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Spirale intraprojective 25

septembre 30, 2020

Spirale intraprojective  24

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (Pp.  233 à 243)

*   *   *   *

L’écrivain Raoul Roy, le penseur d’un Québec socialiste et indépendant, a souvent dit et publié que la go-gauche (la fausse gauche) est à la solde d’Ottawa.  Pour eux, être à gauche est plus important que l’indépendance.  Dans les partis politiques qui se prétendent féministes, le féminisme est plus important que l’indépendance.

Je suis pour un Québec souverain, complètement indépendant, sans aucun trait avec le Canada en particulier, même si je sais qu’aucun pays ne peut vraiment être totalement indépendant des autres. Une véritable Confédération, c’est une structure décentralisée, donc, les provinces décident du rôle limité du gouvernement central. Pour les fédérastes, je suis donc le mal en personne.  C’est pourtant une nuance extrêmement importante.  

Je ne suis pas le pantin des grandes puissances économiques.  Malgré mon penchant populiste, je dénonce les féminounes homophobes ou les homosexuels antiféministes.  Leur division fait le jeu des courants économiques qui se servent des valeurs pour entretenir des guerres et des chicanes de clocher

Il ne devrait pas y avoir de féministes, de gais, de pédérastes, mais strictement des humains. L’humain n’a pas à être catégorisé en fonction des orientations sexuelles. 

Selon ces groupes qui furent déjà marginalisés, je suis un gros cochon qui refuse la morale internationale judéo-chrétienne, musulmane ou autre, la morale des hétéros machos, cette morale de l’inquisition moderne.       

Lénine, Staline Pol Pot ont été de beaux salauds à l’égal d’Hitler.  La Gestapo ou de la CIA américaine, c’est du pareil au même.  La guerre actuelle est perpétuée par les services secrets des différents pays qui sont là seulement pour protéger l’économie de leur pays, se fichant complètement que nous sommes tous des êtres humains condamnés à disparaître, si on ne les arrête pas avant qu’ils aient fait mourir la planète.   

Aujourd’hui, pour des avantages économiques, on assiste au mariage contre-raison des Bush-Poutine.  Dans quelques décennies, quand ils auront vidé la terre de ses richesses naturelles, ces conquérants, ces assassins légaux, s’entre-tueront pour les quelques richesses naturelles qui resteront quand la Chine se sera rassasiée.        

La guerre du pétrole nous démontre à quel point les humains peuvent être des bêtes quand les richesses naturelles servent leurs portefeuilles.  Tuer l’autre pour survivre deviendra la loi et l’ordre…   Les purs chasseront les impies comme dans le temps des Croisades.  L’homme n’a pas évolué.         

Je suis un peu comme Obélix, tombé très jeune dans la potion magique québécoise ; mais je suis aussi un être humain qui peut en avoir plein le casque d’attendre de vivre …  L’océan de mes émotions fut plus qu’houleux au cours des dernières années.  Une peur qui t’infiltre et te paralyse.  La pédérastie est mon contrepoison.  Ce qui me permet d’être encore un rebelle.  Même si j’ai perdu la voix.

Pour les plus cons, je suis un ennemi de la souveraineté parce que j’ose écrire que je suis pédéraste.  Ainsi, je nuirais à l’image.

Pourtant, être soi-même, c’est une qualité pour celui qui rêve de liberté.      

Ceux qui me reprochent de ne pas être tiraillé par les remords sont débranchés de la réalité.  Ils manquent de planification, de vision pour les prochaines années. 

Ma pédérastie n’est pas une excuse pour dissimuler notre aliénation.   Elle dénonce notre incapacité à voir le monde autrement que celui qu’on nous a créé sur mesure.

Je suis qu’un objet de plus à haïr et une excuse pour refuser de voir qu’ils font tout pour perdre les élections.  Ils perdent leur base.  Les gens s’en fichent que je sois pédéraste.  Sauf, qu’ainsi stigmatisé, je perds toute crédibilité. 

Les gens ont besoin d’un sauveur qui répond à ce que doit être un sauveur.  Un miracle. 

La thèse est trop diluée pour que les gens saisissent que la Confédération ou l’Indépendance, ce n’est pas ce qu’il y a de plus fondamental, ce n’est qu’une structure ; mais c’est aussi l’autoroute de la circulation de l’argent.  Le lien confédéral est très tenu et les pays doivent être réellement souverains, maîtres de leur politique intérieure. 

Bernard Landry nous y conduit-il mieux et plus rapidement que Mario Dumont.  L’indépendance est-elle le fruit de la droite ou de la gauche ?  Le mûrissement de notre situation et de sa prise de conscience.  Elle dépend probablement plus des intérêts économiques planétaires que des valeurs.  L’ADQ saurait-il se tenir debout devant Ottawa ?  Chose certaine, il n’y a que le parti libéral qui fera définitivement reculer le Québec, le coloniser davantage, s’il prend le pouvoir, car il est la manne des riches la pourriture au carré.  

Le rapport Allaire bonifié est réalisable si le Québec se tient debout et va chercher les pouvoirs dont il question ou on peut entrer par la grande porte de la souveraineté comme le dit Bernard Landry.     

Pourquoi brasser la cage quand on est aussi bien ?  Il faut absolument changer comme le veulent les journalistes, mais changer pourquoi ?  On devrait dire pour qui, car l’aspect physique prend de l’importance avec le vote féminin.  Pourquoi créer un nouveau pays quand Chrétien-Dion veille sur nous?  Paul Martin est-il plus décentralisateur, plus sensible à la pauvreté ?   A-t-il cette même obsession anti-Québec que le gouvernement Chrétien ?    

Puisque Mario Dumont jouit d’une grande popularité, tous les hypocrites, les nationaleux, les carriéristes de l’indépendance essaieront d’y mettre le pied pour se tailler une place au soleil.  La virginité de l’ADQ a sauté avec les dernières élections partielles.  Elle se prend pour un rayon de soleil ; mais Mario Dumont devra nous dire qu’elle sera la place du français en éducation et comment il réalisera l’application du rapport Allaire, déjà rejeté par Ottawa, sans même y ajouter les juridictions essentielles pour que le Québec puisse y retrouver son compte.   

Le problème avec l’ADQ, c’est que nous pouvons nous retrouver devant un «nouveau deal» à la Charlottetown … Serons-nous soumis aux caprices d’Ottawa, sous prétexte que ce n’est pas le temps de tenir un nouveau referendum.  Jusqu’à quel point serons-nous masochistes ?

Il y a beaucoup d’avantages avec Bernard Landry par rapport à Lucien Bouchard.  On a eu la peau de Bouchard en faisant croire qu’il n’était pas un vrai souverainiste. (Aujourd’hui, je commence aussi à avoir de sérieux doutes.)  Cette fois, je mets les gens au défi de prouver que Bernard Landry n’est pas souverainiste.  Un carriériste ?  Probablement, mais un carriériste de la souveraineté.  Sans tambour, ni trompette, il sort lentement le Québec de ses problèmes ; mais on dirait que personne ne s’en rend compte.  Il manque un peu de poigne face à Ottawa, porte-parole des États-Unis.   M. Landry a l’allure péquiste, un petit idéaliste qui avec son langage peut nous sembler pédant, mais peut-on reprocher à quelqu’un d’être instruit ?  On sait que les Québécois détestent tout ce qui leur rappelle l’accent français.  Il est moins dictateur que Chrétien, mais il semble savoir où il s’en va…        

Au Québec, nous devons tenir un débat de fond sur notre avenir, tenant compte de tous les facteurs, même mondiaux, et n’ayant pas peur de dénoncer tous les nombrilistes qui nous empêchent d’avancer.  Nous devons cesser de rêver la souveraineté et la faire.  L’indépendance doit correspondre à un projet de société. 

D’ailleurs, si le gouvernement était élu, selon un mode de scrutin proportionnel, la vraie démocratie s’en porterait mieux.  Toutes les tendances québécoises seraient représentées, car, qu’on aime ça ou pas, même un libéral fédéraste qui habite le Québec est un citoyen du Québec.       

Par son côté conspiration, la crise d’octobre ressemble à ce qui vient de se passer à New York, en 2001.   La seule différence, les patrons de Ben Laden et de George Bush doivent exister à un niveau financier supérieur au nationalisme, car pour profiter des événements, tu dois servir des intérêts au-delà de ceux des pays.  La crise actuelle est strictement économique.  Une guerre de riches.      

La guerre du pétrole bénéficie à la grande mafia internationale, soit le monde financier, capitaliste et communisme.  Un monde sans âme qui ne recule pas devant la mort des individus pour améliorer les résultats financiers.  Et, nous sommes assez débiles pour donner plus d’argent à la police et à l’armée pour protéger ces assassins légaux.  La CIA a toujours été un nid de terroristes à l’échelle de la planète.  La seule différence, on essaie de nous faire croire qu’il peut y avoir des raisons valables pour justifier la mort d’un humain.  Toute grande puissance est prête à détruire l’autre pour sa suprématie maladive.     

En 2000, on tuait les pédérastes (Marc Lachance, par exemple) et en 2004, on tuera sous prétexte que ce sont des Talibans.  Ces derniers servent à justifier la haine interreligieuse à entretenir pour garder la nécessité d’une purge.  L’appât financier justifie la mise à mort de milliers d’humains à travers des guerres.  C’est ce que représente cette guerre des religions, cette redistribution des richesses naturelles, en faisant semblant que c’est une question de foi.    

Faut-il juste être prêt, car on est totalement impuissant ?  L’avenir appartient en très grande partie à l’honnêteté de la presse.  Journaliste vrai, médecin compatissant, ce sont les nouveaux sacerdoces… Pour survivre, tout sera concentré sur l’Évangile selon St-Jean, c’est à dire que chacun doit devenir le serviteur de l’Autre.  

Le monde changera dès qu’on mettra autant d’énergies à combattre la violence que l’on en met à combattre la pédérastie. 

Quand Pierre Vallières a décidé de prôner la non-violence, après sa séquestration, on a appris que le FLQ de ces années-là, la deuxième vague, était infiltrée de policiers et d’anciens militaires des services fédéraux.  Si le fédéral accepte que des listes de membres du Parti Québécois soient volées, que la Brinks et Cadbury insultent les Québécois, que l’on vole un référendum en ajoutant à la course des milliers d’immigrants à la liste électorale, on peut s’attendre à tout.  Pendant ce temps, le peuple accepte de payer l’armée qui les opprime. 

La sexualité, une affaire plus que politique ! (tiré de SORTIR, éditions de l’Aurore 1978) 

Il est urgent d’abolir les lois sur l’attentat à la pudeur, la grossière indécence, le détournement de mineurs, l’incitation à la délinquance et remplacer le tout par une seule loi : la loi de la «non contrainte ou, si l’on veut, du consentement».  

La répression sexuelle est à la base des complexes d’infériorité et du fascisme (W. Reich, La psychologie de masse du fascisme), la racine de l’esclavage et de l’esprit réactionnaire.  Elle est sciemment maintenue par les religions, la publicité et le système judiciaire pour entretenir cet état de haine de soi nécessaire à un asservissement psychologique permanent.          

Il existe des rapports amoureux, voire sexuels, entre adulte enfant qui peuvent aider au développement global de l’enfant.  Pour ce, la Cour, les cliniques psychiatriques et toutes ces instances répressives ne devraient jamais avoir droit de regard sur la morale, la sexualité de quiconque, à moins qu’il y ait eu contrainte physique et psychologique.  La vie sexuelle des gens ne regarde que les personnes impliquées. C’est un droit fondamental à la vie privée de chaque individu. D’ailleurs, qui choisit son orientation sexuelle ?  On est pris avec celle que nous avons.      

Un affrontement se prépare entre le gouvernement fédéral et provincial concernant la jeunesse : le premier se veut plus contraignant alors que le second veut déjudiciariser, s’appuyer sur la réhabilitation.           

Le gouvernement fédéral avait l’intention de présenter une législation en vertu de laquelle tout récidiviste ayant des rapports sexuels avec des enfants se verrait coller deux ans «indéfinis », sentence que même les prisonniers les plus endurcis n’ont que très rarement.  Cette sentence signifie que tu es totalement à la merci du système carcéral en ce qui regarde ta libération.   On peut demeurer en prison à perpétuité, sans même avoir un droit de rappel.  Le gouvernement fédéral veut aussi rendre criminels les actes des enfants reconnus comme pédophiles.  Pourtant, s’il donne le droit à la police de prendre les empreintes d’un enfant, de le photographier pour les archives comme pour un adulte, le gouvernement est moins prompt à lui donner les droits équivalents.            

Si un jeune peut-être incarcéré en vertu du système judicaire, il doit en même temps avoir le droit de diriger sa propre vie et même de voter.  S’il est jugé apte à être adulte en termes criminels, il doit être aussi, ni moins vieux dans tous les autres domaines.          

Loin d’avancer, la cause des enfants régresse.  Même dans la déjudiciarisation prônée par le provincial, le tribunal continue d’exister, on remplace les flics par des travailleurs sociaux puisque ainsi les aveux sont plus faciles à obtenir.  Les enfants continuent d’être perçus comme des intrus dans un monde d’adultes.  Des intrus fatigants et parfois même menaçants.           

Je connais un petit gars qui ne veut pas aller à l’école : il sera placé dans une institution parce qu’il refuse de s’ennuyer dans le moule dans lequel on le force à vivre.  J’en connais un autre qui a déjà goûté à sa première fin de semaine d’internement. 

Le cas était plus compliqué, du fait qu’il prenait aussi de la drogue.  Pourtant, entre une plainte contre le «pot» et l’interrogatoire du policier de la C.U.M, il y avait tout un monde.  Près de chez lui réside un célibataire qui arrive d’une autre province, mais qui aime les enfants.  Tout ce qui a surtout intéressé les enquêteurs, c’était de savoir si ce célibataire avait joué avec les bijoux de famille du petit.  Décevant, celui-ci ne lui avait jamais poigné la graine.  Je me demande comment un adulte réagirait si, de plein droit, n’importe quel imbécile en costume de flic ou de travailleur social avait le droit de l’interroger sur sa vie privée, ses rapports sexuels avec les gens.  Le respect de la vie privée devrait être le droit le plus élémentaire même pour les enfants…            

Quant à l’école, je ne comprends pas que la loi ne puisse pas être interprétée comme une incitation à respecter le droit de tous les enfants à bénéficier de l’éducation gratuite plutôt que comme une obligation dont la sentence peut aller jusqu’à être placé en institution.  Le problème, c’est que les adultes ont tendance à régler les conflits avec les petits par la répression : il faut sauvegarder la morale et l’ordre bourgeois qu’elle défend.        

Évidemment, il faut protéger la jeunesse.  C’est pourquoi selon la dernière trouvaille des flics travailleurs sociaux psychologues un enfant qui a des rapports sexuels avec un adulte ou avec un autre enfant plus vieux est traumatisé.  Ses problèmes commencent pourtant avec la police et s’amplifient avec la cour, etc.  C’est un pas, on commence à dire la vérité, mais les limites sont vite atteintes : que faut-il faire si on a connaissance de telles relations entre mon fils et un voisin ?          

— Appeler la police, voyons, pour le moment, il n’y a pas d’autres moyens … Le morceau est lâché.  Qui protège-t-on ?  Les lois ?  La morale ?  Ou l’enfant    

À mon avis l’intervention de ces pseudo-scientifiques découle de l’importance que joue la morale dans ‘établissement des structures qui ont toujours pour effet de garder le plus possible le peuple réactionnaire, le plus fasciste possible : ça permet de poursuivre le moulage de travailleurs dociles, étant bien culpabilisés.  Cette structure est tellement bien ancrée dans nos mœurs qu’on se révolte alors qu’il est question de libération.

On pourra toujours dire que MM. Reich et Neil étaient contre l’homosexualité, c’est un fait, mais avaient-ils le choix ?  N’étaient-ils pas déjà pointés comme des maniaques, débaucheurs d’enfants ?  Comment auraient- ils pu poursuivre leurs expériences, s’ils avaient eu le malheur d’aller plus loin ?  Plus tard, des psychiatres donneront raison à ceux qui prétendent que l’homosexualité est loin d’être une maladie : c’est un état de vie, comme dit M. Bory.    

L’élargissement face à la conception de l’homosexualité ne peut pas encore atteindre les relations de l’adulte avec l’enfant, parce qu’encore aujourd’hui la répression homosexuelle est très forte, très raffinée, et surtout elle est soutenue par la majorité et même par certains homosexuels honteux qui s’en prennent aux pédérastes pour cracher leur dépit.  Sont-ils inconsciemment demeurés culpabilisés d’être gais ? Ont-ils oublié combien il est difficile de se découvrir gai? 

On ‘a pas commencé à établir la nuance entre un pédéraste normal, c’est-à-dire un homme qui adore les petits gars (comment pourrait-il leur faire mal) et un sadique qui, par frustration et impuissance, s’attaque à un enfant, souvent pour des raisons économiques ou pour les fins de la guerre? Il y a une grande différence entre une relation consentie et une situation violente.  Le pédéraste est peut-être plus dégoûté que la moyenne des autres gens par de tels attentats ; mais il cherchera à comprendre avant de se lancer dans des réflexions superficielles et stupides sur le taux de répression envisagé.  Si un enfant n’est pas tué par un policier, il est quand même profondément traumatisé quand celui-ci se met le nez dans sa vie sexuelle ; et pourtant ce policier n’est pas puni ; au contraire, il est grassement payé.   

Le problème principal ; dans ce secteur, c’est une éducation pourrie face à la sexualité, une éducation castrante et anti-plaisir. 

Une éducation basée sur la peur qu’entretiennent les curés (aujourd’hui, les féminounes) et les journaux à sensation.  Ce n’est pas encore aux parents qu’on donne du Reich à lire pour leur faire comprendre : « à quoi servent les phobies de la répression sexuelle ?    

Pourquoi les a-t-on moulés dans cette haine du corps ?  À combien de rackets et de sadisme la répression sexuelle a donné naissance ? » On oublie de parler de l’époque où les parents perçaient le prépuce du jeune homme avant d’y introduire des fils afin de s’assurer qu’il n’ait pas d’érections ou le goût de se masturber.  Était-ce parce que la nature était déformée qu’on devait agir aussi follement pour répondre aux ordres des curés, médecins, psychologues pédagogues ?  Qui sont les malades, ceux qui soignent en projetant leurs frustrations sexuelles sur les enfants — les enfants étant trop jeunes pour comprendre les mécanismes de la nature, sont de simples victimes de la morale — ou ceux qui vivent en fonction de l’amour, que ce soit accepté ou non ?

La lutte contre la pédérastie est une guerre inconsciente et hypocrite contre l’homosexualité.  Chaque individu est maître de son corps et de son esprit.
(Enfant dans la partie de texte précédent est synonyme d’adolescent et non plus jeune.)

****

Est-il normal que les banques fassent des profits aussi exorbitants ?  Les intérêts sont rien d’autre que des vols légalisés?  Le problème des Québécois est de toujours se laisser envahir le cerveau, d’être trop assis entre deux chaises pour pouvoir enfin se caser.         

Le système économique courait à sa perte.  Il fallait un événement assez terrible pour justifier une intervention mondiale musclée.  Nos riches n’ont pas encore appris qu’il suffirait de cinq pourcents du budget militaire annuel de la planète pour garantir le minimum vital à tous les habitants de la terre.             

Les Hébros-Anglos-Américains veulent absolument diriger la planète, ils sont des conquérants.  Ils devraient commencer à réfléchir à créer une terre plus heureuse plutôt que d’envoyer leurs armées.  Ils seraient plus populaires s’ils combattaient la pauvreté et la pollution.  Mais, aux États-Unis, comme ailleurs, le peuple ne peut rien dire.  La démocratie d’un vote à tous les quatre ans n’est qu’une farce monumentale.  Tout est propagande et marketing. Les humains sont des consommateurs.  Que consommeront-ils quand il y aura ration partout ?

Les Islamistes sont leurs propres ennemis, l’obstacle, les propriétaires du pétrole.  Ils refusent de partager même avec leur peuple.  En réalité, ils ne peuvent pas parler des Talibans qui ont travesti la parole du prophète par celle des maladies mentales du fanatisme et de l’ignorance.  Si les Islamistes mettaient la religion musulmane au pilori parce qu’elle n’arrive pas à contrôler ses fanatiques, ils viendraient de signer leur arrêt de mort parce qu’ils sont trop nombreux pour être ignorés.  La religion est une forme d’irrationnel dont on ne peut jamais prédire exactement la réaction. 

Les grandes puissances devraient commencer à réfléchir à créer une terre où l’on peut survivre, sinon vivre heureux, plutôt que de se servir du militaire pour dominer.  Ils seraient plus populaires s’ils combattaient la pauvreté et la pollution.  Mais, aux États-Unis, comme ailleurs, le peuple ne peut plus dire rien d’efficace et rappeler ses dirigeants au gros bon sens.  La démocratie existera quand nous serons capables tous, sans différence d’âge ou de sexe, exprimer notre avis, sans être écrasés par la propagande et les mensonges de l’establishment.

La démocratie doit être repensée, adaptée à la vie moderne.  Comment permettre à un individu d’être véritablement un citoyen, capable de vraiment pouvoir faire connaître son opinion et pouvoir changer quelque chose?  Comment éliminer les chapelles ?  Comment avoir une information qui crée un monde plus humain ?  L’internet peut-il permettre à chacun qui le désire de faire connaître son opinion et de voter sur tous les changements ?  Pourquoi faut-il avoir un âge pour voter ?     

En prison, j’ai pu réfléchir sur notre avenir.  J’ai compris que pour survivre dans notre système, il faut être hypocrite, menteur et crosseur… Mais dans un Québec indépendant, la survivance du peuple naîtra de sa solidarité contre la mondialisation, puisque dans une guerre de riches, les pauvres sont les premiers à y goûter.  Ils doivent pour survivre apprendre la charité et la tolérance les plus absolues.

Le masochisme du peuple québécois est inquiétant, car le Québec n’a pas d’avenir sans la souveraineté.  Il semble s’américaniser plutôt que de choisir son autonomie.  Une confédération nord-américaine pourrait exister autant qu’une confédération canadienne. Des pays, à l’intérieur d’un continent.     

Avec la mondialisation, la seule solution envisageable pour le Québec et le Canada devient la création d’une véritable Confédération, c’est-à-dire l’union de plusieurs pays qui s’associent en conservant leur souveraineté comme en Europe.  Mais pour cela, il faut des états, des pays, pas des provinces.  Sans cela, le Canada et le Québec se feront vider de leurs richesses naturelles par les États-Unis.  C’est déjà commencé.  Le rythme est accéléré.  Une chose est certaine, Trudeau n’accepterait jamais la prostitution du Canada aux intérêts américains.

Il est impossible dans l’état d’esprit actuel de rajeunir la fédération canadienne, car les trente dernières années ont irréversiblement démontré que les composantes du Canada ont des intérêts tout à fait incompatibles.  Le Canada devra, s’il veut survivre à la mondialisation et la crise internationale, cesser d’être un état maladivement centralisateur pour enfin être une vraie confédération.

Avec Bush, les États-Unis boufferont le Québec et le Canada dans le temps de le dire … la sécurité, l’eau, le bois d’œuvre, le lait, l’électricité, la culture en sont des exemples éclatants.    

Cette solution, la Confédération continentale, ne peut se réaliser sans d’abord l’indépendance du Québec, car c’est le seul moyen de négocier d’égal à égal.  C’est vrai qu’avec une vraie Confédération, les Québécois deviennent des Canadiens-Américains à part entière.      

Les indépendantistes purs et durs, radicaux, qui refusent carrément une certaine union avec le Canada ou une nouvelle Amérique doivent renoncer à cette vision. 

Ce projet est mort-né à cause de la mondialisation ; quoique l’indépendance absolue et intégrale soit la meilleure solution économique à long terme pour le Québec.

C’est plus facile à imaginer qu’à réaliser.  C’est difficile pour un gars, comme moi, habitué avec des Cacanada de changer jusqu’à son vocabulaire, car, la confédération à l’européenne, ce n’est pas une stratégie, un pas vers quelque chose, c’est le but ultime.  Une façon aimante de voir l’avenir de l’humanité.  Comment pouvoir dialoguer avec un Stéphane Dion ?  C’est pourtant le défi d’une confédération : trouver la meilleure solution pour le peuple et non pour l’égo et les intérêts de ceux qui gouvernent. 

Si le Canada ne devient pas une Confédération, il ne nous reste plus que l’indépendance pure et dure.  Comment y arriver sans un soulèvement populaire?

Un Canada absolument décentralisé comme le dit l’appellation confédération exige la recherche et la reconnaissance des intérêts des francophones, anglophones et amérindiens pour la survie de leur territoire commun dans une réalité nord-américaine.            

Dans une vraie Confédération, le Québec doit nécessairement à cause de ses différences être absolument souverain.  Sans cette souveraineté, il ne peut pas y avoir de projet de confédération. 

Il est urgent que l’on précise le vocabulaire que l’on veut utiliser et que l’on cesse de piétiner.  La prochaine question référendaire devrait être : Voulez-vous que le Québec devienne un pays ?       

Le Canada doit devenir la Confédération telle qu’il aurait dû être dès le début.  Si le Canada anglais refuse ce changement, les Québécois sauront ce qu’il reste à faire pour être maître chez eux.         

Pour gagner un referendum, nous devons d’abord être maître absolu de l’immigration et des communications.  

C’est maintenant ou jamais, car le temps nous noiera dans le grand moule de l’assimilation.   Par ailleurs, si nos gouvernements y croyaient, ils mettraient en place tous les instruments nécessaires à l’autonomie (la sécurité territoriale, l’autosuffisance alimentaire, la garantie des pensions, l’honnêteté du vote, etc.)

Dans une nouvelle Confédération continentale, la lutte à la pauvreté sur la planète et l’instauration de régimes vraiment démocratiques seraient une nouvelle valeur de base. 

Il faut aussi se rappeler que, pour l’instant, nous ne pouvons avoir d’influence réelle que si l’on travaille dans notre propre pays.  Il est prétentieux de croire dans son utilité en dehors de ses propres frontières.           

Cependant, rien ne nous empêche de travailler à promouvoir l’idéal d’une planète enfin humaine.            

L’aliénation ce n’est pas seulement subir le colonialisme, mais vivre cet écrasement intérieur, avec le sourire. (Moi-même).         

Le seul problème de ce livre c’est qu »il manque d’humour …

L’armée américaine pourrait intervenir en sol canadien (Métro, page 2, 29 août 2002. Et, depuis, il a été établi que le Canada veut rien savoir du Québec.)         

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