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La liberté sexuelle 17

août 18, 2020

La liberté sexuelle 17 (pp. 160-171)

Cette conception de l’humain aurait été impossible sans le cheminement préalable des féministes. Il a fallu la lutte des féministes pour le droit à l’avortement pour interpréter la sexualité autrement qu’un moyen pour perpétuer la race.

Jusque-là les religions prétendaient que tout « désordre sexuel » conduisait en enfer. Il suffisait d’une mauvaise pensée, un mauvais regard, un mauvais toucher pour aller brûler éternellement dans les flammes de l’enfer. Quant à la bourgeoisie, cela permettait de créer un mur social entre le riche et le pauvre, l’instruit et l’ignorant. Cela permettait de créer un monde basé sur l’exploitant et l’exploité. Plus on divisait, plus le pouvoir était éternel : diviser pour régner…

Heureusement, les féministes ont fait ressortir les nouvelles données de la science à l’effet que tout humain est à la fois un homme et une femme. Ce choix de sexe se fait avant même la naissance. La prédominance du sexe échappe totalement à l’individu. Il ne choisit pas, il doit apprendre à faire avec ce que ces gênes construisent. C’est un événement fondamental, car ce choix est identitaire. Les humains n’ont pas encore établi l’égalité entre les sexes.

Les féministes ont aussi introduit la notion de plaisir et celui de la propriété de son propre corps d’où le droit de décider pour soi de sa sexualité. Ce fut le premier pas vers une liberté sexuelle individuelle et la naissance de la responsabilité individuelle et collective dans ce domaine. Nos lois sont évidemment des siècles en retard sur la réalité.

Malheureusement, les féministes contemporaines (féminounes) ont ramené à l’avant-plan les vieilles peurs et les tabous sexuels religieux.  Elles essaient  dans leurs croisades contre les pédophiles de projeter leur propre état d’âme sur leur progéniture. La sexualité salit. Pour cela, il a bien fallu nier la pédérastie et  la noyer dans la haine de la pédophilie. De progressives, elles sont devenues réactionnaires. Ce n’est pas parce que tu es à gauche que tu as une interprétation progressive de la sexualité : l’histoire démontre le contraire.

Sur le plan québécois, les féminounes d’aujourd’hui poursuivent une lutte rétrograde qui joue le même jeu «fédéraste» que celui de la go-gauche des années 70. Diviser pour régner. Elles maintiennent une peur qui est injustifiée puisque les enfants n’ont pas encore la notion du bien et du mal. Leur éducation en est encore au stade de l’imitation.

Les féminounes sont- elles devenues une force de chantage, capable d’empêcher l’indépendance du Québec ? L’indépendance naît du besoin de libération, d’échapper à un carcan politique qui maintient le système en place.

Il serait urgent de passer à autre chose et commencer à penser et à agir de manière planétaire pour combattre l’analphabétisme, la violence et la pauvreté ; mais après 30 ans de tournage en rond, il est urgent au Québec que l’on règle le problème : ou le Québec devient un pays ou le Canada se transforme en véritable Confédération. Le fédéralisme est une forme d’exploitation centralisée. Si le Québec devient un pays, il lui appartient de créer ses propres lois.

Sur le plan idéologique, face à sexualité, l’extrême droite et l’extrême gauche sont une même chose…Pire que la colonisation, il y a l’aliénation. Dans cette optique, la morale sexuelle permet de s’attaquer aux individus qui ne font pas l’affaire du système. Ces individus empêchent les institutions (d’exploitation) d’être seules à profiter de la sexualité. Ils font concurrence à l’exploitation institutionnalisée. Pourquoi ? Les profits vont directement au crime organisé, grâce à l’interdiction légale de la prostitution pour des fins personnelles. En individualisant l’interdit, ça permet en même temps au système judiciaire de faire vivre tout un tas de monde qui joue le rôle de justiciers. Ainsi, le système judiciaire en n’ayant pas les moyens de s’attaquer directement au crime organisé, devient le plus grand protecteur de la pègre qui , elle, commercialise la sexualité à la grandeur de la planète à travers le proxénétisme et le commerce sexuel.

C’est la même chose avec la drogue et la violence. La société actuelle tue toute forme d’individualisation en uniformisant la pensée, les désirs, les rires et les passions. Après avoir exploité la classe moyenne, on se sert maintenant des pauvres et des enfants pour créer une nouvelle industrie purement commerciale : la protection. Il suffit de faire pleurer les personnes riches, mais qui ont encore un cœur et une sensibilité, pour récolter d’immenses profits, en mettant au monde toutes sortes de fondations.

De là, on a créé la société du chantage et de la protection plutôt que de décriminaliser et créer un contrôle individuel qui protège réellement le petit peuple. On maintient des points de vue qui permettent le développement de l’aliénation. Cette aliénation individuelle permettra de semer ensuite n’importe quelle paranoïa collective et de justifier toutes les guerres. Les individus étant devenus des champs fertiles pour y semer toutes les peurs, il suffit de choisir la peur que l’on prétendra combattre pour assurer sa sécurité personnelle et individuelle. C’est plus facile et moins dangereux de s’attaquer à un individu que de s’en prendre à un groupe organisé. La guerre est le commerce le plus rentable (vente d’armes) : elle maintient l’économie en santé.

Les extrêmes sont identiques et se rejoignent quoique opposés. C’est pourquoi toutes les idéologies finissent par se rejoindre. C’est pourquoi la répression sexuelle individuelle est plus payante que si on s’attaquait au commerce sexuel planétaire, un commerce trop bien organisé pour être combattu efficacement. Pour justifier de nouvelles interventions, il faut maintenant faire appel aux valeurs. Comme du temps des croisades, les religions justifient toutes les guerres…

La science offre-t-elle une réponse ? Si les chromosomes X et Y sont responsables du sexe de l’individu ; les hormones sont, elles, responsables de la curiosité sexuelle, particulièrement chez les adolescents. L’orientation sexuelle fixe inconsciemment ce qui t’attire.

Est-on responsable du fonctionnement de son cerveau ? Peut-il arriver que le cerveau connaisse certaines défaillances ? L’individu qui les vit est-il responsable de naître avec un problème ? Par exemple, on vient de découvrir que la sexualité est affectée par deux zones du cerveau. Qui a les outils pour réajuster un cerveau qui ne lui plaît pas ? En ce sens, qu’on le veuille ou non, la vie est limitée, mais la liberté aussi.

Un des buts secrets de la lutte à la pédophilie est de pouvoir un jour justifier la possibilité de soigner un individu en lui jouant dans le cerveau. Pour qu’on puisse y parvenir, il faut inventer un tel problème que la masse entérinera les moyens créés pour intervenir sur les individus. La recherche de la perfection à tout prix est un danger, car elle conduit au fascisme. La lutte aux pédophiles ressemble à celle de la Gestapo contre les infirmes et les gais.

Tant que la sexualité ne sera pas considérée comme un droit strictement individuel, ce sera un commerce basé sur « l’exploitation de la séduction des femmes ». Ce sont les femmes qui permettent aux modes d’exister. Puisque le profit est le but ultime de cette mascarade, tout est institutionnalisé, commercialisé, industrialisé. L’exploitation du sexe » sera payante tant qu’elle sera entre les mains du système (la mafia légale) qui fixe les règles morales et de la pègre qui exploite les interdits. La pègre paye ses redevances, sa part de profits au système. C’est pourquoi on essaie d’empêcher l’individualisation afin de s’assurer que les profits reviennent à ceux qui en détiennent le monopole.

Décriminaliser la sexualité, c’est restreindre les profits des groupes criminels organisés. Dans ce domaine, la vertu est plus payante que le plaisir puisque les pays sont prêts à investir de grosses sommes pour combattre la prostitution individuelle ou la pédophilie. Le système a donc avantage à ce que les choses ne changent pas.

En naissant, l’individu a un certain potentiel inné. Même si nous naissons tous avec un certain potentiel, nous nous développons en fonction des acquis puisés dans notre environnement. Le problème est de s’accepter comme on est ou essayer de changer ce que l’on n’aime pas en nous. C’est le développement de sa personnalité, l’expérience. Les sens, tout comme le sexe, sont une prolongation de notre cerveau. C’est pourquoi toute répression sexuelle est contre nature.

Aucun individu ne choisit son orientation sexuelle c’est-à-dire ce par qui il est attiré. Les seules choses sur lesquelles il peut possiblement agir sont la violence, la domination, la contrainte, la responsabilité, le plaisir, le développement de sa personnalité.   Plus les individus seront éduqués et conscients moins l’exploitation sera possible.

La liberté absolue est un leurre, car, elle implique une connaissance et une capacité d’agir absolues de /sur ce que l’on est. La recherche de l’autre est fondamentalement un moyen de tuer sa solitude et de se parfaire à travers et grâce à l’autre. Elle peut avoir un but physique, mais pour être satisfaisante elle doit surtout être psychique. Cette rencontre permet, grâce à la fusion des deux, de trouver un meilleur équilibre et une meilleure réalisation de soi. Ce besoin de se compléter peut très bien se réaliser sans physiquement donner naissance à un autre être. Le but est simplement différent, d’un autre ordre, disons plus spirituel… Une vision de Platon ? Le platonisme est une projection de son admiration pour sa tempérance. On ne doit pas oublier qu’à cette époque, faire l’amour c’était le don d’une partie de son cerveau. Ça rend la tempérance un peu plus importante…

Une relation sexuelle peut être positive seulement que si elle permet aux personnes concernées de s’enrichir intérieurement, grâce à cette relation. En ce sens, l’adulte peut apporter une mine de richesses et d’expériences au jeune. L’essentiel, c’est la liberté de chaque individu. C’est vrai pour la pédérastie, mais c’est aussi vrai dans une relation de polygamie ou de polyandrie. C’est à l’individu de décider si cette relation est profitable pour lui ou non. Les lois existent pour éviter les abus.

Être obsédé par le sexe est une névrose. Elle devient néfaste à ton développement et te braque sur un seul désir et un seul intérêt, diminuant ainsi ta capacité de réussir dans la vie. La psychose sexuelle est encore pire. Elle est le résultat d’une peur paranoïde de la sexualité, un besoin de castration sacralisée, un étouffement du Moi. Cette peur fut entretenue par les autorités mâles, grâce aux lois formulées à partir de «leur peur» et de la honte de «leurs» désirs. Puisqu’on a toujours maintenu la femme dans la honte d’être femme, les empêchant d’être égale, mais différente de l’homme ; on retrouve la psychose ou la paranoïa sexuelle, plus répandue chez elle. Comme les religieux, elles sont trop scrupuleuses… elles refusent de constater que tout est sexué, qu’il n’y a  rien de mal ou de mauvais là-dedans. Elles craignent la sexualité parce qu’elles ont peur de leur émotivité et de leur sensibilité. Refuser de reconnaître que la liberté sexuelle est d’abord et avant tout individuelle leur permet de rejeter leur part de responsabilité dans leur propre exploitation sexuelle. Comme le disait les féministes, ton corps t’appartient. C’est à toi de dire clairement oui ou non. Le voyeurisme, entretenu par nos médias, ainsi que cette manie de vouloir imposer sa morale aux autres est une preuve flagrante d’immaturité.

La sexualité est partie intégrante de ce qu’on appelle « ta petite nature ». Sans violence, vivre sa sexualité, c’est se développer à tous les niveaux. L’éducation est donc primordiale. Elle permet de connaître sa nature profonde et de ne pas agir en fonction de l’ignorance. Il est bien normal que les femmes entretiennent les femmes sur leur réalité et que l’homme informe les garçons, sans scrupule, sans hypocrisie, sans tabou, sur la leur. Tout le monde doit pouvoir comprendre le fonctionnement de son corps sans se scandaliser. Il est temps que l’on apprenne la grandeur et la beauté de son corps plutôt que d’en avoir honte.    Les seules prohibitions doivent être la domination et la violence.

Être trop scrupuleux, c’est aussi anormal que pas assez. En ce sens, toutes les orientations sexuelles sont normales. Seule la pédophilie, quand il est question de pénétration ou d’imposer un comportement préjudiciable à l’enfant, doit être interdite (même si on ne peut pas la bannir) pour protéger les enfants qui ne sont pas encore physiquement ou psychologiquement capables d’assumer ces expériences. Question de proportions des organes.

Si on abolit la honte et la peur de parler de sexualité, en fixant l’âge de consentement à l’entrée au secondaire, l’enfant est capable de répondre par oui ou non et se protéger des personnes qui refusent de respecter sa décision. Si on doit en parler, ce n’est pas pour semer la peur et la honte ; pour «stooler» les méchants, mais constater que tout le monde est physiquement constitué pareil, qu’on peut parler de sexe comme d’autre chose. Éliminer la honte d’en parler, c’est s’assurer que personne ne soit abusé par ignorance, en privilégiant le secret, le tabou.

Si on continue à ignorer la différence entre pénétration, viol et attouchement ; une telle ouverture est impossible. Pour protéger réellement l’enfant, il faut que la gravité de la situation l’exige. La gravité, c’est à quel point la situation peut perturber la vie de l’enfant pas celle des parents. La gravité n’est pas définie par le degré de scrupule des parents, mais par la réaction du jeune. L’aventure est- elle heureuse, stimulante, positive ou traumatisante et violente ? S’agit-il d’une stricte aventure génitale ou d’une expérience d’amour et d’amitié ? C’est très différent. Comment réagit profondément et réellement le jeune, sans être écrasé par la peur de la réaction des adultes ?

Une chose est certaine : on crée un tel tabac autour d’un «délit sexuel » qu’il est impossible qu’un jeune ne soit pas marqué à vie par le traitement qu’on en fait, même si les médias cachent son identité. Comment peut-il comprendre une telle hystérie des adultes quand il n’a eu que du plaisir ? On dirait qu’un simple toucher au pénis ça mérite la mort …ou c’est vraiment grave ou les adultes sont malades…

La pédérastie est un préjugé qui semble être en lien direct avec la peur de la mort. La hantise sexuelle à l’adolescence est surtout d’ordre féminin. Les femmes semblent avoir inconsciemment identifié les premières menstruations ainsi que les premières expériences sexuelles à la douleur et à la mort. Cette interprétation, reliée dans la Bible à la punition, puisque la femme souffre et saigne, entretient le danger de mort que peut constituer la procréation. Cela se transpose aussi à l’éjaculation puisque l’Église a toujours fait croire que le sperme est du sang blanc, donc, le sang le plus riche de l’homme. Les religions ont créé pour mieux en profiter un caractère à la fois sacré et démoniaque à partir d’une même sexualité.

L’expérience chez les jeunes hommes est tout à fait différente : le chaman initiait le jeune au plaisir, tout comme dans la Grèce antique, où l’aîné devait assumer la complète éducation du jeune, y compris, le plaisir à faire l’amour.

La pédérastie a toujours été et sera toujours d’abord de l’ordre de l’esthétique. Rien n’est plus beau qu’un garçon entre 12-14 ans.

De plus, en Grèce antique, quand un jeune homme se mariait il initiait une jeune fille à faire l’amour, il savait quoi faire pour ne pas la faire souffrir, mais plutôt la faire jouir, car son amant lui avait fait part de son expérience.

Sauf pour copuler, selon les Traditions, la sexualité est toujours négative, une perte ou un péché. Dans cette optique, tout en dehors de la procréation est une déviance, mais c’est une affirmation qui constitue un viol de conscience parce que les règles et le fondement de cette assertion sont l’ignorance et le mensonge. Combattre la sexualité est contre- nature.

Par contre, si on voit la pédérastie comme une expression de sa libido, c’est tout à fait normal comme toutes les autres orientations sexuelles, sauf qu’il s’agit d’une attirance vers les petits gars plutôt qu’entre adultes. La haine des pédérastes existent comme jadis on haïssait les gais parce qu’on confond encore pédophilie et pédérastie.

Si on naît pédéraste, il faut plutôt apprendre à vivre cette différence pour le meilleur pour nous et pour les autres. Il savoir que la pédérastie est très rare comme la pédophilie. On croit le contraire parce que les médias ne cessent pas d’en parler comme s’il n’y avait que ça.

La pédérastie est- elle une orientation sexuelle ?

L’orientation sexuelle est ce par quoi on est attiré. L’attraction pour une autre personne correspond à la réponse de notre cerveau (la sécrétion de différentes hormones). Elle est souvent provoquée à notre insu par la vue et l’odorat, la  voix, le sourire, les yeux. Nos réactions, étant souvent inconscientes, nous n’avons pas toujours emprise sur ce qui nous attire. En proclamant qu’aucune finalité de la sexualité n’existe en dehors de la procréation, les hommes ont tout simplement dénaturé la sexualité, car ils ont confondu génitalité et sexualité. En agissant ainsi, ils éliminent tout l’aspect émotif, amoureux lié à la sexualité. Les caresses sont de l’ordre de la tendresse et non de la génitalité pure.

La sexualité est une expression psychique beaucoup plus vaste que la procréation : c’est le moyen de communication non-verbal par excellence et l’expression de sa tendresse, entre les individus. C’est le besoin fondamental d’aimer et être aimé. Un besoin aussi indispensable que de respirer. Et il n’y a pas qu’une façon d’aimer.

La pédérastie est une orientation sexuelle et elle devrait être permise par la Charte des droits. Cependant, personne ne peut accepter la pédophilie active avec pénétration, car les enfants de moins de 10 ans pourraient être traumatisés par une expérience qui ne respecte pas leur rythme de développement physique et psychologique.

Même face à la pédophilie, il faut être assez intelligent pour faire des nuances – ce que notre système ne fait pas – quant à la gravité du geste.

Il y a tout un monde entre une pénétration et un attouchement ; mais on réagit comme si c’est la même chose. La gravité n’a rien à voir avec la morale. Nous  ne devons pas en juger selon notre morale d’adulte, mais le bien-être réel de l’enfant : quelle est la signification et l’importance réelle de la situation quant à l’enfant ?  Jusqu’à quel point les gestes posés risquent-ils de le perturber et de  le marquer dans l’avenir ? Si un cas nous est signalé, il faut que cet enfant soit vu par un professionnel capable d’éliminer les possibilités de culpabilité, de honte. Puisqu’il entend toutes sortes de choses, le jeune pourrait croire qu’il a été sali et vivre avec ce mensonge intérieur jusqu’à ce qu’il éclate. Les contes d’Edgar Poe sont des exemples de la force de l’inconscient.

Cependant, il existe une complicité extraordinaire entre le jeune adolescent et le vieux dans le cas de la pédérastie, car les deux prennent un plaisir divin à goûter à ce fruit défendu tant que la situation n’est pas découverte par les autres. Quand ça se sait et que tout le monde panique, c’est normal pour le jeune d’avoir affreusement peur et de crier qu’il ne voulait pas.

Plus tard, s’il a trop besoin d’argent pour acheter de la drogue ou qu’il soit frustré de ne pas pouvoir revivre les moments de bonheur où il avait tout sans faire d’effort, il se vengera contre la personne avec qui il a vécu une aventure sexuelle et qui la prive de ses rêves en se détournant de lui. Cette dénonciation permet d’effacer sa part de responsabilité, de devenir une victime pour laquelle tout sera pardonné, effacé, même la vérité.

L’interdit, la culpabilisation, le tabou sexuel et la réaction de l’environnement immédiat face à la sexualité sont les principaux responsables des séquelles à l’âge adulte. Il est plus facile de blâmer quelqu’un d’autre, en particulier, sous prétexte de son innocence, que de comprendre que le système en montant ces situations en épingle, en les condamnant incruste en nous le mépris de soi et une culpabilité injustifiée.

Les consultants, s’ils étaient honnêtes, feraient comprendre qu’il n’y a pas lieu de se culpabiliser si on pose un geste que l’on ne sait pas répréhensible ou qui nous est imposé. C’est toujours l’intention qui compte…

Il faut avoir la sagesse de nuancer entre une relation basée sur l’affection, le plaisir et une relation maintenue par la violence et la domination. Une caresse n’a jamais blessé personne et il n’y a pas un nombre donné d’éjaculations avant de s’assécher. L’interdit sexuel est strictement injustifié, basé sur ce des réflexions et une compréhension nettement dépassée de la sexualité.

Cet interdit existe parce qu’à travers l’histoire de la race humaine, les autorités religieuses et bourgeoises ont décidé que c’était mal d’aimer en dehors du mariage, sans procréer. Personne n’ose remettre en question le bien-fondé de cet interdit. On agit alors avec nos émotions et dans la peur de ce que les autres pensent de nous.

Souvent, si ce n’était de l’entourage, tout se déroulerait pour l’enfant comme si rien ne s’était passé. Si les parents réagissent en hystériques alors que l’enfant n’y a vu qu’une situation bizarre ; ils risquent fort d’être les vrais responsables du traumatisme futur de l’enfant. Tout ce que le jeune comprend à travers le comportement de ses parents, c’est « qu’il faut que ce soit extrêmement grave pour qu’il y ait autant de personnes qui s’énervent autour de sa petite personne».

La réaction des adultes est parfois plus malsaine, plus traumatisante, que ce qu’a vécu l’enfant, qui souvent n’a même pas conscience de l’enjeu, car, il a pris plaisir à cette désobéissance. D’ailleurs, certains jeunes fantasment sur la sexualité et sur le désir d’être agressés : ce n’est pas qu’ils voudraient souffrir, bien, au contraire, mais ils veulent retenir enfin une attention bienveillante. Autant prendre un risque que de ne pas exister.

Il a été établi dans les procès en Californie, qu’après un certain temps, le jeune ne sait plus ce qui est vrai et ce qu’il a inventé. Il n’y a rien de mal à vouloir être un objet de désir, de rechercher l’attention ou la tendresse. C’est un besoin inné et vital chez l’homme. La séduction n’est pas qu’une affaire d’âge, ni de sexe, elle découle du besoin inné de vouloir être aimé, un besoin fondamental des humains.

L’intervention des adultes est un vrai lavage de cerveau. Sous prétexte de  savoir la vérité, on manipule le jeune jusqu’à ce qu’il dise ce que l’on veut bien entendre et ainsi avoir «sa» poursuite judiciaire. Si le jeune peut être manipulé pour jouer aux fesses, il l’est encore plus quand il a peur et qu’on le force à dénoncer l’autre. Tous les jeunes connaissent bien le drame que l’on crée autour de la sexualité, ils n’ont qu’une voie : nier qu’ils le voulaient et qu’ils ont aimé ça. Ils diront tout ce que la police et autres intervenants veulent bien leur faire dire, même si ça ne correspond plus à la vérité. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé dans mon deuxième procès.

Pour ce qui est des séquelles qui rebondissent une vingtaine d’années plus tard, sauf dans un cas de viol où il n’y a pas de consentement, ce peut être un bon système de chantage pour être compensé financièrement ou permettre l’achat  de drogue. Ce peut être aussi un très bon moyen de blâmer une autre personne de ses propres problèmes de comportement et de personnalité. Si cette culpabilité a fait boule de neige, c’est qu’on n’en a pas parlé quand c’était le temps. À remarquer que si le système en n’avait pas fait de la sexualité un sujet honteux, cela aurait été plus facile d’en parler et d’intervenir pour prévenir de vivre des années d’enfer.

Si le système n’en n’avait pas fait le crime des crimes, les jeunes sauraient la différence entre un viol et un consentement sans vivre par la suite perpétuellement dans la culpabilité et le mépris de soi. Les jeunes sauraient qu’il n’y a pas de zone grise entre un non et un oui. Ce doit être absolument clair : on ne peut pas accepter pour les cadeaux que ça nous procure et se culpabiliser par la suite pour obéir à la morale qui nous reproche d’avoir eu du fun. Ton corps t’appartient en exclusivité et tu es la seule personne sur terre à avoir le droit de décider si tu aimes le partager avec une telle personne ou non.

Par contre, toute victime d’un viol devrait être protégée et non écrasée. Tu n’as pas à te culpabiliser ou te sentir sali pour une chose dont tu n’es pas responsable. Un secours psychologique devrait être gratuitement donné  à toutes personnes violées.

Quel que soit l’âge ou le sexe, une situation qui implique violence, peur ou douleur, est nécessairement néfaste. Chez le jeune, si cette expérience est agréable, c’est un jeu vite oublié comme un autre. Pour un jeune, la sexualité n’a aucun autre sens que de satisfaire une curiosité ou découvrir un nouveau plaisir. Même si le jeune n’éjacule ne pas encore, toucher provoque un tel chatouillement que ce sont des délices. La souffrance de l’enfant dans de tels événements non violents existe seulement dans la tête des adultes : les enfants ne ressentent pas le plaisir autrement que les adultes. Il y a une différence entre une claque et une caresse.

La souffrance de l’enfant, touché sexuellement, est la projection de la phobie féminine de la sexualité et de la peur que les femmes ont de leur première expérience sexuelle. Il ne peut pas y avoir de douleur, si tout est tendresse et d’amour. Le nez n’a rien de différent du pénis, sauf, que les censeurs ont décidé où on a droit de toucher ou non. Ce qu’il faut cacher ou non. Ce sont les rites de la vie sociale.

La réaction des adultes est prépondérante. Puisque le jeune n’a pas encore établi ses bornes quant à ce qui est bon ou mauvais pour lui, la réaction de ses parents indiquera la gravité de ce qui s’est passé. De plus, il se croit vite responsable de tout ce qui lui arrive. Il est aussi très sensible à ce pensent ses parents et ses paires. Réagir comme des fous, des hystériques, réagir comme si c’est aussi pire que s’il avait été tué, peut avoir des conséquences beaucoup plus néfastes pour le jeune que l’on prétend protéger que l’expérience sexuelle elle-même.   Moins on en fera un plat, moins ce sera grave pour le jeune, moins il en souffrira.

La décriminalisation des rapports non violents permettra aussi à l’adulte de ne pas devenir violent par peur de ce qui se passera si on le découvre. C’est peut être un facteur primordial pour éviter les situations violentes, surtout quand le

«prédateur», comme disent les féminounes, est malade mental. Y ajouter la peur, c’est peut-être y ajouter la violence. Si on veut vraiment protéger les jeunes, c’est un point de vue qui mérite considération.

Que les adultes aiment cela ou pas, de très nombreux jeunes adorent ce genre d’expérience parce qu’elles sont entourés d’une affection et d’un plaisir qu’ils n’auront jamais autrement. Les jeunes connaissent beaucoup plus vite comment interpréter les regards, les sourires ou les signes qu’on ne le croit. En d’autres termes, ils sont bien moins niais que nous l’avons été. Ils sont plus dégourdis parce qu’ils sont mieux renseignés, malgré tous les efforts du système pour tout censurer. Très rares sont ceux qui ne comprennent pas quand ils sont «cruisés».

Les jeunes ne perçoivent pas la sexualité comme les adultes : elle a peu d’importance si elle se confond à un jeu, une curiosité à satisfaire.

Cela devient un crime total seulement quand les parents, la police, les éducateurs et les psychologues s’en mêlent comme si le jeune venait de participer au crime du siècle. On ne se demande même pas si le jeune est plus

ou moins consentant, s’il est traumatisé ou heureux de son expérience, on condamne point à la ligne.

S’il ne faut pas banaliser l’amour qui entoure la sexualité pour permettre à l’âge adulte d’en respecter la grandeur, de la sacraliser ou idéaliser, il faut cesser de réagir à ces situations comme si ce qui venait de se passer est le pire crime de l’humanité. Une caresse ou un toucher n’a jamais asséché ou blessé quelqu’un.

La seule vraie raison pour l’interdit sexuel d’exister est que l’on maintient une morale d’hypocrites et de menteurs, en prétendant que c’est Dieu lui-même qui a fixé les règles. Rien d’autre ne justifie les interdits sexuels non violents.

L’obéissance à ces règles prétendument formulées par l’Au-delà est du même ordre que le fanatisme, une émotivité qui se veut une forme de paranoïa. La dictature du Moi.

Les gens réagissent en fous pour prouver à tout le monde qu’ils n’approuvent pas et ne sont pas complice… pour éviter la punition divine. Ils ont une telle peur de ce que les autres penseront d’eux qu’ils inventent une peur quintuplée par la honte. Ce lavage de cerveau est le pouvoir de l’ignorance universelle, transmissible parce que tous les individus se retrouvent dans une morale contre nature en étant confinée à la procréation.

C’est ainsi qu’on a pu faire croire auparavant que l’homosexualité, par exemple, est une maladie mentale.

La sexualité, après une période de latence, se manifeste avec l’apparition de l’adolescence vers 10 ans et plus. Chaque individu vit cette expérience à différents âges, de manière particulière à sa personnalité. Cette expérience peut être absolument heureuse ou décevante, parfois même traumatisante.

Si on veut respecter le jeune, on ne fixera pas d’âge de consentement, mais on établira qu’entre neuf et 16 ans, c’est le retour à la sexualisation. L’âge n’est pas le même pour chaque individu. Certains sont plus précoces ou retardataires que d’autres.

En ajoutant des cours positifs et sans censure sur la sexualité à la fin de l’élémentaire et en fixant l’âge de consentement avec l’entrée au secondaire, on s’assure de respecter le rythme biologique de développement du jeune et de lui fournir tous les moyens pour décider de ce qui est bien ou mal pour lui. Tout lui interdire, c’est lui mentir, le surprotéger, l’irresponsabiliser.

L’individu doit être préparé à dire oui ou non et à être autonome et responsable de sa sexualité. Il est impossible de rêver à une véritable autonomie, si l’individu ne devient pas l’unique maître absolu de son corps et de ses émotions. Il est hypocrite de parler de démocratie s’il n’existe pas une conscience individuelle et la capacité de faire entendre son opinion.

Contrairement à ce que l’on pense, plusieurs jeunes tentent des expériences sexuelles avec des adultes pour satisfaire leur curiosité et sont heureux des résultats. Pourquoi ? Ces jeunes n’ont pas subi de lavage du cerveau leur faisant croire que toute relation sexuelle est mauvaise et néfaste. Le «mal / péché de la chair » n’est rien d’autre que de l’ignorance. Pour le jeune, vivre une telle aventure, c’est souvent, au contraire, la découverte de son pouvoir de séduction, de la tendresse et du plaisir. Ils sont ravis d’être le centre d’attention d’un adulte et ils savent très bien en profiter. Il est bien évident que cette découverte est beaucoup plus fréquente entre des jeunes d’un même âge.

Contrairement, à ce que l’on fait croire, dans ces relations, le jeune n’est pas maltraité, au contraire, il est trop gâté. C’est d’ailleurs, parfois, un des points négatifs de cette forme de relation. Quand cette expérience, comme toute expérience amoureuse, se termine, le jeune peut se sentir rejeté. Comme toute rupture, celle-ci peut être particulièrement douloureuse, car souvent l’adulte est devenue une personne signifiante très importante. La pédérastie est soumise à toutes les lois des relations humaines et provoque les mêmes émotions qu’une relation hétérosexuelle entre adultes ou entre personnes du même âge. C’est pourquoi le pédéraste est responsable de la personne aimée.

Les «préjugés» du milieu font qu’une relation pédéraste durable est impossible. La seule différence entre les relations adultes jeunes et la prostitution ; c’est l’amour, l’amitié, la durée. La pédérastie devrait pouvoir exister si elle est  positive pour le jeune ; mais, la société ne permet pas que ce soit vécu au grand jour. Il faut la vivre d’une manière hypocrite, à la cachette et coupable.

Les jeunes ne sont pas assez bêtes pour ne pas comprendre que pour la très grande majorité des gens avoir une aventure sexuelle, si on n’a pas l’âge, c’est un crime épouvantable. Tout ce qui est d’ordre sexuel demeure un interdit pour le jeune. On pense automatiquement que le jeune n’est pas assez intelligent pour identifier ses besoins et les plaisirs de son corps. On oublie tout le bien que peut procurer une telle amitié. La seule différence entre l’amour et l’amitié, c’est le désir de procréation relié automatiquement à l’amour. Quant à la passion, elle est reliée aux émotions et aux sentiments.

Ce n’est pas une expérience qui fera dévier l’orientation sexuelle profonde d’un individu. Même si un jeune tente l’expérience, il reviendra, s’il l’est, à sa «petite nature» d’hétérosexuel. Accepter de participer à répétition à des activités homosexuelles ou autres alors que ce n’est pas sa nature, pour les raisons que l’on voudra, c’est s’exposer émotionnellement à exploser un jour ou l’autre.

Étant donné que l’on parle peu ce phénomène, il se peut que le jeune en ait honte ensuite et qu’il s’interroge plus profondément sur sa véritable orientation

sexuelle. Si nous vivions dans un monde où l’on n’a pas honte de consulter les autres quand on a des doutes, ce problème n’existerait pas. Les prétendues séquelles sexuelles sont le fruit d’une mauvaise éducation sexuelle qui maintient le tabou et la honte d’être ce que l’on est… hors de cette pensée unique, c’est la damnation éternelle.

L’abstinence sexuelle est contre – nature. Les rêves ou les règles s’en chargeront d’ailleurs naturellement…mais pour un jeune ignorant, les rêves peuvent être la preuve que sa perversité est telle qu’il ne peut même pas la fuir dans ses rêves. L’ignorance fait plus de dommages que l’expérience. Que les adultes aiment cela ou pas, de nombreux jeunes adorent ça parce qu’ils sont baignés dans une atmosphère de jeu, de tendresse, de cadeaux et d’une attention qu’ils ne connaîtront probablement jamais autrement. Ce n’est pas parce que tu es noyé de cadeaux que tu es devenu «accro» à la personne qui te les donne : c’est que ça te fait plaisir et que tu te sens considéré.

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