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Spirale intraprojective 6

septembre 11, 2020

Spirale intraprojective 6 (pp. 33 à 44)

Ou  Voyage au bout de ma folie.

L’indépendance et la mondialisation.  Un peuple. Un pays.

* *       
Si j’avais vécu dans une société libre et évoluée, je suis certain que mon procès ne se serait jamais produit.  J’enseignerais encore puisque malgré toutes les enquêtes faites sur ma carrière (15 ans) et auprès des jeunes à l’école, on n’a pas trouvé l’ombre d’un reproche à me faire.  Comme Gabriel Charpentier m’avait déjà dit : Neveron the job !          

Je n’ai pas à répondre aux rumeurs publiques.   L’imagerie populaire est menteuse, cruelle, sans scrupule et sans limite. Même s’il y a une pénurie de professeurs, je ne peux pas enseigner depuis plus de 10 ans.  On croit plus les cancans que la réalité. Par exemple, un an, après avoir cessé de boire, je me suis rendu dans un club y retrouver des amis.  Le changement de luminosité m’affectait tellement que je trébuchais partout.  Le lundi suivant, un de mes élèves prétendait que ses parents m’avaient vu en état d’ébriété et que je mentais à tous, en prétendant ne plus boire. Pourtant, j’ai été sans boire une goutte durant des années juste pour donner l’exemple à mes élèves parce que j’enseignais la morale.  Et, voilà pour la valeur des rumeurs.  

Qui fut responsable ou qui a commandité ce coup monté n’a pas d’intérêt.  J’en suis sorti péniblement, mais c’est du passé. Cela m’a permis de réfléchir encore plus sur la pédérastie.           
     
Le système m’empêche de travailler dans mon métier et l’on essaie de m’égorger financièrement, grâce à mon dossier.  Je suis condamné au maximum, car même si je suis plein d’énergies, le système m’exclus complètement parce que j’assume totalement ma pédérastie.  On ne veut même pas que je fasse du bénévolat, même auprès des adultes. On préfère les tueurs aux amants ou aux boys lovers. Ces tueurs sont des psychopathes ou des sociopathes, pas des pédérastes. Un pédéraste est en amour avec son petit gars.     

Quant à moi, je suis condamné à perpétuité puisque bientôt on établira une liste de personnes condamnées pour crime sexuel et cela doit aussi apparaître dans le passeport.  Donc, plus de voyage en dehors du Canada.  Cela veut dire que je serai à jamais privé du droit à la « vie» qu’ont tous les autres humains, simplement , parce qu’un jour, un juge a décidé qu’un jeune disait la vérité plutôt que moi, qu’il a cru que j’étais coupable d’avoir touché son pénis, une fois à cinq fois, alors que j’aurais été seul avec lui.  De ce fait, je suis devenu un dangereux personnage parce que j’aime les garçons et que je suis prêt à donner ma vie pour le bonheur de ceux que j’aime.  Malheureusement pour moi, je ne crois plus dans le péché de la chair … C’est contre ma conscience.

***

Que l’on protège les enfants, j’en suis.  Par contre, ce n’est pas à la société de protéger la sexualité en imposant une morale et la répression.  Comme disait Léo Ferré : « Le problème avec la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres.»

Par contre, le ministre de l’Éducation du Québec (16-12-2001) a raison de demander une vérification des antécédents judiciaires de toutes les personnes appelées à travailler avec des jeunes de la maternelle et de l’école primaire.  Les plus jeunes doivent être protégés tant qu’ils n’auront pas atteint le développement affectif leur permettant de choisir eux-mêmes ce qu’ils aiment ou n’aiment pas. 

La sexualité doit être enseignée positivement en faisant ressortir toute sa beauté.  Ce que l’on appelait des péchés étaient des peurs à contrôler parce que c’étaient des façons d’interpréter ce que l’on ne connaissait pas ; mais aujourd’hui, on doit pouvoir parler plutôt de plaisir et de responsabilité sexuelle que de péchés.       

 Au secondaire, après avoir reçu une bonne éducation sexuelle dans les dernières années du primaire, qui ne soit pas une mise en accusation de la sexualité, mais une bonne connaissance du développement de son corps et de son développement psychologique, pour mieux se comprendre, le jeune devrait être le seul à décider de ce qui se vit à l’intérieur de ses bobettes.  C’est à lui de décider, en autant qu’il n’y ait pas de violence, de domination, d’intimidation, ce qui lui plaît ou non.       

La répression sexuelle au secondaire n’est plus une protection pour les jeunes, mais une supercherie, une façon malicieuse de diriger leur sexualité, une forme de surprotection, un encadrement injustifié.  On apprend à une personne qui a soif à contrôler ses désirs en l’écartant dans un désert.  Plutôt que d’aborder la sexualité sous la forme de la répression (qui est injustifiable), on doit leur apprendre à vivre une sexualité responsable vis-à-vis eux-mêmes et les autres.          

Qu’on le veuille ou non, le jeune de plus de dix ans environ est beaucoup plus influencé par ses pairs que par ses parents.  Malheureusement, pour aider un jeune, il faudrait souvent rééduquer les parents ou avoir prise sur ses amis.         

Toutes les pressions sociales, de la peur à la honte, sont tournées chez le garçon, contre l’homosexualité.  Pour être normal, un jeune doit être hétérosexuel.  Nous avons ainsi créé une société d’hypocrites. 

Être gai, c’est aussi tout à fait naturel puisque l’on naît selon un bagage génétique dans lequel on a rien à dire.  Qu’on aime ça ou pas, selon la nature humaine, hommes et femmes sont potentiellement, inévitablement, viscéralement, bisexuels.  Tout tient par la suite au développement et au dosage des hormones, des gênes.  Pourquoi n’y aurait-il pas à l’occasion des petits mélanges aberrants, mais naturels ?  L’individu est-il responsable de ce qu’il reçoit en héritage ?  Du milieu où il naît.  ?   Dieu est-il un imbécile parce qu’il s’est trompé de mélange ?  C’est pourtant ce dont les religions essaient de nous faire croire.  Elles sont des mines d’illogismes et de discriminations.          

Le passage à l’acte génital est souvent le fruit d’une recherche de l’expression de sa personnalité, une réaction ou une affirmation de ses propres goûts.  Il peut exister une très profonde amitié entre deux êtres, sans relations génitales, mais non sans relations sexuelles.  D’ailleurs, une caresse, une preuve passagère, une marque d’affection n’affecte pas ton orientation sexuelle.  L’amitié est une très riche relation humaine possible, plus souvent qu’autrement, entre deux gens de même sexe.        

Le problème avec les morales religieuses est qu’ en plus d’être sans nuances, elles interdisent plutôt que nous apprendre à nous contrôler.  C’est la même chose au niveau sexuel, on doit avoir l’intelligence de faire la nuance entre un attouchement sexuel, un geste de tendresse et un viol.  C’est à l’individu de décider quand un geste ne le respecte pas et non aux règles millénaires qui ont établi le péché de la chair, selon lequel, dès que tu rêves de plaisir, tu es déjà en faute.  Comme si le plaisir devrait être absolument interdit.  

Notre civilisation a une approche féminoune et paranoïaque de la sexualité.  Une approche basée sur l’ignorance et le mépris de tout ce qui est mâle.  On voudrait d’une société castrée… Une société de féministes.   

Souvent, toucher le pénis de quelqu’un ne veut pas dire que tu ne le respectes pas, mais que tu es curieux à son endroit.  Ce plaisir doit cependant être partagé pour conserver son sens « d’hommage» à la virilité.  C’est un jeu masculin. Stupide peut-être, mais ce n’est pas pire que les crises de jalousie ou du besoin de se maquiller durant des heures chez les femmes. Les féminounes réussissent là où tous les curés ont échoué : amener les hommes à croire qu’il est irrespectueux de se laisser voir nu, regarder ou palper les organes génitaux, comme si un toucher était l’équivalent d’une pénétration.  Pour être pur, il faut être asexué, car on a mélangé pureté et chasteté. La curiosité d’un enfant mâle l’amène souvent à mesurer, comparer, son zizi à celui d’un autre, et il n’y a rien là, sauf si les adultes en font un drame.  C’est une curiosité bien masculine.  Chercher à voir est aussi féminin.

Les féminounes ont réussi à propager leur paranoïa sexuelle, à universaliser leur peur et leur dégoût du pénis.  Freud dirait probablement qu’elles ont réussi à faire croire qu’être asexuel, être castré (sans pénis) pour un garçon, c’est normal alors que les études démontrent que la libido est bien présente même chez les enfants. 

Pour un garçon, le plaisir de bander, de se sentir électrisé dans le bas du ventre par des attouchements, même s’il n’éjacule pas encore, ça vient très vite… entre neuf et douze ans, selon les individus, souvent après une période de latence, c’est-à-dire une période où, la curiosité ayant été satisfaite dans l’enfance, le jeune ne s’intéresse plus à la sexualité.  Pas d’hormone, pas d’attrait … Sauf, que dans la publicité, on essaie de nous faire croire qu’un jeune garçon est déjà attiré par une fille, ce qui n’est pas le cas de la majorité.  Jeune, un gars est porté à ne pas aimer les filles.  Question de jeux différents, probablement.   Les tentations, le plaisir naissent avec les modifications physiques de l’adolescence. Ce n’est pas ton orientation sexuelle qui fait que tu es normal ou pas.


Malheureusement, plusieurs hétérosexuels vivent leur sexualité tout autrement.  Ils confondent génital et sexuel.  Ils interdisent tout, car, leurs rapports sexuels ne peuvent pas se limiter qu’au plaisir de se caresser.  Ils passent à la pénétration et qui dit pénétration dit danger de procréation.  Est-ce strictement éducatif ?  De l’ignorance millénaire ?  L’arme par excellence pour dominer tous les individus ?  Il est intéressant de noter que les viols, la sodomie chez les garçons ne sont pas surtout le produit des homosexuels, mais très majoritairement l’œuvre d’hétérosexuels.  (Ça arrive aussi à des garçons, Michel Dorais, VLB éditeur, 1997).        

La répression sexuelle permet aux autorités l’espionnage individuel comme le faisait les confessions.  Elle oblige tous les individus à être conformes à ce que la société s’attend d’eux, car sinon, ils deviennent objets de tous les racontars, les esclaves de tous les maîtres-chanteurs, les répudiés de l’idéologie dominante. 

Croire et penser autrement que les autres est un crime.  Pourtant, ceux qui appliquent cette morale ne se gênent pas pour se servir de la violence, du chantage, de la répression pour maintenir tous les êtres humains sous leur joug de violence.  La violence devrait être le premier ennemi de l’homme, pas sa sexualité.

*         

J’ai écrit ce livre dans le but de comprendre entre autre toutes les règles contre la pédérastie alors qu’il fut un temps que c’était reconnu comme la forme d’amour la plus évoluée.  Pourquoi ce changement ?   D’autre part, je crois sincèrement, que nos décisions dans la vie ont un rapport direct avec notre degré d’autonomie, de conscience personnelle.  C’est la voie, la seule, à mon avis, « pouvoir s’exprimer ouvertement et librement pour l’amour du Québec», qui permettra au Québec de se libérer en prenant conscience de la différence des valeurs québécoises des valeurs canado-américaines. J’espère que le jour où le Québec naîtra, ce sera un peuple de haute tolérance.   

*

Qu’est-ce qu’une féminoune ?  C’est un terme inventé pour identifier les féministes rétrogrades qui sont obsédées par le sexe et la parité numérique entre gars et fille. Elle cherche l’égalité homme-femme, en voulant prendre le pouvoir.  

J’ai inventé ce mot car il faut faire une nuance totale avec les féministes québécoises des années 1970 qui ont fait évoluer énormément la société québécoise. Elles ont encore un rôle essentiel à jouer, si elles décrochent de leur peur de la sexualité.     

****

La fédération canadienne actuelle, modifiée ou non, sera toujours un carcan colonialiste anglo-américain, pour le Québec.  D’autre part, il faut bien se rendre compte que l’indépendance pure et nette, sans forme d’alliance avec le Canada, ne sera probablement jamais acceptée par les Québécois.  

Par contre, M. Bernard Landry (c’est maintenant Mme Pauline Marois) est devenu premier ministre.  Il a mis de l’avant la création d’une confédération à l’européenne comme statut politique pour le Québec.  Ainsi, le Québec est à l’intérieur du Canada et de l’Amérique.  Cette union des pays de l’Amérique comme l’Europe peut être la solution puisque chaque état garde son souveraineté et se base sur un nouveau partage des pouvoirs.  

Cette idée avait été lancée auparavant par nul autre que Robert Bourassa et correspond exactement à l’avenir politique que j’entrevoyais depuis ma jeunesse pour le Québec.  Quand j’écrivais dans la vingtaine, je préconisais la création d’une vraie confédération, ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau, s’il y a une différence, aux états associés ou à la souveraineté- association de René Lévesque.
 
La confédération — deux ou plusieurs pays associés– représente le compromis tant recherché entre l’indépendance pure et dure du RIN, de Pierre Bourgault, la souveraineté-association, de René Lévesque et le biculturalisme de Trudeau puisque dans une telle forme d’union, le Québec dans une confédération canado-américaine devient le seul maître d’œuvre de sa culture et de son immigration.   

Le Québec assume les pouvoirs dont il a besoin pour protéger son visage français et se développer économiquement. Il participe à l’avenir commercial, économique et défensif de son territoire à l’intérieur de l’Amérique.  C’est un état associé.  Daniel Johnson (père), Jean Lesage, Robert Bourassa, Paul Gérin-Lajoie, tous l’ont prôné. (sauf avec les États-Unis).  N’y aurait-il que les fédérastes qui la refusent qui ont raison ? Ne rejettent-ils pas la Confédération continentale parce que le pouvoir vient du peuple, des provinces, des pays, plutôt que de leur domination ?    

Les événements du 11 septembre 2001 prouvent la nécessité pour le Québec d’avoir une voix, aussi faible soit-elle, aux Nations Unies.        

Le Québec est résolument un pays pacifiste et démocratique alors que le Canada est philosophiquement assis entre deux chaises puisque l’Ouest canadien est plus militariste, dictateur, religieux, plus américain. 

* * * * *           

Les approches catholiques et protestantes sont deux entités d’une même racine de notre philosophie religieuse.  Elles engendrent une perception très différente du monde et de la vie.  L’histoire de la répression sexuelle le démontre fortement, car pour les protestants, les péchés de la chair sont extrêmement graves.  (L’histoire de la répression sexuelle, Jos Van Hussel, éditions du Jour/Laffont.)  La différence touche aussi le rapport à l’argent.  Pourtant, la sexualité est un moindre danger à côté de la violence et de toutes les formes de fanatismes qu’entraînent les religions et le système économique.       

* * * * *           

Au lieu de se pencher sur la misère de l’homme sur la planète, on préfère encore investir dans l’armement, la répression. En ajouter encore est de la folie pure.  Nous en sommes responsables puisque nous votons pour les politiciens qui le préconisent.          

Si la domination armée des États-Unis est inacceptable, car elle protège hypocritement les intérêts du commerce international hébro-anglo-américain à travers la planète ; la conception religieuses des dirigeants de l’Islam politique, leur embourbement dans leurs traditions et leur irrespect total de l’intelligence humaine et des textes de Mahomet, l’est aussi.   Même s’il est compréhensible, leur anti-américanisme est loin d’être louable.  Aucun des deux ne montre une tolérance qui donne espoir à l’évolution de l’homme vers la paix et le plaisir de vivre. 

Entre un Bush qui se prend pour St-Georges et un Ben Laden qui diffuse une religion criminelle. Je ne parle pas ici de la foi dans le Coran, une foi que je partage, mais dans le fanatisme de son application, Bush devient presque un saint.

Personne ne peut accepter la domination islamique des Talibans, car c’est une position de haine tout comme chez les hébreux, un fanatisme religieux.  Le problème de ces deux religions est qu’elles répandent leur haine mutuelle à travers le monde afin de le dominer.        

Je crois qu »Israël doit être un pays tout comme la Palestine, selon les frontières fixées sous un accord mondial, sous la supervision des Nations Unies.      

Jérusalem doit être une ville sous le contrôle strictement international des Nations-Unies afin que chaque religion respecte les autres.  Le fanatisme religieux quel qu’il soit devrait être considéré comme un crime s’il nourrit la violence et la guerre.    
 
La religion est un droit fondamental individuel.  La manifestation extérieure des religions n’est pas un droit individuel, mais un droit collectif.  Cette manifestation doit être absolument pacifique ou interdite. 

Un état, qui est le moindrement sage, acceptera que tous les religions puissent participer dans leur temple à leurs rituels.  Mais, si ces rituels vont à l’encontre de la non-violence ; ils doivent être interdits. 

Les Églises devraient avoir la Sagesse de ne pas exiger des manifestations religieuses publiques à leurs membres en dehors de ses offices religieux.   Prier Dieu ou Allah, c’est une chose ; détester les Juifs et les Américains, c’est une autre chose ; mais prôner la violence pour se venger, c’est la limite qu’il ne faut pas franchir. 

L’intolérance est une absence d’intelligence.  La tolérance est au contraire une preuve de sa capacité de communiquer avec les autres, de les respecter.  Les religions doivent se conformer aux règles de l’État.       

****

Peut-on accepter la guerre pour protéger les intérêts des pétrolières américaines en dehors des États-Unis ?  Les USA ne veulent pas seulement chasser Hussein du pouvoir parce qu’il est un dictateur, et qu’il peut, comme dans Nostradamus, se servir d’armes atomiques ; mais parce qu’il contrôle une partie du marché du pétrole.

Notre danger est que l’on a déménagé nos vieilles folies de l’histoire chez nous : le rejet de l’homosexualité, les querelles juifs-arabes ; le fascisme et le communisme ; l’infiltration juive et arabe pour dominer une partie du gouvernement américain, grâce à l’argent ou aux communications.      

Nos projets de vie sont modifiés et définis par cette pensée stupide : on est les seuls sur la terre à avoir raison.  Après des millénaires, l’homme est aussi fou et aussi esclave de ses peurs face à la sexualité que l’homme des cavernes.  On a développé la technique d’une façon extraordinaire, mais on n’a pas soigné le cerveau de l’homme contre sa rapacité, sa soif de pouvoir et d’argent.           

S’il est vrai qu’un tel geste (le World Trade Center) ne doit pas demeurer impuni, il faudrait aussi essayer de trouver les vraies racines du mal : la pauvreté et l’exploitation.  Que faisons-nous pour les extirper ?           

La présente guerre est celle des riches du monde du pétrole.  Les pauvres ne sont que les victimes alors que les participants de part et d’autre sont des assassins légaux ou non, car les civils sont impliqués.  Comme citoyens, nous approuvons la guerre en consommant plus de pétrole et en acceptant un budget qui inclut des dépenses militaires.      

Je crois que ces événements, tout comme la Brinks, les événements d’octobre 1970, sont dictés par les financiers et non les politiciens.  Ils sont organisés à partir du sommet occulte des finances pour manipuler les masses, comme le plan B des fédérastes en 1999 : Écraser le peuple québécois afin de justifier la répression à travers la peur d’une guerre civile dirigée, organisée par le fédéral, au nom des «séparatistes».       

Les anti-américains veulent que les États-Unis réalisent en souffrant chez eux, le mal qu’ils font à travers le monde alors que les Anglophones (juifs y compris) essaient de tout écraser en pensant qu’ils sont le Bien.  Toutes les communications cachent une guerre larvée des religions ou, du moins, des pouvoirs économiques qu’elles représentent. 

Les événements de New York ressemblent souvent à ce qui se passe au Québec. La conspiration des années 1970, le plan B de Stéphane Dion et cies, à Ottawa, sont une copie allégée des événements mondiaux qui se déroulent maintenant : un état d’être, de crise, qui justifie, sous prétexte de la protection, toutes les formes de répression.     

La partition conduisait inévitablement à la guerre civile.  J’ai donc écrit à Jean Chrétien et Stéphane Dion, une lettre affirmant qu’ils incitaient à la violence (ce qui est contre la loi).  Malheureusement, cette missive portait le titre de :  » Aux armes, citoyens !  » Et, il semble que ce soit tout ce qu’ils ont retenu.           

Revenu à Montréal, je me suis armé d’une pancarte et j’ai défilé devant les institutions anglophones afin de leur faire comprendre le danger et la folie de leur geste.  Si le Québec tousse, l’Amérique a le rhume…        

Ma pancarte portait un message non-équivoque :« Partition means civil war, is that what you want ?  Not us.» J’aime assez les jeunes pour me battre contre la guerre.  D’autant plus que mon fils et ses enfants vivent en Ontario. C’est une bonne raison pour être plus compréhensif. 

C’est dans ce contexte que j’ai dû reprendre le chenin de la prison puisque le verdict de la Cour d’appel était de ne rien changer au procès de première instance… Tu perds presque toujours en appel.  On refusait de tenir compte des seuls témoignages et on en resta au côté technique.  Le procès avaient suivi les règles.  La cour est là pour te rappeler qui est le boss.  Question aussi de solidarité entre les juges, j’imagine.  J’aimerais bien savoir qui étaient ces juges. On m’a dit qu’il n’y avait que des femmes-juges.                        

Le plan B de Stéphane Dion, Paul Martin et Allen Roch (de la santé à l’industrie) et Anne McClennan (remplacée par Martin Cauchon) avait été défini par le rôle qu’ils jouaient dans le gouvernement fédéral afin de mettre le Québec à genoux, sans que les Québécois ne s’en rendent trop compte puisque le pire défaut des Québécois est leur naïveté et leur paresse intellectuelle.  Il suffit de leur dire qu’ils sont racistes pour leur faire accepter n’importe quoi.  Ils ont peur de ce que l’on pense d’eux.    

Cette loi de la clarté pourrait éventuellement permettre la chasse aux                         « indépendantistes» que les fédérastes appellent les « séparatisses»        

Les fédérastes ne respectent pas le Québec dans sa façon de voir le problème des jeunes contrevenants, du terrorisme, du crime organisé et de la langue.  Le Québec est plus près de l’Alliance canadienne (jadis les Conservateurs), dans ce dernier domaine, quand elle préconise que la langue est un pouvoir exclusif aux provinces.  Pourquoi Québec devrait-il obéir à des règles fédérales qui ne le respectent pas ?  Qu’attend-on pour simplement vivre comme nous voulons vivre ?

Serait-ce qu’Ottawa a beaucoup de bonnes raisons de protéger le crime organisé?  Pourquoi la GRC est- elle investit des enquêtes sur le terrorisme au Canada et particulièrement au Québec quand on sait qu’elle a volé des listes de membres du Parti Québécois, brûler une grande, poser des bombes au Québec pour justifier la chasse aux «séparatistes» ? 

Jean Charest a pour mission de mettre le feu au Québec en préconisant la défusion aux Anglais de la région de Montréal et en permettant de remettre sur pied le plan B du gouvernement fédéral.           

Selon ce que j’ai appris, le plan B devait être mené comme octobre 1970 par le gouvernement fédéral.  Les poseurs de bombe ou kidnappeurs devaient être d’anciens policiers et militaires canadiens, appelés les «Pathfinders». Ils devaient, par leurs gestes, créer l’agitation nécessaire pour justifier une nouvelle occupation militaire du Québec.  La renaissance du FLQ devait permettre au fédéral de justifier cette nouvelle occupation, sous prétexte de la sécurité nationale.

C’était pour éviter ce scénario que j’ai manifesté contre la partition. Je ne voulais pas la mort inutile de jeunes idéalistes.  On sait que pour s’en sortir notre société bien-pensante organise elle-même les crises.  Cette même société peut nous envoyer en prison pour avoir étendu les doigts sur le pénis d’un petit garçon alors qu’elle permet d’en tuer des milliers d’autres pour protéger ses intérêts économiques et politiques dans une autre partie du monde. Mais, le mauvais, c’est le premier bien entendu…          
 

Le fédéral voulait créer une situation qui rende la souveraineté du Québec à jamais impossible.  Je ne sais pas exactement quel rôle on voulait me faire jouer.  Fallait-il un nouveau chef felquiste, vraisemblable, plausible?   Cherchions-nous un individu pour infiltrer les souverainistes ? Des prisonniers m’ont prêté un livre intitulé CONSPIRATION. Ce livre raconte comment un journaliste de Radio-Canada a purgé plus de dix ans de prison parce qu’il refusait de travailler pour la CIA à Cuba.  Une réalité ? Tout l’indique. Les faits semblent vérifiables.            

Vous pouvez vous imaginer ce que je ressentais quand environ un an après ma sortie, Paul-Hervé m’a proposé de travailler dans une société de marketing alors qu’un journaliste du Journal de Montréal venait d’écrire que cette compagnie de Chicago était un nom emprunté de la CIA.  J’ai dû écraser mes peurs et marcher sur ma paranoïa.  Aujourd’hui, je crois que ce journaliste était tombé sur la tête ou un grand romancier… Il n’y avait que des sondages, du moins, chez Market Facts.

Pour avoir des pouvoirs répressifs, il faut des actes répressifs.  C’est pourquoi tous les actes violents posés au nom de la souveraineté sont des diversions employées par le fédéral pour nous faire oublier l’essentiel : son ultracentralisation.

Le projet de dé fusion municipale à Montréal est du même genre que la partition.  En ce sens, donner le pouvoir aux libéraux maintenant, c’est collectivement suicidaire.  

Quel que soit le prochain gouvernement, il doit être souverainiste pour négocier la future confédération.  Il ne faut pas croire que c’est grâce à notre force, qui va à l’encontre des puissances du pétrole et de l’automobile que l’on deviendra indépendant, mais parce que les États-Unis ont décidé de nous avaler pour se protéger.

L’attaque à New York permet de justifier toutes les formes de répression en Amérique et nous empêche de constater que les États-Unis de Bush veulent bouffer le continent.  Sous prétexte que l’on est tout petit, on croit que nous n’y pouvons rien.        

Par ailleurs, aux prochaines élections (si Charest n’est pas élu) la nouvelle carte montréalaise pourrait prouver que même dans le Grand-Montréal et le Québec par extension, il est possible pour les Anglophones de travailler avec les Francophones pour le bien général de la communauté.  Créer un espace dans lequel le bien-être de tous ses habitants est vraiment le centre des préoccupations, tout en ayant un Québec de plus en plus francophone.        

Si le radicalisme est toujours de mise dans des négociations, l’intolérance ne l’est pas.  La terre existe pour l’homme, pour chaque homme

Jean Charest est un opportuniste qui ne rêve qu’à son pouvoir, tout en étant le pantin des fédéralistes, spécialement de Stéphane Dion.  Tout ce qu’il sait dire : le PQ va bientôt déclencher des élections ou le PQ ne rêve qu’à son referendum.  À quoi Jean Charest rêve-t-il, sinon au pouvoir ?  Ces amis sont-ils si affamés ?  Si un referendum passait, Ottawa accepterait-il le verdict ?  La démocratie existe dans la bouche de nos fédéralistes seulement quand ça fait leur affaire.  

Les événements du 11 septembre 2001 (condamnables en soi) sont, je crois, commandités par la haute finance planétaire et rendus possibles, grâce à l’aide de la CIA.  Ils apportent à nos dictateurs locaux la raison de pouvoir se doter des outils dont ils ont besoin pour dominer davantage, en plus grande sécurité.  Ça permet de justifier une guerre.  Quand nos gouvernements parlent de sécurité, nos leaders pensent à leur sécurité, non à celle du peuple, bien entendu.       

L’attentat palestinien en Israël contre un ministre et l’attaque d’un contribuable au parlement en Suisse lui donnent raison d’avoir peur.  En ce sens, les Canadiens pourraient perdre beaucoup de leur liberté, car ici, heureusement, même le pire ennemi politique peut se promener sans danger.  Il serait dommage que la situation internationale modifie cette étonnante possibilité pour un chef d’état ou d’opposition de pouvoir rencontrer la population sans craindre pour sa vie.  Juste faire perdre cette possibilité d’accès à nos hommes politiques serait dommage.  Ce serait un signe que le fanatisme s’installe chez- nous et que la démocratie, que nous voulons tous, commence à être dangereusement malade.

Il est étonnant qu’à l’aube d’un nouveau millénaire, le Québec ne veuille pas réaffirmer son indéfectible pacifisme et sa foi dans la démocratie, les Nations Unies et la Charte des droits de la personne, comme minimum d’une civilisation acceptable en tant qu’humains.           

Nous avons vécu deux conscriptions, refusé deux guerres mondiales.  Les dirigeants de ce monde en organisent actuellement une troisième.  Serons-nous des pacifistes ?  Certainement.  Mais tout aussi certainement des victimes du développement de la technologie militaire.  Comment éliminer tous ces meurtres ?  En votant contre ces gouvernements ?  En faisant la guerre commerciale aux pétrolières et aux automobiles ?  En combattant le racisme afin de mieux comprendre l’enjeu de la survie de l’Humain ?  Chaque achat que nous faisons est un vote en soi .  

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