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Spirale intraprojective 14

septembre 19, 2020

Spirale intraprojective  14

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 116 à 127)

* * * *

Cela n’a jamais changé ma situation face au crime organisé. Qu’on le veuille ou non, une société doit avoir des lois.  Qu’on aime les policiers ou pas — parce que parfois ils sont complètement idiots dans leur application de la loi– ils ont la tête enflée par leur petit pouvoir– la loi doit prévaloir.  Sauf le conservatisme de bien des juges, nommés par reconnaissance politique, notre système ne serait pas si mal, s’il était orienté autrement. 

On doit modifier le but premier de la justice, en axant tout sur la réadaptation plutôt que la punition.  L’essentiel doit être le côté éducatif de la sentence pour t’apprendre à vivre normalement à l’intérieur de la société et non te punir pour te punir.  Sauf dans les cas de violence, la prison n’a pas sa place.  La prison est une forme d’isolement pour protéger les autres.  Elle doit nécessairement conduire à une nouvelle socialisation, une réintégration sûre.  Le prisonnier a absolument besoin d’aide pour se réintégrer correctement dans la société.  Malheureusement, quand tu sors de prison, t’es jeté à la rue.           

Le crime organisé avec ses gros sous a pratiquement anéanti la Charte des droits de la personne, l’aide juridique et le droit à la vie privée, car ils les modifient ainsi que la manière de s’en servir.  En servant la mafia, ces lois protègent un groupe alors que sont visés des droits strictement individuels.  Cette déviation de la protection de l’individu rend la vie plus difficile aux policiers et notre système ne fixe leurs salaires qu’en fonction des statistiques.  Alors pour justifier leur emploi, les policiers s’en prennent aux individus plutôt qu’au crime organisé.  C’est plus facile et c’est moins dangereux.

Les policiers et la cour devraient faire une discrimination absolue entre la vie privée d’un individu et la protection accordée au crime organisé, entre le riche et le pauvre.

Il est anormal d’être libre quand tu as tué et être enfermé si tu as eu le malheur de jouir avec un autre plus jeune que toi, en autant qu’il soit consentant.  

À mon sens, tuer un autre est beaucoup plus condamnable que de le faire éjaculer, à moins qu’on pense comme dans la Grèce antique que le sperme est une partie du cerveau ou de la moelle épinière.  Si c’était vrai, je n’aurais plus de cerveau.

Heureusement pour moi, la masturbation n’est pas encore illégale… pour l’instant…le féminounes y travaillent.    

*  *

À Val-d’Or, je venais de publier une nouvelle littéraire, intitulée « Nous vaincrons», où je relatais une engueulade dans laquelle j’avais affirmé à feu Pierre Laporte (tué par le FLQ), qui me connaissait, qu’un jour il sera préférable et plus honnête de se dire pédéraste que d’être fédéraste au Québec.  Mon avocat me l’a rappelé, après ma condamnation, m’indiquant qu’en prison je ne pourrais compter sur personne et aucun lien politique. Il ajouta : mêmes les gardiens sont d’accord pour les mauvais traitements infligés par les prisonniers aux gens condamnés comme pédophiles.       

Peu font la nuance entre pédophile et pédéraste, même si elle est immense.          

Je lui ai demandé si le jugement qu’on venait de rendre contre moi n’était pas un appel à échanger l’Évangile, selon Saint-Jean pour l’Évangile selon Mon Boucher (chef des Hells Angels, un groupe de motards criminels).  Je n’avais plus aucun doute quant au lien entre le crime organisé et le parti libéral.   Une tonne de ses lois ne servent qu’à protéger la vraie mafia qui se dit formée de financiers respectables.

J’étais voué à me faire battre ou à être tué en prison… il n’y avait aucun doute quant aux motifs pour m’y envoyer. On voulait se débarrasser de moi.     

J’ai appris depuis qu’il s’agit surtout d’une question de classement : envoyer un prisonnier condamné pour des raisons sexuelles avec la population générale, c’est lui assurer d’avoir la vie dure ou de crever.             
D’ailleurs, avec la loi 65, je crois, les prisons peuvent devenir des tombeaux puisque personne ne peut savoir ce qui s’y passe à l’intérieur des murs. 

Toutes les raclées et les morts (les suicides) dans l’infirmerie ne seraient que des rumeurs, de fausses rumeurs ; mais ça existerait encore quand même à plus petite échelle. C’est pourtant ça la pire terreur quand tu vas en prison : l’insécurité de ne pas savoir qui peut te sauter dessus, souvent pour absolument rien. 

Les prisons devraient avoir un personnel psycho-médical qui permet aux prisonniers d’avoir confiance aux soins qu’on leur apporte.  Ils devraient y avoir des prisons spécialement conçues pour le crime organisé afin de ne pas mêler les gens ordinaires à ceux du crime organisé et ainsi établir des universités du crime.

Si la prison devient une solution pour les personnes qui souffrent de maladie mentale et qui refusent de se soigner à l’extérieur (en tôle, tu dois prendre tes médicaments et en principe tu ne peux pas consommer), il devrait y avoir un programme spécial pour eux : la possibilité de sorties hebdomadaires, des cours disponibles, un placement, selon le degré de violence et de maladie, les deux allant de pair.  L’important, c’est de les récupérer.  Ce sont souvent des personnes extrêmement intelligentes.  C’est à nous de leur donner le goût de vivre autonome.     

Quand j’ai séjourné à Bordeaux pour la deuxième fois, je dois affirmer, sans être lèche-cul, que j’ai toujours été bien traité.  Les gardiens et les gardiennes étaient même polis, à quelques exceptions près.  C’était tout le contraire, une année ou deux auparavant.      

Je me suis longuement demandé le pourquoi de la loi 65, si ce n’est de permettre au crime organisé de conserver le contrôle à l’intérieur  …  mais souvent, nous n’avons qu’une partie de l’information pour comprendre les règlements.  Ce n’est pas un monde que je peux facilement comprendre : je n’ai pas une mentalité selon laquelle le profit est plus important que la vie humaine.  

Je n’avais jamais pensé que mes idées, mon engagement politique et ma foi dans la liberté sexuelle puissent mettre ma vie en danger.  Et pourtant, ce fut le cas.
                         
* *

Je venais aussi de publier « Le chantage», en le dédicaçant à un ami psychiatre de Val-d’Or qui venait d’être accusé d’attouchement sexuel.  C’était aussi le père d’un de mes étudiants.  Un bonhomme formidable.  On m’a dit qu’on lui avait demandé, exigé 90,000$, pour garder sa liberté, alors que dans mon cas, on exigeait 10,000 $.  Il a été assez intelligent pour laisser brailler les féminounes de Val-d’Or et de s’en aller en France, d’où il était natif.

* * *

La guerre à la pédophilie est aussi celle d’un réseau de chantage international entre les mains des services secrets et des féminounes du crime organisé.  Les femmes ont aussi un mot à dire dans le crime organisé.       

Si le système était honnête, il avouerait que la guerre à la pédophilie sert souvent de couverture pour justifier la surveillance et la répression sur internet.  Elle permet, sous prétexte de protéger les enfants, sans faire de nuances entre la pédophilie et la pédérastie, entre un réseau d’esclavage sexuel et des droits individuels, d’entrer dans tous les foyers sans avoir à obtenir la permission obligatoire d’un juge. C’est tellement dangereux un pédophile qui se branle devant le petit écran ! Il faut agir sous prétexte de soupçons et des soupçons ça s’invente selon les besoins…

Tant qu’on entretient cette psychose paranoïde, le système est justifié de censurer tout ce qui se passe, même sur un plan individuel.  C’est une guerre hypocrite qui favorise surtout les services secrets de sécurité.  Tout peut être possible à ce niveau.  Tout peut être codes, messages cachés.  Tout justifie la peur.

Par contre, c’est parfois complètement maladif. 

Certaines personnes m’ont dit que mes livres sont bourrés de codes secrets.  On disait même que l’Homo-vicièr contenait des codes cachés. Faut le faire !
C’est plutôt stupide, car je n’ai aucun lien ni avec la police, avec des services secrets et encore moins avec le crime organisé. Ceux qui cherchent des codes dans mes textes devront le faire durant toute l’éternité sans résultat, car je n’ai rien à cacher.         

La pédophilie est devenue rentable quand l’Église a décidé de payer les victimes.  Je ne veux pas porter de jugement sur ce problème, sinon souligner qu’il y a une différence entre une masturbation et la sodomie.  D’autre part, la situation sociale d’alors rendait les prêtres si importants aux yeux des familles que certains prêtres auraient pu exiger des rapports sexuels. Ce n’est plus rechercher un plaisir mutuel, mais un viol. Certains jeunes auraient été forcés ou auraient obéi car le prêtre était en état d’autorité.  Ce n’est plus pareil, c’est un viol pur et simple. Chaque cas est différent.

Ainsi, pour se faire de l’argent vite et facile, pour s’acheter un peu plus de drogue, certains ont découvert la possibilité de se servir du chantage.             

Il est facile d’accuser qui que ce soit de crimes sexuels, car il suffit d’un petit toucher, d’une insistance qu’on qualifie d’harcèlement.  Souvent la prétendue victime ne se drogue pas pour oublier, elle dénonce pour pouvoir s’acheter plus de produits.  Ce peut être aussi un cri au secours qui ne touche pas que la sexualité, mais le mal de vivre.  Si on te prend pour un pédophile, tu peux être tué … mais ce n’est rien, c’est un pédophile.  Les gens ne paniquent du moment qu’on entend le mot le sexe.  Un accusé de délit sexuel peut être tué et on prétendra qu’il a eu ce qu’il mérite. On fait des films sur la vie des assassins.        

*****

Les religions ont manipulé les inconscients personnels et collectifs, de la naissance à la mort, en les moulant de telle sorte qu’ils réagissent comme les religions le veulent autant sur le plan de la conscience que du corps.  

Dès l’enfance, il faut être bien habillé, avoir honte d’être nu, il faut répondre aux modes et aux rites religieux.  Une castration psychologique que l’on a imposée à travers les âges.  Il suffit d’interdire dès l’enfance ce que commande ta petite nature pour créer une obsession, une culpabilité qui sert à te mépriser toi-même.  C’est ce qui constitue une empreinte primaire, une règle si profondément ancrée qu’elle régit le reste de notre vie.

Les religions l’ont bien compris, elles en profitent car cette supposée pudeur instinctive est simplement le fruit de la répétition de l’interdit et du besoin d’imitation de l’enfant.  Il vient un temps où la règle est tellement ancrée en nous qu’elle se propage d’elle-même de génération en génération, sans pouvoir être remise en cause, allant tellement de soi.  

Au lieu de payer les victimes ou leurs parents, l’Église aurait été mieux de payer le service de psychiatres aux jeunes afin de s’assurer qu’ils s’acceptent et comprennent que de tels gestes ne les condamnent pas pour l’éternité.   Qu’ils se sont fait mentir par les adultes religieux et fanatiques qui ont inventé ce scénario. Si le milieu avait réagi en chrétien, ces jeunes auraient oublié et surtout se seraient pardonnés. La décadence de la tolérance est responsable du sort de ces victimes autant que les prêtres.           

Dans nos sociétés tout ce qui touche à la liberté en matière de sexe est perçu comme le mal, la honte. Il est difficile d’avoir la force de penser autrement.        

*  *  *

Je ne préconise ni la pédophilie, ni la pédérastie.  Je condamne la pédophilie, car elle peut être néfaste pour un enfant forcé de vivre un stade de développement pour lequel il n’est pas encore prêt ; mais il faut aussi que l’on cesse de voir le mal dans la sexualité, car c’est tout aussi traumatisant.   Un jeune peut très profiter d’une relation pédophile et même retrouver une façon de vivre le père manquant dans sa vie. Les adultes doivent apprendre à se calmer les nerfs quand il s’agit de confronter une situation sexuelle, tout n’est pas violent et négatif.  Il y a beaucoup de plaisir possible.           

La liberté repose sur une excellente éducation sexuelle.  La sexualité est un phénomène carrément humain, animal, naturel.  Si on veut être véridique et honnête, il faut tenir compte de chaque cas individuel.  La sexualité est l’apprentissage de son corps et je suis persuadé qu’aucun dieu n’exige que l’on rejette notre corps et ses plaisirs.    

Comment pourrais-je briser la vie d’un petit gars si je l’adore, que je suis prêt à tout sacrifier pour le rendre heureux ? 

Je ne suis pas un psychopathe et je ne fais pas le commerce des organes.  C’est le lot de la mafia qui fait le commerce des humains.  Un individu seul ne le peut pas, mais une mafia si.   Pourtant, on ne s’attaque qu’aux individus, c’est plus facile et plus payant pour les statistiques.

Je viens de lire dans le TIMES que des enfants se sont suicidés à la suite d’une telle expérience.  Pourquoi ?  Ils eurent trop honte ?   J’ai peine à croire qu’il puisse exister des gens qui forcent physiquement des jeunes à vivre contre leur conscience et leur nature.   Il est facile pour un jeune de prétendre qu’il s’objectait, quand il acceptait tous les autres avantages. Par contre, si un jeune vit dans un milieu fanatique, il n’osera jamais se confier et finira par se rendre malade.

Si le sexe n’était pas tabou, aucun jeune n’aurait honte d’en parler à ses parents ou à des amis.  Aucun jeune ne se croirait responsable d’avoir été violé.  Aucun jeune ne trouverait que cela est si mal que ça vaut de se suicider.  Il y a quelque chose là-dedans qui n’est pas logique.  Il faut pour qu’un jeune songe à se suicider qu’il se croit incapable de refaire face à son milieu.  Qui fait croire que d’avoir une relation sexuelle c’est l’horreur ?  Ce sont eux les vrais responsables. Où cesse le respect de l’autre ?         

Les pédérastes sont des séducteurs.  Ils prennent le temps qu’il faut pour qu’un jeune jouisse aussi de la relation sexuelle génitale (comme au temps de la Grèce antique).  Devenir victime, c’est de se faire imposer des gestes qu’on refuse.   Les pédérastes se servent au contraire du temps pour s’assurer qu’il s’agit bel et bien d’une acceptation mutuelle, que cette expérience leur sera profitable.  Le jeune se sent aimé et le vieux est en amour par-dessus la tête avec lui.  Le jeune devient le centre de l’univers de l’adulte, capable de le gâter, de lui faire plaisir.  Et, ce plaisir devient la raison première de toute la relation. Comment peut-on ainsi parler d’agression ?        

Comment de tels avantages peuvent être classés par les féminounes comme  » le vol de leur enfance »… D’ailleurs, s’il n’y a pas de panique autour de la découverte de cette relation, le jeune sera bien content de la vivre ou d’y mettre fin.  C’est un état féérique d’être aimé et amoureux, même si on est jeune.             

Malheureusement, les adultes oublient qu’un enfant ne réagit pas comme eux parce qu’il n’a pas les mêmes hormones et que son cerveau est encore incapable de symbolisme.  Pour lui, sauf la réaction des adultes, il n’y a rien de mal dans la sexualité.  Il n’est pas encore contaminé par la morale religieuse.           

C’est aussi un principe chez les pédérastes de s’assurer que le jeune est bel et bien consentant ou que du moins il semble avoir du plaisir.  C’est contre ses normes de forcer un jeune à relation sexuelle.           

Ceux qui sont absolument contre la pédérastie sont persuadés du contraire parce que ce respect va à l’encontre des séquelles qu’ils ont inventées.  Cela permet de retourner, revenir sur le passé de l’adulte, même après 40 ans, faut le faire, pour condamner un pédéraste.  Les maniaques de la protection ont peur que l’adulte crée mieux qu’eux des liens nobles avec le jeune.  Une amitié qu’ils envient.  Avec nos lois, c’est pire de faire une pipe que de tuer. Un gars qui tue peut maintenant avoir un jour une libération conditionnelle. Un pédéraste ou un pédophile est strictement ostracisé à vie.

Le lien pédéraste ressemble étrangement à celui de père, quoiqu’il soit plus communicatif, car l’homme n’y est pas qu’un pourvoyeur et surtout, l’autorité. Il doit être présent. Il doit être aimé.  Pourquoi prétend-on vouloir protéger le jeune quand un vieux de plus de 70 ans est mis en prison ? Il ne bande même plus.  Quel danger représente-t-il ? Un jeune n’a plus peur d’un tel vieillard depuis longtemps.  

Le problème de l’Église catholique ainsi que les autres religions est l’hypocrisie. 

Le pédéraste existe depuis le début de l’humanité.  Une déviance ?  Sûrement si on croit que le sexe ne sert qu’à procréer.  La pédérastie contrôlée, donc sans violence, peut être très positive, même pour le jeune, car, c’est une forme d’amour.  Il faut retourner à ce que signifie réellement (sans l’interprétation des féminounes) tomber en amour.       

Pourquoi la pédérastie existe-t-elle ?  Je ne le sais pas.  Plutôt que de la nier, si l’Église avait eu l’humilité d’avouer qu’elle s’est trompée quant à sa façon d’aborder la sexualité, elle ne serait pas dans le pétrin dans lequel elle s’enfonce maintenant. 

L’Église nous a menti quant à la sexualité et on n’est pas prêt à lui pardonner. Un péché avoué, est plus vite pardonné. 

On sait maintenant que la confession était un moyen de contrôler chaque individu.  Les gens ne pourront pas toujours être aveugles. 

***

La pédérastie, si elle ne devient pas une forme innée de culpabilité est une expression toute aussi bonne de la sexualité que les autres (gais, hétéros), en autant évidemment qu’elle respecte le consentement des partenaires.  Le péché d’impureté qui nous condamne à l’enfer, ça n’existe pas, c’est même la preuve la plus tangible de la stupidité des arguments dont les religions se servent pour mousser leur propre chasteté. 

Le pire péché des religions, c’est de mentir à tous concernant la sexualité.  Si on a réussi à enlever l’obligation de ne pas manger de viande le vendredi, sans danger d’être damné, l’Église pourrait simplement se taire quand il est question de sexualité plutôt que de dire des bêtises.             

La pédérastie et l’homosexualité sont des réalités toute aussi normales que l’hétérosexualité.  C’est une forme d’expression de sa sexualité.       

Les autorités ont simplement tout divisé en catégories.  Ce qui est anormal, c’est de refuser la réalité de l’existence de la pédérastie contre laquelle on ne peut rien.  On ne peut tout de même pas modifier les gênes mutants avant la naissance.  On devrait accepter cette réalité humaine comme une forme d’homosexualité.  Tout le monde saurait qu’un pédéraste ça existe et qu’ils ne sont pas tous dangereux, sauf certains.  Si on en parlait ouvertement, c’est le jeune qui déciderait de le fréquenter ou non, et non les autres.  Ceux qui l’interdisent s’imaginent que seule leur orientation sexuelle est acceptable.    

La séduction est une réalité humaine.  Tient-elle seulement à un sourire?  Pourquoi devons-nous essayer de persuader les jeunes que de vivre sa sexualité, c’est mal.  Qui a décidé qu’il faut un certain âge pour le vivre ?  C’est ce genre de folie où la chasteté est plus importante que la vie de ces jeunes qui est inacceptable.  Est-ce qu’approuver la liberté sexuelle permettrait d’éliminer la mauvaise conscience que beaucoup se crée ? N’a-t-on pas essayé jusqu’à il y moins de vingt ans à nous faire croire qu’être gai, c’est anormal ?  Pourquoi tous ces mensonges ?  On ne cherche pas le bien du jeune, mais l’application, sans nuances, d’une morale préétablie qui n’accepte que l’hétérosexualité.        

Pourquoi, si je suis un salaud, les jeunes avec qui j’ai eu une expérience sexuelle sont-ils toujours heureux de me revoir ?  Suis-je différent sans le savoir ?  Puis-je être victime de l’hypocrisie de celui qui vit une aventure avec moi ?  La victime est-elle un être qui se culpabilise à cause de ce que les autres pensent de lui plutôt qu’un être assez fort pour décider lui-même ce qui est bien ou ce qui est mal pour lui ?  Le jeune se suicide-t-il pour avoir eu du bon temps en participant à des jeux sexuels ou parce qu’il ne peut pas subir la pression de la société qui l’écrase à tous les jours de son mépris pour la sexualité, hors-norme ?    

Les jeunes qui se prostituent le font-ils pour avoir de la drogue ou se droguent-ils pour oublier qu’ils se prostituent pour avoir de la drogue ?  Le sexe n’est pas le problème essentiel ; le vrai problème, c’est la drogue. 

Si ces jeunes vivaient dans un milieu qui ne condamne pas ces pratiques ; mais considère la sexualité comme quelque chose de grand et beau, ils ne vivraient pas tous ces problèmes de culpabilisation et de mésestime d’eux.  Il n’y aurait plus de suicides pour des raisons de différences sexuelles.  Ils obéissent à la loi du milieu qui crie au scandale.  Ils se croient impurs, alors que la pureté existe à travers les actes de l’amour.  Ils confondent ainsi pureté qui est plutôt attachée aux intentions avec chasteté qui elle est en rapport avec le refus de vivre sa sexualité.

Malheureusement, on apprend jamais aux jeunes, comme le disait Freud, qu’il y a une période normale dans l’adolescence où les jeux sexuels sont plus de nature homosexuels qu’hétérosexuels.  Les moumounes ont même réussi à faire passer la théorie de Freud pour erronée juste pour maintenir les mensonges du passé, de nos religions.

Cette phase gaie dans le développement n’arrive pas à tous les jeunes, et ce n’est qu’un stade, un passage, d’où la pédérastie ne peut pas être vécue éternellement, ce qui constitue un désavantage évident quant à la vie d’un couple constitué de personnes ayant atteintes leur maturité et ainsi une stabilité qui ne peut pas exister à l’adolescence. 

Le principal est d’éliminer la culpabilité quand un adolescent passe par ce stade.  Il doit savoir que c’est normal.  S’ils savaient, ils ne se sentiraient pas déprécier pour avoir osé répondre à leur curiosité.  

Chez les Grecs de la Grèce antique, spécialement ceux qui avaient de l’éducation et du pouvoir, il était normal et même bien vu qu’un vieux éduque un jeune afin de lui transmettre sa connaissance et son expérience.  Les plaisirs faisaient partie de la connaissance.  Ils servaient aussi à devenir plus tard de meilleurs maris.  Cette initiation permettait une meilleure et plus profonde découverte de SOI.  Qui plus qu’un autre homme peut mieux instruire un jeune sur ses les gestes provoquant la jouissance ?  N’y a-t-il pas une différence entre la pédérastie et la sodomie ?  Ce sont deux choses totalement différentes, car la pédérastie peut se passer complètement de sodomie.      

L’élimination de la violence dans la sexualité passe par une bonne éducation.  Pour que la sexualité devienne positive, elle doit nécessairement s’appuyer sur le consentement mutuel, cesser d’être un tabou, un objet de honte et de haine. On doit pouvoir en parler sans fausse honte.  On peut aussi être contre, mais la décision revient toujours au jeune à savoir s’il aime ou n’aime pas.

**    

Pour me sentir utile, avoir un but pour vivre, j’irais bien enseigner gratuitement dans n’importe quelle peuplade puisqu’on ne veut pas de moi au Québec.  Je ne peux même pas travailler à un salaire assez convenable pour payer mes dettes envers le gouvernement avant de mourir.  Qui puis-je ?  On refuse même que je fasse du bénévolat des années après une mise en accusation que j’ai toujours identifiée comme un coup monté d’ordre politique plus que le résultat d’avoir mis la main sur le pénis d’un petit gars. C’est le cas à la Fondation de la bibliothèque Memphrémagog.

Au moins là-bas, je servirais à quelque chose, j’enseignerais, on aurait besoin de moi et je serais utile, même si je risquerais ma vie.  Je servirais à quelque chose.  C’est impossible de comprendre si on n’a pas déjà eu ce sentiment d’être rejeté par tous. 

Le plus difficile à supporter est d’avoir autant de possibilités et de ne pas pouvoir s’en servir pour en faire bénéficier les autres parce que les bourgeois se servent de la répression sexuelle pour asseoir leur pouvoir.   Il semble plus important pour eux qu’un jeune demeure chaste que de pouvoir manger à sa faim.  Est-ce pire de toucher le pénis d’un jeune que de le forcer à jouer au soldat ?  Monde bizarre ! Je ne suis sûrement pas le plus «fucké».

Je n’ai rien d’un martyr.  Je sais qu’un attouchement, c’est illégal ; mais je sais en même temps que c’est complètement fou.  Je ne vis pas non plus pour défendre la pédérastie.  Ce fut un accident dans ma vie.  L’amour idéal.  Je suis peut – être complètement masochiste, mais ceux que j’aime prennent cette importance.  Comme on me l’a déjà dit :  » Avec toi, c’est facile de te mener par le bout du nez, il suffit de te dire qu’on t’aime pour que tu sois notre esclave. »  

Mes amours m’ont toujours ruiné.  J’ai donné mon maximum pour aider ceux que j’aime et, légal ou pas, c’est ce que j’ai fait de mieux dans ma vie.  J’ai aimé jusqu’à la folie.  Pourquoi serait-ce anormal de rechercher la tendresse, l’affection, l’amour chez un partenaire plus jeune ou plus vieux que toi ?  La beauté d’un jeune n’est pas que corporelle.  C’est un sourire de l’âme, un appel au dépassement, un passage à un niveau de contemplation et de bonheur que l’on n’obtient pas autrement.  À cause de l’exemple que tu t’efforces de donner, c’est un appel au dépassement.   
 
Lors de ma dernière présence en prison, on a cru, un prisonnier l’ayant affirmé, que j’étais un terroriste. C’est totalement faux, mais j’en ai profité, car c’est presque vrai. Je suis anarchiste, non violent. Un révolutionnaire.  Celui qui veut améliorer le sort des êtres vivants sur cette terre. Je suis possiblement baveux pour ceux qui me trouvent trop radical.  La violence naît de la frustration d’où ma haine pour toutes formes de censure.   La violence comme la répression sont des moyens pour exploiter le peuple.  Je sens la révolte des pauvres monter avec raison.           

Ma réputation de révolutionnaire fut surfaite.  Elle a permis à certains de mes étudiants de se vanter d’avoir envoyé en mon nom, sur internet, des lettres d’insultes à des ministres fédéraux.  Le système était-il assez stupide pour croire que ça venait de moi alors que je n’avais pas encore internet.  Je n’ai jamais voulu détruire quelqu’un, j’ai toujours cherché à améliorer la vie des individus qui composent la société dans laquelle je vis.            

Il est hautement préférable en prison d’être un prisonnier politique qu’être reconnu comme étant un pédophile.    

Je n’ai parlé qu’à quelques occasions en prison de ma pédérastie et de ce fait que je crois que cet acharnement contre moi est plutôt d’ordre politique.  Ma lutte pour la décriminalisation de la pédérastie et de la marijuana est révolutionnaire dans le sens qu’elle apporte une nouvelle liberté aux individus, mais aussi une perte financière très importante pour le crime organisé.

Par contre, mon appui aux politiques de gauche progressiste fait aussi de moi un ennemi du système parce que je suis contre l’exploitation du peuple et surtout contre toutes formes de peine de mort.  Je suis un fanatique créateur d’un monde plus humain, où l’individu peut aspirer au bonheur.  Je ne crois pas que l’on soit sur terre pour expier.  C’est encore un enseignement pour nous exploiter.  Le rôle de la culpabilisation est clairement défini dans les livres de Wilhem Reich.     

Les prisonniers à qui j’ai dit à qui j’ai dit qu’on s’était servi d’une histoire de cul pour se débarrasser de moi, politiquement, m’ont vite rappelé qu’il était préférable de me taire.  Je n’ai pas menti, je n’ai même pas eu le temps, ni l’occasion de m’expliquer.  Dans ce cas, le silence m’a sauvé de bien des problèmes.  C’était mieux ainsi.  Je ne serais peut-être pas vivant aujourd’hui si j’avais passé mon temps à vouloir défendre mon point de vue sur la pédérastie.  Toute caresse est sexuelle, disait Freud.  Peu semble le savoir.  Donc, j’ai eu des rapports sexuels avec Mathieu.  Je l’ai massé.  Il n’a pas semblé ne pas avoir aussi aimé ça. Je sais cependant qu’il n’aurait jamais accepté d’aller plus loin. Mathieu était foncièrement hétéro, comme mes deux fils adoptifs.

 Le système voulait m’entendre leur dire que j’étais coupable d’être pédéraste.  Je suis pédéraste, mais je me sens coupable de rien.  Il n’y a pas de mal dans la pédérastie, à moins d’être violent, de ne pas respecter l’autre.  La pédérastie est une orientation sexuelle. Je n’ai jamais dit le contraire. 

Par contre, si on avait changé mon classement, comme le voulait un des gardiens, pour définir où je passerais mon temps, je serais probablement déjà invalide.  Que j’aie touché Mathieu, à leur point de vue, constitue un crime odieux. Quant à moi, je ne crois pas que ce soit mal.  Je ne l’ai pas blessé, je lui ai procuré des plaisirs.      

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