Aller au contenu principal

La liberté sexuelle 19

août 20, 2020

La liberté sexuelle 19  (pp. 183 à 194)

Les policiers peuvent aussi remonter dans la vie d’un individu même si ça s’est passé 20 ans plus tôt. Si ça te prend plus de 20 ans pour t’apercevoir que c’était une curiosité malsaine, une forme de prostitution sans promesse d’avenir , ou un besoin de cocaïne à combler , on peut se demander si dénoncer n’est pas une forme de chantage pour recouvrer ce dont on est maintenant privé parce qu’on a pu garder sa même vache-à- lait ?

Les séquelles que l’on prétend provenir d’une expérience sexuelle ne sont-elles pas, au contraire, le fruit du déséquilibre émotif ? Le prétendue victime a permis ces expériences, mais ne peut pas tolérer de vivre dans la culpabilité et la honte maintenue par la société ? N’est-ce pas autant l’aboutissement d’une névrose sous-jacente, d’un trouble de caractère, une psychose ou d’une paranoïa que les séquelles d’une expérience sexuelle ? La honte d’avoir aimé ça, malgré la réprobation social. Il suffit de lire A. Poe pour en comprendre le mécanisme.

Pour la police , s’alimenter l’œil sur le web , c’est loin d’être aussi dangereux et nécessaire que de faire la chasse aux vrais criminels , mais une arrestation individuelle par-ci par-là , ça alimente très bien les médias d’information et les statistiques.

Pendant que l’on s’attaque au tout-petit fretin ; les gros ont les outils pour opérer sans être dérangés. On ne parle plus alors d’expériences plus ou moins consenties, mais de la traite et de la vie d’êtres humains.

Pendant que l’on dépense des fortunes à entretenir la peur des individus vicieux, la mafia règnent en maître sur notre planète. Les pédophiles ne sont pas habituellement des proxénètes. Contrairement à ce que l’on pense, la pègre bénéficie du pouvoir de ceux qui veulent nous dominer et nous exploiter, car au bout de la ligne, c’est dans leurs poches que les profits aboutissent.

Aujourd’hui, les féminounes et les médias, en essayant d’entretenir la peur du sexe chez les jeunes, poursuivent le rôle tenu jadis par la religion. Leur pudeur est la projection de leur propre peur.

La peur est ce qu’il y a de plus payant. Ce n’est pas pour rien qu’on l’entretient. C’est devenu une réalité quotidienne grâce aux bulletins d’information. Dans le livre «1984», le pays créait des guerres pour maintenir son pouvoir sur «sa» population. Il faut un ennemi diabolisé pour justifier les chasses-aux-sorcières. Les humains sont des êtres binaires qui voyagent d’un côté à l’autre du pendule…entre le scrupule et une trop grande permissivité.

Comme me disait mon père, Émile, il faut faire une nette distinction entre la mafia et la pègre. La mafia, ce sont de gros bonnets (archevêques, juges, politiciens, banquiers, policiers, etc.), des gens de pouvoir corrompus qui dictent les lois de façon à ce que tous les profits tombent incognito dans leurs poches alors que la pègre ce sont les hommes de main, les gens du terrain qui font les sales opérations pour le profit de la mafia. Puisque dans la mafia, tous les participants sont des gens hors de tout soupçon, des personnes vénérées par le bon peuple, la majorité est prête à les défendre, même si c’est par elle qu’elle se fait exploiter. Elle fabule leur morale et juge de la valeur de leur vie en fonction de son dicta puisqu’ils sont incapables par leur aliénation de remettre en cause ce qui leur a été appris.

La conscience individuelle exige un trop grand effort contre l’insécurité et la peur pour créer sa propre philosophie ou interprétation de la vie. L’autonomie est une force qui s’acquiert. Cet esclavage ne peut être vaincu que par l’alphabétisation de tous les humains et une prise de conscience profonde.

Notre prétendue justice ne trouve rien de mieux à faire que de s’en prendre à des individus qui ont le malheur d’avoir la curiosité un peu forte ou les doigts un peu trop longs plutôt qu’au commerce international , sans scrupule , de la sexualité.

La place faite aux femmes dans les livres saints permet de maintenir une forme d’aliénation personnelle, car, personne n’est à l’abri d’une tentation…Si on ne s’est pas libéré de ces enseignements, la vie ne peut être qu’une auto- flagellation, sous prétexte d’obéir à un dieu qui n’a jamais eu de corps. Il n’est pourtant pas nécessaire de souffrir pour apprendre à se discipliner. En s’attaquant à la sexualité, le système peut être certain que personne n’y échappera.

Ce n’est qu’hypocrisie. L’argent des contribuables devrait être utilisé pour la prévention et protéger les victimes, et non pour permettre à une bande de frustrés de gagner leur vie en jouant sur des ordinateurs ou en organisant des procès à des particuliers, devenus des shows de télévision.

Si on voulait vraiment protéger les victimes de crimes sexuels, c’est au trafic d’humains et aux disparitions que l’on s’attaquerait. Se masturber en regardant des photos dites indécentes chez-soi , ça n’a jamais encore blessé personne ; mais c’est une des obsessions pudibondes d’une société qui n’a rien d’autre à faire que de surveiller la morale sexuelle des autres.

Si la décriminalisation de la sexualité était respectée, la société représentée par les forces de l’ordre devrait aussi veiller à la sécurité des gens qui vivent de la prostitution. Cependant, pour le respect des individus, leur liberté, il faudrait interdire le proxénétisme sous toutes ses formes et sans prescriptions, comme on le fait présentement pour la pédophilie ; mais la traite des femmes c’est un commerce de la mafia, une denrée payante. On se fiche que les prostituées se fassent battre ou blesser dans l’exercice de leur fonction. Il faut les protéger.

Le système politique dépense des milliards pour une armée dont on n’a pas besoin et ne trouve pas les sous nécessaires pour assurer la sécurité des gens qui utilisent internet. Être assis dans un bureau, à visionner des petits films cochons, en essayant de prendre les mauvais voyeurs ; c’est moins dangereux que de s’en prendre au trafic international de la mafia.

La loi devrait s’attaquer aux producteurs de pornographie infantile, non pas à ceux qui en consomment. Il est extrêmement facile de s’en procurer sur internet gratuitement.

Le vrai problème, c’est la traite d’êtres humains. C’est comme la drogue. L’officier de police, qui a décidé que pour la consommation de la marijuana, ce serait tolérance zéro, avait de grands intérêts dans le trafic des drogues, plus particulièrement, dans la cocaïne. En interdisant aux individus de produire chez- eux leur propre consommation, on les forçait ainsi à devoir acheter dans la rue, donc, du crime organisé. Plutôt que de perdre leur temps à combattre la sexualité non-violente, la police devrait attacher autant d’importance aux crimes économiques que sexuels, même si c’est moins émotif, donc, moins sensationnel.

Tant que l’on peut faire croire que la femme est le péché incarné ou du moins ce qui y conduit irrémédiablement, il est impossible de prétendre à l’égalité entre l’homme et la femme. La perception de la sexualité est très différente entre l’homme, à qui on a appris à jouir sans scrupule, et la femme, à qui on a appris à avoir honte et peur du viol depuis son enfance. L’égalité entre les deux sexes est indéniable du seul fait qu’un être humain est humain, quel que soit le rôle qu’il a à jouer dans l’évolution.

La compréhension de l’autre sexe en ce qui a trait à la sexualité est encore un gouffre. La sexualité chez les adultes est confondue avec le pouvoir homme femme plutôt que d’être perçue comme une différence, surtout émotive.

L’interprétation de l’après-mort et le jugement sur son existence sont devenus une question de «croit ou meurs » dans toutes les religions. Qui peut prétendre que c’est vrai ou faux ? Personne n’est revenu pour nous le dire. C’est aussi logique de penser qu’il n’y aura rien après la mort que de croire dans les fables inventées par les religions ou la spiritualité sur l’après-mort. La seule certitude est que nous n’en savons rien. L’ignorance est le pire ennemi de la liberté et de l’autonomie. C’est le siège par excellence de l’orgueil et de l’autoritarisme. Une foi aveugle permet la manipulation et le contrôle de tous les individus.

Le fanatisme religieux est la principale cause de la violence dans nos sociétés. Pourtant, les religions devraient exister pour nous apprendre la tolérance et l’amour.

Nier la sexualité chez les jeunes, c’est comme l’Église catholique qui condamnait et brûlait ceux qui affirmaient que la terre est ronde. Prétendre qu’une relation sexuelle, sans violence ou domination, est source de souffrance ; c’est carrément mentir. C’est un viol de conscience.

Ce péché a été créé pour aliéner les individus. Qu’est-ce qui est le plus malsain pour le jeune et cause plus tard des séquelles dans sa vie : l’expérience elle- même ou la condamnation par un arrondissement social acéré par l’automatique «préjugé-tabou » de la sexualité chez les jeunes ? Une négation gratuite de la réalité.

Il est bien normal qu’après des siècles de lavage de cerveau et des millénaires basés sur la peur de la mort, de la sexualité ainsi que les prétendus commandements de Dieu donnés par lui-même en personne que la presque la totalité des gens croient encore que les crimes sexuels sont aussi importants que la violence et le vol.

En prétendant qu’il s’agit directement d’une désobéissance à un ordre de Dieu, ça permet de faire croire que l’on doit obéir aveuglément à ce mensonge universel pour assurer son salut personnel. Qui voudrait être damné pour un petit plaisir instantané ?

Nous vivons dans un monde dirigé par une mafia légale planétaire pour qui la guerre est moins importante que le sexe.

Le système est un moyen d’exploiter les gens. Non seulement il s’en prend aux plus défavorisés pour les voler davantage ; mais il remet le fruit de cette exploitation à une poignée de propriétaires de toutes les richesses de la terre.

Quand ces bandits légaux n’ont pas ce qu’ils veulent, ils poussent les peuples à la guerre. La guerre permet au système économique de fonctionner puisqu’elle engendre des dépenses inutiles qui font fonctionner la machine économique. La guerre permet la création d’emplois. Elle se nourrit de croyances fanatiques parce qu’elle a besoin dans son esprit de domination, de croire qu’elle a absolument raison, pour se justifier de tuer d’autres humains qui pensent différemment.

L’humain est le seul animal qui tue ses semblables pour accumuler le plus d’avoir possible. Pourtant, quand on meurt personne n’apporte ses richesses dans l’au-delà ; mais l’au-delà permet d’éviter et de contenir les révolutions qui s’accumuleraient si les hommes pensaient qu’il n’y a pas un ciel après, car, ils exigeraient leur part de richesses et de bonheur immédiatement sur terre.

Pour dominer , les décisions doivent s’exercer du haut, un tout petit nombre, vers le bas, la masse , et imposer à toutes les couches sociales inférieures des redevances , s’assurant toutefois que les profits fassent le chemin contraire : l’exploitation du plus grand nombre, du peuple, pour un tout petit nombre qui récolte les profits en haut de la pyramide.

Cette exploitation inversée est possible par le colonialisme et l’aliénation. Le consensus humain ne sera possible que le jour où les gens pourront acquérir assez de connaissances pour constater l’égalité de chacun d’entre nous, malgré la diversité et parfois la différence de chaque individu. Alors on exigera un minimum vital pour chaque individu où qu’il soit sur la planète.

Le système est en partie un ramassis de crapules qui prétendent dicter non seulement les lois du marché, mais la morale à observer. Ces bandits à cravates ont tous les pouvoirs : religieux et judiciaires ; économiques et commerciaux ; idéologiques et politiques ; sociaux et communications. Toutes ces différentes structures se mélangent ensemble, s’interpénètrent, en faisant croire que chacune de ses parties est indépendante l’une de l’autre, empêchant de constater que leur ensemble forme le pouvoir absolu dont le seul vrai dieu est le profit. Ceux qui ont le pouvoir ont droit de vie ou de mort sur les moins bien nantis. Ils se nourrissent de leurs taxes, impôts ou amendes. Le pouvoir, c’est l’argent, cette denrée indispensable à la survie et au développement de chacun. Le système est un vampire…

Il existe sur terre une majorité de gens bien-pensants qui veulent vivre une morale qui respecte les autres, sinon la vie ne serait qu’un enfer.  Tu n’es pas  un salaud parce que tu es riche ou en autorité. Au contraire, il y a sûrement une très grande majorité de gens qui font leur possible. Le paradis terrestre sur terre est un projet à très long terme puisqu’il exige une profonde évolution de la conscience et un meilleur contrôle des émotions. En attendant, qu’on le veuille ou non, il faut un système imparfait pour partager les richesses ; tout comme il faut des policiers pour faire respecter les lois. La vie sur terre sera facilitée quand on aura encadré l’économie autant que le sexe, de manière à voir  un minimum de justice sociale.

Notre histoire, notre évolution, c’est simplement le total de nos expériences bonnes ou mauvaises. Notre société est le fruit de l’expérience antérieure.

Pour dominer, le système a besoin que la masse accepte un certain nombre de compromis qui lui assure assez d’appuis pour maintenir son pouvoir. Dans les pays pauvres, la survie économique individuelle, face à l’armée ou la police, force les individus à se taire et se rallier aux gens du pouvoir. Dans les pays riches , il faut détourner l’attention du dieu – argent , en assouvissant les gens à la consommation , aux modes , à l’envie et la jalousie du voisin , et en incitant les individus à vivre en voyeurs quant à ce qui se passe dans le pantalon du voisin plutôt que d’avoir une conscience personnelle. La nouvelle forme d’exploitation, c’est la peur et les émotions. Nous vivons dans un monde de plus en plus féminisé.

Il suffit de trouver une victime pour amener des centaines de gens à donner leur chemise pour lui venir en aide ; mais cette générosité se retrouve souvent dans les poches des exploiteurs de la misère humaine. Le gouvernement du Québec dépense 800,00 $ pour inciter les gens à dénoncer. Et, s’il n’y avait que ce 10 % connu d’abus sexuel qui soit vrai ? Qu’est-ce que le gouvernement vient faire dans des campagnes de dénonciation ? On trouve l’argent pour ces niaiseries, mais on en pas pour l’éducation. Évidemment, ça élimine des emplois potentiels pour les dames qui rêvent de devenir procureures. S’il n’y a pas assez de causes, il faut moins d’avocates. La nouvelle mode.

On a créé un commerce de la « victimisation ». L’agresseur est le protecteur de l’agressé et il en retire donc tous les profits. La dénonciation demeure un geste infâme, car elle ne vise que la vengeance.

Même si l’on sait que les religions servaient auparavant de pensée judiciaire pour discipliner le peuple et mieux l’exploiter , on continue à maintenir l’hypocrisie et le mensonge quant à la sexualité des jeunes afin de mieux les embrigader… comme si le fait de connaître une expérience sexuelle non-violente et voulue était un acte si grave qu’il peut «voler ton enfance».

On domine les individus par la culpabilité, la honte et la peur ; mais les jeunes ne sont pas aussi obsédés par la sexualité parce qu’ils n’ont pas été élevés dans un même degré de paranoïa que nous l’avons été. Ils ne voient pas la sexualité comme les adultes. Ce n’est plus le péché qui nous condamne à l’enfer, mais un plaisir à partager avec responsabilité, ce qui permet de penser à autre chose et ne pas en faire une montagne. En jouant la carte de l’innocence des jeunes, qui en savent souvent aujourd’hui autant que leurs parents, sinon plus, on permet de prétendre de les sauver de la misère en les castrant de leur sexualité.

Ce n’est pas parce que tu vies une aventure sexuelle précoce que tu te lances dans les drogues, mais parce que tu ne peux pas faire assez confiance en ton milieu pour pouvoir en parler sans honte ou sans danger. Tu es le coupable et tu penses que tu es le seul dans l’humanité à vivre cette situation. Très souvent les solutions du système pour protéger un jeune de ce qu’ils appellent un abus sexuel sont tellement hystériques qu’elles sont pires que l’expérience sexuelle elle-même parce qu’elles ne tiennent pas compte des émotions.

Refouler honte et culpabilité, c’est s’assurer qu’un jour le couvercle va sauter. Le problème est qu’on ne remet jamais en cause la pertinence de cet interdit. Quand les intervenants décident de sauver un jeune d’un abus sexuel, ils ne lui demandent pas son avis : ils imposent leur solution. Souvent, celle-ci est plus dommageable pour le jeune, dont on ne tient pas compte de l’émotivité, que d’avoir vécu ce qu’il a subi, surtout s’il a aimé ça. Ce devrait être la victime qui décide finalement de la solution choisie entre les différentes possibilités. Ce doit être elle et elle seule qui a le droit de dénoncer et non l’environnement (parents, travailleur social, etc.).

Puisque les femmes transmettent les valeurs, les religieux et les idéologues ont stigmatisé, à travers elles, leur propre haine de la sexualité. Ces hommes, sans le savoir, condamnait leur aspect féminin. C’est d’ailleurs pour éliminer le prépuce, identifié à un attribut féminin, que les religions ont inventé la circoncision. On oublie trop facilement qu’il y a une part de femme dans chaque homme et inversement

La femme fut toujours présentée comme la tentation, le péché, le mal, la servante de l’homme. Si Dieu est aussi macho que le prétendent les Livres Saints quand ils parlent de la femme, on pourrait en conclure que c’est un être sanguinaire, plein de préjugés, qui n’est pas très agréable à rencontrer… Qui voudrait aller vivre éternellement avec un tel monstre ? C’est loin d’être un Dieu d’Amour…Un Dieu d’Amour ne condamne pas…

Les religions ont toujours prôné la haine, la destruction de ceux et celles qu’elles décrétaient comme le Mal. Est-ce qu’on interdit les religions parce qu’elles engendrent des fanatiques ? Les fanatiques religieux sont  plus  dangereux qu’un pédéraste non violent ? Les fanatiques tuent au nom de leur Dieu et de leur idéologie alors que les pédérastes aiment Dieu à travers les jeunes…

Le fanatisme religieux est une maladie mentale qui conduit facilement aux meurtres ou à la guerre.

Tout individu est sexué dès sa naissance. Interdire de l’être ou te punir parce que tu es différent des autres quant à ton orientation, c’est-à-dire ce qui t’attire ; c’est contrecarrer la nature humaine dans son essence même et son évolution. C’est le genre de recherche que faisais les nazis.

C’est prétendre que Dieu fut tellement stupide qu’il s’est trompé dans sa recette et qu’il a créé des êtres vils de par leur « petite nature ».

En confondant sexualité et génitalité et en conférant à la sexualité un caractère quasi- divin, on lui approprie un respect que l’on confond avec scrupules, une honte déraisonnée de son corps.

Les gens qui s’opposent à la nudité sont principalement des gens qui rejettent leur propre corps. Corps qu’ils ont honte de comparer à un autre. Ces gens jaloux ne peuvent tolérer que les autres puissent jouir d’une liberté qu’elles n’osent plus penser pour eux-mêmes.

Les idéologues fascistes, communistes et capitalistes soutiennent la répression sexuelle pour détourner les regards de leurs crimes de guerre : tuer pour posséder davantage, car, toute guerre est d’abord et avant tout économique.

Si on voulait vraiment protéger les humains, on interdirait toute peine de mort, légale ou non, justifiée ou non. Ceux qui imposent la guerre devraient être considérés comme les pires, des criminels. On s’attaquerait au viol commis durant les guerres ou en temps de paix. Et, le viol serait considéré comme tel dès qu’un individu n’a pas fourni son consentement. On reconnaîtrait que le proxénétisme est un viol. Ces règles devraient être planétaires, mais ce sera impossible tant qu’il y aura des superpuissances qui ont avantage, pour garder leur pouvoir, de maintenir des guerres culturelles. Elles seraient d’ailleurs les premières à être accusées.

On a créé un tel «préjugé» avec la sexualité qu’il faut une vie entière juste pour se justifier et comprendre que c’est un moyen de contrôler les masses et de pulvériser toutes les manières de penser en dehors de la procréation. Comment un religieux peut-il juger de la vie familiale alors qu’il se fait vivre par les autres ? Comment un juge qui gagne plus de 100,000 $ par année peut-il comprendre celui ou celle qui est contraint de se prostituer pour survivre ? Non seulement il  a les moyens de se payer qui il veut, mais il est protégé par la police. Qui ne se rappelle pas que le juge le plus dur avec les prostituées à Montréal était celui qui les fréquentait à la cachette ? Pourquoi un policier ou policière peut-il, dans un état qui se prétend démocratique, se travestir en prostituée pour pouvoir arrêter ceux qui lui font des propositions ? Un système basé sur la sollicitation et l’hypocrisie cherche-t-il le bien général de la population ou est-ce un bon moyen de se faire des profits à travers un système judiciaire dépassé et de plus en plus décadent ?

Il n’y a pas que le lavage de cerveau des religions qui influence notre comportement sexuel, même la publicité commerciale s’en mêle. Ignorant que jusqu’à un certain âge les garçons détestent les filles et vice-versa ou, du moins qu’on n’est pas attiré par l’autre sexe à cet âge ; on est encore aux couches dans ces publicités, qu’on cherche à accoupler le petit gars à «une blonde» pour marquer qu’il est bien normal : si tu n’as pas de blonde, tu n’es pas normal.

Les religions, les médias et la publicité servent à créer un environnement, comme les arènes romaines, qui nous rendent esclaves de «ce qu’en pensent les autres». Si notre environnement peut altérer notre développement, il peut aussi, grâce au refoulement sexuel créer une «prison émotionnelle», cause de notre incapacité à créer nos propres références, surtout quand elles engagent notre inconscient ou qu’elles ne réfèrent pas à celles de la majorité. Religions et publicités servent à nous laver le cerveau, à meubler notre inconscient de préjugés et ainsi déterminer à notre insu ce qui est normal ou pas.

Aujourd’hui, l’humanité n’a plus autant besoin de s’occuper du nombre de naissances pour assurer sa survie ou créer de bonnes armées. Au contraire, plus il y a d’individus, plus la richesse collective à partager est restreinte, plus il risque d’y avoir de conflits pour partager le peu qu’il y a. C’est la principale raison pour laquelle il faut totalement repenser les religions ou le judiciaire, l’économie ou les pays, la politique ou la redistribution des richesses, si on ne veut pas que l’homme soit l’artisan de sa propre destruction. L’avidité économique incommensurable d’un tout petit nombre crée le malheur universel dans lequel nous vivons.

On peut vivre en amour et être heureux, sans nécessairement avoir des enfants après chaque action génitale.   Mais, pour ne pas crouler sous la culpabilisation, il faut avoir rejeté les tabous, grâce à un enseignement scientifique de la sexualité.

Il faut pouvoir parler de sa sexualité sans honte. Il n’y a pas qu’une façon de vivre la sexualité. Le pédéraste de la Grèce antique , tout comme le chaman , faisaient l’amour avec leur petit gars , dans un rite d’initiation , pour lui apprendre de devenir un bon époux et savoir comment se comporter sexuellement pour faire «jouir» sa femme.

Aujourd’hui, il appartient aux parents de faire cette éducation théorique. Il doit aussi exister des livres et des films capables de répondre aux questions des jeunes. Si les jeunes ne peuvent pas avoir accès à une information scientifique et juste sur la sexualité, ils combleront leurs besoins d’information en allant les chercher dans la pornographie. S’ils le doivent, c’est que les adultes sont trop ignorants ou trop scrupuleux pour comprendre qu’il est normal pour un jeune de s’informer sur la sexualité. L’ignorance de leurs enfants continuera à générer l’aliénation.  Les familles continueront de vivre dans l’instabilité. Et, les jeunes  qui auront connu des expériences sexuelles, en dehors des règles de la société, continueront à accumuler culpabilité et mépris d’eux-mêmes parce qu’on ne leur aura pas appris que la sexualité est un phénomène normal chez tous les humains.

Évidemment, pour certains, la chasteté est encore plus importante que le suicide des jeunes. Souvent le suicide aurait pu être évité, si ces jeunes avaient connu quelqu’un qui les informe et les sécurise dans leur découverte et leur cheminement pour prendre leur place en société. Ils sont au moins morts chastes, penseront les scrupuleux. La corruption est un état d’esprit.

Le secret, le silence, la culpabilité et la honte sont les principales causes des séquelles sexuelles dont se plaignent certaines victimes. S’il y avait eu moins d’hypocrisie dans leur entourage, ils auraient pu discuter de leurs peurs, sans culpabilité et sans honte. Ils n’auraient pas eu besoin d’un psychologue pour leur faire croire, 20 ans plus tard, que leur expérience sexuelle avec un adulte est «la» cause de leur détresse. C’est facile de rejeter tous les blâmes sur l’autre, surtout quand le tout a été mélangé à la drogue. On oublie de dire qu’à long terme la drogue finit aussi par détruire un individu.

Au fur et à mesure que l’on commence à comprendre la différence entre la sexualité et la génitalité, on s’aperçoit que les «faiseurs de morale» s’attachent

toujours au sacrifice pour évoluer et garantir leur propre salut alors que l’amour est, au contraire, un moteur essentiel à l’action qui peut procurer joie et épanouissement. L’amour n’est ni une perversion, ni une punition, ni une contrainte ; mais les religions l’ont oublié pour assouvir leur rêve de dominer le monde.

La sexualité est un instinct de vie alors que sa répression en est un de mort. Ils ont créé un monde reposant sur le rejet du corps afin de redevenir l’ange qu’ils prétendent avoir déjà été alors qu’une société qui accepte la sexualité est , au contraire, basée sur la fierté d’être humain. Le corps est beau. La vie est sacrée. Les valeurs sont différentes.

Pour justifier leur interprétation négative de la création, les religions ont dû inventer d’autres livres saints pour les conduire à la domination individuelle et morale de chacun de leurs membres. Le fanatisme est impossible si on ne croit pas d’abord détenir seul la Vérité. Auparavant, les religions servaient de police et de psychologues. Les règles étaient établies au meilleur de leurs connaissances. La science a clairement démontré depuis que bien des dogmes reposent sur l’ignorance. La libération est donc la connaissance.

Le péché de la chair, qui était jadis justifié par notre ignorance, se voit aujourd’hui relégué au rang des aberrations.

La répression sexuelle est une des principales causes de maladies mentales parce qu’elle repose sur une mésestime de soi inconsciente entretenue par la honte et la culpabilité. Si l’on veut s’attaquer aux séquelles, on devrait d’abord faire renaître le respect de soi, la déculpabilisation, la confiance en soi ; mais on préconise plutôt de se venger en devenant ce qui peut être le plus abject chez un humain : devenir un «stool». Vouloir se venger, ce n’est pas la même chose que d’apprendre à se pardonner ; c’est un geste de haine.

C’est surprenant de constater que de nombreux pays qui auraient avantage à diminuer leur population soient aux prises avec des religions empêtrées dans leurs traditions de procréation et de domination mâle alors que dans d’autres parties du monde , au Québec , par exemple, où on a un très grand besoin de jeunesse, à cause du vieillissement de la population. Les naissances sont de plus en plus une question à savoir si on en a les moyens financiers ou si on est homosexuel.

Pourtant, l’orientation sexuelle ne devrait pas empêcher la création de familles : l’enfant a surtout besoin d’un lieu stable, sécuritaire et aimant pour se développer.

L’homosexualité a permis l’éclatement de la définition de l’amour qui se devait jusqu’à maintenant d’être strictement hétérosexuel et reproductif.

Malheureusement, nos lois sont encore trop archaïques pour reconnaître la pédérastie.

Si les parents sont responsables des jeunes enfants, l’entrée des jeunes à l’école secondaire marque le début de la véritable capacité d’individualisation des adolescents.

Cette évolution entraîne de plus en plus l’impossibilité des parents à décider de ce que font et pensent leurs adolescents. Souvent les paires ont même plus d’importance que les parents. Avec l’adolescence, l’individu devient le seul responsable de lui-même et de sa morale ; mais si ce passage dans l’évolution d’un individu ne nie en rien le besoin d’avoir une bonne famille pour réussir dans la vie.

Il faut faire une nette distinction entre décriminaliser et légaliser la sexualité. Dans le cas de la décriminalisation, on cesse de rendre illégal des rapports sexuels individuels non violents ou dominateurs. Il faut qu’il y ait consentement ou désapprobation claire. La loi doit s’en tenir à assurer la clarté de ce consentement. Un oui ou un non, ce doit être clair. Cette notion conçoit toujours la procréation comme étant le but premier de la sexualité ; tout en reconnaissant que la sexualité peut aussi avoir d’autres finalités : l’amour, la tendresse, le partage, la communication.

Platon prétendait que l’amour conduisait à la naissance charnelle de nouveaux êtres alors que l’amitié, elle, créait de nouvelles âmes. Comme Aristote, il pensait qu’il existe différent niveau d’amour.

Si le jeune ou l’adulte n’ont plus de déboires judiciaires avec les autorités sur un plan sexuel, cette approche conserve la nécessité d’une responsabilité fondamentale individuelle. Il y a bien des moyens de vivre sa sexualité, sans pénétration, et de plus en plus de moyens de contraception. Si on veut vivre une sexualité libre, il faut connaître ses responsabilités tant sur un plan médical que ses obligations parentales s’il y a procréation. Ce n’est pas en taisant celles-ci, en continuant de maintenir le tabou autour de la sexualité que l’on créera une conscience personnelle.

Avec l’ADN, les hommes et les femmes devront comprendre que faire un enfant c’est une responsabilité de deux personnes. Cette responsabilité doit assurer à l’enfant les moyens économiques et psychiques de se développer en toute sécurité. Cependant, l’enfant ne doit pas être une denrée de chantage comme c’est présentement le cas dans bien des séparations.

Certaines féminounes ont même avoué que la pédophilie était leur arme la plus sure contre les hommes…

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :