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Spirale intraprojective 8

septembre 13, 2020

Spirale intraprojective 8

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays.

*  *

Le gouvernement a trouvé une nouvelle méthode pour m’empêcher d’enseigner : un concours de français qui est soumis à l’existence d’un dossier judicaire.  Tout passe par le concours de français obligatoire où l’on exige d’abord ton numéro d’assurance sociale. On s’arrange ensuite pour te couler.           

Quand j’ai décidé de retourner à l’enseignement auprès des adultes puisque je devais oublier la possibilité d’enseigner au secondaire, je n’aurais jamais cru qu’on se servait du test de français pour empêcher les gens qui ont un dossier de pouvoir enseigner. .       

Je n’aurais pas corrigé mes fautes en me présentant au concours du SÉFRANC que ça n’aurait rien changé.  Le sort en était jeté avant même la correction, grâce aux liens avec la police.  C’est ainsi que l’on m’a collé un 40% pour une composition, lors de l’examen de français, un gros zéro pour l’argumentation, ça dit tout.  J’étais révolté, mais je n’y pouvais rien.  Je n’avais plus d’argent pour tenter le moindre retour.  Adieu l’enseignement, même s’il y a plus d’un million d’analphabètes au Québec.           
 
Avec cette note du SÉFRANC, je peux maintenant me permettre au moins une faute par paragraphe pour être à la hauteur de son évaluation.   J’espère qu’avec ce livre, mes lecteurs ne me donneront pas un zéro pour l’argumentation.     

Le texte portait sur le retour au travail des retraités en éducation.  Je prétendais qu’on devait plutôt envisager un choix individuel, car certains se sentent encore capables d’enseigner alors que d’autres sont ravis de voir arriver la retraite.  Pour enseigner, il faut pouvoir se faire aimer par ses élèves et la santé y est donc pour beaucoup.  J’ai connu bien des professeurs qui rêvaient d’une maîtrise pour enfin aller travailler au ministère de l’Éducation parce qu’ils ne pouvaient plus endurer les élèves.  Quand tu détestes les élèves, il est urgent que tu quittes l’enseignement, tu n’es plus à ta place.  Le pire, ce sont eux qui aujourd’hui gèrent notre système d’éducation.  On peut bien avoir les réformes que l’on a.

Je me demande depuis si le SÉFRANC ne sert pas davantage à ratisser les dossiers judiciaires des futurs enseignants qu’à examiner réellement leur compétence.

Le but de cette malhonnêteté intellectuelle et professionnelle est d’empêcher que des professeurs soient un danger pour les jeunes, ce qui est très bien en soi.  Mais quand il y a un manque flagrant d’enseignants, ceux qui font le métier depuis des années ne devraient pas se faire flouer pour des raisons morales à moins que le candidat représente un véritable danger. À moins que ce concours soit bidon, simplement un moyen pour te forcer à retourner à l’université ? Je n’en serais pas surpris. C’est ce que prétendait mon ami Pierre Faucher qui eut le même problème, car, tout le monde coule le premier examen. C’est comme un rituel.

Je n’ai pas encore compris pourquoi je représente pour l’establishment un tel danger puisque pour moi la révolution rime avec conscience et évolution, la démocratie et les droits de la personne.  Mes critiques n’ont toujours eu qu’un but : prévoir et éliminer l’injustice sociale et la violence.  Trouver des solutions pour le bien- être du peuple, pas seulement pour une minorité de petits bourgeois.     

Le but de ma vie a toujours été d’essayer d’améliorer la vie des Québécois.  C’est une vieille idée des philosophes de la Grèce antique de voir dans la responsabilité sociale le sommet de l’Amour.  Si j’ai pu enseigner durant 15 ans, sans que malgré les enquêtes, on ne puisse pas me reprocher un iota sur mon comportement, je ne comprends pas pourquoi on puisse me liquider de l’enseignement alors que mon procès concernait un événement qui s’était complètement déroulé en dehors de ma fonction d’enseignant.  Probablement parce que la vérité est celle que m’a fourni mon avocat : c’est éminemment politique…    

Le SÉFRANC est un simplement un outil qui fut dans mon cas, le moyen de m’empêcher d’enseigner à jamais. Un métier dans lequel j’étais pourtant très bon.    

L’ignorance, le scrupule, la peur de la sexualité sont officiellement plus importants que de vivre convenablement, en sachant lire et écrire. On peut dire que le pouvoir veut garder le peuple dans la peur et la honte afin que la sexualité permette de continuer l’exploitation des individus, en se servant de son pouvoir émotionnel.
 

C’est le plus grand danger de la mondialisation : la pensée unique, la morale unique, bannir toute différence pour le dieu-économie.      

La répression sexuelle sert à humilier les individus, à leur faire croire qu’ils sont des pécheurs ambulants et de naissance.  Un besoin essentiel pour maintenir au pouvoir l’aristocratie et la bourgeoisie.  On prétend que c’est dépassé, et pourtant, le Canada a encore une représentante de sa reine.

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 Ça s’intègre aussi très bien dans la campagne fédérale qui cherche à faire croire aux Québécois qu’ils sont de très mauvais francophones, ignorants, sans culture avec surtout un très mauvais accent.  Le seul but de cette campagne fédérale est de provoquer chez nous un tel sentiment de honte et de culpabilité que l’on n’ose plus se servir de nos tripes pour revendiquer notre identité francophone trop québécoise.  La mascarade de l’assimilation.             

On oppose le français parisien et le joual pour couper la communication avec les autres francophones, canadiens français, en particulier.  Les rois-nègres fédérastes sont au service colonial anglo-saxon. C’était aussi le point de vue de Gérald Godin, poète, et de tous ceux pour qui le joual ne faisait pas se hérisser sur le dos les poils du langage «des maîtres». 

En récupérant le français, en opposant celui de Paris au joual (français du Québec), la langue redevient la marque de la bourgeoisie du clan fédéraste, au Québec. Les Québécois veulent sauver une langue qu’ils ne savent même pas parler correctement, essaie-t-on de nous faire croire.  Un assommoir qui revenait dans tous les combats pour préserver le français au Québec. Honteux, d’être radical, on offrait un compromis de plus ou on se le faisait imposer par la Cour Suprême.     

Le joual était un premier pas dans la quête de notre identité, de notre différence, car il permettait de s’accepter et s’aimer tel que nous sommes.  Cependant, et fort heureusement, l’évolution linguistique s’est poursuivie.  Tout le monde aujourd’hui est d’accord pour utiliser le français international à l’écrit.  Les différences régionales sont des beautés de notre langue, on veut les faire disparaître que par snobisme.  La langue va avec la classe sociale, qu’on le veuille ou non.

Quand j’ai écrit mon livre Il était une fois les Cantons de l’Est ou Lettres ouvertes aux gens de par chez nous, aux éditions Kébécoises, en 1972, les fautes y étaient faites exprès (même si j’écrivais affreusement mal) pour dénoncer la bourgeoisie et l’esprit du français fédéraste colonialiste.          

Quand je me suis présenté à la radio, vers 1974, à Edmonton, en Alberta.  J’y ai dénoncé le colonialisme attaché à l’emploi de notre accent français versus celui de Paris pour rejeter le joual du Québec ainsi que le colonialisme religieux de l’Ouest pour créer un mur entre les francophones hors Québec et les Québécois.  

Hors Québec, on ne vend aucune forme de littérature ou de culture québécoise.  On privilégie tout ce qui vient de Paris.  Les deux personnes responsables de mon entrevue ont été congédiées sur le champ.  C’est le genre de liberté d’expression qui existe au Canada pendant que nos représentants font la morale au reste du monde sur les libertés individuelles. 

Le cas de Normand Lester, à Radio-Canada avec Le livre noir du Canada anglais, Les Intouchables, Montréal, 2001, est un autre exemple.  Pourquoi un journaliste n’a-t-il pas le droit de dire la vérité, sa vérité ?  Au Québec, la liberté de penser et de presse existe tant que tu ne critiques pas les femmes, les Anglais, les Juifs, les immigrants et que tu sois anti pédophile à en faire de l’urticaire…
 
La bourgeoisie stigmatise tout ce qui est peuple, car elle se croit la seule bonne et se veut la seule règle valable, comme s’il n’y avait qu’un chemin et une façon valable de découvrir la vie.  La bourgeoisie ne semble pas comprendre qu’elle peut être remplie de savoir, mais ne possède pas la connaissance.  Elle est encore plus infecte que le peuple sur lequel elle crache parce qu’elle a, elle, les moyens économiques de parfaire ses vices et ses vertus… l’un étant le pendant de l’autre…

* * *    

Il y a toujours, chez tous les êtres humains, du bon et du mauvais ; mais la prison m’a fait comprendre que la vie est un éternel jeu de découvertes afin de reproduire le grand puzzle de la création et ainsi commencer à contempler son créateur.  Chacun doit découvrir son rôle.  Chaque individu est un film en soi dont il est à la fois l’acteur principal et le scénariste.  La sexualité est l’oeil de l’amour.  Elle est comme un «casque virtuel» qui te permet d’investir et comprendre l’Autre de l’intérieur.  Si l’oeil est le point d’attirance vers la beauté, la lumière ; le toucher, lui, est l’affection, la tendresse, la découverte du plaisir.           
Le seul problème est de savoir s’arrêter quand c’est le temps, car le Bien et le Mal ne sont qu’une et même chose, une simple question de dosage… Si le milieu est là pour t’apprendre à évoluer, selon ton rythme ; la famille, elle, doit être permanente, car elle garantit la sécurité à l’enfant, et par conséquent, son incubation comme un cocon social.  C’est pour cela qu’il appartient à l’individu de décider quant il est temps pour son initiation à la sexualité, la découverte de soi.  Cette initiation n’appartient pas qu’aux gardiennes et peut prendre différentes formes.  Mais, elle est presque toujours un jeu, à moins d’être assez vieux et de tomber en amour.      

L’initiation sexuelle est « dans le temps», très souvent sporadique et répétitive et non globale et unique.  Elle est souvent plusieurs expériences.  C’est une recherche de sa propre personnalité, de son orientation sexuelle, et par conséquent, de son évolution. Une étude qui nous permet de se connaître profondément.

La jouissance ne peut pas exister sans un profond respect de ses désirs.  L’amour est toujours d’abord une jouissance narcissique, avant de devenir une ouverture au monde.

N.L.R.D : Je comprends pourquoi les éditeurs ont refusé ce livre.  C’est fatigant de changer de sujet avec les étoiles… Ce n’est pas un succès quand on le relit en l’écrivant huit ans plus tard.  Une autre réalité : remarquez comment la culpabilisation de la prison redonne un air de « preachers», dans mon cas.  C’est ça se prendre pour quelqu’un d’autre : croire dans l’importance de son message. 

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Ainsi, Paris et les francophones libéraux fédérastes au pouvoir à Ottawa ont gardé le monopole du bon- parler.  Cela nous a forcé à faire du surplace.  Pendant qu’on culpabilisait, qu’on se demandait si on doit avoir honte de mal parler, de notre ignorance linguistique, les fédérastes se servaient de notre mésestime de nous-mêmes pour gagner du terrain.  

Le Canada est sûrement un des rares pays au monde où la présidente de la francophonie est anglophone.  Le Canada est aussi un des rares pays à appartenir à la fois à la francophonie et au Commonwealth. Ce qui prouve que l’argent, l’économie n’a qu’un accent : le profit.    

Les Européens, depuis Châteaubriand, ont toujours adoré l’imagerie américaine : les beaux Indiens nus dans d’immenses forêts, une Amérique francophone de l’Acadie à la Louisiane, en passant par Québec, oubliant qu’au Canada, en dehors du Québec, la lutte de la francophonie est héroïque, mais (sauf en Acadie) folklorique. 

D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi l’Acadie ne veut pas être un seul pays francophone avec le Québec… L’accent acadien est adorable.  Les régionalismes en français, ça existe partout.  L’accent est lié aux classes sociales.  Plus tu es bourgeois, plus tu es obtus, plus tu es pointu… L’ignorance de sa langue est encore pire, car la langue forge la pensée.  Il faut lentement remplacer à l’écrit le joual par le français international, même dans le parler quotidien.  Une question d’instruction et de communication avec le reste du monde  …

Refuser de simplifier le français ne sert que les intérêts d’une élite qui accepte de voir disparaître le français plutôt que de comprendre que le peuple a autre chose à faire que d’apprendre des exceptions aux règles grammaticales.           

LE FÉDÉRALISME CANADIEN EST UN GHETTO POUR LE FRANÇAIS.      

Les Européens ne savent pas qu’il y a moins de 100 ans, des provinces, comme l’Ontario, interdisait le français.       

L’esprit bourgeois, traditionnel, académicien, empêche le français de se répandre dans le monde comme l’anglais, plus facile à apprendre.  Tant que la francophonie ne sera que l’instrument privilégié de Paris, comme le Commonwealth pour Londres, nos cultures ne produiront pas l’unité culturelle dont le monde a besoin.  Tout comme l’Orient doit devenir une nouvelle dimension de notre savoir.        
                  
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Si nous voulons la paix, nous devons marier la Bible et le Coran.  Nous devons nous attaquer à la racine du mal : la pauvreté.  La dictature islamique est une parodie de la religion musulmane.  Elle nous prouve le danger pour un peuple d’être asservi à une religion.      

On a déformé le Coran et on a inventé la Charia qui sert à « charrier » l’intolérance. Cet appendice religieux marque bien à quoi servait les religions dans le passé, soit de policiers et de psychologues.  Ces règles de vie sont comme le petit catéchisme en plus violent.  Elles devraient être là pour guider nos vies, non pour nous emprisonner dans le fanatisme.     

Ce fanatisme marque aussi le danger d’interpréter ce que l’on appelle les Écritures, dans le mot à mot, sans tenir compte du développement de la société.  Cela nous prouve aussi le danger de vivre pour une vie après la mort et son lavage de cerveau.     

Les religions étaient communiquées à la base dans une seule langue (l’arabe, le Coran; l’hébreu, la Bible; le grec, puis, le latin, pour le nouveau Testament).  Ce besoin des religions est relié, comme dans le catholicisme, avec le dicton : « Hors de l’Église point de salut ».  Le latin permettait l’unité, mais personne ne savait ce que la prière signifiait.   

Les religions peuvent ainsi faire croire qu’elles sont les seules à savoir et pouvoir interpréter les écritures.  Leur « connaissance » ou «leur secret» leur permettait de dominer les hommes.  Comme les médecins trop avides (principalement les psychiatres) peuvent oublier que l’on n’est pas l’initiateur de son génie ou de son intelligence.  Si nous possédons l’intelligence, c’est pour la mettre au service des autres et non pour les exploiter.  Le corps n’est que le contenant.  Il en est de même de tous les talents.           
                                        
* * * *

Voilà pourquoi, l’éducation et la transparence sont si importantes quand on parle de démocratie.  Il est impossible de voter sagement si tu peux être dupe de tous ceux qui se présentent.  Les individus doivent être ouverts au savoir et à la connaissance.  L’homme ne saura pas accepter l’Autre, tant qu’il n’y aura pas sur terre, au point de vue individuel, une ou des langues communes mondiales de communication.  Il faut répondre au besoin de s’ouvrir à l’autre plutôt que de le percevoir comme un danger.         

Le plus grand danger de la mondialisation ou de la prise de pouvoir par la droite anglo-américaine ou la Chine est l’homogénéisation de la pensée.  La nouvelle dictature culturelle.  L’extrême droite et l’extrême gauche sont une seule et même chose tant leurs valeurs finissent par se rejoindre. Leurs chefs parlent le même langage : dominer pour profiter.  Il est bien évident que toutes les dictatures religieuses sont encore pires, car elles font appel à l’inconscient.  Le 11 septembre 2001 nous prouve qu’il ne faut pas mêler la religion à la politique.  Le fanatisme religieux conduit à l’assassinat de l’autre, en te croyant un saint ou un martyr alors que tu n’es qu’un malade mental ou un esclave de l’esprit des dirigeants religieux qui abusent de ta foi.  La foi est en soi une imbécillité si elle n’a pas sa part de doute.   

Si l’Amérique et les super puissances continuent de fermer les yeux sur la misère humaine dont elles sont en grande partie responsables, un jour, elles éclateront comme du verre.

 **

Depuis mes déboires, les responsables du bien-être social vouent un culte spécial à l’ardeur de vouloir me défoncer financièrement.  La cour du bien-être me réclame des ristournes comme pour me priver d’avoir une envie fondamentale de continuer à travailler pour mon propre confort et le bien-être de la société.         

Sans argent, tu ne peux rien faire.  Je ne peux pas vivre sans me sentir utile aux autres.  Ma seule vraie peur en prison était de devenir aigri, de cesser d’aimer l’humain, sans condition.  Aucun humain ne peut être heureux seul.  

Me refuser le droit d’aider les autres, même gratuitement comme bénévole, me paraît stupide.  C’est comme si le sexe est la chose ultime dans la vie des individus.  Si tu es un danger sexuel, tu ne peux plus approcher un humain.  Il est préférable de laisser le petit gars dans la misère plutôt que de l’exposer à la tentation.  Il faut sauver une âme contre le péché de la chair, oubliant que l’âme n’est qu’énergie, une structure, qui ne peut pas exister sans le corps.  Elle ne peut pas mal réagir aux plaisirs corporels.           

Au BS, on rencontre souvent des fonctionnaires de l’incompétence incarnée… les premiers créateurs de la pauvreté.  On dirait qu’ils ne savent pas comprendre ce qu’est la pauvreté.  Peut-être faudrait-il que nos agents sociaux fassent un stage comme itinérants ou remplacer la mère d’une famille monoparentale durant quelques mois pour mieux comprendre.   

L’assisté reçoit si peu d’aide qu’il ne peut pas faire autrement pour s’en sortir que d’emprunter à des parents ou à des amis, dans les moments difficiles.  Ainsi, quand il reçoit son chèque suivant, il est déjà encore plus endetté.  Tu tournes en rond et vouloir essayer de boucler le budget devient la pire obsession.  Puisqu’il faut toujours de nouvelles dépenses pour t’en sortir, tu t’enfonces toujours plus.           

C’est encore pire si tu souffres d’une infirmité ou une maladie mentale.  On te fixe un agenda pour lequel tu n’as rien à dire, qui n’est pas conforme à tes besoins, car il annule souvent tes efforts pour t’en sortir. 

J’aurais bien aimé que les psychiatres qui refusaient d’aider mon punk (il refuse d’admettre sa maladie et il se soigne dans la consommation et la dépression permanente) vivent à ma place ou celle de sa mère durant quelques mois.  Ils seraient peut-être moins insolents, imbus d’eux-mêmes et capables de réaliser ce que vivent les gens qui veulent aider les personnes en difficulté, sans le traiter comme des ordures…      

Ils peuvent sûrement pouvoir trouver un médicament qui permette, sans danger, la consommation légère de marijuana ou d’alcool, sans compromettre le traitement.  Le nœud du problème semble que le type est tellement enfoncé dans sa peur, dans ses échecs qu’il ne sent même plus le besoin ou l’attrait de s’en sortir.   Au Québec 80% des maladies mentales et des suicides chez les jeunes sont dus à la vente de mauvaises drogues.  Et on met l’argent pour combattre la pornographie infantile Qui entretient ce commerce de la maladie mentale ?  Quel laboratoire fournit les drogues ?  Pourquoi n’y a-t-il jamais d’arrestations dans le domaine des drogues dures ?

Je me suis saigné à blanc pour aider ce jeune punk parce que, selon moi, malade ou pas, tu mérites toujours d’être traité en humain et dans toute ta dignité humaine.  Un humain, ça demeure un humain.  Il mérite d’être aimé et aidé.    

C’est anormal qu’une société si chrétienne soit aussi peu réceptive à la misère humaine.  On a plus d’attention pour les animaux que pour nos itinérants.  On les protège mieux que les humains en détresse.  La misère humaine, la peur de l’insuccès, la peur des autres, c’est cumulatif.  Ça ne se guérit pas par l’intolérance ou dans une opération de marketing pour montrer que l’on s’occupe de nos pauvres.  Les discriminations d’âge sont les pires handicaps à la réhabilitation.

Il faut prendre le temps et les énergies nécessaires pour qu’un assisté social commence à travailler, à payer des impôts ; c’est socialement plus rentable que de les écraser.  Comment un fonctionnaire qui a plus de 30,000 $ de salaires peut-il comprendre l’angoisse de la personne qui n’a même pas 10,000$ pour vivre par année.        

Chez certains fonctionnaires, l’indécence morale est souvent doublée d’imbécillité parce qu’ils ne respectent pas (ce ne sont pas tous, heureusement) les individus qu’ils sont supposés aider en combattant la pauvreté.  Ils font une « job » qui demeure encore de véritables vocations : enseignants, infirmières, travailleurs sociaux, médecins, psychiatres, etc.  Non seulement tu dois faire ton travail, mais tu dois aimer assez ceux avec qui tu travailles pour les sauver, souvent bien malgré eux.     

Certains de nos fonctionnaires jugent les pauvres et leurs besoins avec dédain, comme s’ils étaient les protecteurs sans conscience et sans pitié de l’état pour lequel ils travaillent.  Une personne enfoncée dans la misère jusqu’à devoir faire appel au bien-être social (encore faut-il qu’elle ait une adresse pour recevoir son chèque) ou l’itinérant n’en sortira pas du jour au lendemain.  Il faut compter sur des années pour leur redonner confiance en eux.  Ils doivent se redécouvrir pour recommencer à exister et non seulement survivre physiquement.  Leur état de dépression les conduit directement à la consommation … une autre maladie qui mène, même parfois, au suicide.  

Le « c’est à lui de se prendre en main » est à la fois vrai, mais inacceptable.  Le rôle d’un service social est de sauver des individus de la misère.  Les miséreux doivent réussir, même des peccadilles, pour reprendre confiance en eux.  Un programme de réhabilitation ne coûte certainement pas plus cher que la vie en prison.  Chaque cas est personnel.  Il ne peut pas y avoir qu’une façon d’aborder le problème.  Il faut le personnel nécessaire pour encadrer, soutenir, diriger la personne en difficulté.           

On dirait que bien-être est là pour t’empêcher de t’en sortir plutôt que de t’aider.  Pour aider ces gens, il faut avoir non seulement une bonne compréhension du court terme, du problème présent, mais aussi une bonne vue à moyen et long terme.  Il faut un personnel qui puisse accompagner la personne dans le besoin, pas seulement donner un chèque.  

Le BS est radin et il exige de lui remettre ce que tu as reçu dans les moments où tu ne pouvais pas t’en sortir seul.  Il l’exige tout, tout de suite, comme si tu te sortirais de la misère du jour au lendemain.  On pourrait au moins avoir la décence de ne pas te l’enlever sur ton chèque mensuel.  Comme si le BS était un prêt.  Il y a peut-être des fraudeurs, mais il y a aussi des fonctionnaires qui écœurent le peuple par leur insensibilité.    

J’ai eu deux cas de trop-payé.  Dans le premier cas, je faisais de la vente pour aider les aveugles.  J’avais une avance journalière et une paye hebdomadaire.  J’étais devenu pauvre et je suis très mauvais vendeur.  Je mangeais des bananes pour souper pour ne pas trop dépenser et pouvoir amener quelques sous à mon punk en prison parce que j’avais peur qu’il se suicide, s’il souffrait trop. 

Je me serais trompé d’environ 700$ dans mes déclarations (c’est impossible car elles étaient mensuelles) pour une année.  Je sais que c’est faux, car quand tu vis à la cenne près, tu ne peux pas te tromper pour ce montant. 

Leur trop- payé quand tu fais déjà tout pour t’en sortir, c’est une forme de vol légal.  Les juges des tribunaux administratifs sont des fonctionnaires payés par le gouvernement pour protéger les intérêts du gouvernement et non, pour la justice. 

Quand t’es dans le trou, l’important c’est de retrouver ton autonomie, retourner travailler, cesser d’être au crochet des autres.  Nos dirigeants pensent que le Bien-être social est une charité remboursable.  Comme à la DPJ, ils se prennent pour d’autres et se croient capables de décider de ta vie, de l’avenir des autres.           

Pourtant, ce sont parfois des bornés qui n’arrivent pas à sortir des schémas conventionnels.  Ils n’ont ni cœur, ni intelligence.  Ils ne fonctionnent qu’aux papiers et ils sont si stupides qu’à chaque fois que tu retournes au BS, ils exigent les mêmes papiers, comme s’il fallait chaque fois recommencer … Ils doivent avoir des ordinateurs sans mémoire.  Pourtant, pour ravoir les papiers exigés, tu dois encore payer.           

Le bien-être social s’est servi d’un de ces juges pour me condamner à leur verser ce qu’ils ont appelé le trop-payés.   

S’arranger pour que tu crèves de faim, c’est un des meilleurs moyens pour forcer à te taire.  

Pour m’en sortir, j’ai dû avoir recours au bien-être social.  Puis, je suis retourné à l’université afin de me réorienter. J’étudiais en scénarisation, grâce à un prêt. Donc, j’avais déjà abandonné le bien-être.  Le BS avait été une petite passe, le temps d’essayer de me réorganiser. 

On n’a pas accepté que ma demi-pension de professeur m’arrive vers la fin de cette étape scolaire.  L’université me permettait de changer de profession, car il était de plus en plus évident que l’on ne me laisserait jamais enseigner à nouveau.  J’avais trouvé ça tellement impossible que ça arrive que j’ai demandé ma pension beaucoup plus tard après la première condamnation. 

J’espérais que je serais lavé de toute accusation avec l’appel, mais ce qui ne fut pas le cas. Les appels ne touchent que l’aspect du déroulement du procès et non à vérifier si les témoignages disent la vérité.  On a jugé qu’il n’y avait pas de vice de forme. Donc, j’ai perdu.     

Je n’ai jamais entendu parler que d’autres aient à rembourser une aide temporaire.  Je n’étais pas capable d’une façon ou d’une autre.   La cour administrative est à la fois juge et partie. Ce sont des nominations politiques Son verdict est à mon sens un vol légal.  Si on ne voulait pas que je sois obligé de faire appel au BS, on avait qu’à ne pas m’empêcher d’enseigner.  Pendant qu’on étrangle les plus pauvres, les hauts fonctionnaires se remplissent les poches et font la belle vie avec l’argent des impôts. 

Je voulais travailler, je serais retourné enseigner, mais j’étais un danger pour les institutions politiques.  Même si j’enseignais dans le secteur français d’une école secondaire anglophone, j’avais plus de parents devenus indépendantistes que dans le secteur francophone lui-même. J’étais trop un danger pour pouvoir enseigner aux adultes.   

Évidemment, le syndicat a refusé de me défendre et m’a aussitôt averti que je pourrais tout perdre étant donné la nature des accusations.  Un attouchement sexuel sur un garçon à qui il manque une semaine pour avoir le droit de consentement et qui ne va même pas à la même école où j’enseignais. C’est punissable de la prison à vie. C’est ce qui arrive pour tout ce qui est sexuel, même si on te relâche après quelques mois, tu ne peux plus travailler nul part, tu es sur la liste des indésirés.        

Un tueur une fois libéré n’a pas de dossier qui l’empêche de vivre après qu’il a fait son temps, c’est sûrement moins pire qu’un attouchement sexuel.  Bande de malades ! 

J’avais toujours cru dans le syndicalisme.  Personnellement, je rendrais la syndicalisation obligatoire dans les secteurs où on emploi des femmes et des immigrants, car, c’est là que les patrons sont abusifs, de vrais cochons.   

J’ai connu un individu complètement paralysé (sauf la tête) à cause de son travail.  Il avait développé une espèce de cancer.   La CSST refusait de le reconnaître invalide.  Il pouvait, disait-on, encore quêter à partir d’une chaise roulante.  Si ce n’est pas écœurant, je me demande ce que c’est.  On dirait que nos institutions de charité sont devenues une industrie.  Souvent, elles ne payent pas pour ceux qui ont vraiment besoin d’aide. 

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