Aller au contenu principal

Spirale intraprojective 12

septembre 17, 2020

Spirale intraprojective  12

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays. (pp. 95 à 106)

* * * *

Avec la trahison du «french power», il suffit d’être vraiment indépendantiste au Québec, être radical ou viscéral, pour ne pas avoir sa place. Il suffit d’avoir des principes et y tenir pour devenir « reject».  Il suffit d’être féministe pour être trois fois béni, être pédéraste pour être trois fois damné.        

Les féminounes du Québec sur un plan sexuel sont des martyres qui s’immolent avec leur pudeur, de parfaites masochistes nourries de la honte de leur sexualité qui doit être vécue en hypocrites parce qu’elles ont peur du jugement de l’Autre.  Elles sont homophobes et antisexuelles, soit le contraire de ce que sont les vraies féministes progressistes. 

Dans notre société, malheureusement, leur sexualité se résume souvent à avoir honte, peur de leur corps et de leurs désirs.  Leur sexualité n’a pas encore débordé des champs de l’émotionnel.  L’histoire de la sexualité est tellement déformée par certaines féminounes qu’elles essaient même de nier l’existence de l’homosexualité dans la Grèce antique.  On dirait qu’elles croient, grâce aux religions, que l’existence de la libido n’a pas encore été prouvée.  Le principal problème des féminounes tient à ce qu’elles ont appris soit de devoir se conformer à toutes sortes de rites pour plaire aux hommes, oubliant que dans la vie la seule personne à qui tu dois plaire pour être heureux , c’est à toi-même.   

Cette mésestime de soi féminine est normale puisque les religions les ont toujours humiliées, dépréciées, maintenues dans l’indifférence ou l’infériorité. 

***

Le contrôle du corps, de la sexualité et de la mode est un élément clé dans le Manifeste des sages de Sion. C’est un programme d’action d’une branche juive qui veut dominer le monde. Elle se compose de fanatiques religieux. On agit pour plaire aux autres, en obéissant à la mode.

Par contre, certains hommes sont tellement machos qu’ils sont intellectuellement incapables de s’apercevoir qu’ils sont obsédés par un «trou» pour combler sans amour leur libido comme si la femme était un objet sexuel.  L’amour est devenu véritablement à l’image du commerce, comme je le dis dans l’Homo-vicièr.  Le négoce est devenu le pouvoir de séduction. On reproche aux pédérastes de vouloir séduire le plus jeune, mais on accepte ça comme normal quand on agit ainsi avec une femme.  On prétend que le jeune n’a pas la liberté et la maturité de comprendre comme si les jeunes étaient tous des imbéciles et ne comprenaient rien aux plaisirs du sexe comme les femmes.  Plusieurs jeunes aiment ça, mais notre société est trop hypocrite pour l’admettre.

Freud a établi différents stades de développement de la sexualité allant de paire avec le développement de la personnalité.  Il parle de latence (le désintérêt pour la chose sexuelle) entre cinq et neuf ans, puis, à un retour vers la curiosité sexuelle après la dixième année.  Le garçon recommence à s’interroger sur son propre corps qui n’en finit plus de changer, mais aussi sur celui des autres à savoir s’il est normal, d’où cette période normale d’homosexualité, car il commence à se comparer aux autres.  Évidemment, à partir de ce qui est plus près de lui, un autre garçon.  Il veut savoir s’il est pareil et par la suite, il cherche chez les femmes ce qui le différencie et l’attire.

Si on veut respecter un enfant, on n’essaiera pas de lui interdire cette phase essentielle de curiosité quant à son développement.  Cela n’est pas un passage obligatoire pour tous les garçons puisque le développement est individuel et particulier.  Il dépend de ton expérience de la vie ainsi que de ton environnement.  Plutôt que de parler de péché, on devrait enseigner l’autonomie sexuelle et ses responsabilités.  Pour la protection, nous avons des lois sur le viol, donc, les autres règles sont hautement superflues et répressives.

Au lieu de fixer un âge de consentement, la société doit s’assurer que l’individu puisse vivre cette expérience sans interférence.  Cette liberté n’abolit pas des champs de curiosité, elle ne s’en mêle pas, tant que le jeune n’est pas en véritable danger d’être traumatisé, c’est-à-dire obligé de vivre un stade où il n’est pas encore rendu.  Par contre, ce même stade peut être vécu à différentes époques, selon les individus, et avec des personnes de tous les âges.  Ce n’est qu’une expérience bien temporelle.  L’en empêcher, c’est une surprotection qui peut être néfaste, car écrasante.  La curiosité insatisfaite peut virer assez vite à l’obsession, la compulsion, à la haine de soi.  Cette morale antinaturelle est la responsable du suicide d’une très grande partie des jeunes garçons. Continuer de la promouvoir, c’est strictement criminel.

On dira ce que l’on voudra, un homme est mieux compris par un homme, une femme par une femme.  L’amitié est ce qu’il y a de plus précieux dans la vie. 

J’ai toujours voulu comprendre pourquoi je suis pédéraste ? 

J’ai supposé que le fait que nous sommes six garçons (je suis le troisième) est une des composantes.  J’ai certainement adoré mon père et mes frères depuis ma tendre enfance. Mais, il y a aussi des pédérastes qui sont des enfants uniques. 

Ma sœur aînée d’une année, Mariette, est morte alors que j’étais tout petit. Ça aurait été, selon mes gardiennes, une tragédie dans ma vie.  Ma mère a dû me faire garder à l’extérieur parce que j’essayais sans cesse de lui donner des bananes à manger, salissant ainsi son cercueil.  Cela aurait-il pu créer une peur associée inconsciemment à la castration ?  Suis-je resté sexuellement figé à cette âge ? 

Chose certaine, j’ai toujours aimé les seins féminins et les mamelons sont peut-être une seule et même chose que le plaisir de sucer un petit pénis ?  Mon éternelle attirance à vouloir tout voir, tout toucher, tout manger.            

Jeune, j’adorais les femmes.  Elles m’envoûtaient, mais me rejetaient.  Est-ce simplement parce que je voulais être comme les autres ?  Je ne le crois pas.  J’étais attiré par curiosité par les garçons, mais cette curiosité passait par la fascination, par leur beauté irrésistible.  Je voulais peut-être vouloir me comprendre moi-même et me prouver que j’étais quand même comme eux, car je me trouvais très laid.

Je me rappelle avoir beaucoup souffert de ne pas avoir été aimé par certaines filles.  Ce rejet féminin a profondément marqué mon adolescence.  Tout mon côté alcoolique vient de ce rejet des filles. Ça m’humiliait.  J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose comme le charme.   Je n’ai jamais pu identifier vraiment ce qui occasionna ce changement dans ma nature.  Serais-je né ainsi ?

La pédérastie est aussi innée que l’homosexualité et l’hétérosexualité. Ces distinctions ne devraient même pas exister dans un monde évolué car quelle que soit ton orientation sexuelle, tu n’en es pas moins un être humain à part entière.    

                                 
* * * *

Le Québec est un état historiquement matriarcal, même si les «grands boss» des âmes féminines cachaient un pénis sous leur soutane. 

La femme est depuis toujours le vrai patron dans le foyer. L’homme n’est que le pourvoyeur.  Toute notre littérature est marquée par l’absence du mâle.  Chez les jeunes, les femmes occupent toute la place : au foyer, à la maternelle et au primaire.  Les gars voient presque seulement des femmes jusqu’au secondaire, c’est-à-dire jusque vers 12 ans.    

Malgré notre prétendue libération sexuelles dans les années 1970, nous sommes encore prisonniers de l’esprit conservateur parce que cette libération n’a été que très artificielle.  Quoiqu’avec la lutte contre le phénomène des femmes battues a modifié le rapport entre les deux sexes. Combattre la violence mâle, dans certains couples, c’était une nécessité. La femme n’est pas la propriété de l’homme ou vis-versa.

Quand tu vis bien ta sexualité, tu n’as pas à te préoccuper de celle des autres.  Tu n’as pas besoin de lois portant sur la nudité ou la pornographie.  Ce n’est pas parce que tu entends le mot « cul» que tu meurs de peur… une caractéristique des féminounes.


* * *

Il faut avoir vécu l’expérience d’un camp de nudiste pour savoir qu’après très peu de temps, tu ne t’aperçois plus que tu es nu.  Il faut que la pornographie soit interdite pour y porter le moindre intérêt et être mentalement malade pour croire que la nudité est de la pornographie. 

Le rejet de la nudité est une habitude qui repose sur la honte de son corps.  On désire l’interdire parce qu’on ne veut pas se voir dans un miroir.  On ne tolère pas qu’une autre personne soit plus belle que soi.  Il en est de même dans la chasse aux homosexuels.  Ce sont habituellement des homosexuels refoulés qui ne s’acceptent pas qui font la chasse aux pédérastes. 

Tout individu devrait savoir qu’il est à la fois physiquement un homme et une femme, les nuances s’étant opérées qu’à la toute fin de notre constitution physique avant la naissance.  Seule la nature a choisi : pénis ou clitoris.  Et que tu le veuilles ou non, il en sera ainsi jusqu’à ta mort. Que tu le veuilles ou non, qu’on l’explique comme on voudra, t’es pris dans un corps que tu dois apprendre à aimer.

* * * * *

Les religions qui font la chasse aux homosexuels prouvent que leur lien avec Dieu, un Dieu d’amour, le créateur, est ténu ou complètement inexistant….

La religion est un pouvoir économique qui se cache derrière une forme de spiritualité pour le discours.  Les preachers sont des voleurs légaux, grâce à leur manipulation psychique…Ce sont aussi souvent les plus cochons.


Si on veut que la vie ait un sens, les religions devront être assez intelligentes pour se réajuster au fur et à mesure que la science fournit des explications. 

Par exemple, au début de l’humanité, on pensait que pour avoir des enfants, il fallait qu’un mâle encule l’adolescent pour aller porter la semence qui lui permettra de procréer.  Cette initiation était dans leur tête un passage obligé.  Aujourd’hui, tout le monde sait que c’est faux. 

Le spirituel (la vie) permet d’expliquer positivement notre existence, mais les religions sont dépassées avec leur petit catéchisme sexuel.  Cela ne les empêche pas d’y puiser leur morale.  Les expériences quant à la nature humaine ont prouvé que la foi peut être bien utile pour combattre le stress.  Les religions nous aident à contrôler nos vies sans être obligés à de longues sessions d’introspection.  Elles permettent de guider nos actions. 

Le seul problème des religions, c’est qu’elles refusent d’évoluer.  Elles deviennent vite du fanatisme.  On a oublié que le centre de la vie est chaque individu.  Se passer de la spiritualité, du contact avec les autres, avec les forces universelles, ce serait la pire de nos erreurs.  Notre conception de la mort dicte notre façon de vivre, de voir la vie. 

Pour les riches, il n’y a rien après l’argent … outil du moment et de la liberté, l’argent prend toute la valeur.  Les musulmans sont surexploités. les régimes n’ont pas à avoir d’armée, il suffit de leur faire croire qu’il y a un ciel après la mort pour offrir les femmes aux martyrs.  Les indulgences catholiques ont été un des rackets les plus payants.  Quant au christianisme, la loi de l’amour est vite devenue celle du puritanisme sexuel… les petits anges asexués … On ne voit pas la vie de la même façon selon la religion et aucune ne peut prétendre détenir la Vérité. 

* * * *

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi une cigarette me rend cancéreux alors que les villes sont devenues des cas de pollution ambulante.  Je ne comprends pas que la pollution des automobiles soit moins nocive que elle des cigarettes… parce qu’elles sont inhalées ?  La pollution aussi.  Serait-ce parce que la cigarette est la goutte de trop pour nos poumons ?  Quels sont les intérêts financiers qui entretiennent cette guerre à la cigarette et non au pétrole? 

Pourquoi peut-on justifier de tuer des milliers d’innocents dans des guerres en Afrique pour avoir leur pétrole ou leurs richesses naturelles ?  Est-il normal que des pays producteurs de pétrole aient des populations qui crèvent de faim ?  Si 80,000 personnes ont attrapé le cancer à cause des essais nucléaires en sol américain, pourquoi ne les interdisons-nous pas à l’échelle de la planète ? 

D’où vient réellement le sida ?  Pourquoi le laissons-nous se répandre ?  Est-il vrai qu’il existe en Afrique un médicament qui le guérit complètement?  Empêche-t-on sa vente en Occident pour continuer la lutte à l’homosexualité ?  Pourquoi les recherches scientifiques ou autres profitent-elles seulement aux armées plutôt qu’au Bien de l’humanité ?  La santé n’est-elle pas plus importante que la guerre ?           

Un bel exemple de jansénisme maladif est l’interdit de toilettes dans le métro de Montréal.  Il est préférable de faire dans tes culottes que de risquer ta «josephté» dans une toilette de métro. Quelle société malade ! Je préfère me laisser voir la queue que de chier dans mes culottes.

Mon idée doit être celle d’un perverti sexuel.  Avoir des toilettes dans le métro ou dans les lieux publics comme s’il n’existe pas des besoins naturels chez l’homme.  Pourtant, le bien-être physique fait hautement partie de la sécurité, spécialement chez les aînés.  Et, même si tu vois l’organe d’un autre en pissant, ce regard ne le fera pas fondre.   N’est-il pas évident qu’avec le vieillissement de la population, des toilettes publiques sont indispensables ? 

Je suis malade, car je prêche le droit à la pédérastie, droit de l’adulte, mais aussi du jeune. Les jeunes adolescents ont le droit à l’amour et à posséder leurs corps.  L’enfant n’est pas une propriété des parents.  Les parents sont là pour garantir la sécurité de leur apprentissage et de leur développement.  Ils doivent orienter, mais non diriger comme des dictateurs.  Ils créent l’ambiance du développement. 

Chaque individu en naissant n’appartient qu’à lui-même, comme il sera seul à sa mort.

En acceptant une approche scientifique de la sexualité, en éliminant l’âge des rapports sexuels, en le remplaçant par le consentement ( le respect de l’autre) , c’est plus réaliste et intelligent, mais la pédérastie n’existe plus.  Sans l’élément de l’âge, tu es simplement gai ou hétéro.  La pédophilie est inventée par les féminounes.

Chez les garçons, la sexualité se découvre habituellement après dix ans, avec le jeu des hormones et l’apparition des poils et de l’éjaculation. Ce n’est pas toi qui en a le   contrôle.  Chacun a son propre rythme de développement.  C’est individuel et sans âge.  C’est carrément un fait scientifique qu’aucune religion ne peut nier   Mais, la répression sexuelle continue en s’appuyant sur des mensonges et des ignorances de la nature humaine. La peur de la sexualité permet d’entretenir un monde de haine et de guerre, en augmentant la paranoïa. La peur est le meilleur et le plus payant des commerces.

*

À la fin de la rédaction de ce livre, je veux redéfinir mon orientation sexuelle pour être plus conforme à ma réalité présente, mais je crois qu’elle n’existe pas, car je suis simplement « jouisseur ». 

Je suis sexuellement ouvert à la personne qui m’aime et que j’aime.  Je préfère l’Amour au génital, l’amitié aux rapports accidentels, furtifs; mais pour moi, il n’y a pas d’amour sans relations génitales.  Se caresser sans amour, ça ne veut rien dire.  C’est le fun, mais ça finit là. L’amour sans caresses est un mensonge.

J’arrive à me développer intellectuellement et intérieurement qu’en travaillant pour les autres.  Il faudrait peut-être créer une science pour rappeler aux gens qu’ils sont les fabricants de leur propre bonheur.  Et, le bonheur est une jouissance.

* * *    

Aujourd’hui, l’individu a droit à son orientation sexuelle, mais en autant que ce soit celle prônée par le système.  Si tu as droit à ton orientation sexuelle, qu’est-ce que l’âge vient faire là-dedans ?  Pourquoi faut-il un âge pour être gai ou hétéro ?  Pourquoi cette jeune vie de gai devrait-elle se passer qu’entre jeunes puisque les     «aînés vertueux» ont décidé de la contrôler ?  Pourquoi ne pas avoir droit d’être un chaman moderne ?  Pourquoi un jeune n’aurait-il pas le droit de tomber en amour avec le plus vieux ?  Pourquoi cela ne serait-il pas autant possible qu’entre deux adultes ?  Parce que la société en a décidé ainsi?  Pourquoi cet amour est-il plus sale, plus mal que l’amour entre deux personnes du même âge ?  C’est de la stupidité pure, le kidnapping de l’autre sous prétexte de le protéger.

Tant que la sexualité sera perçue comme quelque chose de mal, il en sera ainsi.  Le contrôle de sa sexualité est fait pour éliminer toute morale personnelle, individuelle.  Bouddha n’a pas connu que le sacrifice, le malheur ou la pureté.  Il a trouvé que l’équilibre est le chemin du milieu pour conduire à l’illumination. 

Fixer un âge et une méthode de vivre sa sexualité est un acte de dictature morale et de discrimination envers les jeunes, même avec les meilleures intentions du monde.           
C’est croire que les individus sont encore assez irresponsables qu’il faille leur dire comment vivre plutôt que de chercher à développer leur autonomie.

Il est normal qu’un adulte tombe amoureux d’un jeune pour lequel il devient le père, le tuteur, le professeur, le protecteur, l’initiateur comme à l’époque de Platon.  Le jeune devient sa raison d’exister.  Son immortalité.  C’est une forme de procréation karmique.  Deux âmes qui se complètent mutuellement pour obtenir la fusion irréversible due à l’amour, le vrai but de la vie. 

Comme disait Platon, le pédéraste ne porte pas et ne donne pas naissance à un corps, mais à des âmes. 

Cette fusion peut être temporaire, car le jeune cherchera à compléter sa vie à travers l’homme ou la femme de son choix.  La pédérastie est un moment dans l’identification de sa sexualité. Une simple expérience qui devrait normalement aboutir à l’homosexualité ou l’hétérosexualité, selon le sujet.  

Dans la pédérastie, la séparation physique du couple formé peut être un aboutissement normal, car le jeune est dans une phase selon laquelle il essaie de se connaître.  La pédérastie est une forme d’éducation qui conduit à l’autonomie. C’est le jeune aimé qui doit déterminer si cette connaissance doit se poursuivre avec le même homme ou changer, même complètement.  Souvent, le jeune à travers cette expérience découvrira qu’il est hétérosexuel et que seules les femmes lui conviennent ou il s’acceptera plus facilement homosexuel. Dans ce cas, l’aîné se doit de respecter le développement et la découverte du jeune.

Le plus vieux, lui, cherchera sa raison de vivre, la passion amoureuse, son immortalité dans l’âme de cet enfant.  En vieillissant, il est normal que le fossé des générations mette fin à toutes relations de type pédérastique parce que le jeune en vieillissant se transforme.  Le plus vieux, s’il ne sait pas reconnaître le besoin absolu du jeune à battre de ses propres ailes, peut devenir un obstacle qui empêche le jeune de se développer.  La finalité même de cette amitié est le bonheur de l’autre, d’où l’égalité essentielle entre les amants et le partage sans artifices. 

Par contre, les Grecs avaient tort quand ils croyaient les plaisirs sexuels néfastes à la santé. Une erreur rattachée aux connaissances scientifiques de l’époque.  Qui voudrait perdre une partie de son cerveau, de sa colonne vertébrale ou mourir consumé par le grand mal ?  On ne connaissait pas mieux.  C’est ainsi qu’on expliquait la jouissance. 

Cependant, l’amitié qui se transforme et qui suit cette relation pédéraste peut aussi être très longue et se prolonger sur un plan émotionnel jusqu’à la mort, devenir un couple gai. Mais, chez les Grecs, on croyait qu’une telle réalité faisait des amants des prostitués parce qu’ils croyaient que cette période d’initiation devait aboutir à une relation hétérosexuelle.

Même séparé, l’Autre devient en quelque sorte comme un autre Soi dans ses propres expériences de la connaissance.        

En Amérique, l’homosexualité est acceptée en autant qu’elle est conscrite, entre personne d’un certain âge, dans un certain ghetto et sous haute surveillance. 

La sexualité doit être de préférence majoritairement hétéro pour continuer de peupler la terre.  On oublie trop facilement que très bientôt les deux principaux problèmes de l’être humain seront la pollution qui entraînera la stérilité à cause de la surpopulation.   

On prétend qu’il faut un âge pour être gai et par conséquent, pour être libre ; mais on a déjà en soi notre orientation sexuelle dès notre naissance.  On ne veut pas de relations avant 16 ans pour s’assurer que le jeune ne sera pas influencé dans le choix de son orientation sexuelle, oubliant que celle-ci n’est pas un choix, mais une réalité individuelle dès la naissance. Pire, en agissant ainsi, on force le jeune à tenter de vivre hétéro pour obéir à la société.

On a tellement peur que le jeune soit gai que dans la publicité télévisée, les bébés sont déjà attirés par leur blonde.  Ce qui est faux, une simple projection d’adultes.  La liberté ne s’apprend qu’en la vivant comme disait Aristote, à travers les bonnes et les mauvaises expériences. 

La libido, le désir, l’orientation sexuelle est innée.  Rien ne peut la modifier, sauf la violence ou un chambardement intérieur personnel.          

L’interdit de la pédérastie, sous prétexte de la responsabilité des parents, n’est qu’une forme hypocrite de vouloir dominer, orienter, incarcérer la sexualité individuelle. Les parents en forçant les jeunes à obéir à leurs caprices, en les forçant à devenir hétéros, ne les respectent pas et brisent leur besoin d’autonomie.

La sexualité est un moyen de prédilection pour la découverte de la vie, et par conséquent, vouloir la caser, l’enfermer, l’orienter, c’est emprisonner l’individu, le priver de son intimité, de sa vie privée, de son droit à la découverte et à sa liberté individuelle. 

Je n’ai jamais entendu parler qu’un enfant ait souffert physiquement d’avoir été caressé, sauf s’il y a été pénétré.  L’abus blesse, l’abus ne peut pas être plaisir. La sexualité est en soi quelque chose d’agréable.  Il y a un problème seulement, si elle ne l’est pas.  Il n’y a du mal que là où on voit du mal.  Notre peur de la sexualité repose sur de l’ignorance crasse.             
La sexualité n’appartient pas aux parents, mais seulement aux jeunes eux-mêmes.  Un jeune qui se laisse séduire, c’est qu’il aime être séduit.  Tu peux avoir un corps d’homme, mais vivre ta vie intérieure, ton identité, comme si tu étais une femme.  Le jeune ne doit en aucun temps se sentir forcé de vivre une relation, même sentimentale, et il doit pouvoir y mettre fin et s’éloigner quand il le veut.  Il doit apprendre ce qu’il aime ou n’aime pas.  Il doit savoir comment faire respecter ce choix et pouvoir obtenir la protection nécessaire s’il ne le peut pas.          

L’autre jour, je me promenais sur le trottoir en route pour mon travail.  Un jeune garçon de dix à douze parlait fort avec ses amis pour attirer mon attention.  Les mots « enculer» et « sucer» m’ont sauté à l’oreille.   Je me suis retourné.  Je l’ai regardé.  Il s’est pris une pause et m’a lancé, avec un sourire à faire bander les bœufs : « Suis-je assez beau pour toi ? » Si j’avais succombé, serais- je coupable ?   Plus tard, quand il se droguera, il dira que c’est la faute de gars comme moi qui n’ont pas su résister à ses avances.           

En sexualité infantile, seules les mutilations (excision, castration), la pénétration, la contrainte doivent être interdites.  Jamais de violence, mais le respect absolu de la volonté du jeune.  Jamais d’interdit, mais apprendre à savoir dire catégoriquement oui ou non

La séduction (que ce soit envers un petit gars ou un adulte) n’est pas une contrainte, si elle est vécue ouvertement afin d’empêcher qu’avec les années, face à une société plus puritaine, elle dérape en une forme de honte ou de culpabilisation de sa vie passée.       

C’est ce que les psychologues appellent dans leur langage, les séquelles.  Celles-ci ne sont qu’une forme de culpabilisation, de honte, de rejet de son passé à retardement ou parfois un moyen de chantage par un jeune devenu plus vieux, mais qui a besoin de plus d’argent.   Il devient, grâce aux tribunaux, un maître-chanteur pour pouvoir s’acheter plus des drogues ou tirer d’autres bénéfices.  Les pédérastes sont recherchés pour leur argent. 

Par contre, le pédophile qui pénètre un jeune enfant est un malade, car, le jeune sera blessé et sa sexualité deviendra pour lui ou une blessure, un mal, une honte, une obsession.  C’est un geste qui blesse, qui fait souffrir pour des raisons de dimension de pénis, et non, de moralité. Les jeunes ne comprennent pas la moralité, donc, elle ne les atteint pas, sinon par imitation des parents. . 

La pénétration d’un enfant n’est pas un toucher innocent, par curiosité, par humour, qui ne laisse aucune séquelle.  C’est carrément un viol parce qu’il y a souffrance et peut-être humiliation.  Par contre, on attache un poids, un sens, à des attouchements qui demeuraient sans conséquences, si on avait la sagesse de ne pas en faire tout un plat.  Ce n’est pas parce que c’est mal, mais parce que ça peut blesser physiquement ou faire peur, donc être traumatisé, ce qui est automatiquement inadmissible.            

Il est impératif dans ces cas, de se placer dans l’optique de ce qui serait le mieux pour l’enfant, pour lui porter secours.  Et, le jeune n’en parlera certainement pas s’il croit que c’est mal ou que cela va lui occasionner des problèmes.  On devrait pouvoir parler de sexualité avec ses parents comme de la pluie et du beau temps.  Jusqu’à quel point l’enfant est-il conscient et marqué par ce qui se passe ?  Est-ce que ce sont seulement les parents qui trouvent ça si effrayant?  Quelle est la meilleure solution pour que l’enfant ne soit pas traumatisé ?   
 
Quant au pédophile, il doit être soigné et non puni.  La punition est une réaction émotive, une approche qui peut être hystérique et qui empire la culpabilité du jeune face à l’adulte. 

On dit que les pédophiles sont paranoïaques, mais à qui peuvent-ils demander de l’aide quand ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas dits normaux ?  S’il a le malheur d’ouvrir la bouche, il est condamné à la prison et à y manger une raclée quand il y sera.  Qui est assez fou pour vouloir se faire tuer pour être soigné ?       

Qui peut parler de ce phénomène quand nos lois sont assez idiotes pour sévir contre toi, même pour des choses qui se sont passées, il y a plusieurs années.  Comme si par toi-même, tu ne pouvais pas évoluer.  On traque tellement ces gens qu’ils ne peuvent que craquer.  Est-ce de la charité chrétienne ?  Où est le droit à l’erreur ?  Est-ce comprendre que ces personnes sont emprisonnées dans leur malheur et incapables de se comprendre et de s’en sortir seules ?  Faut-il les pousser à une telle détresse qu’ils en perdent la tête et deviennent des tueurs potentiels ou des suicidés ? 

La pédophilie est une orientation sexuelle.  Donc, les pédophiles sont prisonniers de cette situation durant toute leur vie. L’important, c’est qu’ils apprennent que la sexualité exige le consentement des deux et une capacité de juger à savoir si ce que tu fais peut anéantir l’autre. Il y a un très grand respect dans la complicité. 

Ceux qui condamnent ces gestes sont aussi parfois ceux qui acceptent que pour de l’argent on puisse tuer les autres sous prétexte de défendre ses propres intérêts.  Toute la conception de la sexualité est faussée, tout simplement parce que les religions ont créé le péché de la chair.  Toutes les religions prônent des faussetés, car leur jugement conduit à l »intolérance, à un manque d’amour, à la haine et à la violence. 

On a une vision féminoune de la sexualité.  Tout est sale, honteux, déplaisir, à partir de la projection de ses propres expériences.  Les femmes qui prennent en main leur sexualité sont aussi capables que les hommes de décider quand une relation est positive pour elles plutôt que de se sentir une victime. 

Les féminounes voient leur vie dans celles des jeunes filles qu’elles prétendent défendre contre le gros mâle prédateur et violent.  Pourquoi la sexualité ne pourrait-elle pas être un plaisir autant pour la femme que pour l’homme ? C’est une responsabilité individuelle.  

Si le pédophile ne voit pas de mal à pénétrer un enfant, c’est non seulement un manque absolu de jugement, mais un danger. 

Par contre, c’est carrément paranoïaque de croire qu’une jeune fille qui se fait toucher un sein, qui n’existe même pas encore, comme automatiquement la pire des calamités.  Ce geste peut être agréable, être caressant, en autant qu’il y a consentement ou du moins la découverte d’un plaisir.  Une caresse n’est pas une gifle.  Le pédophile manque de responsabilité s’il n’a pas compris la fragilité de l’autre ; mais ce n’est pas en le jetant en prison que tu vas le lui faire comprendre ou du moins ça ne me semble pas la meilleure pédagogie.        

La sexualité ne peut être acceptée que si elle est une source de communication et de jouissance, exactement le contraire de ce que nos civilisations occidentales nous ont appris jusqu’à maintenant, surtout chez les femmes.  Leur frigidité ne vient-elle pas de la façon qu’elles ont été élevées ?   Trouver que la sexualité est écœurante est un signe de maladie émotive profonde.  C’est se dévaloriser.     

Les études aux USA ont nettement démontré que l’orientation sexuelle (sans traumatisme postérieur, ni jeu de mots) est déjà irréversible à cinq ans.      

Je n’ai jamais totalement caché être pédéraste, même si cette étiquette ne me correspond plus depuis longtemps comme prépondérante dans ma vie sexuelle actuelle. On est toujours pédéraste quand c’est notre orientation sexuelle primaire.  Elle devient tout simplement plus passive qu’active.   Est-ce juste un phénomène de vieillissement ou la nouvelle ouverture vers les hommes plus âgés ? 

Ma réflexion m’a amené à me poser beaucoup de questions à savoir que l’on doit faire pour que l’agir soit acceptable.          

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :