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La liberté sexuelle 22

août 23, 2020

La liberté sexuelle 22 (pp. 216 à 226)

C’est valorisant, enveloppant de savoir que des centaines de personnes pleurent sur ton sort ; mais, un «mouchard», c’est plus souvent qu’autrement un ignoble individu qui ne peut penser qu’à ses «tripes». Les victimes, étant maintenant dédommagées, ces dénonciations ne sont-elles pas davantage une forme de chantage ? Un revenu inespéré d’autant plus qu’aujourd’hui il suffit de dire que  tu es une victime sexuelle pour que toute la communauté soit en émoi.

La personne inculpée d’avoir eu une relation sexuelle dix ou vingt ans plus tôt et qui se retrouve devant la cour voit sa vie détruite, que l’accusation soit fondée ou pas, car les médias raffolent de ce jaunisme, sous le faux prétexte que ces jeux dans les pantalons des autres sont d’intérêt public. Ces informations se rapprochent plus du «bithchage» que de l’intérêt public. Elles permettent d’évacuer les vrais problèmes de la société. C’est plus facile de réaliser un topo à partir de la cour et c’est beaucoup plus écouté. C’est un bon « deal » pour les producteurs, car les informations ne coûtent alors presque rien.

Si l’assassin peut retrouver sa liberté après une dizaine d’année, avec le droit de ne plus être pourchassé, il en va tout autrement pour le pédéraste reconnu coupable d’un simple attouchement sexuel. Non seulement il risque sa vie en prison ; mais quand il est libéré, contrairement à tous les autres, son nom sera couché sur une liste de «prédateurs sexuels » pour 20 ans. Tuer, c’est donc moins grave que de jouer aux fesses avec un jeune ? D’autant plus, qu’à la sortie, il devient impossible à celui condamné pour des actes sexuels de retrouver un emploi convenable, de voyager ou même de faire du bénévolat. Cette chasse à la chasteté des jeunes tient de la folie.

Coupable, tu ne peux même plus aller enseigner en Haïti ou ailleurs, même si le taux de sida dévaste des populations complètes. Mieux vaut être illettré que d’être en contact avec un mauvais «pédophile» non violent , comme disent les féministes qui ne distinguent pas entre pédophilie et la pédérastie La valeur la plus importante dans la vie humaine , c’est de demeurer chaste tant que tu n’as pas l’âge de te marier. C’est plus important que la vie même. N’est-ce pas complètement idiot ?

En quoi le décrochage scolaire est-il moins important que des jeux sexuels quelle que soit l’âge ? Crée-t-on le même drame devant la misère des jeunes  qui vivent dans la rue ? Pourquoi n’attache-t-on pas d’importance à leur misère

? Pourquoi ne s’attaque-t-on pas aux drogues et à la boisson qui entraînent parfois des mortalités ? Personne n’a succombé à une pipe bien faite…

Il y a quelque chose de profondément malade à accorder autant d’importance à la chasteté des jeunes.

La pédérastie n’a rien de pire que le proxénétisme, c’est-à-dire l’esclavage sexuel de la femme. Aussi, il devrait y avoir une prescription qui permette au jeune de dénoncer une situation imposée par un adulte jusqu’à la majorité.

Dénoncer est une manière d’agir qui s’apparente plus au chantage et à l’extorsion qu’à la défense des jeunes victimes.

Seules les dénonciations de situations où il y a eu violence devraient  être suivies.

Par ailleurs, on devrait retirer je nom d’un individu considéré non violent des listes de prédateurs après dix ans et une enquête policière comme cela se fait pour le « pardon ». La situation actuelle est une forme de fascisme.

Il existe un degré de dangerosité dans chaque cas. On devrait en tenir compte ainsi que les répercussions d’une mise en accusation. C’est souvent pire de dénoncer que le silence de ce qui s’est passé plusieurs années avant.

Doit- on parler de sa pédérastie ?

Tant que la sexualité des jeunes sera abordée dans le mensonge et l’hypocrisie , tant que le système judiciaire ne respecte pas ses propres lois (l’âge de consentement) , tant que la sexualité des jeunes demeure un préjugé inébranlable, tant qu’il n’y aura pas prescription , tant que l’on ne fera pas la différence entre une relation sexuelle violente ou dominatrice et une relation qui se déroule dans le plaisir, le consentement , la non-violence et l’amour, on peut se demander s’il est utile de vouloir parler de «sa pédérastie» et «vivre dans la vérité».

Dans l’état actuel des choses, la société ne veut pas connaître la vérité, elle veut imposer une morale mur à mur.

Parler de sa pédérastie, ce peut être mettre sa vie en danger. Vouloir faire connaître cette orientation sexuelle, c’est s’exposer à la prison, risquer qu’un frustré décide de faire justice et te tue ; mais c’est aussi reconnaître sa valeur en tant qu’être humain. C’est choisir que le sens de la vie n’est pas que l’argent, mais la vérité et l’amour. C’est avoir une conscience personnelle.

Le danger d’affirmer sa pédérastie est bien réel. L’écrivain Jean Ferguson, de Val-d’Or, a été victime de chantage de la part de certains policiers qui promettaient de le coffrer. Ces derniers étaient insultés qu’aucun jeune et aucun parent ne consentent à porter plainte contre lui parce qu’on l’aimait bien, même si on connaissait ses goûts pour les garçons.

Ces gens avaient compris qu’il y a plusieurs genres de pédérastes, les bons et super-généreux ainsi que les salauds, comme dans toutes les catégories de gens ou d’orientation sexuelle.         Le comportement de chacun doit être évalué, selon la réalité et non les qu’en- dira-t-on. …

Jean Ferguson a souvent été l’objet de chantage. Pire, un individu a même essayé de l’écraser avec son automobile. Un pédéraste victime de la haine des scrupuleux et des ignares ça n’existe pas. Tous les gens, qui ne le connaissent pas intimement, s’enflent la tête avec les rumeurs ou se racontent des histoires. Ils sont pour qu’on lui fasse la peau. Un sale de moins, croit-on, comme si la dignité humaine n’existait pas en soi. Ces justiciers sont inconscients d’être des fascistes qui s’ignorent.

On dépense des milliers pour dédramatiser l’homosexualité chez les jeunes, mais en même temps on invente des lois pour les empêcher de vivre, s’ils le désirent, une expérience avec l’adulte de leur choix, sous prétexte qu’ils sont trop jeunes.

Même si c’est le contraire de la réalité des adolescents, les adultes ont décidé qu’un jeune ne peut pas aimer, avoir une relation sexuelle avec un adulte, sans être contraint. Sous prétexte de les protéger, on leur lave le cerveau et  on  détruit toute l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes s’ils ne suivent pas à la lettre ce que la morale a déterminé pour eux. On oublie que bien des jeunes aiment se retrouver avec des partenaires plus âgés qu’eux.

Après on se surprend qu’il y ait des suicides. Comme disait Léo Ferré, le problème avec la morale est que c’est toujours la morale des autres. Pour les jeunes, ce que pensent les autres est un poids immense à supporter. La contradiction va jusqu’à permettre de s’adresser aux étudiants et de lancer un appel à la haine ou à la dénonciation. Cet appel est très différent de celui de pouvoir en parler librement. C’est refuser le droit des jeunes à leur sexualité. C’est condamner toutes relations adultes-adolescents, c’est empiéter sur le droit à son orientation sexuelle et par conséquent, le droit de choisir son partenaire.

Maintenir la paranoïa, ce n’est pas sans incidence. La peur de l’étranger est à la base de la philosophie selon laquelle «nous» sommes les purs, nous sommes les seuls à voir raison, nous devons soupçonner, pour ne pas dire haïr, tout ce qui nous est étranger. Une morale de fanatiques, d’aveugles, de racistes et de fascistes.

La société cultive le culte de la peur et de la victime parce que c’est devenu une industrie très payante. Elle exploite particulièrement, les jeunes et les aînés, les démunis, ceux qui ne peuvent pas se défendre. Nombre de fondations sont des crève-cœur pour soutirer de l’argent. Combien d’argent va vraiment pour aider les jeunes en difficulté ? Tant de fondations permettent de croire que tous les indigents peuvent être assistés, mais une bonne partie de ces institutions sont les vaches à lait des propriétaires ou des vendeurs. Ça permet aux gouvernements de se retirer de leurs obligations, surtout quand il s’agit de venir

en aide aux handicapés et aux malades mentaux. C’est le cas de dire que « les plus riches » font leur fortune aux dépends des démunis.

Quand tu payes 400 $, à Montréal, pour un trou qu’on prétend une chambre, il n’est pas surprenant qu’il y ait autant d’itinérants et de suicidaires… Tout le monde sait qu’à part les drogues, les endroits privilégiés de la mafia pour «blanchir l’argent » sont l’immobilier, les institutions pharmaceutiques et les compagnies d’assurances.

On combat la pédérastie parce qu’on y voit le même «monstre» que l’homosexualité, que l’on combattait auparavant en affirmant que tout individu normal ne peut être qu’hétérosexuel.

Pour bien paraître, se donner des airs de personnes tolérantes, on essaie de combattre indirectement l’homosexualité, en s’attaquant à ce que l’on suppose sa racine, la pédérastie.

On s’imagine encore dans notre ignorance qu’une expérience homosexuelle dictera définitivement l’orientation sexuelle. On croit que cela marquera sa personnalité pour le reste de sa vie, que c’est une expérience qui ne peut être qu’affreusement douloureuse ou traumatisante.

Dans notre monde, presque tous les individus sont prisonniers de la morale judéo-chrétienne bourgeoise. On n’est pas encore né qu’on nous la rentre de force dans la tête. Pourtant, le sens profond de la vie, c’est la liberté et l’amour.

La responsabilité et l’équilibre n’existent pas dès notre naissance, ils s’acquièrent à travers les expériences bonnes et mauvaises de la vie. À moins d’un grand changement, Dieu n’a pas encore demandé à tous les individus de devenir saints ou prophètes. S’il faut un idéal, se prendre pour un autre ou se faire défenseur de la chasteté, ce n’est guère mieux que n’importe quelle dépendance quoique ça se passe au niveau de l’esprit.

Pour défendre son point de vue, la bourgeoisie joue sur les mots. Elle invente sa façon de dire les choses et considère qu’une formulation plus compréhensible est vulgaire, donc, du peuple. Plusieurs jeunes ne comprennent pas ce que l’on veut leur enseigner quand il est question de sexualité ; car, le vocabulaire qu’ils utilisent ne correspond absolument pas à celui employé dans leur vie quotidienne. Il faut être snob pour être décent. On a aussi peur des mots que  s’ils salissaient autant que l’étroitesse d’esprit.

Pour que les gens acceptent le changement et passent à autre chose, on a changé les noms. Par exemple, on n’est plus homosexuel, on est gai ; on ne devrait plus être pédéraste, mais amourajeux ; on est plus indépendantistes, on est souverainistes ou autonomistes ; on fait semblant de vivre dans une confédération alors que nous vivons dans une fédération.

Tous ces mots se prétendent des synonymes, mais dans chaque cas, le français nous rappelle que chaque mot a son sens propre et sa propre définition. Changer les mots, c’est simplement travestir la réalité pour la rendre plus acceptable. On effectue ces changements en perdant toujours un peu du sens primitif. On évolue vers le bas. On était beaucoup plus libre dans les années 1970 que nous le sommes maintenant. Probablement, parce non seulement nous nous cherchions une identité, mais aussi une « authenticité». Depuis, nous nous faisons laver le cerveau, pour avoir une pensée unique où l’économie de marché remplace l’amour. Tout est argent.

L’hypocrisie et le mensonge blanc (s’abstenir de tout dire), sont la base de notre système. Les profits servent toujours aux mêmes pour s’enrichir, ce sont toujours les riches aux dépends des démunis. Tous les profits vont à ceux qui font les règlements. Il faut payer des taxes pour les faire observer ou récolter les amendes s’ils ne sont pas. observés. Plus il y a de règlements, plus il y a de chances de faire de l’argent. Plus il y a de règles, plus il y a de chances de prendre l’individu en défaut ; c’est plus payant que de chercher à sensibiliser et responsabiliser les gens.

Dans l’état actuel des choses, si une personne veut parler ouvertement de sa pédérastie ; elle contribue à nourrir son propre rejet par la majorité de ses paires plutôt que d’éclairer réellement «sa » réalité en tant qu’être humain.

Vouloir se définir pédéraste, c’est se condamner aux mépris des autres. C’est presque du masochisme parce que la pédérastie est combattue avec tous les acharnements, tous les harcèlements et toutes les hypocrisies possibles en la confondant à la pédophilie.

Battre les enfants : ça les traumatisent probablement plus, mais, au moins, ils sont vierges … Pourtant, vouloir vivre «sa» vérité est un des premiers devoirs de tout être humain responsable.

Malheureusement, on a confondu la pureté de l’enfant avec la chasteté. La pureté c’est du domaine de la connaissance et de l’intention ; c’est avoir la capacité de voir le bien, le beau, sans croire que tout est mal ; c’est reconnaître l’amour et être reconnaissant à son Créateur pour avoir inventé une si belle chose qu’est la vie. La chasteté, au contraire, c’est une invention humaine qui prétend venir de Dieu. Elle déforme l’amour ; car elle ne peut être conçue sans étroitesse d’esprit. La chasteté est une invention strictement religieuse. Un interdit. Un rejet de l’autre et de sa réalité matérielle. Plutôt que d’être fiers de ce que l’on est, on méprise la création en la diabolisant, car, si on n’était pas issu du péché, on serait éternel.

Il existe des philosophies, tout aussi valables, qui ne perçoivent pas la sexualité comme un interdit parce qu’elles ne croient pas au ciel, à l’enfer ou au péché.

La sexualité est un moteur naturel, une force individuelle positive. La chasteté devenue scrupule t’empêche d’évoluer dans ta responsabilité vis-à-vis toi-même et les autres. Elle est un mur de préjugés et de haine. La pédérastie, au contraire, tend vers la recherche du beau, de l’amour, de l’autre.

La pédérastie peut-être une prière, donc, un acte spirituel. Contrairement, à la religion, il ne s’agit plus d’un interdit, mais d’une toute autre perception de la finalité, du sens de la vie.

Loin d’être mal, la sexualité sert à identifier et ressentir la beauté spirituelle à travers la matière, un hommage à la vie plutôt que de craindre la mort. La beauté du matériel, du changement perpétuel est alors une voie vers l’admiration et l’adoration, donc, vers le sacré.

La sexualité ne sert plus seulement qu’à garantir la survie de l’espèce, mais à reconnaître et saisir une force, qui transcende l’éphémère. C’est une forme de contemplation. Spiritualisée, la pédérastie est la confirmation de l’éternité et de l’existence, dans une beauté indescriptible, d’un ensemble supérieur dont nous ne saisissons que l’infiniment petit. L’enfant est la créature le plus près de ce nirvãna. Ça explique le désir de devenir un adulte-enfant…Une régression et une fixation.

Le platonisme est alors compréhensible, car il permet, dans une recherche spirituelle, d’atteindre un niveau supérieur, grâce à la maîtrise de la sexualité. Retarder le plaisir, pour le vivre avec plus d’intensité. Une telle vision fait que l’esprit de la personne aimée devient plus belle et plus attirante que son corps qui est déjà irrésistible. C’est une approche différente de la perception et de l’interprétation de la vie et de la mort. Nous n’avons pas été chassés du paradis terrestre, nous sommes à le construire,

Évidemment, si on est un mouton, on va croire que l’on a tort de percevoir ainsi la sexualité puisque la majorité pense autrement. La vérité n’a pas d’importance quand il s’agit de préjugés. On a peur de s’affirmer.

C’est absurde et faux de prétendre, devant des étudiants, qu’il s’agit de manipulation quand un jeune aime ça, que c’est l’adulte qui arrive à lui faire croire qu’il peut aimer ça. Tous les individus sont sexués et aiment le plaisir ; faire croire que c’est mal, c’est dénaturer la réalité.

La perception de la sexualité d’un jeune n’est pas du tout la même que celle de l’adulte. C’est d’abord, une curiosité, un jeu, un plaisir.

La sexualité est un phénomène à découvrir, il est bien normal de vouloir comprendre.  Pourquoi la vie se transmet-elle à travers un petit spermatozoïde  et un ovule ? Comment sont-ils formés ? D’où viennent-ils ? Ce sont des questions fondamentales, même les adultes ne peuvent pas y répondre. Ils ont honte plutôt que de trouver tout le phénomène de la reproduction comme quelque chose d’extraordinaire, d’inexplicable. Pourquoi les caresses chatouillent-elles autant ? Pourquoi est-il plus agréable de se faire toucher que de se toucher soi-même ? Les jeunes ne sont pas assez fous pour ignorer ces questions. Le scrupule est basé sur la honte de soi. C’est une forme de perversion.

Dans certains peuples et religions, il existait un culte de la fertilité avec sa déesse, tout comme d’autres vivaient le culte du pénis ou du soleil. Ces gens-là n’étaient pas des fous, c’étaient les croyances populaires. Si la réincarnation existe ne serait-il pas normal d’en avoir un petit souvenir inconscient ? Existe-t-il en nous, une mémoire des temps passés ?

Il est important qu’un jeune puisse parler de ses aventures sans crainte d’être jugé , condamné , avec ses parents ou ses éducateurs , sans que les services de la «gestapo morale» s’en mêle, afin de prévenir que s’installent des culpabilités. Certains jeunes seraient élevés avec beaucoup plus de bonheur et d’affection par des pédérastes que par leurs propres parents. C’est étonnant que l’on évalue une expérience sexuelle comme pire qu’être battu ou humilié.

Il serait moins nocif qu’un pédéraste puisse clairement s’identifier comme tel. Les parents et les jeunes qui seraient en contact avec lui sauraient exactement à quoi s’en tenir. Si on peut en parler librement, les adultes sont capables d’évaluer si le jeune est vraiment en danger ou s’il a la chance de vivre une expérience privilégiée. Ils sont capables de juger si, sur un point de vue émotif, cette rencontre est positive ou négative pour le jeune.

Malheureusement, les préjugés rendent maintenant cela impensable. Qui peut exercer un métier qui le met en contact avec des jeunes s’il se dit pédéraste ? Qui est assez fou pour être haï de presque tous parce qu’il veut vivre assez honnêtement pour dire qu’il aime les jeunes ? On préfère l’hypocrisie.

Dans ce cas, c’est vrai que la sexualité perd son naturel.

En fait, on devrait pouvoir vivre sa pédérastie sans problème et pouvoir ouvertement en parler pour s’assurer que le jeune profite positivement de cette situation et faire jaillir les problèmes s’il y a lieu.

C’est bizarre que l’on soit prêt à identifier les gens sur des photos placées sur les poteaux pour que tous puissent les haïr, mais si tu dis que tu es pédéraste, on va tout faire pour t’empêcher de parler, sous prétexte qu’il faut protéger les enfants. Quoique tu dises, c’est automatiquement pervers dans la tête déformée de nos moralistes, particulièrement les féminounes.

Non seulement on s’occupe de sa sexualité, mais on oblige les autres à penser et à vivre comme nous : dans la honte de son corps.

Les procès sont-ils d’intérêt public ?

Si on cherche la vengeance, rien de mieux que de rendre public les procès à caractère sexuel. Que ça détruise des familles entières, qu’il ne soit dorénavant à jamais possible de gagner à nouveau sa vie normalement, que tu sois à jamais l’objet des calomnies et des médisances, ce n’est pas important. L’Inquisition moderne s’assure que tu obéisses sans poser de question.

Il faut maintenir la peur de la sexualité et la haine de ceux qui la vivent librement, de ceux qui trouvent normal de ne pas en faire tout un plat.

Bizarrement, selon les statistiques, seulement les oncles, les pères, les paires aînés devraient être surveillés et dénoncés, car on ne parle jamais de femme ou presque. La dénonciation détruit le tissu social en sabotant la confiance.

Être condamné pour un délit sexuel même si c’est sans violence, c’est aussi pire que d’être condamné à mort.

Une personne accusée de meurtre se verra incarcérer durant une certaine période et personne ne pourra intervenir dans sa vie quand il aura fait son temps alors que pour un crime sexuel, l’individu verra son nom, après avoir purgé sa peine, allongé la liste des prédateurs pour une autre période de 20 ans. Pourquoi être l’objet d’une telle sévérité, s’il n’y a pas eu de violence, mais que du plaisir ?

De nombreuses personnes ont été innocentées, mais le fait que l’on a publicisé la situation, leur vie est devenue pour elles et leur entourage un véritable calvaire. Pour éviter de tels drames, il devrait être interdit aux journaux de pouvoir parler des procès d’ordre sexuel, avant que la personne soit reconnue coupable. Toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire.  Mais,  notre système de justice en est un d’hypocrite.

En quoi un procès à caractère sexuel est-il d’intérêt public, sinon permettre un «bithchage national » ?

Pour qu’un événement soit d’intérêt public, cet événement doit modifier la vie sociale ou l’environnement des individus. Qu’est-ce que ça me donne de savoir comment un crime s’est déroulé, sinon de satisfaire une curiosité morbide ? Le voyeurisme institutionnalisé permet l’éclosion du mensonge, de la rumeur et de la destruction des individus. Il joue le même rôle que les arènes romaines. Du sang pour défrustrer les frustrés.

C’est plus facile et moins coûteux pour les médias d’assister aux procès que de chercher de l’information réelle et valable. Que nous apporte la connaissance de ce qui se passe en cour ? Rien. Mais, de toujours en entendre parler donne l’impression qu’on vit dans un monde pire que jamais, nécessitant un regard permanent de la police sur nos activités.

Cette facilité médiatique entretient la paranoïa et la haine. Des bulletins de nouvelles qui s’attardent aux procès donnent l’impression que l’on vit dans un monde plus violent qu’il ne l’est, où la compassion n’a plus d’espace.

Même si le taux de criminalité diminue, les médias nous forcent à croire que ça empire et qu’il faudrait augmenter les peines. La répression n’a jamais obtenu d’aussi bons résultats que la prévention et de la réhabilitation, mais la foule pleure pour des peines plus lourdes.

La couverture de ces procès permet d’informer les prisonniers et ainsi organiser une justice parallèle à l’intérieur des murs. Cette justice parallèle est bien réelle. Le prisonnier fera du temps léger ou pénible, selon les accusations. Passer du temps dans une aile où tout le monde te hait, par devoir, c’est très pénible.

Attacher autant d’importance à ce qui se passe en cour peut peut-être garantir une justice plus équitable et plus de perméable, mais quel changement cela peut-il apporter puisque nos gouvernements ont détruit, pour des raisons économiques, la commission chargée de réviser les lois ?

En quoi, ce qui arrive à un individu qu’on ne connaît même pas peut-il modifier notre vie ou notre environnement ? Ça permet seulement de saliver un peu plus sa haine et son désir de vengeance. Ça permet de nous détourner  de  l’essentiel : fouiller les décisions politiques et économiques, réfléchir sur ce qui pourrait améliorer nos vies, nos valeurs. Les médias jouent exactement le même rôle que les arènes romaines sous Néron.

Le Canada ressemble de plus en plus par ses politiques au gouvernement Bush. Nous acceptons de plus en plus aveuglément les valeurs américaines. Faire la guerre pour protéger les intérêts de ses multinationales, qui se prennent pour la nation, les guerres religieuses, la paranoïa, le bithchage sexuel et l’économie qui prend toute la place.

Que peuvent moralement nous apporter les États-Unis, après avoir assassiné leur président, être tombés entre les mains des pétrolières et envahis l’Irak ? Ce n’est sûrement pas mieux chez les autres supers nations, mais le Canada doit demeurer en dehors de cette géopolitique qui permet tous les assassinats pour conserver le pouvoir. Un meurtre qu’il soit militaire ou civil, ça demeure un meurtre ; sauf, que dans un cas, on le prétend justifié. La vie humaine devrait être plus importante que tout.

Auparavant, les médias ne parlaient pas de suicide parce que ça pouvait avoir un effet d’entraînement. Notre américanisation est le fruit du peu de place que nous accordons à notre propre culture et les médias en sont les principaux responsables.

Même la culture est dorénavant la propriété des riches et des féminounes, un relan de religiosité. Pourquoi les émissions américaines défoncent-elles nos écrans ?

Selon les féminounes, il faut parler des procès pour avertir les gens qu’il y a un prédateur sexuel dans leur milieu. Cette publicité multiplie la haine et la peur contre un individu, mais elle oblige seulement celui-ci à vivre plus hypocritement. Pourquoi amplifierait-il la haine que l’on crée autour de lui au nom de la charité chrétienne. Puisqu’il est radié de partout sa vie devient un enfer.

Cependant, en agissant ainsi elle apporte un petit «kick» supplémentaire aux jeunes qui décident d’aller vérifier le danger sur place. Vaincre sa peur pour affronter l’interdit a toujours meilleur goût, surtout quand il permet de découvrir un nouveau plaisir.

Faut-il vivre une sexualité castrée, anti-pénis ? Le féminisme est une lutte prioritaire, tant qu’elle demeure une lutte d’égalité et non une revanche féminoune, une haine absolue du pénis et une recherche à tout prix de la supériorité féminine sur le mâle. Pour certaines, l’égalité est une prise de pouvoir.

Un individu équilibré n’est ni homophobe, ni misogyne, puisque tout individu est à la fois homme et femme, à quelques petites nuances biologiques près. Les autres différences ont été inventées par les sociétés. Apprendre à respecter les autres, à savoir dire oui ou non, à se créer une morale personnelle et responsable, à se mêler de ses affaires et aider les autres plutôt que les damner, voilà un cheminement vraiment égalitaire et chrétien.

Le problème féministe est que son discours n’a pas évolué depuis 1970. La place des femmes dans notre société doit être celle de l’égalité de la responsabilité, et non, en songeant au nombre et à la domination. Le discours des féministes voulant qu’il y ait exactement le même nombre de candidats dans les partis politiques démontre à quel point la notion d’égalité préconisée est stupide dans un tel contexte. Ce n’est pas le nombre de personnes qui est important, mais la qualité des candidats, sans aucune différence à partir de la notion de sexe. La majorité, comme moi, ne regarde pas le sexe auquel appartient l’individu, mais ce qu’il pense et sa détermination.

Les féministes font du voile le symbole de la domination mâle. Pourtant, en pleine liberté, des femmes choisissent de porter le voile pour se sentir pures. C’est ça être aliénée : embrasser son joug. Au lieu de prôner une égalité

numérique, les féministes seraient mieux venues de prôner la qualité intérieure. Le sens de la vie est de se réaliser pleinement, un objectif qui ne peut pas être plus personnel. Que ce soit un homme ou une femme de qualité, les autres finiront bien par reconnaître leur valeur.

Quant aux religions, si le discours maladif de la chasteté n’est pas totalement éliminé, ces institutions continueront à produire des fanatiques et à être la principale raison de l’existence des guerres. Par contre, il serait débile de rejeter la vraie spiritualité, car, il est important de comprendre un jour ce que nous sommes, d’où nous venons et où nous allons. En d’autres termes pourquoi existons-nous ? Même si les religions sont malades quand il s’agit de sexualité, elles apportent dans leur enseignement matière à réflexions et des valeurs qui sont, elles, nécessaires à l’épanouissement humain, telle la charité.

Si les religions s’étaient attardées à prôner l’amour plutôt que de créer des règles antinaturelles pour dominer les consciences, elles auraient toutes les raisons d’exister, car elles permettraient de créer un paradis terrestre, malgré nos faiblesses.

Une véritable justice sociale est bien plus importante que l’orientation sexuelle. Toutes les religions sont au moins multimillionnaires. Le profit a remplacé  l’amour que Jésus prônait. S’il y a une religion qui méprise les femmes, c’est bien l’Islam. Pourtant, Mahomet a été le premier à parler du partenariat et de l’égalité homme femme.

Les médias vont évidemment essayer de faire croire que savoir ce qui se passe en Cour est d’intérêt public et que les empêcher de nous informer sert à réprimer la liberté de presse, le droit à l’information. Mais qu’est-ce que ça me donne de savoir ce qui se passe en Cour ? Ça permet simplement aux média d’avoir des informations qui coûtent peu cher à obtenir, mais qui détruisent souvent des réputations. C’est un voyeurisme dégueulasse.

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