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Spirale intraprojective 22

septembre 27, 2020

Spirale intraprojective  22

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 200 à 212)

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Les drogues dures (les médicaments chez les vieux) sont les pires ennemis de l’Occident.  Les drogues détruisent génération après génération.  Pire, mariées à la violence dans le cinéma, et surtout dans les jeux chez les jeunes, elles sont une des causes profondes de la brutalité de notre société.  Ce n’est pas pour rien que les Mormons voient à éliminer toutes les scènes de nus, à Hollywood, mais sont indifférents à tout ce qui est violent.  L’industrie pharmaceutique et l’immobilier sont les moyens par excellence de blanchir l’argent du crime organisé.  Payer un logement, un «un et demi», 450$, même chauffé, c’est du vol, de l’exploitation. C’est de la violence. 

Que l’on protège le réseau des trafiquants de marijuana pour conserver les emplois des vendeurs de rues, ce n’est pas important. C’est même acceptable, selon le système, car les statistiques n’en parlent pas, tant qu’il n’y a pas de guerres internes qui fassent monter le taux des crimes. 

Pourquoi ne s’assure-t-on pas de contrôler d’une manière absolue la qualité et la force de la marchandise si on ne peut pas l’empêcher, spécialement si elle devient accessible aux jeunes ?  Pourquoi détruire un cerveau est moins grave qu’une relation sexuelle pédéraste sans violence ?  

La relation sexuelle individuelle ne paye pas le contre-système qui comprend aussi tout ce qui est fait au noir.  En créant des zones grises, ça permet à la pègre d’opérer en toute impunité.  Un policier a la tâche plus facile quand il s’agit de se noyer l’oeil dans la pornographie infantile, de se faire passer pour un jeune, que de tenter de mettre fin aux réseaux de crime organisé.      

Actuellement, 80% des maladies mentales et émotionnelles chez les jeunes seraient dues à de mauvaises drogues ou aux drogues dures.  Est-il plus dangereux de sucer le sexe d’un petit gars qui y découvre la frénésie de vivre que de lui flamber le cerveau avec des drogues ? 

Pourtant, c’est ce que le système dit en refusant la décriminalisation individuelle de la marijuana et de la liberté sexuelle individuelle.  La prostitution doit être une décision personnelle et non exister à l’intérieur de réseaux qui exploitent le prostitué (es).  Ces règles sont la violation du droit sacré d’être le seul maître de ton corps …        

Les féminounes n’ont pas encore compris que dans ma lutte, je préconise l’égalité de tous les humains, mais la responsabilité individuelle de ta vie et de ton bonheur.  Elles pensent que la sexualité est sale, méprisante, parce qu’elles l’ont vécue comme ça.  Moi, je pense que la sexualité est un moyen de se réaliser individuellement à travers l’amour, qui est d’abord et avant tout l’attraction physique.  Pour elles, la sexualité est encore un monstre comme du temps des Inquisitions.  Et, depuis leur enfance, on leur fait croire que la sexualité est une saleté, un danger.   Notre morale sexuelle rejette la réalité humaine et le droit de jouir de son corps.  C’est une morale malade, irresponsable et diabolique.  On croit que nous devons tous penser pareil. On n’a pas le droit de croire que la sexualité est bonne.     

La loi condamne la prostitution individuelle en encourageant le proxénétisme                 (l’esclavage sexuel féminin organisé).  Est-ce normal ?  Parce que depuis toujours et pour toujours, la majorité des humains sont hétérosexuels.      

Le système, en créant les lois, est à la fois la police et la mafia… une même poche pour encaisser les profits.  Un ami ex-policier de la Sûreté du Québec, Pierre Faucher, me disait : « prouve-moi que la pédérastie est payante et elle est permise demain matin ».  La mort des jeunes est considérée moins importante que de les sauver d’une relation sexuelle avec un adulte qui leur apprendrait à jouir de la vie… comme l’ont toujours fait les grecs anciens et les chamans. 

Chez les dits primitifs, au moins, cette maladie qui veut que la sexualité est condamnable n’existe pas.  Pour la loi et la morale, pour contrôler, notre société est prête à sacrifier sa jeunesse.  Pourtant, la morale sexuelle bourgeoise n’est que le rejet des Autres, de ceux qui lui sont différents.  On préfère tuer à l’amour.  La répression sexuelle est une affaire d’ignorance.  On choisit le point de vue religieux plutôt que celui de la science.    

Cependant, le jeune doit être absolument libre dans son choix à savoir « s’il aime ou n’aime pas » la relation sexuelle qui lui est proposée.  La liberté doit être absolument un chemin conduisant à l’autonomie et la responsabilisation individuelle.  Aucun rapport avec un jeune ne doit être violent ou imposé.  Cette liberté doit tenir compte du fait que pour le jeune, tant qu’il ne peut pas procréer, la sexualité est un jeu, une curiosité à assouvir.  Que l’on cesse de s’imaginer des dangers qui n’existent pas.  Malheureusement, il existe un trafic d’humains qui sans conteste doit être combattu, mais c’est à un autre degré.  C’est le fruit du crime organisé.  Les psychopathes ne sont pas si nombreux.         

Le crime organisé devrait être jugé différemment que l’individu seul, car, l’individu n’a pas les ressources pour s’en sortir seul.  La justice devrait être mondialement réformée pour assurer plus d’équité envers les pauvres.  Pour le moment, ta valeur monétaire égale ton degré de liberté.  Le crime organisé est un état dans l’état, ce qui est absolument inacceptable.       

Je ne suis pas scrupuleux, mais je veux le bien du peuple.


*   *

À Val-d’Or, il y avait un immense problème entre les skinheads et les punks.  Je me faisais traite chez un physiothérapeute, car, j’étais tombé dans ma cave à Montréal et je m’étais blessé à une épaule, m’enlevant presque toute capacité à bouger mon bras droit.           

Un type qui était sur aussi sur une table de traitement près de moi m’a dit que le problème, la guerre entre ces deux groupes de jeunes, (punks et skinheads) avait été solutionné en donnant de la drogue aux jeunes punks. « Ils en ont eu assez qu’ils se sont tous tués à force d’en prendre excessivement. »  Il y avait eu effectivement une vague de suicides chez les jeunes à Val-d’Or.      

Cette révélation m’a scandalisé.  Six jeunes étaient morts d’avoir trop pris de drogues à Val-d’Or, à cette époque précise.  J’ai demandé à cet individu ce qu’il faisait dans la vie pour confirmer ce dont je me doutais.  Il m’a répondu qu’il était policier à Val-d’Or. 

Puisqu’on prétendait devoir m’écarter pour m’empêcher de révéler un secret, ce devait être le secret que je ne devais jamais révéler.  Je n’en vois pas d’autre, sinon la mort de Pierre Laporte, à cause de Jean Chrétien, qui pensait que l’auto dans laquelle Laporte était piégée, ce qui finit par le tuer.     

Je n’en parle pas par vengeance, mais pour m’assurer que jamais plus une telle chose ne soit possible.  Un jeune délinquant est toujours un humain.  Il a besoin d’aide et non d’être écrasé, encore moins tué.   Comment la police acceptait-elle de fournir les drogues qui ont causé ces suicides ?  Même en combattant le crime organisé, ca n’a aucun sens.  J’avais un étudiant qui m’avait fait cette révélation auparavant, mais ça me semblait trop gros pour être cru.     

*    *    *    *     

La société a le droit d’exiger que la police soit au-dessus de tout soupçon et la forcer à respecter la loi.  Un policier qui dévie du respect de la loi devrait payer davantage qu’un criminel, car le peuple est en droit d’exiger un respect absolu de la loi par les policiers et ceux-ci doivent savoir que la prévention est souvent plus importance et efficace que la punition.            

La police devrait s’occuper plus du crime organisé que des actions sans violence commises par des individus contre les règles créées par nos gouvernements pour faire payer le peuple (les voler ?) comme les billets de contraventions , par exemple.  La police n’est pas là pour protéger les bandits devenus riches, mais assurer la sécurité de tous les individus qui forment la société.      

Malheureusement, comme certaines féminounes, la police aime mettre le nez dans les affaires sexuelles des autres.  La sexualité est pourtant ce qui est le plus individuel et privé. La sexualité est la source intarissable de la compréhension, de la communication avec l’autre, de l’empathie et de la solidarité. 

En prônant la dénonciation, les féminounes engendrent la paranoïa, la haine de l’autre et le maintien du pouvoir de la bourgeoisie, car la répression sexuelle tient de cette capacité de contrôler le peuple.  La dénonciation tue le tissu social.

Tout individu a une sexualité et nous avons, tous, un petit reproche à nous faire dans la vie quant à observer scrupuleusement les règles.  Voilà pourquoi, cette honte et cette culpabilité permet de parler de péché originel et de devoir travailler davantage pour se déculpabiliser et se réhabiliter, face à sa propre image.  Ce péché a été créé dans le seul but de dominer l’autre.  Les écrits de W. Reich sont très éloquents à ce sujet.         

Quand tu regardes un film de pornographie sur internet et que tu te masturbes chez toi, ça ne fait pas mal à personne.        

C’est préférable ainsi que de s’attaquer aux jeunes pour oublier ta frustration. Les policiers qui essaient de te prendre l’oeil dans l’appareil jouisse aussi, n’est-ce pas ?  C’est de l’hypocrisie pour justifier leur emploi.  Qu’ils s’occupent de la violence et ils n’auront pas assez de temps pour contempler ou se frustrer de voir les autres jouir. 

Un leurre, ça demeure quelque chose de profondément immoral, même si c’est un moyen employé par la police pour remplacer le père dans les maisons où la mère n’a pas assez d’autorité pour surveiller ce que ses jeunes regardent sur internet.               

 Mon ami Petit Gabriel est un de ses rares punks à survivre.  Il habitait une chambre avec sa blonde dans la cave chez-moi depuis des années.  J’ai eu peur que le système essaie de l’éliminer pour ne plus avoir de témoin. En savait-il trop?  Il était un survivant, mais aussi l’un de ceux à qui on avait défoncé le cerveau…

J’étais seul dans la salle quand le policier me dit que la police avait fourni de la drogue.  Tout comme j’étais seul quand entre les murs, un de mes jeunes voisins affirma, dans l’appartement voisin, qu’il tenait sa drogue de la police.  C’est un de mes élèves qui en reparlera une autre fois.  Il me dit : que des policiers en civil vendaient de la drogue à la tonne au Belvédère de Val-d’Or.  Ce n’était peut-être pas de la paranoïa quand j’ai dit au député péquiste, qui m’appelait, de tout oublier, car la ligne téléphonique était probablement rouge d’oreilles indiscrètes… Mon jeune voisin s’est d’ailleurs retrouvé entre la vie et la mort à l’hôpital, peu de temps après.  Une nouvelle coïncidence ?  Un hasard ou de l’écoute électronique?

Ces voisins ont vendu de la drogue à la tonne au jeune qui habitait chez moi, probablement pour le monter contre moi.  Malade, il m’a même menacé.  La police exigeait que je dépose une plainte de tentative de meurtre contre lui, possiblement parce que son état mental ne permettait pas de l’avoir parmi mes accusateurs.  Sa culpabilité est d’être né dans un milieu très pauvre et fervent consommateur.  Les policiers sont revenus chez moi pour que l’on se rende au poste, sa mère et moi, pour l’accuser.  J’ai refusé de porter plainte, car, dans l’état où il était, il était bien évident qu’il n’était pas conscient.  Un psychiatre a d’ailleurs confirmé mon point de vue dans son diagnostic.  

Au poste, il avait été placé dans une cellule de laquelle on pouvait l’entendre crier.  Grâce à l’intervention du système de santé, il a pu être tiré de là.  Comment se fait-il que nos systèmes de santé ne trouvent pas une solution permanente pour aider ceux qui refusent de reconnaître leur maladie mentale et prendre leurs médicaments ?  Pourquoi la marijuana ne pourrait-elle pas remplacer une bonne partie de ces médicaments ?  Prise intelligemment, elle calme elle aussi.  Ne pourrait-on pas marier faible médication avec très faible consommation de drogues légères, pour éviter les rechutes, et ce, jusqu’à une abstinence volontaire absolue ?       

La dernière fois qu’il fut arrêté, le matin, les policiers et le service de santé l’avaient amené à un psychiatre qui l’a aussitôt libéré.  Si ce médecin s’était occupé de lui, il n’aurait pas eu à passer une autre année en prison.  Le stress pour un schizophrène est le pire ennemi dans sa maladie.  J’imagine que la prison, quand ta maladie est classée «paranoïde»  — où tu as peur d’être tué ou qu’on te rende la vie si difficile pour que tu aies envie de te tuer — ne soit pas un excellent traitement.  Les prisonniers de ce genre doivent être soignés en égard de leur maladie.  Il doit y avoir des psychanalystes, des infirmières spécialisées et des travailleurs sociaux qui les accompagnent en prison et à leur sortie de prison.  Il n’appartient pas aux gardiens d’effectuer ce travail spécialisé.  Je suis très surpris qu’en prison, on s’en occupe aussi bien.        

Aussi invraisemblable que ce soit, la police de Val-d’Or le harcelait parce qu’il ne volait plus.           

Un malade mental n’a pas à être en prison, il appartient au service de santé de le soigner.  Par contre, il est encore possible de recevoir des chocs électriques.   Dans cette condition, tu peux te demander s’il n’est pas mieux en prison où on s’en occupe bien ?  Là, au moins, on ne le torture pas.  Les chocs électriques comme une forte consommation de médicaments les rendent absolument légumes.     

Ce jeune est déjà revenu chez-moi , bourré de bleus, en sortant du poste de police où, après lui avoir donné une raclée, un policier lui avait dit : « de monter la côte  pour aller se faire manger la queue par son vieux, ce qui le calmerait. ». 

Ces événements l’ont détruit, mais ce « n’était qu’un jeune de la rue.»  Que feriez-vous, Monsieur le Ministre, si c’était votre fils ou votre fille ?  Est-on moins humain parce qu’on vient d’un milieu défavorisé ? 

Quant à moi, pendant des années, alors qu’il était en prison, j’avais toujours peur qu’on le tue.  C’était le pire des enfers, car j’avais peur que notre rencontre fortuite dans la vie cause sa perdition.  Je travaillais et je mangeais des bananes pour conserver un maximum d’argent pour lui remettre quand j’aillais lui rendre visite en prison.  J’avais affreusement peur qu’il se suicide.  On m’avait dit que des gars comme lui, consomment, font de la prison et se suicident.  Je l’aimais et pour rien au monde je ne voulais que ça se produise.       
 

J’ignorais qu’il consommait autant de drogues dures.  Je jugeais son comportement en croyant qu’il était tel parce qu’il ne prenait pas ses médicaments.
 

J’ignorais qu’à Val-d’Or la drogue faisait autant de dommages et constituait la pierre angulaire des chicanes entre les factions de jeunes qui voulaient prendre le contrôle de la vente de drogue. 

Je n’ai jamais soupçonné l’ampleur de ce drame, car je ne consommais plus depuis de nombreuses années.  J’ai même arrêté de boire pour donner l’exemple à mes étudiants et conserver mon emploi.           
 

Quant au FLQ, il était mort depuis si longtemps que je ne pensais pas qu’on puisse un jour ressusciter ce cadavre.  J’étais indépendantiste, mais surtout péquiste.  Je croyais encore dans la possibilité de changer le monde de l’intérieur, de rendre la vie du peuple plus agréable à supporter, d’éliminer les situations qui créent la misère.   

Avec la mort de mon fils, son suicide a amené plus tard la question à savoir si c’était un meurtre déguisé.  On peut pousser des gens à se suicider comme ce fut le cas de Marc Lachance.  La sorcière blanche m’avait aussi dit qu’un musulman se tuait pour protéger quelqu’un. Y a-t-il eu un rapport entre les deux incidents, sauf qu’ils me connaissaient tous les deux ?  Je faisais face à une expérience nouvelle : l’impuissance.  Avoir des choses qui demeurent mystérieuses.

Quand il consommait, il partait de la maison.  Je l’aimais tellement que sa disparition était un calvaire quotidien.  Je n’avais rien à me reprocher.  Notre relation n’avait rien de violent ou de sexuel.  Il était même irréversiblement hétéro.  Quant à mon fils, il était mort parce qu’il ne voulait pas que la femme qu’il aimait le quitte.  La drogue y était aussi pour quelque chose.  Sa copine lui aurait fait connaître autre chose que la marijuana, bien à mon insu…     

Je me culpabilisais d’avoir dû payer mes dettes en m’exilant au Manitoba, puis à Val-d’Or, car c’est là que j’ai trouvé du travail.  Je me reprochais de ne pas avoir été assez présent auprès de mon fils adoptif ; même si on me disait que jamais aucun père naturel n’en aurait fait autant pour son fils.  Je me demandais si ma notion de la liberté n’était pas un danger pour les autres parce qu’ils n’exercent pas le même contrôle sur elle que moi.  Je constatais avec désarroi que l’on ne peut pas sauver un autre, car c’est lui seul qui est maître de sa destinée.      

Depuis mon accusation, mon jeune punk a surtout fait de la prison, car il ne voulait pas reconnaître sa maladie dépressive.  C’est toute une honte quand tu revis généralement assez consciemment tous les dégâts de tes quelques secondes de furie.  Il battait aussi sa mère ce qui lui mérita la prison, car la police ne tenait pas compte de notre situation chez moi. 

Comment ces jeunes peuvent-ils prendre conscience de leur état maladif s’ils ne sont pas médicamentés ?  Si on ne leur donne pas la chance de prendre conscience qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans leur vie ?  Comment voulez-vous qu’ils acceptent d’être soignés, si le fait de rencontrer un psychiatre est un véritable exploit.  Ils ne connaissent que la consommation comme but de leur vie.  Ils n’arrivent pas à comprendre et percevoir que le bonheur c’est une foule se petites choses, de petits plaisirs.  Eux, cherchent à ne pas être conscients de la réalité.  D’ailleurs, le problème c’est qu’en sortant de prison, ils n’ont aucune aide.  Ils sont laissés à eux-mêmes.  C’est le vide et la tentation.  Ils recommencent.

Cet enfer dure depuis des années.  Il a abandonné tout ce qu’il avait de positif : dessin, lecture, etc. Il s’est aussi nommé « Détritus junior », lors de sa dernière sortie de prison. 

Il est schizophrène à tendance paranoïde, selon un psychiatre qui refuse de le soigner, sous prétexte qu’il consomme.  Les psychiatres sont-ils les vrais malades ?  Pourquoi ne cherche-t-on pas un médicament léger pour ces individus plutôt que d’ignorer le problème ?  Il est anormal que la prison soit le seul moyen que l’on ait inventé pour les empêcher de consommer.  Avec une faible médicamentation, sans drogue dure, ils sont capables de se réintégrer, malgré leur asociabilité… 

Quand il est en prison, j’ai peur de lui nuire en l’aidant, mais je suis persuadé que si je lâchais prise, comme me disent les intervenantes, je le tuerais.  Il n’aurait aucune sécurité sur laquelle compter. 

Si les jeunes consomment autant, c’est que l’on n’a pas su diagnostiquer leur très profonde dépression.  Ils ont appris à ne pas se faire confiance.  Ils n’ont rien à espérer de notre société hypocrite et égoïste.  Est-il normal qu’un jeune dans la vingtaine soit mieux en prison qu’en liberté ?  Notre peur de la sexualité les prive de l’affection dont ils ont désespérément besoin.          

Depuis près de cinq ans, la seule solution est de le faire emprisonner, ce qui est à la fois à peu près la meilleure et la pire chose qui puisse lui arriver parce que sa maladie repose sur la peur. 

Par contre, l’encadrement de la prison lui accorde une forme de sécurité qui lui permet de vivre sans danger pour lui et les autres.  Il jouit d’un traitement de faveur.  On dirait que pour la société, son emprisonnement est une espèce de pari : cette fois, va-t-il pouvoir tenir le coup ?        

Depuis, je culpabilise parce que je ne sais pas si en cessant de l’aider, je ne l’aiderais pas davantage. Il devrait alors faire face à son problème, sans se fier sur moi.  Mais l’abandonner me semble la pire des trahisons. 

Un de ses avocats m’a même dit que dans de pareils cas, le suicide en prison est la meilleure solution que la société peut espérer.  Cette absence de compassion me révolte profondément.  Plutôt que d’aider ces jeunes en difficulté, tant que quelqu’un s’occupe d’eux, l’état les écrase.  Rien n’est mis vraiment en place pour combattre cette pauvreté intérieure.          

Ces jeunes manquent d’idéal et ne savent pas quel chemin prendre pour faire leur place dans la vie.  Ils ont besoin d’être aidés, pas écrasés.  Quant aux services sociaux, ils moralisent.  Je n’avais jamais cru que notre système puisse être aussi sans coeur.  Ils ne peuvent jamais sortir de leurs livres, ni jamais penser par eux-mêmes.    

Le jeune voulait retourner à l’école, finir son secondaire et se trouver un bon emploi.  Le préposé à l’aide sociale a refusé, car il prétendait que ce retour coûterait trop cher.  Un assisté social à vie, ça ne coûte pas plus cher ?   Quel imbécile !  Cela lui aurait peut-être pris plus de temps que les autres, mais il le pouvait et le voulait. 

Pour qu’un jeune puisse s’en sortir, il faut lui offrir une possibilité de le faire.  Pourquoi faut-il tant de mathématiques pour devenir éboueur ?   Il y a trop de professeurs de mathématiques et pas assez de professeurs de sciences ou de métiers.  On maintient l’obligation d’apprendre l’algèbre contre toute logique.  Pourquoi s’il ne s’en servira jamais de sa vie ?      

On dirait que notre fonction publique n’a pas encore appris le sens de la planification à moyen et à long terme…          

Par contre, il semble qu’en prison on a trouvé depuis ce qui est le mieux pour lui.  Le temps fournira la réponse.  Je sens que cette insécurité me gruge de plus en plus.  Le stress s’attaque au coeur …   

J’ai trop de sensibilité pour demeurer différent à cette misère humaine.  Et, je trouve dégueulasse que ces moralistes de l’argent me jugent et me refusent de travailler à améliorer le sort des jeunes pour sauver leur virginité.  Je ne suis pas un assassin légal.  Je ne fomente aucune guerre.         

Si je fais l’amour avec un jeune, c’est qu’il le veut bien.  Je ne crois pas que l’on ait le droit de prétendre que ces jeunes méritent leur sort et leur misère.  Je suis assez intelligent pour comprendre qu’une personne qui ne veut pas s’aider ou obtenir de l’aide est dans une telle détresse parce que le mot espoir n’existe plus. 

Notre système ne pense pas aux êtres humains.  Il ne pense qu’à l’argent.  Comment peux-tu comprendre la détresse humaine en touchant un salaire de 100,000$ et plus par année ?  Comment peux-tu comprendre la faim quand tu te bourres la panse avec une carte de crédit du gouvernement ?  Qui est alors le pire assisté social : celui qui vole l’état en abusant ou ce pauvre jeune qui n’a jamais eu de chance dans sa vie ?        

Il a beau parler avec son double, se mettre du dentifrice dans les cheveux, se promener avec les sous-vêtements sur ses pantalons, oublier tout ce qui arrive, il n’est pas malade, selon nos psychiatres. 

Quand quelqu’un fait brûler des cierges sur le trottoir, qu’il se prépare à aller à la guerre de Boston, s’il n’est pas malade, comme le prétendent certains psychiatres, je crois vraiment que ce sont nos psychiatres qui sont violemment atteints. C’est comme l’espèce de fou qui fait sauter les couilles de tout le monde dans sa guerre aux pédophiles pour oublier qu’il a perdu un de ses membres…

                          
*   *   * 



J’ai connu un prêtre qui s’est fait castrer chimiquement pour oublier les petits gars. Une année plus tard, il était encore arrêté.  Ça ne se soigne pas, ça existe depuis le début de l’humanité.  Il n’y a rien de mal si les deux sont consentants et qu’ils ont du plaisir.  L’orientation sexuelle se joue entre les deux oreilles.  Tu ne choisis pas avec qui tu tombes en amour.   

*  *   *  *

La désinstitutionalisation psychiatrique est une excellente mesure, mais cela comporte l’obligation gouvernementale pour la protection des autres d’avoir une équipe capable d’intervenir d’urgence pour aider ces individus et non les punir.      

Notre système a oublié de former des intervenants.  Au Québec, on fait des curées, des avocats et des gestionnaires.  On crée des parasites. On pense à éduquer que ceux qui pourront devenir de bons exploiteurs du peuple.      

Il faut éliminer la violence, fournir une aide — des classes et des emplois spéciaux — pour leur redonner la chance de reprendre confiance en eux.  Il faut aussi leur permettre de pouvoir évoluer en société sans toujours avoir peur de manquer de tout.  À force de manger de la merde, ils finissent par ne plus vouloir d’aide, ils se replient tellement sur eux-mêmes que même ceux qui les supportent deviennent leur ennemis.  Ils doivent être appuyés quotidiennement dans leur reprise en main de leur vie, le contrôle de leur situation. 

Il faut donner des moyens à ceux qui vivent avec eux et qui les aiment, de pouvoir intervenir pour les empêcher de péter les plombs.  Sa mère et moi savions et pouvions reconnaître les signes avant-coureurs annonciateurs d’une rechute, mais les psychiatres dans les hôpitaux n’agissent pas sans leur consentement.  Et, c’est compréhensible.  Mais, ils pourraient nous écouter un peu, nous consulter pour connaître le comportement réel et non ce que le jeune veut bien raconter. 

Nous ne sommes pas tous du genre à vouloir les faire passer pour fou pour avoir leur héritage ou s’en débarrasser.  Nous savons quand tout va bien ou que ça commence à aller mal.  Si on nous écoutait alors, il y aurait moins de dommages par la suite.  Les signes ne mentent pas.  Aider seul (la famille) un de ces jeunes, ça coûte une fortune.  S’il chute le soir même qu’il a reçu son chèque de BS, il est ruiné pour le reste du mois.  Si tu l’aides, tu le fais vivre contre un système qui n’a pas le coeur de réagir sans le signe de piastre … Si tu es déjà pauvre, ta situation devient vite intenable.

L’ADQ semble avoir compris que les Québécois en ont assez de se faire plumer.  Quant à la nouvelle gauche, avec Québec solidaire, il faudra qu’elle apprenne qu’il n’y a pas que des féministes au Québec.  Nous devons réfléchir sur ce que veut dire « être égale » pour une femme.  L’égalité n’est pas seulement numérique.  Ça ne veut pas seulement dire qu’il faut autant de femmes que d’hommes qui occupent le même genre de poste. 

L’égalité, c’est d’abolir les différences.  On ne parle plus d’hommes, de femmes, de gais, de féministes, mais on est conscient qu’un homme et une femme sont tous des humains.  La morale n’est qu’un moyen de justifier les discriminations.  

Avec la véritable égalité, il n’y a plus de discrimination… Tout humain a la même chance de réussir.  Les discriminations entre les hommes et les femmes sont entretenues par les religions et la bourgeoisie. On a permis aux femmes d’aller sur le marché du travail parce que ça forçait les familles à devoir recevoir une double paye pour survivre.  De plus, que les enfants soient à l’école très tôt permet de mieux leur laver la cervelle. L’uniformité : on enseigne selon les livres et non l’expérience.           
 

Quant à l’agent de probation qui s’occupait de mon jeune punk, tout ce qu’elle trouvait pour l’aider, c’était de lui fixer un rendez-vous pour lui coller ensuite une charge parce qu’il ne s’y était pas présenté.  Il ne comprend même pas l’obligation de s’y rendre.  Continuer à travailler avec une telle incompétence, c’est une forme d’abus de pouvoir, car, ces prétendus professionnels peuvent modifier au complet, à jamais l’avenir d’un malade.       

J’ai cru devenir fou tant la situation m’a demandé d’énergies.  Vive les pilules pour le coeur !  Et, sans l’aide de spécialistes, je ne peux rien.  C’est trop pour mes petits moyens.  Je regrette mais je ne peux pas demeurer insensible comme de la pierre.  Tout ce qu’il lui faut, c’est une faible médicamentation et des gens bourrés d’amour pour lui permettre de pouvoir recommencer à croire en lui.  Ils sont des milliers comme lui. 

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Les drogues dures détruisent l’Amérique plus efficacement que n’importe quel terroriste. Ceux qui en vendent sont pires que tous les pédophiles de la terre.        


Comment peuvent-ils reconnaître qu’ils sont malades alors qu’ils vivent complètement en dehors de la réalité ?  Ils ont besoin d’une faible médicamentation, pour se sortir de leur sevrage, mais le système de la santé exige des mois d’abstinence avant de fournir une médicamentation.  Quelle folie !  En Californie, on a des institutions de désintoxication.  

Par contre, il y a si peu de psychiatres qu’ils ne peuvent pas agir efficacement.  Comment donner des médicaments à un individu qui pourrait s’en servir pour se suicider ou se geler davantage ?  Il faut un large personnel spécialisé et tout sera parfait.            

Dans ces cas, l’état doit fournir cette équipe de soutien, dès leur sortie de prison.  Et, même cette sortie doit être planifiée.  Les prisons ont besoin d’un personnel qualifié, multidisciplinaire, pour les prendre en main dès leur arrivée en prison et leur donner une chance dans la vie.        

Le problème est que la majorité de nos services gouvernementaux pour venir en aide aux miséreux sont de véritables rackets.  Il faut que l’argent tourne en rond, que l’état reçoive autant qu’il verse.  Ils sont moralisateurs plutôt qu’humains.  Il n’y a pas de suivi entre la sortie de prison et la vie en liberté.             

Le pire, nous qui voulons aider ces misérables, qui pouvons prévenir les coups, puisque le malade qui ne se soigne pas ne croit pas qu’il est malade, nous ne sommes jamais écoutés.  Ce n’est pas d’une probation qu’ils ont besoin, mais de travailleurs sociaux qui les aident, les accompagnent à leur sortie.  Ils ont besoin d’appui, de pouvoir recommencer à croire en eux.  Une raison d’espérer.         

Il semblerait que l’on commence à vouloir commencer à comprendre.  Mais, il n’y a pas encore assez d’intervenants pour suffire à la tâche : leur apprendre à devenir autonome. 

En prison, les jeunes devraient pouvoir poursuivre leur scolarité ou apprendre un métier.  Là, nous ne faisons que les punir, ça coûte une fortune, et ils n’ont rien pour s’en sortir en retournant dans la société.         

Nous vivons dans un système d’assassins légaux : combien de petits Mozart assassinés, faute de leur donner la chance de se réhabiliter.  Le système veut économiser : tant qu’il y a quelqu’un pour aider le malade (la consommation indue est aussi une maladie dépressive), il ne fait rien parce que les proches s’en occupent sans que l’état ait un sou à dépenser.

Avec le temps, j’en suis venu à croire que la drogue est le pire fléau chez les jeunes dans notre société.  Si la décriminalisation de la marijuana est essentielle, il faut reconnaître qu’elle est un facteur négatif pour les jeunes qui vont à l’école, car elle perturbe l’attention et la mémoire.  Encore une affaire d’éducation.            

Quant aux drogues dures, la vente ne doit jamais être permise, ni même tolérée.  Cependant, il pourrait y avoir des lieux restreints comme en Hollande.  Les drogues dures attaquent le cerveau.  Leur vente doit être interdite et des peines plus sévères doivent être imposées pour leur vente.  Je le répète, c’est pire de détruire le cerveau d’un jeune que de lui sucer la queue.
Si le gouvernement du Canada était moins hypocrite, il légaliserait tout simplement la prostitution individuelle et la consommation individuelle de la marijuana.  La légalisation de la prostitution permettrait de protéger les clients ainsi que les prostitués(es), car elles sont souvent battues.           

La possession simple de marijuana permettrait d’avoir le temps de s’attaquer aux autres drogues plus importantes. 

Comme ancien professeur, je dois reconnaître que le pot nuit aux études et au travail.  Il tue la mémoire et la concentration.  C’est une des principales causes du décrochage.  Comment le faire comprendre aux jeunes, tout en respectant leur liberté ?  La légalisation permettrait de contrôler la dangerosité de la drogue. La consommation n’a rien de négatif, si on la contrôle bien, voire mieux.  C’est comme la boisson.  De mon temps, il fallait être Lacordaire. Cela ne m’a jamais empêché de boire comme un trou.            

Si le fédéral n’agit pas, le Québec devrait changer la loi sur son territoire.  Créer son propre système tant au criminel qu’au civil.  Nous n’avons pas à endurer les retards psychologiques des gouvernements fédéraux.      

Cette législation permettrait au Québec de créer son propre système judiciaire, ses propres lois, sa propre police.  Celui-ci devrait être basé sur la chance pour chacun de se réhabiliter.  Tant que cette volonté existe, aussi infime soit-elle, elle mérite d’être encouragée, car c’est la solution à long terme, la moins coûteuse.     
 

Tous les individus devraient être aidés pour apprendre un métier, s’il n’a pas les capacités de devenir un professionnel.  Il est plus important d’avoir un bon électricien que d’avoir un bon avocat.  Notre société produit que des avocats et des curés, il n’est pas surprenant que le judiciaire ait besoin de créer des crimes et une mafia pour survivre, d’où l’intérêt d’Ottawa d’augmenter les peines de prison.

Chaque emploi est une source de revenu et chacun devrait avoir assez de conscience et d’orgueil pour ne pas vivre au crochet des autres.  Si une femme ne peut pas endurer un conjoint pour vivre, rien ne devrait l’empêcher de vivre avec une amie, si c’est possible.  Le sexe peut être cherché ailleurs.  Vivre seul avec des enfants, c’est très onéreux.  Ce sont les enfants qui sont privés de la même chance de réussir que les plus riches.          

Par ailleurs, ceux qui le doivent, n’ont pas à avoir honte et devoir se battre pour être aidés.  Nos gouvernements ont enlevé les soins et les aides de premières lignes, ceux qui sont essentiels.  La pauvreté est devenue une grande industrie. 

J’ai connu une personne qui pouvait seulement bouger les bras et la tête, à cause d’un cancer, dû à son travail ; mais la CST refusait de reconnaître l’invalidité.   Comment peut-on être de si mauvaise foi ?  Pourquoi tous ces appareils gouvernementaux pour aider les malheureux et les malades traitent-ils les gens comme des voleurs ?  Un effet miroir ?        

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