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Spirale intraprojective 4

septembre 9, 2020

Spirale intraprojective 4  (pp. 13 à 23)

La liberté de penser et de dire doit servir à créer l’ordre de la démocratie, et non, pas comme parfois on se sert de la science, à justifier les points de vue des dirigeants.  Sauf, si elle incite à la violence, la liberté d’expression individuelle doit être absolue.  Les règles actuelles pour défendre les réputations doivent être maintenues. Les sujets tabous ne doivent pas exister.
Une chose est certaine, dans la guerre actuelle, le langage de la propagande des deux côtés est mensonger.
Dans les deux camps, on oublie l’essentiel : l’être humain.  Dans les deux camps, on se fiche de ce qu’il en coûte aux individus pourvu que l’on assoit son pouvoir.  Chacun fait appel à l’inconscient, à l’irrationnel religieux pour justifier sa barbarie.  St-Georges Bush est Lucifer par son orgueil alors que les Talibans sont Satan, en charriant au maximum des lois vieillottes.  Ils exploitent la peur du sexe et leur interdit contre toute rationalité.  Une lutte de pouvoir, de religion.
D’un côté, il y a ceux qui veulent justifier une guerre dite aux  » terroristes », c’est-à-dire à tous ceux qui s’opposent à l’hégémonie mondiale judéo-anglo-américaine, au pouvoir du pétrole.  De l’autre côté, la religion musulmane, celle du nombre, qui sert à dénoncer ceux qui s’approprient leur territoire et qui se disent agressés.  La riposte du premier ministre d’Israël ressemble plus à une invasion qu’une simple punition.  Cette haine indéfendable est devenue pure folie dans un camp comme dans l’autre. Que faire contre les fanatismes religieux ? 
 La situation actuelle ne sert que les riches et le monde militaire.  Rien ne saurait justifier la mort d’un seul humain.  Ces guerres ne font ressortir que le mensonge et l’hypocrisie de tous ceux qui prônent dieu.  Les serviteurs de la violence sont automatiquement les serviteurs de Satan.
Ces idéologies, dissimulées derrière les religions, permettent de cacher la vraie nature des affrontements : rediviser la planète entre riches, diviser ce qui restent d’énergies.
Puisque les religions sont des multinationales ou des pouvoirs financiers énormes, nous nous retrouvons presqu’au temps des Croisades.  Notre monde est en pleine régression.
Les anglo-américains ont créé un capitalisme, de plus en plus sauvage et sans âme, alors que le monde islamique politique a déformé les paroles de Mahomet (du Coran) pour justifier une véritable répression diabolique.  De la folie pure que de vouloir voir le monde d’aujourd’hui comme il y a des milliers d’années.

Alors que les Talibans ont créé un fanatisme maladif, en inventant la Charria, les religions judéo-chrétiennes, fondées sur l’Amour, prétendent que leurs valeurs fondamentales sont mises en danger.  Où est la guerre contre la violence et l’intolérance que prône l’enseignement de l’Évangile, selon St-Jean ?  Raoul Roy, écrivain, a raison de prétendre que Jésus fut le révolutionnaire pacifiste, par excellence.

Cette nouvelle rage gagne aussi l’Asie alors que nous assistons à des tueries entre hindous et musulmans.  Nous avons des Cachemire, Tibet, Tchétchénie, etc.  Où cela s’arrêtera-t-il ?  Les guerres sont le fruit des religions ?  

Pourtant, aucune de ces religions ne devrait prôner la violence.  C’est contraire à tous les enseignements.  Pour le Coran, Allah est d’une infinie miséricorde, les femmes sont, selon le prophète Mahomet, les partenaires de l’homme alors que chez les chrétiens, Dieu est amour.  Quant à la position des femmes, on peut dire que nos religions « d’amour » en font  » le péché vivant « , faisant ressortir tout le côté macho de la Bible.  Marie-Madeleine fait plus peur que la Vierge Marie.  Comment peut-on parler de justice quand il n’y a pas d’égalité entre les individus ?
C’est la première fois de l’histoire humaine, à cause de la technologie, du 11 septembre et de ses suites, que les hommes sont appelés à confronter leurs croyances, à faire face à leur illogisme et leur contradiction.  (Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais)…
 Plutôt que d’être des sources intarissables de tolérance et d’Amour, les religions, pour leur pouvoir, sont devenues des nids de vipères.  En arrivant en Amérique, les chrétiens ont anéanti des peuples entiers au nom de la foi en un dieu de l’amour, devenu trop friand de commerce… Les communistes, Staline, Lénine, Pol Pot, en tête, ont assassiné des millions de leurs propres fidèles.  Fait-on la révolution pour être tué par elle?  C’est inévitable, si l’on croit que la révolution n’est que la lutte des classes.  Une lutte pour le pouvoir.

La mondialisation ne cherche pas encore le bonheur de l’humanité, la fin du colonialisme et la mise au rancart définitive de l’esclavage (qui a simplement un nouveau visage).   Même après le 11 septembre, les États-Unis ont réussi à tenter de voler leur meilleur ami, le Canada, en infligeant une nouvelle taxe sur le bois d’œuvre.  Comment faire confiance à une nation qui ne respecte même pas ses traités ?  Même avec les effets de serre, le pétrole demeure l’or noir, le pouvoir économique.  Que fait-on pour corriger la situation ?  Israël rêve de s’approprier la Palestine ; la Russie écrase la Tchétchénie ; la Chine s’en prend au Tibet .

Il faut créer d’autres formes d’alliances qui éliminent la violence, l’ignorance et l’intolérance.  Ne serions-nous pas mieux avec un vrai gouvernement mondial, une autorité reconnue et acceptée, à la porte d’un nouvel ordre planétaire ?  Serons-nous assez orgueilleux pour refuser d’admettre que l’avenir est dans le compromis, la tolérance ; car la planète ne pourra pas répondre aux besoins de la surpopulation et de sa consommation.

Pour qu’il y ait de l’ordre, il faut que ce qui sert d’autorité mondiale ait un visage humain.  Il faut un minimum pour chaque individu. Il faut assurer sur la planète le respect des droits de l’Homme, de la personne.  L’individu naît seul et meurt seul.  Il est le centre de la vie vraie. Tant que la finance et les religions domineront, tout ne sera que violence.
Qu’on le veuille ou non, la mondialisation exige la création urgente d’un gouvernement mondial (ou une organisation du genre Nations Unies en plus solide, plus démocratique, capable de faire respecter le bien des humains, en mettant au pas les institutions financières et les multinationales. 

Cette urgence ne peut pas être mise en doute.   Ce pallier de pouvoir doit être consacré au bien-être des individus et non à la planétarisation d’une classe dominante.

Personne ne semble avoir compris l’urgence de définir un nouveau pouvoir qui garantisse à l’homme, à l’individu, d’avoir tout ce qui est essentiel pour pouvoir se développer (sécurité, nourriture, système de santé, logement, éducation-travail).  Tout le monde sait qu’à moins de 10% de l’argent investi dans l’armement, tous ces bénéfices sociaux peuvent être livrés à chacun des individus de la planète.  Les Nations Unies, comme gouvernement planétaire, devraient non seulement assurer la santé écologique de la planète, mais éliminer partout la peine de mort.  Il ne devrait plus exister de droit de véto pour les super puissances et chacun devrait travailler à se démilitariser.  Un peuple = un pays. Si on apprend à se respecter, on n’a pas besoin d’armée.

Cela dépend du bon vouloir de chaque pays, mais comment faire accepter la non-violence, la répartition juste de l’énergie ?  Il faut être maladivement crédule pour croire que les propriétaires des surplus s’en déferont pour la beauté des yeux de leur voisin.  D’autant plus que nos sociétés ont choisi la violence plutôt que la liberté sexuelle ou la liberté individuelle (tout court).  On ne semble guère se soucier de la vie individuelle et privée, d’où la mafia est mieux protégée par le système judiciaire que les individus.  

On oublie qu’actuellement les drogues fortes détruisent les jeunes et les vieux.  Est-il vrai que les bureaux de recherches pharmaceutiques ainsi que le domaine de l’immobilier seraient les endroits privilégiés du blanchiment d’argent ?  Le crime organisé est-il en train de devenir le vrai maître du monde ?  Pendant qu’on prive la police d’enquêteurs en les affectant à la poursuite de crimes sexuels non violents, la mafia internationale organise une traite mondiale des organes, un trafic de plusieurs milliards de dollars de drogues qui tuent nos jeunes. Nous sommes dans un monde qui est meilleur pour protéger les pénis que les cerveaux de nos jeunes.

En plus, de la peine de mort et de la guerre, le racisme est aussi un préjugé qui excuse la violence au nom de la race ou des religions.  Pour assurer une paix durable sur la terre, il faut absolument retrouver l’anarchie, dans le sens du livre de Normand Baillargeon : «L’ordre, moins le pouvoir».   Il faut retourner à l’individu.  Mais, l’individu doit savoir que le bonheur ne peut pas exister dans la solitude.  La vie sociale est un besoin aussi indispensable à l’homme que la nourriture.

Si les pays doivent correspondre au territoire d’un peuple ou d’une nation, tous ceux qui demandent maintenant leur autonomie devraient se la voir accorder dès qu’ils peuvent fournir la preuve qu’ils sont capables de veiller au bien de leurs commettants. Le moyen le plus démocratique pour accepter ou non la naissance d’un nouveau pays demeure le referendum.

Il est vrai que la mondialisation humanisée, enlevée des mains des financiers, des systèmes militaires, des multinationales pourrait permettre une redistribution plus équitable, en partant d’une base planétaire ; mais c’est rêver en couleurs tant que la planète ne vivra pas une véritable démocratie.  Pour qu’il y ait une liberté planétaire, il faut instaurer d’abord le respect et la tolérance envers chaque individu.

La mondialisation pour l’homme ne sera réalisable qu’au moment où les richesses seront partagées selon les besoins des peuples et non celui de ceux qui les exploitent.  Les banques devront cesser de toujours être là pour leurs profits.  L’argent a été inventé pour éliminer les désavantages du troc et non, faciliter les moyens faire des profits sur le dos des plus pauvres. Est-il normal que des banques fassent des milliards de profits quand les individus crèvent de faim ?  Mais, dans nos structures actuelles, sans argent il est impossible d’agir, de survivre.

Le problème de nos gouvernements est de nourrir les amis plutôt que d’offrir les services minimaux que les payeurs sont en droit d’attendre.  Beaucoup de nos chefs de gouvernement sont pourris et pourtant c’est nous qui les élisons.

Tant que l’esprit de domination prévaudra, il y aura des super puissances, de la répression, de la censure, des armées et de la violence, une violence orchestrée maintenue autour des religions, donc, du fanatisme.

Alors que les religions devraient nous apprendre à nous aimer, elles sèment la discrimination en rejetant l’homosexualité, par exemple. En nous maintenant dans un passé qui est structuré sur l’ignorance, les religions nous empêchent de progresser.

L’esprit planétaire fondé sur le respect de l’humain peut exister, mais qu’on le veuille ou non, ce n’est pas pour demain la veille.  C’est impossible tant que l’économie ne sera pas revue en fonction du bien commun global et que les religions acceptent de réviser leur agir quant à la tolérance part rapport à la sexualité.  Actuellement, trop d’éléments servent à diviser l’homme : les races – les classes sociales- les sexes – la répression sexuelle – la censure – les religions-les âges- pour qu’il y ait un véritable équilibre. 

Un changement global exige un changement de mentalité, de point de vue.

Est-ce qu’un jour, les riches seront assez sensés pour admettre qu’il y a assez de richesses pour tous, si on ne garde pas tout pour soi ou que l’on ne dépense pas en fous, privant les autres du nécessaire.   La révolution pacifiste anarchiste peut-elle créer une véritable démocratie ?  Ne devrait-on pas redéfinir un cadre moral pour ceux qui nous dirigent, comme en Grèce Antique, la première préoccupation dès la jeunesse étant de se préparer à avoir des dirigeants intègres et dévoués pour tous?

Si Darwin et Teilhard de Chardin ont raison : la création n’est pas un geste du passé, mais un acte d’avenir.

Selon Chardin, la vie serait une suite programmée, de mélanges d’énergies qu’accumulerait l’homme depuis les commencements.  Cette évolution, loin de nous tourner vers le passé pour nous améliorer, nous oblige à remettre en cause tout ce que nous avons appris.  La création est un acte temporel qui se poursuit à travers les siècles.  Dans une telle perspective, le paradis terrestre n’est pas un endroit dont nous avons été chassés pour une banale question de sexualité, mais un espoir qui nous habite en vue de créer un paradis terrestre.  Le paradis terrestre est à créer par l’homme. 

Puisque personne n’est revenu de la mort (sauf, Jésus, un esprit après sa résurrection), il est possible de concevoir que notre seule raison d’exister soit de mieux vivre, vivre au maximum, pour créer dans l’avenir un espace vital plus attrayant, qui permettra à notre réalité énergétique d’atteindre sa capacité de vivre heureux.   

En d’autres termes, nous construisons à chaque moment le futur paradis terrestre.  Nous en avons la réalisation entre les mains. S’il est vrai que l’on renaît, le paradis ou l’enfer est ce que nous avions créé lors de notre vie antécédente.  Ce que nous faisons maintenant sera le monde dans lequel nos enfants devront vivre.

Il est possible de ce point de vue d’expliquer notre existence aussi bien et même mieux qu’avec les religions, ayant la responsabilité de se réaliser plus humainement, ce que ne font pas nos religions actuelles qui nous mènent à l’intolérance et à la guerre.  La course aux adeptes est similaire à la course aux armements.  Il faut vivre intensément le présent pour l’avenir.

De toute façon, ce ne sera pas pire que de s’auto culpabiliser avec un passé duquel nous ne pouvons absolument rien changer.  Pourquoi l’histoire de l’humanité n’existerait pas dans le sens opposé, celui du futur et non du passé, celui de l’évolution ?  S’il n’y a rien après la mort, ce sera le vide, mais au moins ceux qui viendront, vivront dans un monde meilleur.  Voilà tout.  Le pari de Pascal révisé tient toujours autant…

Cette philosophie va à l’encontre de tout ce que l’on apprend parce que l’on refuse la beauté de notre nature corporelle.  Or, selon les Écritures et le Coran, le pire des péchés, le premier a été celui de Lucifer qui a refusé de s’agenouiller devant l’homme et reconnaître la beauté de la création de Dieu.  Une faute d’orgueil.  Était-ce à cause de l’évolution exigée ? Est-ce un beau conte ?

Le plus abominable est que l’évolution spirituelle de l’homme est un phénomène de conscience.  L’individu est au centre de tout changement.  La conscience individuelle est essentielle à l’existence de la démocratie.  Et, ce changement est si fondamental qu’il n’est pas pratiquement réalisable à court terme.  Il repose sur l’éducation, la connaissance plutôt que le savoir, sur l’amour plutôt que la violence. 

Avec la violence comme moteur de nos sociétés, de notre agir, l’homme est destructif, égoïste.  Sommes-nous, sauf sur le plan technique, plus évolués que nos ancêtres ?  Est-ce que nous nous sommes améliorés ?  Avons-nous appris à nous aimer, à rejeter toutes les guerres ?  Nous glorifions la violence et condamnons le corps, la sexualité, exactement comme Lucifer dans les récits religieux.  La répression sexuelle est appuyée sur une ignorance crasse de la réalité humaine. Le rejet de notre corps est celui de notre réalité matérielle et donc temporelle.

Or, pour dominer, l’information est travestie, comme dirait Noam Chomsky.  Même la science est souvent utilisée pour démontrer des faussetés et permettre de continuer l’exploitation des moins connaissant, de la masse humaine.  Et, sans vérité, sans connaissance véritable, la démocratie est impossible à une échelle mondiale.

Ce grand brassage mondial tient à ce que l’on appelle la mondialisation.  Les riches, les financiers tentent par tous les moyens de trouver de nouvelles sources de revenus pour accumuler encore plus de richesses. 

Ils n’auront bientôt que la classe moyenne à saigner, à exploiter.  Quand la très grande majorité sera pauvre, nous nous retrouverons encore une fois devant les résultats de la révolution française, nous devrons changer de maîtres, mais, cette fois, à l’échelle planétaire.  L’existence de la planète étant en danger peut-être comprendrons-nous que la mondialisation doit servir le mieux-être des individus et non des institutions. 

Il faut trouver de nouvelles raisons de vivre qui respectent les Autres ou le système est bloqué. Il est inévitablement appelé à exploser.  À cette époque, on n’avait pas encore créé la crise économique actuelle, soit la plus grande entreprise de fraude à l’échelle planétaire.

Une telle situation rappelle ce qui s’est passé en 1972, en France, où le pouvoir avait décidé que la société était bloquée et qu’il fallait organiser un nouveau mai 1968 pour forcer les choses à se tasser.  Malheureusement, il y eut un mort et après enquête, on a trouvé que les agitateurs à l’origine de cette situation étaient des barbouses, des policiers.  C’est aussi ce qui ce serait produit au Québec en 1970, alors que le gouvernement fédéral, pour porter un coup fatal aux « séparatisses » a pris le contrôle de la crise d’octobre, en faisant croire que la mort de Pierre Laporte était le fruit des supporteurs de la souveraineté.  Le FLQ n’était absolument pas un mouvement émanant du Parti québécois. 

À chaque crise, le Québec retourne vers ses sources, et s’enfonce dans les idées de droite.

La guerre que nous vivons touche essentiellement la redistribution des richesses de la planète, du pétrole en particulier et sert à justifier une nouvelle vague de répression.

Faut-il des morts pour que l’humain réfléchisse ?

On fait face à l’éternelle obsession de l’homme : dominer l’autre, s’approprier ses biens.  Pourquoi ne pourrait-on pas apprendre à se contenter de se suffire à soi-même ?  De chercher le bonheur ailleurs que dans la «piastre» ?  Pourquoi sacrifier la liberté pour enrichir un petit groupe d’individus et d’institutions qui dominent la planète ? 

Bibliographie :

Vers la liberté en amour, Charles Fourrier, Folio, Gallimard, 1977.
Pouvoirs de l’horreur, Julia Kristeva, édition du Seuil, 1980.
La lutte sexuelle des jeunes, Wilhem Reich, Maspero, 1972.
L’ordre moins le pouvoir, Normand Baillargeon, Agone, 2001.
La société bloquée, Michel Crozier, Seuil, 1970.
Surveiller et punir, Michel Foucault, Gallimard, 1975.
Études sur les classes sociales, Georges Gurvitch, 1966.
Jésus, guerrier de l’indépendance, Raoul Roy, Parti pris, 1975.
Mémoire sur la liberté sexuelle, Jean Simoneau, Les éditions du temps, 1999.

PRÉFACE

Tout ce qui conduit à la violence, à la guerre, à la destruction, est diabolique. Selon Freud, tout schéma religieux est en soi de la schizophrénie (peur de la mort).  Par contre, l’Évangile, selon Saint Jean (bible de Jérusalem), où Dieu est Amour, présente une philosophie de vie, un chemin, un idéal qui mérite d’être médité, voir vécu.  Dieu, Allah, c’est une seule et même chose : un Dieu, un être, infiniment miséricordieux. Malgré mon opposition aux religions, je suis très fervent quant à la spiritualité.

Même si l’on me dit souvent qu’une personne qui en sait trop ou qui est trop idéaliste doit nécessairement être tuée ; je crois que la terre est une planète où chaque être humain est le centre et le but de la vie.     

Il n’y a que la finance ou l’économie pour qui la vie n’a pas d’importance, étant remplacée par le profit.  Et, dans leur cas, comme disait mon père, Émile, si tu veux connaître le responsable d’un acte, demande-toi à qui il profite ?
 
La révolution anarchiste par excellence s’appuie sur le respect absolu de la vie de chaque être humain . l’ordre dans le désordre, les droits individuels, l’égalité d’essence entre les individus, l’inviolabilité de la vie privée, la responsabilité de la liberté, la fusion des pensées des différentes civilisations, le respect des autres, la non-violence, la conscience, la démocratie à travers les Nations Unies. 

La terre est le futur paradis terrestre et la vie, la conscience est la raison fondamentale de l’existence.

Rien n’est plus important que la vie d’un être humain, d’un vivant

Rien n’est plus important que sa vie privée, ses droits et sa liberté.  Il n’y a que l’homme qui soit assez fou pour exploiter d’autres hommes, même le dernier des animaux ne tue pas ou n’exploite pas l’autre par plaisir ou cupidité. 

Actuellement, le premier octobre 2001, nous assistons impuissants à une guerre impérialiste , celle des Anglo-américains contre le monde afin de dominer. Il s’agit de l’hégémonie colonialiste anglaise.  Depuis l’incident du 11 septembre 2001, plutôt que de combattre l’injustice de la faim dans le monde, les «gros» s’ingénient à asseoir militairement leur pouvoir.  C’est une lutte économique de territoire créée par ceux qui s’enrichissent avec la guerre.  Cette guerre permet à nos gouvernements de faire accepter par le peuple, tout ce qui leur était impossible de lui faire avaler jusqu’ici.  Les terroristes sont devenus aussi pire que ceux qui vendent de la drogue dure aux jeunes.  Les vendeurs d’armes sont nos caïds.  Les droits individuels sont foulés au pied.  Pourtant, la violence qu’elle soit d’un côté ou de l’autre demeure le propre de la bêtise humaine. 

Les Américains tentent de trouver support chez leurs amis inconditionnels comme Israël à qui ils ont donné naissance par césarienne.  La guerre du Moyen-Orient est une guerre, d’abord religieuse, puis non seulement de territoire, mais d’eau contre la Palestine.  En Afghanistan, on combat pour le passage du pétrole et la culture d’opium.  Des guerres dissimulées derrière le fanatisme religieux.  C’est une guerre de riches. 

Le terrorisme, la mafia organisée, le système sont une seule et même entité.  Pendant que les petits soldats se font tuer au nom de la liberté ou d’Allah, les Chefs calculent en pouce carré la nouvelle répartition énergétique de la planète.

Alors que chaque peuple devrait pouvoir décider pacifiquement d’être un pays, nous continuons de vivre la dictature du colonialisme et de l’impérialisme. 

Chaque pays devait pouvoir exister dès qu’il est prouvé qu’il peut assumer chez lui, pour son peuple, sa sécurité intérieure, sa sécurité économique et la démocratie.  Chaque nouvelle nation devrait avoir à part égale le pouvoir de faire partie des Nations Unies dont la seule fonction est de préserver la race humaine et la planète terre.

Voilà aussi pourquoi nous nous retrouvons dans une guerre de religion puisque toutes les religions sont des lavages de cerveaux pour préserver l’unité de pensée alors que chaque peuple a un code à respecter pour évoluer vers une civilisation meilleure.  Ces codes sont tous fondés sur les expériences des Sages, qui au nom de Dieu, ont inventé les livres saints.  Leur philosophie tourne toujours autour du rejet de la sexualité, des sens, du corps, donc, de la limite physique de l’homme parce que cela assure la domination inévitable de l’individu. 

Avec une morale anticorps, antisexuelle, la terre devient une immense prison, celle de l’ange déchu, l’oeil de Big Brother ou l’oeil-prison de Foucault, fondé sur la dénonciation de l’autre.

Toutes les religions sont bonnes sur un plan spirituel, mais elles sont toutes des multinationales où l’exploitation des cerveaux et la richesse ont beaucoup plus d’importance que leur enseignement à l’amour et au bonheur de l’homme.  La tolérance devrait être la vertu fondamentale de tous les humains si Dieu est la Miséricorde, comme le prétendent les religions, mais à cause de la sexualité les religions sont des condamnations de la nature humaine, des prisons intérieures. 

Les dirigeants de toutes les religions ont tout déformé en prétendant parler au nom de Dieu.  Les religions sont devenues la projection de leur maladie mentale, le refus du corps et de la mort.  La violence n’est que l’aboutissement de la schizophrénie et de la paranoïa des dirigeants de notre planète.  L’aboutissement d’une soif irraisonnée d’énergie et de pouvoir, le maintien absolu et non évolutif de la tradition, sans tenir compte des découvertes de la science.

Plutôt que de chercher des solutions qui permettent plus d’espoir, de justice, d’amour, nos dirigeants cherchent à asseoir davantage leur pouvoir, à s’enrichir ainsi que leurs copains.

La mondialisation dans sa forme actuelle est un enjeu militaire masqué parce que son vrai visage est financier.  On essaie de redélimiter les frontières des pays sur la planète, tout en préservant le privilège d’exploiter « dans leurs mots» les plus pauvres de chaque nation.  La planète doit être régie par la Charte des droits de la personne où les droits individuels garantissent à chaque individu de vivre dans un milieu décent, selon son orientation sexuelle.  La peine de mort et la torture doivent être totalement abolies.  

Chaque pays doit être membre et respecter les règles des Nations Unies.  Tous les pays doivent être démocratiques et laïcs.

Il faudrait peut-être dans ces moments difficiles chercher davantage comment contrôler la violence plutôt que de la cautionner.  La tolérance doit passer par chaque individu.  S’il y a une mission, une raison d’exister sur terre pour les religions, c’est bien celle de développer la tolérance et l’Amour des individus, leur liberté et par conséquent, leur responsabilité.  Pour ce faire, les religions doivent revoir totalement leur enseignement, car actuellement, elles fomentent la haine. Ce sera impossible qu’il en soit autrement tant que les religions verront du mal dans la sexualité, en dehors de la violence. La sexualité a une très grande importance car c’est elle qui dirige notre façon d’interpréter la vie.  Elle façonne notre personnalité,

 La violence engendre la violence.  Même les pays les plus pacifistes (le Canada) risquent de perdre leur peu de droits individuels au nom de la guerre et de la dictature morale.  Le Canada est un exemple d’hypocrisie avec sa loi anti-terroriste, ces nouvelles lois sur le sexe.  Elles donnent le feu vert au gangstérisme et la chasse aux séparatistes.  Tout dépendra de l’abus que l’on en fera ou pas.
 Si on veut qu’u jour il soit possible de se comprendre les uns et les autres, il faut bien que le peuple sache extirper son expérience à travers ses individus.  Il faut redéfinir ce qui est essentiel.  Comment éliminer la violence ? Comment respecter l’individu, malgré les différences ?

Le livre est divisé selon les sujets qui sont indiqués à partir du nombre d’étoiles. Donc, si un sujet ne nous intéresse pas, on a qu’à passer à un autre. Par, exemple, si on aime que la politique, on suit les **** quatre étoiles. Les sujets s’emboîtent ainsi Ils sont au nombre de 5, soit :

*      général 
**     le procès et ses suites ;
***    la pédérastie et la liberté sexuelle ;
****   la politique, et finalement,
*****  la religion.  
 

La paranoïa est le début de la Sagesse. (Gilbert Langevin).




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