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La liberté sexuelle 26

août 27, 2020

La liberté sexuelle 26

RELIGION ET SEXUALITÉ

Il est impossible de parler de démocratie, sans assurer d’abord le droit des peuples à l’autodétermination, la liberté sexuelle, absolue, consentante et non- violente, le droit individuel de vivre sa religion chez-soi ou de participer à sa liturgie dans un temple, si elle ne viole pas les lois civiles du pays ou ne se mêle pas de politique.

Les religions ont pour seule raison d’exister de construire l’amour entre les individus, donner un sens à la vie, de prétendre à l’existence d’un dieu. Aucune ne détient «la Vérité» et aucune n’est supérieure à l’autre.

On sait que les Livres Saints ont été conçus par des SAGES, parce qu’à ces époques, les religieux étaient ceux qui te disaient en qui et en quoi croire, en plus d’être la police, le psychologue, etc. Le monde était dirigé par des religieux. Depuis ce temps, la science s’est opposée souvent à ce que l’on croyait des vérités incontestables. Elle a essayé de départager l’imaginaire de la réalité scientifique.

Le fanatisme religieux est une forme de violence soutenue par une image spécialement négative de Soi (grâce à la sexualité, tout individu est un pécheur). Cette perception de l’homme – pécheur, aliéné et coupable d’avoir un corps permet l’exploitation matérielle des individus et même des peuples entiers par ceux qui pensent détenir à eux seuls la Vérité.

Ce misérable état d’âme permet la justification de toutes les dominations, car le capitalisme sauvage est rien d’autre que sublimation ou si l’on veut une forme de rejet de la sexualité, compensée par les biens matériels plutôt que culturels ? Quelle valeur ou autre sentiment justifie une telle peur de la sexualité ? En quoi la nudité est-elle mauvaise ? Pourquoi la sexualité est-elle perçue comme un mal, une honte qui justifie une chasse aux sorcières qui existe depuis des millénaires ? En quoi un religieux et une féministe qui voit du mal dans tout ce qui est sexuel sont-ils différents d’un soldat SS en grande mission pour détruire les homosexuels et les juifs (représentant de la suprématie financière des banques) ?

La chasse aux pédophiles, sans accepter la différence avec la pédérastie, est un dénie du droit à l’individu de vivre sa puberté comme pouvant être la première expérience de sa sexualité, de tomber en amour ainsi que le droit à son orientation sexuelle et sa vie privée. La Charte des droits de la personne s’oppose pourtant à toutes formes de ségrégation à cause de l’âge. La sexualisation d’un individu ne commence pas à une date fixe. Mais, le système a cru bon d’ignorer la Charte pour prétendre à la protection des jeunes, confondant protection et surprotection comme dans l’ Arrache-coeur, de Boris Vian. La Charte des droits, c’est quand ça fait notre affaire…

Toutes les institutions cherchent à exploiter les gens en leur dictant comment vivre. C’est un esclavage, comme celui « du regard ou de ce que pense l’autre», de la naissance jusqu’après sa mort. Tout y passe. Tout est exploité, comptabilisé et la morale pour permettre cette exploitation des individus est force de loi, pour ne pas dire de vie ou de mort. Pourtant, leurs règles sont une façon cachée, hypocrite de combattre l’homosexualité, en rejetant sans nuance toute forme déviée de la sexualité hétérosexuelle monogame. Cette protection des adultes contre le crime d’être sexué n’est rien d’autre qu’un moyen de contrôler l’individu, car la libido est la force fondamentale de l’homme.

Le système doit justifier la violence plutôt que la tendresse s’il veut expliquer l’existence de ses armées pendant que des millions de gens crèvent de faim. Le combat contre la liberté sexuelle non-violente a pour but de détourner le regards des individus des enjeux véritables dans le monde, de voir la corruption des systèmes dans lequel ils sont élevés et d’entretenir, grâce aux médias , une paranoïa sexuelle chez les femmes et les enfants. La peur est un immense trou noir de l’exploitation.

Pour exister les religions n’ont pas besoin de signes extérieurs pour se manifester ou se mesurer aux autres, c’est un droit tout à fait personnel, un choix tout à fait intime. C’est l’orientation, le sens que l’on veut donner à « sa vie » et le choix des moyens que l’on veut prendre pour y arriver.

En créant des règles, les principes de vie, les religions ont, pendant des siècles, des siècles, dominé les consciences individuelles, interprété la vie. Avouons-le, elles se sont fabuleusement enrichies en exploitant l’inconscient et la culpabilité des individus, en inventant l’idéal absolu. Selon les religions, il faut «miser» sur la perfection, mais sans jamais pouvoir l’atteindre. L’image de l’homme parfait est devenue une source d’hypocrisie et de fanatisme.

Toutes les religions pour manipuler les fidèles ont entretenu la haine et la peur de la sexualité. En réprimant les sens, particulièrement la vue, le toucher, le génital, aucun individu ne pouvait échapper aux griffes des religions, car ce sont des points qui correspondent à la réalité de chaque individu. On a vite compris la règle selon laquelle un interdit crée une faute.

La réglementation d’un mur à l’autre de cet interdit, surtout qu’il est incompatible avec la nature humaine réelle, s’il est appliqué sans nuance, est une source sociale de profits inestimables. En interprétant, surtout en interdisant ou circoncisant le phénomène sexuel, les religions ne pouvaient pas se tromper : elles aliénaient tous les humains, car, tous sont sexués, un universalisme indéniable et on ne peut plus payant.

Nos institutions religieuses sont de parfaites « manipulatrices» de l’inconscient et de l’irrationnel. Elles devaient expliquer la vie et répondre à nos peurs ; elles ont plutôt exploité celles-ci pour s’enrichir et se créer un statut, un pouvoir de vie ou de mort. Un pouvoir indiscutable.

L’ignorance individuelle a servi à mettre au monde des perceptions de l’être qui n’ont rien à voir avec la réalité, qui sont souvent en contradiction avec l’« humain profond », la « petite nature » et l’absolu de la charité : tu ne jugeras point. Plutôt que de que de servir de ciment à l’humanité, à l’amour et à la charité, les religions sont devenues les causes de dissension et de haine entre les individus. Elles ont troqué leur raison d’être, soit de glorifier le Créateur pour le pouvoir immédiat que représente la culpabilisation des individus et le profit incommensurable exigé pour s’amender. Les religions comme Lucifer ont refusé à Dieu, de s’agenouiller devant l’homme, sa création. Elles ont ainsi commis le premier et le pire des péchés : l’orgueil.

Le moyen le plus efficace de détourner le regard des autres, c’est bel et bien de faire exploser le danger qu’une situation représente tout en en minimisant une autre. Par exemple, quelques années suivant de nombreux meurtres, comment un individu peut-il devenir moins dangereux que celui qui, sans violence, initie un jeune à la fellation ? Quand tu te fais sucer, tu ne t’assèches quand même pas ! Mais, c’est sexuel et la sexualité est une hantise entretenue par le système bourgeois et religieux pour faire oublier les vraies abjections.

Nous vivons dans un monde où la violence est normale alors que la sexualité, un phénomène physique, hormonal et génétique sur laquelle l’individu n’a aucune prise sinon un certain contrôle, est devenue le crime le mieux entretenu par la paranoïa et l’hystérie. Cette peur du sexuel est entretenue par les religieux, le système judiciaire et les féminounes. On découvrira un moment donné que les féminounes ont servi au fédéral pour tuer l’indépendance du Québec en exploitant des règles qui conduisent à une sous-estimation de soi.

Il est impossible de parler de démocratie quand les individus sont sous le joug de super-états, d’empires ou d’une fédération centralisatrice. Il est impossible de parler de démocratie quand les peuples se voient refuser l’accession à l’auto- détermination par des voies non-violentes.

Il est impossible de rêver démocratie quand les empires existent et se servent de la violence, de leur force pour s’imposer. Il est impossible de vivre la démocratie tant que nos institutions n’ont pas un très profond respect pour les individus. Les services secrets sont anti-démocratiques car ils sont le bras invisible de l’armée.

La démocratie commencera à pointer le nez partout dans le monde au moment où universellement toutes nos sociétés entreprendront une lutte farouche à la violence et à l’analphabétisation.

La démocratie n’existera que le jour où les états auront le contrôle sur les multinationales ainsi que sur leur économie, leur vie sociale et juridique. Le jour où les Nations Unies ne seront plus des créations serviles des grandes puissances et pourront assumer à chaque peuple le respect de la Charte des droits de la personne et des peuples.

La démocratie aura un sens quand on aura redonné ses lettres de noblesse à l’individu, par le simple fait d’exister.

Il est impossible de parler de démocratie tant que les peuples n’auront pas le droit de créer pacifiquement un pays à leur image et selon des normes acceptables pour tous.

La démocratie ne peut tolérer l’ignorance, le colonialisme, l’absence d’éducation et l’aliénation comme mode d’agir et d’exploitation des individus. Par conséquent, la démocratie ne peut pas vivre sans transparence et liberté. Et qui dit liberté, parle aussi de responsabilité.

Il est facile de confondre  » démocrassie » avec le vote, sous une dictature bénévole et le contrôle des individus par les communications ou l’économie. Il suffit de laisser dominer l’intolérance, l’imperméabilité et de cultiver le culte de la supériorité morale ou psychique sur les autres pour trahir le vrai sens de la démocratie.

La démocratie n’est pas qu’un rite hypocrite, diplomatique, politique, juridique ; c’est une réalité individuelle quotidienne.

« La vraie démocratie confirme la liberté de l’individu dont la limite est «ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’il te soit fait ».

L’histoire est cousue d’exemples dans laquelle des millions d’êtres humains ont été sacrifiés à l’autel du pouvoir afin d’imposer aux autres «sa» morale. Si les religions peuvent semer la compassion, celles-ci jusqu’à nos jours ont été les germes de la dissension et de la violence dans le monde. Le fanatisme religieux est une maladie mentale plus perverse que la pédophilie. Les homosexuels ont été une des premières cibles d’Hitler. La course à l’extermination des juifs prenaient racine quant à elle dans l’étouffement économique que l’international faisait subir à l’Allemagne.

Toutes les religions ont entretenu la honte et la peur de la sexualité pour entretenir leur pouvoir sur les individus. Ces données morales ont permis de créer l’esclavage psychologique, car, qui peut échapper à sa réalité sexuelle ?

Hitler s’est centuplé avec le temps. Staline, Pol Pot, Poutine, Bush, la Gestapo féministe réactionnaire du Québec, ce sont tous des dirigeants qui utilisent la force des religions ou des idéologies pour tuer et contrôler les gens.

Malgré les constatations de Freud, Fourrier et Reich, à l’effet que la répression sexuelle engendre une société de violence, cette castration continue d’être ce que l’on enseigne et que l’on impose par l’aliénation culturelle et religieuse à la majorité des humains.

On préfère la violence, à la tolérance. On aime mieux la paranoïa que la tendresse. On sacralise, on idolâtre l’argent, le pouvoir et la violence aux dépens de l’humanisme et de l’amour. Tout ça au nom d’un Dieu d’amour. Grâce à la répression des Églises (religions) et des féministes radicales, les femmes sont des citoyennes de zone inférieure et désire le demeurer. Lire : Pouvoirs de l’horreur, de Julia Kristiva, Éditions du Seuil, no 152.»

En ce sens, il faut se réjouir de la décision de ne plus enseigner « la religion » dans nos écoles, mais une vue d’ensemble des philosophies historiques de toutes les religions parce qu’elles profitent à l’avancement socio-moral des peuples et des individus.

Par contre, si on ne peut pas enseigner la réalité sexuelle dans nos écoles au primaire sous prétexte que ça peut traumatiser les enfants, il faudrait empêcher tout enseignement religieux avant le CEGEP puisqu’ils ne sont pas plus capables de choisir une religion à cet âge que d’apprendre sur leur sexualité.

Savoir pourquoi les religions ont été inventées, ce qu’elles apportent aux individus est essentiel à une réflexion sur la vie ; mais cet enseignement doit être complété par des cours de civisme et donné qu’à partir du secondaire. On doit savoir que toutes les religions se recoupent dans une seule phrase de l’Évangile ou dans tous les livres dits-saints : « Aime ton prochain comme toi-même pour l’Amour de Dieu».

La race humaine évoluera le jour où elle pointera l’ignorance, la violence, autant le capitalisme sauvage que le communisme et les drogues comme l’ennemi no 1 de la vie et rétablira les lettres de noblesse de la sexualité, comme expression des la tendresse et de l’amour.

Pendant des siècles, les religions nous ont présenté la sexualité comme étant le mal absolu. Leur enseignement de la sexualité a été, à mon avis, le pire viol des consciences chez les humains. On a érigé l’ignorance de la réalité humaine, corporelle en système de réflexion et d’agir. La peur de la sexualité constitue une castration des sens, particulièrement, de la vue et du toucher.

Si les gens veulent participer aux activités d’une Église, ils n’ont qu’à se rendre à leur temple le dimanche pour y recevoir un enseignement plus exhaustif, cela permettra aux états de sauver la culture religieuse ; car, tout n’est pas mal dans une religion, bien au contraire, puisqu’elles ont été créées pour indiquer un chemin possible vers sa réalisation. Des règles.

Cependant, les religions ne devraient jamais se mêler de politique et elles doivent être subordonnées aux règles de la vie civile.

Les religions doivent être personnelles ou un échange avec les autres pour les rendre plus vivantes. Ceci inclut «la morale». Celle-ci doit être individuelle, viser une meilleure vie en société, ce qui élimine la répression et l’étroitesse d’esprit dans laquelle nous avons été emprisonnés par la notion de péché, inventée par nos religions pour mieux nous aliéner.

Heureusement, au Québec, nous avons eu des gens comme Jeannette Bertrand pour essayer de remettre un peu les pendules à l’heure. Nous avons aussi pu compter sur notre sens de l’humour pour diminuer les effets pervers de la peur et de la paranoïa sexuelle qui sont entretenues par le jaunisme de nos média d’information comme chez nos voisins du Sud.

Il est plus qu’urgent que nos sociétés soient repensées pour redécouvrir le support qu’elles doivent apporter aux individus afin de leur permettre de s’épanouir puisqu’elles nous écrasent aujourd’hui.

Le prochain millénaire sera celui du partage individuel ou de la destruction humaine. La mesquinerie, l’avarice, l’exploitation des autres, le pouvoir concentré dans les mains de petits groupes, surtout à un niveau d’état, sont les germes de notre destruction planétaire.

En ce sens, il faut avoir à l’esprit que notre survivance passe par notre capacité à créer un « nouveau monde »dans lequel la solidarité remplacera l’abondance, la tendresse remplacera le prétendu péché de la chair : une invention religieuse pour maintenir l’aliénation des femmes et les structures sociales dans lesquelles nous évoluons aujourd’hui.

Si la morale religieuse actuelle persiste, elle continuera à semer le racisme, l’intolérance et le mépris des autres … Il faut accepter l’humain tel qu’il est.  On n’apprend pas à un jeune à devenir responsable et autonome avec la peur, la culpabilité, la honte et le mépris de soi. Si les religions avaient mis autant d’emphase à enseigner l’amour et la charité qu’elles ont mis à prétendre au péché de la chair, le monde serait déjà plus pacifique et les milliards engloutis dans les armées serviraient à nourrir les moins bien nantis de notre monde.

La religion doit être strictement individuelle, sauf, pour la participation à une liturgie qui lui est particulière et sans appel à la violence. La valeur des religions doit être jugée selon leur capacité à unir les hommes, à les déculpabiliser, à les accompagner dans le cheminement et la recherche de leur réalisation.

Les religions n’ont de sens que dans la spiritualité et si elles continuent de se mettre le nez dans la morale sexuelle, leur disparition sera ce qu’il y aura de mieux pour l’avenir de l’humanité.

Voilà ce qui compte dans les futurs cours de religion, s’il y en a : la fraternité humaine : faites l’amour, pas la guerre.

L’enseignement de la sexualité.

L’enseignement de la sexualité doit reposer sur la connaissance scientifique et non, sur les préjugés religieux qui ont généré une foule de ségrégations, spécialement quant au statut de la femme et de l’homosexualité.

La sexualité ne doit pas être enseignée à travers le prisme vicié du scrupule ou de l’esprit des gens qui n’acceptent pas leur nature matérielle, limitée, et devant

être sexués pour assurer la survie de l’espèce. Il est temps de leur poser la question à savoir comment Dieu, qui n’a jamais eu de corps ou la nécessité d’affronter l’éphémère, peut-il comprendre un être aussi inférieur que l’homme, matériel et limité dans le temps et l’espace ?

Qui a décidé que la sexualité est sale, mauvaise et honteuse ?

Notre morale, basée sur l’ignorance et les préjugés, est-elle autre chose que la projection de la peur que les religieux entretiennent envers leur propre sexualité

? Le refus de toucher à l’autre est-il autre chose que l’affirmation de la  supériorité du bourgeois et de la Cour sur le petit peuple, d’où prétend-on être sali en touchant et en étant touché ? La honte d’être l’égal d’une classe inférieure, la perpétuation de l’esclavage, la lutte des classes, voilà ce que cache réellement la haine du système judiciaire en criminalisant la sexualité.

Il est captivant de constater jusqu’à quel point l’hypocrisie déforme l’information pour créer un monstre avec les pédérastes que l’on confond avec les pédophiles pour mieux entretenir une paranoïa collective.

D’ailleurs, n’est-il pas hors de proportion qu’un individu ait à payer toute sa vie pour avoir osé un attouchement sexuel sans violence : prison, dette, rejet absolu (même plus le droit de faire du bénévolat) , être sur une liste perpétuelle de prédateur, traqué par certaines féministes folles et hystériques, ne plus avoir de passeport pour trouver un endroit moins débile ?

C’est choisir le mode de pensée romain plutôt que celui de la Grèce antique.

Qui sommes-nous pour juger de la pertinence de la « petite nature» des individus ?

Nos justiciers se croient-ils supérieurs à leur Créateur ? Comment peut-on continuer d’agir comme s’il n’y avait aucune différence entre la pédophilie et la pédérastie ? Comment peut-on nier la valeur des relations maître mentor ; élève et disciple, chez les Grecs ? Cette relation existe depuis le début des temps et existera toujours.

Sous prétexte de protéger le petit innocent, les adultes le contrôlent dans ce qu’il y a de plus intime et de plus privé chez leur garçon. Mais, le protéger de quoi ?

Tout le monde sait que la masturbation, par exemple, est un moyen efficace pour combattre l’anxiété. Pourquoi regarder, seul, chez-soi des photos de nus, même s’ils sont jeunes, est plus dangereux que de tuer un enfant dans une guerre pour s’approprier les richesses naturelles des autres ou les forcer à travailler à des salaires de crève-faim ? Est-il plus acceptable de tuer un jeune que de l’initier à la jouissance d’une caresse ou d’une pipe ? C’est de l’hypocrisie. C’est prétendre que la virginité sexuelle est plus importante que la vie. Il y a une différence fondamentale entre la jouissance et le viol : le OUI.

Comme le propose Freud, on doit nettement distinguer entre sexualité et génitalité.

Alors que la sexualité caractérise notre sensualité, notre tendresse, notre rapport émotionnel à l’autre ; la génitalité a une toute autre raison d’exister : la survie de l’espèce humaine. Ne point faire la nuance est ce qui a entraîné le rejet de la notion de « plaisir » dans notre vie.

Sur ce point , les mouvements d’émancipation modernes féministes, dans les années 1970 , en particulier , ont permis de rejeter le statut « d’esclave» , du péché, particulièrement, pour les femmes et les gais. Il était impossible de faire accepter l’avortement sans d’abord réclamer la propriété exclusive de son corps ainsi que le droit de jouir.

Avec le temps, l’humain a compris que la richesse d’un individu tient à sa propre existence. La valeur d’un être humain ne peut pas être altérée par son orientation sexuelle. Il y a vingt ans être gai était considéré comme une maladie mentale. Il y a moins de 100 ans, dans certaines communautés on brûlait les gais, ces déviants de l’approche hétérosexuelle exclusive.

Tous les humains sont fondamentalement nés égaux avec des vocations de vie différentes. Il n’y a pas d’individus meilleurs ou pires que les autres à la naissance. La vie se chargera de départager le bien (l’amour) du mal (la violence).

Malheureusement, aujourd’hui, on semble accepter, à cause des faussetés que les religions ont imprégnées en nous que le pouvoir et la violence sont préférables à la tendresse et à la solidarité. La sexualité est devenue mal, surtout dans l’esprit des mâles dirigeants, des religieux et des féministes radicales homophobes ; la pudeur sert davantage à entretenir la paranoïa que la charité et le respect de soi.

C’est pire de caresser un autre que de le tuer. La violence est devenue notre Dieu, même si toutes les religions prêchent le pardon.

Les gens sont étonnés de constater l’existence de la sexualité chez les jeunes. Pourtant, nous savons tous que la libido existe chez tous les individus de la naissance à la mort. Continuez d’agir comme si on l’ignorait n’est qu’hypocrisie.

La précocité n’est pas nouvelle, mais on est souvent trop hypocrite pour se rappeler ses expériences personnelles. On a peur de ce que les autres pensent de nous. Freud a très bien illustré les étapes du développement sexuel de l’humain. La sexualisation existe déjà à la naissance.

Durant la petite enfance, les jeunes perçoivent les premières différences anatomiques. Ils découvrent leur corps et adaptent leur comportement à cette découverte en fonction de leur environnement. Entre cinq et neuf ans, les jeunes connaissent une période de latence, au cours de laquelle la sexualité semble inexistante. Puis, vient la puberté. Ces changements psycho-physiques provoquent une nouvelle poussée de curiosité et d’expériences qui sont d’ailleurs souvent gaies. C’est l’époque de la comparaison, si on peut dire. Se comprendre à travers les autres. L’individu s’interroge dorénavant sur les autres et son rapport avec eux. Cette évolution n’est pas une question d’âge, mais d’hormones. Elle est personnelle et nous échappe souvent. Finalement, dans la majorité des cas, la découverte débouchera très souvent sur l’hétérosexualité et entraînera la création de couple.

Si la sexualité occupe une telle place qu’elle t’empêche de vivre en société normalement, tu es névrosé ; mais si le scrupule te rend tout ce qui est sexuel sale et honteux, tu es psychosé. Il s’agit d’atteindre un équilibre.

Notre éducation sexuelle tient plus de la projection des « religieux » qui ont bien de la difficulté à maintenir un équilibre entre leur vision faussée de la sexualité et leur vie religieuse contre nature , en rendant l’homme esclave d’un dieu plutôt que responsable de sa morale.

Qu’on le veuille ou non, la façon de vivre la sexualité chez les jeunes n’a absolument aucun rapport avec la perception de la sexualité chez les adultes.

Pour un jeune garçon, les expériences sexuelles ne débouchent pas automatiquement sur la paternité, d’autant plus que très souvent la sexualité à cet âge se vit entre garçon. C’est une question de curiosité : qui a la plus belle et la plus longue ? Répondre à cette interrogation pour savoir si tu es normal ne crée aucune culpabilisation. Au contraire, elle rassure. Voir la différence …

Les jeunes ne font pas tout un plat avec la sexualité. Pour eux, ce sont des jeux de tendresse, de performance, l’exploration de la jouissance. Loin d’être une raison pour faire une crise d’hystérie, comme bien des parents , le jeune y prendra plaisir et n’y verra aucun mal. Avec raison d’ailleurs ! Pour qu’il y ait mal, il faut d’abord une approche viciée de la sexualité.

Toute personne normale rejette la pédophilie, car elle consiste en des gestes génitaux avec des enfants de la naissance à la pré-puberté, vers 10 ans environ. Les jeunes ne sont physiquement pas encore développés. Cette forme de relation n’est pas encore un plaisir.

Le rejet de la pédophilie tient plus au développement normal des individus que de la morale. L’enfant n’est pas constitué physiquement, ni mentalement, pour ce genre de rapport. Cette expérience prématurée peut entraîner à jamais le dégoût

ou la peur de la sexualité. Cependant, en ajoutant un âge pour le consentement, on élimine l’expérience. Une expérience dont chaque individu à le droit, tant qu’elle s’exerce avec le consentement de l’autre.

Chaque individu a une libido bien personnelle et un rythme d’évolution qui constituent d’ailleurs la base de sa future personnalité. S’aimer et se sentir aimé est tout aussi nécessaire à la vie psychique que de respirer. Par contre, si l’on veut absolument encadrer la sexualité des jeunes, chez un garçon, l’âge de consentement se situe scientifiquement beaucoup plus près de 10 ans que plus vieux, car la pré-puberté commence souvent autour de cet âge.

Tous les individus ont une conscience particulière de leur développement dans le temps et on pourrait même dire à travers leur développement corporel. Si on veut réellement respecter les individus on cessera de parler d’âge fixe. Pour respecter leur développement on décriminalisera la sexualité en fonction de l’entrée au secondaire (junior High). Ainsi, chaque individu pourra suivre son rythme biologique individuel. Et très important : ainsi tous les jeunes auront eu le temps d’étendre leur connaissance de leur propre corps et de leur désir, sans sombrer dans la culpabilisation dont parle tant W. Reich, particulièrement dans son livre : La lutte sexuelle des jeunes. Et, comme Marcuse pose la question dans Éros et civilisation : serait-il pire d’accepter de vivre ces déviances tant qu’elles ne sont pas violentes ?

Il faudra apprendre aux jeunes, dès le primaire, ce qu’est le consentement ainsi que la responsabilité individuelle dans les rapports avec les autres. On devra leur apprendre à dire un «oui» ou un «non» clair et non un oui ou un non d’agace. Il leur faudra apprendre à vivre dans la dignité quel que soit le choix qu’ils font. La responsabilité exige d’être conscient de ce que l’on aime et de ce que l’on n’aime pas. Il ne peut pas y avoir de mal si l’on ne croit pas très profondément que ce que l’on fait est mal. Si on s’y arrête quelques secondes, rien ne justifie de percevoir les relations sexuelles ou la nudité comme un mal. Dieu nous a-t-il créés habillés ?

L’interdit comme nous le connaissons actuellement empêche une réflexion essentielle sur « soi», sous prétexte que l’on n’est pas prêt. Mais, comment l’être sans une connaissance approfondie de ce que nous sommes dans notre totalité et dans nos rapports avec les autres, ce qui souvent demande des années de réflexion et d’expériences. Certains prendront des décennies à se définir.

La liberté et le choix ne commencent pas à exister le soir de l’arrivée de l’âge de consentement, mais c’est un processus toujours en progression, selon l’image que l’on se fait de la vie et de ses besoins. Notre seule limite doit être que la liberté s’arrête là où celle de l’autre commence. Maintenir qu’un jeune ne sait pas ce qu’il fait ou ce qu’il veut, c’est entretenir un degré inacceptable d’infantilisation. Les remords pour obéir à l’image que l’on a de soi dans la société ne peuvent

pas exister si l’on nous a appris que « notre corps nous appartient et que nous sommes les seuls juges et responsables de celui-ci ».

On doit faire une nette nuance entre une caresse, un attouchement et une pénétration. Le consentement est au coeur de cette liberté individuelle. Un attouchement n’est certes pas pire qu’une circoncision non nécessaire ou les rites d’ablation chez les femmes. Une fellation n’a jamais asséché qui que ce soit.

La jouissance et la nudité ne sont pas mal, sauf, dans l’esprit de ceux qui voit du mal partout. Nous avons eu le cerveau lavé avec ces péchés et ces tabous depuis des siècles ; il est donc normal qu’une remise en question de la gravité de ces gestes soulève un tel problème.

Par contre, il faut développer le sens de la responsabilité en ce qui a trait à la procréation, l’éducation d’un nouvel être, la responsabilité quant à sa protection jusqu’à ce qu’il puisse s’assumer lui-même.

Il faut connaître ses limites et les moyens de se protéger contre les maladies transmises sexuellement. Cet enseignement doit être préventif, mais il doit aussi respecter la vitesse de l’intérêt des individus pour la chose sexuelle.

Il y a une différence entre l’enseignement de groupe et répondre aux interrogations particulières. En ce sens, la CECM, dans les années 1980, avait tenté des expériences éducatives très intéressantes à partir d’une vision positive de la sexualité. Le fascicule «Ce que tout jeune homme devrait savoir » est une réussite.

Il y avait aussi un film sur l’homosexualité qui était aussi très bien, car il faisait la nuance entre un adulte qui veut profiter d’un jeune, en faire son objet sexuel seulement et un adulte qui veut partager l’expérience de la vie avec lui ou en d’autre mot qui en est amoureux.

Qu’on le veuille ou non, dans notre société actuelle la perception de la sexualité chez les jeunes est très différente qu’il s’agisse d’un garçon ou d’une fille.

Le garçon vit sa sexualité sans culpabilisation et honte alors que la fille y voit plutôt quelque chose de honteux, de sale parce qu’on a toujours abordé la sexualité chez les filles comme un tabou.

Si on en parle comme quelque chose de normal, sans secret, chaque individu peut tirer ses conclusions quant à ses gestes. Si on en parle normalement, le jeune n’aura pas toujours l’impression d’être le seul humain à vivre les expériences qu’il connaît.

1 – Cette information s’avéra fausse. Tony Duvert ne fut pas tué comme on me l’avait rapporté.

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