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Spirale intraprojective 23

septembre 28, 2020

Spirale intraprojective  23

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 212 à 224)

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Tout le monde sait que l’on peut faire appel à des spécialistes pour confirmer les diagnostics.  Je me rappelle que le fédéral avait engagé des ingénieurs pour justifier le choix de Mirabel comme aéroport international.  La vraie raison, c’est que Mirabel contrairement à Drummondville passait un peu au-dessus de l’Ontario, ce qui faisait qu’en cas de négociations avec un Québec devenu indépendant, l’aéroport devenait propriété fédérale, ce qui n’était pas le cas avec Drummondville.

Le French power craignait que le choix de Drummondville soit un argument de plus en faveur de l’indépendance du Québec. 

Pour être propriété fédérale, les avions devaient survoler l’espace aérien fédéral.  Mirabel, cet éléphant blanc, qui a coûté une fortune, a permis de grossir le portefeuille de bien des gens dont la caisse électorale de l’Union nationale  (au pouvoir au Québec à cette époque) ; mais aussi à détruire les fermes les plus productives du Québec.

Nous les imbéciles, on paye avec le sourire.   

Le peuple doit-il se mettre à craindre les plus instruits qui servent les intérêts des mieux nantis ?  Ils deviennent par conséquent une mafia légale de plus en plus puissante ?  Un spécialiste ne devrait-il pas avoir plus de conscience puisqu’il a plus de connaissances qu’un autre ? 

Il en est de même des retraites et des rentes.  Puisque ces garantis ont été payées durant toute une vie, nos gouvernements ne devraient jamais y avoir accès.  Leur stabilité et leur rendement devraient être garantis par la constitution, s’il le faut.  Quand vient le temps de penser, à l’indépendance, les plus vieux ont probablement peur à leurs économies parce qu’ils savent que nos gouvernements sont assez voleurs pour inventer, créer de nouvelles lois, leur permettant de s’en servir. 

À ma connaissance, le gouvernement fédéral peut, sous prétexte de se repayer en impôts, mettre le nez dans des régimes de retraite qui sont pourtant essentiellement privés.  On m’en a présenté un cas. Ce danger n’est pas que fédéral, il existe à tous les paliers de gouvernement.        

Et, des paliers, on sait en créer pour multiplier les raisons de donner naissance à de nouvelles taxes ou impôts : fédéral, provincial, municipal, scolaire, etc.  Cependant, l’éparpillement de ces paliers permet quand il s’agit de services d’en référer à l’autre.  Ces paliers de gouvernement justifient le vol des contribuables.  Nous payons l’intervention des gouvernements fédéral-provincial dans leur lutte de suprématie.  Nous sommes de vrais masochistes…   

Dans l’industrie privée, on essaie par tous les moyens de créer des intervenants, lesquels se prennent une part des profits.  À la fin, il en coûte un bras pour acheter un morceau que tu payais dix fois moins cher quelques années auparavant, sans compter, que parfois on emploie une matière première déficiente pour que la pièce brise presque immédiatement. Tous les moyens sont bons pour gonfler les profits. On dirait que plus tu es malhonnête, plus tu es prospère.  Plus t’as d’avocats, plus tu peux contourner jusqu’aux lois des pays souverains. 

Les services professionnels sont de plus en plus hors de portée pour la classe moyenne. Le système c’est la mafia légale. Il ne vise qu’à exploiter, oubliant sa raison d’être : produire les services dont l’homme a besoin.  Le système vit des crises parce qu’il tue les consommateurs qui le font vivre.     

Tous les services et toutes les institutions relevant du gouvernement devraient être à but non lucratif et devoir assurer un déficit zéro.  Pour obtenir ce minimum garanti d’honnêteté, il faudra revoir complètement nos finances.  Il ne faut pas être très intelligent pour comprendre que les nouvelles règles de l’assurance-emploi, dictée par le gouvernement fédéral, sont une forme déguisée de vol légalisé.

L’interdiction de la cigarette est un leurre.  On pense que les gens sont assez fous pour ne pas savoir que c’est un moyen très payant pour le gouvernement (on a payé le stade olympique avec une taxe sur la cigarette) que d’interdire la cigarette, tout en sachant qu’elle crée une dépendance et que cet interdit crée de la contrebande.  Si elle est vraiment dangereuse qu’on interdise tout simplement sa production puisque les poisons sont ajoutés au tabac naturel.  Les taxes sur les cigarettes (malgré les bonnes intentions quant à la santé) sont un abus de pouvoir et un vol direct.      

Si la cigarette ambiante peut nous tuer, que penser des automobiles dans les villes ?  Une chose est certaine, on devrait interdire aux camions de circuler avant huit heures le matin, car, ils polluent non seulement l’atmosphère, mais ils dérangent par leur bruit infernal.  En fin de semaine, la circulation automobile devrait être interdite dans le centre-ville.  La parade des autos pour faire valoir symboliquement son pénis, on n’en a pas besoin.  Le métro est là, s’il ne brise pas.

En 1995, on s’est fait voler le pays du Québec par le fédéral.         

Le gouvernement fédéral a dû engager deux juges du Nouveau-Brunswick pour assermenter des immigrants qui avaient pour tâche de voter « non » au référendum.  Ce fut le cas de plus de 50,00 d’entre eux et, par hasard, on a perdu le pays du Québec par plus ou moins 50,000 votes.     

D’autre part, certains anglophones ont voté à plus d’une reprise puisqu’ils se sont ramassés en cour.  Pour finir, le fédéral a agi en méprisant les lois du Québec, en  faisant venir des centaines de milliers de Canadiens pour nous dire qu’ils nous aimaient… message oublié le lendemain du referendum.       

Les Anglophones furent assez intelligents pour voter à plus de 90% contre un Québec français.  Pour nous, un Québec indépendant, ça veut dire rien de moins qu’un Québec francophone, car le Canada est un pays anglais.          

Puisqu’ ‘on avait perdu, les journaux de Paul Desmarais et Péladeau ont commencé à crier contre Jacques Parizeau qui avait eu l’audace de dire la vérité : nous avons perdu à cause des ethnies et de l’argent.  La Vérité choque du côté fédéraste. Évidemment, il a eu aussi des francophones (surtout des femmes et des fonctionnaires déçus) qui ont aussi voté contre le pays du Québec.  Comme par hasard, ces gens vivaient surtout dans la région de Québec.  Une région encore fortement sous l’influence de la religion catholique.

J’étais persuadé que le Parti québécois éclaterait rapidement car il y a deux sortes de membres : il a les indépendantistes (ceux qui croient que le Québec a tout à gagner à devenir un pays) et il y a les carriéristes de l’indépendance, ceux qui la prônent, mais qui ne croient pas que ça fera un jour.  Mais, c’est le moteur de leur carrière politique.          

J’ai commencé à douter de la sincérité des carriéristes de l’indépendance avec le referendum.  Il y avait ceux qui voulaient se battre pour le pays, mais pour ce faire, il fallait être dans la grande machine officielle. 

À Val-d’Or, je payais avec le député André Pelletier (un vrai indépendantiste), les annonces de la Société nationale des Québécois, dont j’étais le président, pour obtenir un OUI au referendum.  Même que Radio-Canada a repris mes questions dans le cadre d’émissions d’informations parce qu’on les trouvait justes et pertinentes. On nous a demandé de nous tenir tranquille.  J’étais un de ceux qui comptait sur Lucien Bouchard pour augmenter les votes pour le OUI.  Pour moi, il n’y a pas d’égo dans un tel projet.  L’important c’est de devenir un pays.    

Paul Piché, nommé pour animer la soif de l’indépendance n’a jamais daigné assister à une assemblée de la Société nationale des Québécois, même s’il est venu à Val-d’Or.            

L’indépendance était déjà pour plusieurs un moyen non pas de vouloir aider le peuple, mais d’essayer de se mettre en valeur et se faire de l’argent.

Le problème avec les indépendantistes, c’est que le haut-gratin s’enfle la tête et n’écoute que son nombril.  La souveraineté ne peut être réalisée que par et pour le peuple.  Si on veut être indépendant, c’est qu’on sera mieux dans le pays du Québec qu’au Canada.    

L’indépendance ne se réalisera que dans une certaine désobéissance civile face à Ottawa, à moins d’un miracle ou d’une majorité de OUI lors d’un nouveau référendum pour créer le pays du Québec ou une confédération à l’européenne.       

Le Québec doit se tenir debout et légiférer sur ce comment ça se passe au Québec.  Si Ottawa n’est pas content, on a qu’à l’envoyer promener.  Le Québec doit avoir sa propre police et son propre système judiciaire, ne reconnaissant que le palier international au-dessus de ses décisions, comme tous les autres pays du monde.  Il doit aussi être le maître absolu de ses finances.         
 
Si j’avais les millions que le fédéral a investi pour me persuader d’être canadien, il y aurait moins de misère dans mon entourage. Cet argent aurait profité à combattre la pauvreté, et non, nourrir une clique qui mène des pseudo-guerres Québec-Ottawa pour s’enrichir.  Du vol.  Est-ce moins pire de voler des millions au peuple que de jouer aux fesses ? Qui en profite vraiment ?  Mon ami Pierre Faucher, policier m’a raconté comment il avait dû souvent intervenir dans des partouzes de haut-gratin parce qu’on y retrouvait très souvent des mineures.  Quand tu es juge ou un autre notable en situation, ta verge sert de goupillon … La liberté sexuelle, ce n’est que pour les riches comme dans 1984.     

Mais, avant de songer à relancer le besoin d’un pays, il faudra apprendre aux gens que l’individualisme est l’ennemi d’une société.  Il faudra réapprendre le sens de la charité chrétienne et de la solidarité.  Il faudra prouver que le gouvernement n’est pas le pire des voleurs et accepter qu’au Québec, le vote soit proportionnel.         

L’avenir du pays du Québec regarde chaque citoyen, citoyenne, chacun doit cesser de penser qu’à son petit nombril et nos gouvernements du Québec devront aussi apprendre que ce changement ne doit pas servir que les intérêts d’un petit groupe de bourgeois privilégiés qui ne pensent qu »à s’enrichir aux dépends du peuple.  Il ne peut pas y avoir d’indépendance, sans aucun projet de société qui réponde au bien et aux besoins du peuple.        

La force de René Lévesque était probablement qu’il était assez à gauche pour penser pour le peuple et assez intelligent pour ne pas devenir le jouet des grandes puissances, en exigeant un maximum de transparence.  Il savait que la première indépendance dont nous avons besoin est de se suffire à soi-même. Notre dépendance économique, en temps de crise au Canada et aux États-Unis, prouve encore notre vulnérabilité.  Si les USA s’effondrent, nous suivront inévitablement.

Les intérêts de la nation devraient être les mêmes pour tous les individus qui la composent.  En abuser, c’est priver la nation de pouvoir assurer une distribution équitable.

Le Québec doit cesser d’être un exécutant budgétaire d’Ottawa.  Nous devons planifier notre avenir de façon à garantir les cinq éléments de base essentiels à un individu pour vivre positivement. : La sécurité, la santé, le logement, l’éducation et le travail.  En Amérique, avec le coût de la vie actuelle, il est impossible à un individu de vivre décemment à moins de recevoir 1,500$ par mois minimum ou 25,000$ par année.  Si le Québec veut conserver ce minimum vital, il devra réapprendre, même dans les villes, la solidarité qui le caractérisait autrefois.

Le bénévolat pourrait être une forme de travail, la participation sociale des aînés (mais faudra mettre fin à la paranoïa féministe des prédateurs sexuels) Pourquoi devrais-tu être jeté comme un vieux chiffon dès que tu as 60 ans ?  Le pont entre les générations, ça peut exister à moins d’être encore victime de la paranoïa féminoune.  Si les vieux doivent céder leur place aux plus jeunes, rien n’empêche de voir à faire bénéficier les jeunes de leur expérience.  Le travail est la santé.      

Un gouvernement responsable garantira un système de soins de santé public de très grande qualité et une assurance-médicaments à tous ceux qui n’ont pas les moyens de se les procurer.  Personne ne doit être privé de médicaments quand il est malade.  Il est inadmissible qu’un individu doive se passer des médicaments nécessaires parce qu’il n’a pas les moyens de se les payer.         

Par contre, le gouvernement doit s’assurer que le coût des médicaments ne soit pas abusif, car tout indique que la fabrication de ces produits est un beau racket.  Le fédéral doit cesser de remplacer les provinces et ainsi doubler les coûts.  Comme dans l’enseignement post-secondaire, le financement des universités relève aussi du fédéral.  Il doit trouver autant d’argent pour le Québec qu’il en trouve pour les provinces anglophones.

J’ai démissionné de la présidence de la Société Nationale des Québécois de Val-d’Or parce qu’avec les résultats du référendum et la tournure des événements. L’indépendance était un rêve mort pour au moins 10 ans.        

J’étais aussi écœuré d’être vu comme un extrémiste alors que les solutions proposées n’avaient rien de si radical, sauf que je ne voyais plus la société du même œil que ceux qui la dirigeaient.      

Je ne suis pas un carriériste de l’indépendance et je me demandais même si on ne faisait pas exprès pour qu’elle ne se réalise pas.  On n’en parle jamais.  On accepte les critiques sans répondre.         

Par contre, je croyais aussi que l’intervention de Lucien Bouchard a fait en sorte qu’on avait pratiquement gagné, sauf que pour moi, on nous avait volé le référendum.  Je n’acceptais pas qu’on me dise qu’on avait perdu quand on s’est fait voler.         

L’indépendance me faisait de plus en plus penser à la mine Thérèsa, une mine d’or religieuse. On ne pouvait pas parler directement de fraude puisqu’il y avait vraiment de l’or ; mais non en quantité suffisante pour la rendre rentable.  S’il y a eu fraude, c’est simplement que les propriétaires et le clergé ont pu se servir de ce rêve pour bien vivre le temps que les actionnaires mordent à l’hameçon, mais c’est alors un jugement d’intention. Donc, on ne connaîtra jamais la vérité. Le référendum c’était clair que le fédéral nous l’avait volé, mais avait-on mis toute l’ardeur nécessaire pour gagner ?     

C’est comme se demander si la crise actuelle n’est pas l’œuvre de la CIA et des puissances économiques occultes supérieures pour empêcher le système capitaliste de s’effondrer. 

La crise actuelle sert à justifier l’imposition de la mondialisation afin d’avoir tout le pétrole.  Plus il y aura une grande population, plus il y aura un manque d’énergie.  On risque de vivre plus de guerres que jamais…        

Le fédéral n’hésite pas à être bandit, menteur et hypocrite pour conserver son statut.  Comme le disait si bien M. Parizeau, ils ont volé le dernier référendum en assermentant d’urgence des milliers d’immigrants.  Il y a pire.   

En 1970, le fédéral s’est servi de la mort de Pierre Laporte qu’il a tué pour entreprendre les mesures de guerre et bannir la démocratie afin d’exterminer les      « mauvais séparatistes».  Le plan B actuel, la loi de la clarté de Stéphane Dion et cies, n’aurait pas été possible sans ça. 

Une version veut que des soldats aient tiré et achevé Laporte dans le coffre de l’auto où il était vivant sur un ordre de Jean Chrétien, informé par « un undercover» de la cellule de communication Louis Riel, informateur de Jean Chrétien.  Le ministre fédéral de la Justice aurait été informé à la seconde près de ce qu’il advenait de Laporte ainsi que de la santé de Cross.

Serait-ce que, sans le savoir, la cellule Chénier qui a enlevé Laporte est venue embrouiller le projet fédéral de l’enlèvement de Cross ?  Pierre Vallières, reconnu comme le chef du FLQ, affirme que le fédéral talonnait le FLQ depuis la maison du pêcheur, en Gaspésie, durant l’été.  Vallières a abandonné le FLQ parce qu’il y avait plus de membres du FLQ qui étaient policiers que de terroristes.   Le FLQ est-il devenu, sauf quelques membres, une création fédérale ?  Certains poussaient même la farce en disant que Pet Trudeau était le vrai chef du FLQ.  Puisque le FLQ était entre les mains de la GRC et que les attentats se poursuivaient de plus bel, c’était une demi-vérité. On m’a dit que toutes les bombes posées dans l’Estrie étaient l’œuvre de la GRC.         

Qu’elle est la nouvelle cellule (Dieppe 22è) dont parle Pierre Vallières, sinon ces soldats innocents qui empêchèrent que le coffre soit immédiatement ouvert, ce qui aurait pu sauver la vie de Laporte ?  D’où venait soudain la cellule Louis Riel, car les vrais cellules felquistes devaient porter le nom des patriotes ?  Ça n’a pu grande importance, mais à l’époque il fut facile pour les fédérastes d’accuser le Parti Québécois d’avoir les mains tachées de sang. 

Quant aux mesures de guerre, elles auraient été exigées par Washington pour éviter aux USA de devoir envahir le Québec.

Les versions de la mort de Laporte sont nombreuses.  Certaines veulent que Laporte fut tué par le FLQ.  D’autres prétendent qu’il était encore vivant quand il fut déposé dans le coffre arrière d’une voiture pour l’amener dans un terrain près du service militaire parce qu’il y avait un hôpital militaire à cet endroit qui pouvait le soigner et lui sauver la vie.  D’ailleurs, on aurait alors informé CKAC pour être certain que la police prenne l’information au sérieux.  Mais, Jean Chrétien, le ministre de la Justice d’alors, aurait fait tellement attendre l’ouverture du coffre supposément à cause de la crainte de dynamite que Laporte aurait eu le temps de mourir.       
 
Une autre version dit que la façon dont il était attachée était celle qui faisait qu’en bougeant, il s’étranglait davantage.  D’une manière ou d’une autre, cette mort justifiait aux yeux de la population toutes les représailles fédérales.  Ce serait aussi le cas du WTC.  Nos dirigeants, imbus de pouvoir et de profits pétroliers, accepteraient-ils vraiment que des civils soient sacrifiés ?  N’est-ce pas ce qui est arrivé au Biafra, entre autres, pour ne nommer que ce pays d’Afrique ?  Des milliers de morts, ça ne dérange pas notre système politique parce que les profits n’ont pas d’âme…          
 

Il suffirait peut-être de retourner à l’autopsie de Laporte dans les rapports policiers pour savoir ce qui est vraiment arrivé.  Une question qui n’a pu d’intérêt sauf la vérité historique.  Quels sont les trous dans le gilet de Laporte dont parle l’autopsie dans le livre de Vallières L’exécution de Pierre Laporte (Québec-Amérique, Montréal, 1977).  Est-ce que des soldats ont vraiment tirés dans le coffre pour éviter qu’il y ait de la dynamite ?  Est-ce que ça aurait tué Laporte ?  Quand on disait que Laporte avait sexuellement été attaqué, serait-ce plutôt une balle qui lui aurait fait sauter les bijoux de famille ?  Information qui fut rejetée par le coroner qui affirma que Laporte était intact aux organes génitaux.  La propagande est telle qu’on ne saura jamais la vérité. 

Aujourd’hui, ça n’a pas beaucoup d’importance, car les jeunes ne savent même pas ce que furent les événements d’octobre.  Laporte serait-il vraiment mort dans le coffre à cause d’une intervention de Jean Chrétien ?    

Il semble que la thèse des tirs des soldats n’ait pas conforme à la réalité puisque le coffre de la voiture ne semble pas troué.         

Est-il vrai que les felquistes qui ont tué Mario Bachand, en France, étaient en réalité, deux gars de la GRC qui habitent maintenant le Québec en toute quiétude ?  Gaston Gouin, à Sherbrooke, est-il vraiment mort dans un accident où l’a-t-on exécuté parce que c’était un felquiste ?  Une paranoïa ?             

La vérité est seulement importante parce qu’elle nous fait comprendre comment opèrera le système à un niveau supérieur puisque cela a déjà fonctionné.  Le deuxième FLQ était-il, comme le disait l’écrivain Raoul Roy, en très grande partie une création fédérale ?  Je ne le sais pas.  Il fut un temps où c’était plus important pour moi afin de me comprendre et savoir si j’étais manipulé.  Est-ce que je m’enflais la tête ou il y avait une goutte de vérité ?    

En me faisant perdre mon emploi, on me ruinait et en me ruinant on me rendait non seulement inefficace, mais muet…  

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Small is beautiful  

Un des arguments pour l’indépendance du Québec est que le peuple ne peut avoir une influence démocratique que si le gouvernement est petit.

En Russie, nous avons appris que la pire plaie de l’état est sa bureaucratie. Elle survit à tous les gouvernements et par conséquent, c’est elle qui a le pouvoir avec l’armée.  L’armée mange les finances et permet la suprématie des grandes puissances, détruisant tous les peuples qui n’ont pas compris leur soif illimitée de pouvoir et d’énergie.     

Le gouvernement n’a pas compris que son salut est dans le financement d’une vie sociale acceptable pour tous.  Une forme de capitalisme socialiste.  La qualité de vie, partout sur la planète, devrait être une des principales valeurs humaines, car elle est essentielle à notre survie.           

Les États-Unis (ainsi que toutes les autres grandes puissances) détruisent tout quand ils font la guerre.  Ils oublient que pour survivre ensuite, ils doivent avoir des pays assez riches pour devenir de bons consommateurs.  Puisque les puissants ne pensent qu’aux retombées immédiates, ils doivent sans cesse créer des guerres pour devoir justifier de nouveaux investissements et permettre au système de rouler.      

Le vrai diable, le cercle diabolique, c’est l’économie, l’argent .telle qu’on utilise sans penser à la destruction de la planète.   La religion protestante a permis la naissance du capitalisme.       
 

S’il est vrai que l’argent n’est qu’un moyen de commercer, il serait temps que nos leaders pensent qu’au lieu de détruire un petit pays, il serait préférable d’investir pour éliminer la violence et la pauvreté sur terre.  On devrait offrir l’éducation nécessaire pour ne pas se faire bourrer le crâne comme des dindes par les religions.

Le Québec doit orienter sa politique internationale sur le respect des autres.  Sa capacité d’être tolérant intérieurement est ce qui doit garantir que le Québec travaillera à la construction des autres nations à travers le monde.  L’aide du Québec ne doit jamais être militaire, sinon pour maintenir la paix et toujours chercher à permettre aux peuples des autres continents d’obtenir leur indépendance énergétique et culturelle.  L’aspect humain doit toujours l’emporter sur le commercial.  Notre aide ne doit pas être un moyen d’empocher davantage, mais de permettre aux autres de vivre décemment.

Octobre 1970 comme ce qui vient de se produire à New York, nous ont appris que les Québécois tournent à droite, vers Dieu, dès qu’ils ont un peu de misère.  Par contre, les derniers événements nous révèlent notre dépendance aux États-Unis.  Cette dépendance n’est pas seulement commerciale, elle est aussi géographique.  Qu’on le veuille ou non, le Québec est une partie intégrante de l’Amérique et lorsque celle-ci est bouleversée, le Québec l’est aussi.  Si nous étions un pays on pourrait mieux résister à ces assauts de l’extérieur.        

Sur un plan culturel, nos valeurs sont beaucoup plus européennes qu’américaines.  Un Bush n’arrivera jamais à nous convaincre des valeurs américaines.  Pour nous, tuer légalement ou non, c’est toujours tuer.  Et, ce sera toujours mal, même au nom de Dieu ou d’Allah. Il en est de même pour la torture.

Nous sommes aussi moins matérialistes.  Pour un juif américain, ce sont eux qui mènent (sans être antisémite … la vérité a ses droits).  La vie après la mort n’existe pas.  Il est alors normal de chercher le profit dans le moment présent.  Les États-Unis ne veulent pas réellement de Palestine comme pays s’ils fournissent trois milliards par année à Israël pour s’armer.  Cette dernière guerre est aussi folle que celle de Ben Laden-Bush ; car elle repose sur la suprématie d’une religion (juive) sur une autre (musulmane). C’est une guerre qui existe depuis des kilomètres d’années-lumière dans la le passé de l’humanité… Comment peut-on accepter que des civils et des enfants soient tués dans cette bêtise de fanatisme religieux ou de bouts de territoire ?        
 
 *  *

 Ma visite en prison, avec la certitude d’y laisser ma peau, m’a permis de bien réfléchir sur ce qui est essentiel dans l’existence.           

C’est pourquoi, je ne suis pas différent des autres, et surtout, je n’ai pas envie de pleurer sur mon sort.  Je ne suis pas un ange, les petits gars sont toujours aussi beaux et j’en ai beaucoup trop appris sur moi en allant en prison pour perdre mon temps à brailler.  Ça va prendre des centaines d’années avant que les humains soient assez intelligents pour reconnaître qu’une liaison sexuelle sans violence ça ne regarde que ceux qui la vivent.  Ce n’est pas une question d’âge, mais de sentiments.  

À chaque fois que le système m’a mis en prison ou m’a menacé de le faire, il y a toujours eu le petit côté politique.  On ne s’y habitue pas, mais dans mon cas, la pédérastie leur permet de me coffrer facilement, dès que je représente un danger par de nouvelles idées. 

Si on n’arrive pas à m’enfermer, on invente des raisons pour le justifier.  Il faut juste que ce soit un peu vraisemblable, comme dans les nouvelles littéraires.  Pour eux, tant que je suis aux yeux du public, un mauvais prédateur sexuel, je n’ai aucune influence.   Ainsi, on peut me contrôler comme on veut. C’est ce qui compte.        

Aux Jeux olympiques, en 1976, avant la venue de la reine, nous avions organisé un récital de poésie avec Janou St-Denis, sur un terrain privé du Grand Séminaire où la police ne pouvait pas avoir accès ; mais je fus arrêté dans le métro.  J’ai dû être relâché parce que je récitais de la poésie au Solstice de la poésie, organisé par Gaétan Dostie, dans le cadre des Jeux olympiques. 

Le système a toujours su me freiner politiquement en m’inculpant judiciairement (trois fois) en vertu de mon amour pour les petits gars.  C’est une raison facile et ça fait plus de 30 ans que ça dure.  Être en amour est-ce un crime ?   Mais, pendant que je me remets de ma sentence, je ne fais pas de politique.  Je ne suis pas publié. Je suis moins que rien.

 **

La dernière fois, pour pouvoir procéder à mon inculpation, la police de Val-d’Or a dû kidnapper deux enfants sous prétexte que la maison où ils vivaient était trop sale.  Elle exigea aussi du père, pour conserver la garde de son fils, de signer ma dénonciation.  La prochaine fois, on inventera probablement une cause sans avoir besoin de la moindre preuve, la présomption faisant foi de tout, surtout la récidive.  Le système judiciaire est ce qu’il y a de plus pourri sur cette terre du Canada.  Il est tellement sale, un cancer généralisé, impossible à soigner.  C’est quasi impossible de le réformer. Il nourrit trop de gros bonnets.       

J’ai été consacré anarchiste permanent par la cour puisque seuls les anarchistes reconnaissent que la personne est le seul et absolu maître de son corps et de son esprit, en toute égalité entre l’homme, la femme et l’enfant.  

En cour, on n’a pas avalé que j’ose (alors que j’étais en procès) écrire le texte : Pour en finir avec l’hypocrisie.  Même si cela me condamnait, je me sentais moralement obligé de le faire, comme j’ai fait ma pleine sentence plutôt que de reconnaître ma fausse culpabilité, car pour moi, un attouchement sexuel non violent c’est une caresse et une caresse ne peut pas être un crime.  Et, à cause de ça, je devrai payer pour le reste de ma vie.  Je n’ai même plus le droit de quitter le Canada. 

Le père d’un de mes anciens élèves venait de se suicider parce qu’il avait faussement été accusé d’avoir touché sa fille et qu’il ne pouvait pas vivre cette réprobation sociale.  Daniel Desrochers venait aussi d’être tué par la pègre à Montréal.  Un petit gars tué en pleine rue de Montréal. Un enfant, c’est déjà beaucoup trop.  Les tueurs, m’a-t-on dit en prison auraient tellement pris l’affaire à la légère qu’ils auraient ensuite loué un appartement qu’ils ont surnommé Daniel Desrochers.  Faut-il être pourris ?  Les journaux nous font peur avec les motards pour nous faire oublier que la vraie mafia, leur patron, est en cravate et en collet roulé.  Ce sont des hommes d’affaires. Je ne me mêle pas de ces saletés.

Je ne veux rien savoir ni de la police, ni du crime organisé, de la pègre.  Je suis un simple citoyen et je tiens à le demeurer.  Je n’ai pas à juger qui que ce soit, mais j’ai droit à mes opinions.  Je ne peux pas accepter sans le décrier un système qui permet de tuer des milliers de gens pour contrôler le pétrole ou le pouvoir de diriger le monde.    

Je refuse tout catéchisme, mais je cherche le plus sincèrement possible d’être un humain et un bon croyant.        

Si mon analyse du système est parfois très dure, je ne suis guère plus tendre avec moi.  Aussi surprenant que cela puisse paraître, je doute souvent de moi.  J’ai de véritables maux existentiels quand j’essaie de comprendre ma part dans les suicides de Denise, de Marc, et de mon fils, Rouhed.  Le mariage de Réginald aurait-il tenu le coup, s’il ne m’avait pas connu ?  Denise avait-elle raison de croire que ma «maudite liberté» leur a été néfaste ?   Sans mon goût de la liberté absolue, est-ce que des vies auraient été moins misérables ?  Suis-je seulement un sale égoïste ? (J’ai appris avec la mort de Réginald Dupuis que Denise ne s’était jamais suicidée. La nouvelle de sa mort fut répandue et crue part tous les membres du groupe, mais elle est bien vivante. Je l’ai rencontrée aux funérailles de Réginald)           

Si j’avais été plus à l’écoute de Rouhed et ses problèmes aurais-je pu lui sauver la vie ou changer quelque chose ?  Suis-je pour quelque chose dans le besoin des jeunes que j’ai aimés de boire ou de se droguer ?            

Quel est l’impact de mes écrits ?   J’ai toujours eu peur que l’on interprète mes textes ou mes poèmes où Jésus est sexué, comme un blasphème alors que je voulais crier simplement ma conviction que la chair est bénie de Dieu et non maudite comme toutes les religions essaient de nous le faire croire pour nous leurrer. 

Pendant qu’on parle de cul, ce qui intéresse tout le monde, on oublie qu’on crève de faim dans le monde.         

Parfois, quand je me relis, je trouve mes textes si baveux que je regrette de les avoir pondus.  J’ai peur que mon ironie soit une forme de blasphème et surtout que mes idées servent davantage à détruire qu’à améliorer le monde.  Mes écrits sèment-ils la haine plutôt que de construire un monde meilleur ?   

Contrairement, à ce que l’on pourrait penser, je suis loin d’être certain d’avoir raison.  Ma bonté est-elle qu’hypocrisie ?  Un moyen de me déculpabiliser ?  J’ai parfois peur que ma pédérastie ait nui à ceux que j’ai aimés plutôt que de les aider à vivre plus heureux.  Ne suis-je qu’un orgueilleux qui croit connaître plus que les autres ?   Je me demande souvent si ma vie n’a pas entraîné plus de problèmes à mon entourage que d’effets bénéfiques.  J’ai souvent prié Dieu de cesser d’être pédéraste, avant de comprendre que c’est bien et le remercier de ne pas avoir écouté les autres me condamner. 

Si j’étais absolument convaincu de prêcher la Vérité, aurais-je tous ces problèmes de conscience ?  Pourquoi aie-je ce besoin stupide et orgueilleux de clamer sans cesse partout ma pédérastie alors qu’avec le temps je suis surtout devenu gai, si la masturbation ne compte pas comme une orientation vers le narcissisme ? 

Est-ce vraiment de l’orgueil ou une vocation que de chercher la vérité ?  Quelle est l’importance de faire une nuance entre la pédophilie (aimer les enfants de moins de 10 ans) et la pédérastie (l’amour des adolescents) ?  Qu’est-ce que ça leur apporte ?  Quelle réelle importance la sexualité a-t-elle dans ma vie, puisque j’en parle beaucoup plus dans mes écrits que je la vis ?       

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