 

Une chose est certaine, le fédéralisme, par nature centralisateur, étouffe le Québec

C’est facile, dans une perspective à court terme, de refuser de voir le problème, mais chaque année rend ce cancer plus mortel.  

Que les plus vieux soient des libéraux fanatisés comme les talibans sur un plan politique, c’est un bien mauvais héritage à donner aux générations montantes.  Comment peut-on parler de démocratie, si la population est incapable de changements ?      

Les péquistes ont été les initiateurs de notre société moderne ; mais si les libéraux ne s’étaient pas ancrés et figés dans leur colonialisme anti-Québec, ils auraient pu nous apporter plus de changements, car le consensus aurait été plus grand. 

Le problème des libéraux, c’est qu’ils n’ont pas su évoluer depuis le départ de René Lévesque parce qu’ils refusent de reconnaître la vérité : Ottawa étouffe le Québec.

Des changements sociaux exigent une vision différente, un approfondissement des problèmes.  La liberté sexuelle pour un vieillard, ça risque de ne pas beaucoup jouer dans la balance, mais cette liberté est un élément essentiel au bonheur des jeunes. 

La qualité de vie ne semble pas importante, mais c’est ce qui détermine la capacité de vivre plus longtemps.  C’est bien beau de légaliser la marijuana, mais il faut au préalable s’assurer qu’elle ne sera pas le pire handicap à la scolarisation des jeunes, un frein à la qualité du travail et à sa productivité.

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