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La liberté sexuelle 16

août 17, 2020

La liberté sexuelle 16 

Partie 2

« TU ES LE SEUL MAÎTRE DE TON CORPS ET TON ESPRIT »

Toutes les règles concernant la sexualité devraient reposer, à travers le monde, sur cette phrase : « Tu es le maître absolu de ton corps et de ton esprit » pour gérer la sexualité individuelle.

Cette règle devrait s’appliquer partout. La sexualité d’une personne ne regarde qu’elle-même en autant qu’elle est non violente, consentie et responsable. C’est non seulement une question de respect de l’intégrité physique et psychologique

de chaque individu, reconnue dans de nombreuses chartes ; mais un droit absolu à la vie privée.

Par ailleurs, tant qu’il y aura des religions, les lois sur la sexualité devraient être soumises aux règles de l’état civil et les lois civiles devraient avoir priorité sur les lois religieuses. Toutes ces lois devraient affirmer l’intégrité physique et psychologique, le droit à l’orientation sexuelle et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Les religions condamnent toutes, la sexualité en dehors de la procréation, mais la science démontre que personne n’est responsable de son orientation sexuelle — par qui elle est attirée –. Tu ne choisis pas à ta naissance, si tes pulsions seront conformes aux normes sociales ou déviantes, encore moins criminelles. D’une manière ou d’une autre, tu n’as pas le choix, t’es pris à vivre avec. Les religions peuvent continuer de nous damner, si elles ne veulent pas évoluer ; mais, quant à l’état, il faudrait établir une nuance entre protection et sur- protection ou aliénation des individus, particulièrement des mineurs. Un état qui contrôle la sexualité de ces citoyens est un état qui s’assure un contrôle absolu sur la vie privée individuelle de ses citoyens. Sauf, s’il y a violence ou domination, l’état et le système judiciaire n’ont rien à voir avec la sexualité des gens, même si ce sont des enfants.

La sexualité des enfants relève des parents et non de la police, à moins d’avoir besoin d’une intervention extérieure pour la protection physique de l’enfant.

Aucune personne n’a encore souffert de regarder de la pornographie sur son internet. D’ailleurs, la nudité est moins dangereuse que la violence et la discrimination que l’on implante dans les jeux pour les enfants. Personne ne s’est asséché après s’être masturbé ou avoir joui d’une fellation. Cependant, pour des raisons religieuses, on maintient particulièrement auprès des enfants, une paranoïa quant à tout ce qui touche la sexualité. On apprend aux jeunes à se méfier des « hommes » : il faut avoir peur des étrangers, des oncles, parfois du père ; mais on ne parle jamais ou presque des femmes. Ce qui nous incite à  dire, sans peur de se tromper, qu’on vise l’homosexualité.

On fait un tel drame autour d’une aventure sexuelle d’un jeune qu’il croit qu’une expérience d’exploration sexuelle avec un camarade fera de lui un « fifi » pour le reste de sa vie. Il croit que de jouir de sa sexualité est le pire des crimes, que la chasteté à son âge est plus importante que la violence ou les drogues.

Pendant qu’on surveille la sexualité de nos jeunes, on accepte qu’il y ait encore des milliers d’enfants soldats ou d’enfants battus ou qui crèvent de faim. Si on veut vraiment protéger les jeunes, on doit apprendre aux parents comment exercer la surveillance de leurs enfants. La police n’a pas à remplacer les parents. Contre la pornographie sur internet, on doit s’attaquer aux producteurs et non à ceux qui utilisent ce moyen de communication moderne pour se rincer

l’oeil. C’est moins dangereux pour les enfants qu’un adulte se masturbe en regardant de la pornographie infantile sur internet qu’un frustré qui se cherche une proie en chair et bien vivante. Les «nouvelles sont plus pernicieuses pour l’équilibre que la sexualité.

Personne ne peut tolérer la pédophilie, s’il y a pénétration, car, sauf la curiosité, la sexualité peut être perçue par cet enfant comme un geste dangereux, traumatisant. Selon les stades de développement précisé par Freud, la pédophilie concerne les jeunes entre 0 et 10 ans alors que la pédérastie s’intéresse aux jeunes de plus de dix ans.

La pédérastie est une orientation sexuelle plus que millénaire. Refuser d’établir cette nuance, c’est de la mauvaise foi pour pouvoir s’attaquer à toute forme de sexualité chez les jeunes. Pire, c’est leur refuser le droit à leur intégrité et à leur droit de choisir s’ils aiment ou n’aiment pas la relation qui se présente à eux. Comment construire une conscience personnelle, si on doit tous obéir à une même morale collective ? C’est de la surprotection, un viol des consciences.

Par contre, pour respecter vraiment les enfants, quant à leur développement et le besoin de se comprendre, les écoles devraient vers neuf ou dix ans (ce qui correspond selon Freud à la fin de la période de latence et respecte la vitesse de développement sexuel qui est strictement individuelle) des cours sur la sexualité. Ces cours permettront aux jeunes de savoir comment fonctionne leur corps, les changements à venir avec l’adolescence, le danger des maladies vénériennes et comment réagir dans le cas de rencontres avec des gens violents ou qui puissent leur imposer leur vue. On doit aussi parler des liens affectifs qui se créent dans une relation sexuelle.

Il faut surtout leur apprendre leur droit de pouvoir autant dire «oui», ou «non», « j’aime ou j’aime pas » à une relation sexuelle, même si elle est strictement exploratoire.

La décision à savoir si une relation est positive ou non, acceptée ou refusée, est un droit individuel fondamental. Un droit relié à l’intégrité physique de l’individu. Cette décision appartient à l’individu et ne doit pas être régie par les règles d’une morale mur à mur.

«Tu es maître absolu de ton corps ».

Cependant, les jeunes doivent avoir l’écoute des adultes pour s’assurer que leur morale personnelle soit respectée. Ils doivent être les seuls à pouvoir porter plainte si une relation sexuelle ne leur plaît pas. La sexualité est un geste libre. Un geste de plaisir, mais aussi un geste qui se doit d’être responsable, car il n’est  pas  seulement  physique,  mais  il  contient  une  large  part  d’émotions.

Plutôt que de crier au meurtre quand un jeune parle de sa sexualité, on devrait l’écouter et respecter comment lui, il se sent dans sa sexualité. On doit se rappeler que les normes morales ne sont que des conventions sociales.

S’il y a une forme de violence (viol) ou de proxénétisme, en cour , le procès ne devrait pas être de tout raconter dans tous les détails de ce qui s’est passé et examiner même les expériences antécédentes, la réputation des victimes ou des accusés ; mais d’établir d’une façon claire et nette que la personne ne voulait  pas de cette relation au moment où elle se passe ; d’où la nécessité dans l’éducation des plus jeunes de leur faire bien saisir l’importance du oui ou du non. En sexualité, un «noui» c’est un oui. Il n’y a pas d’espaces grises, c’est oui ou non ; j’aime ou je n’aime pas.

Pour protéger quelqu’un, il faut qu’il y ait danger. Or, la sexualité est ce qu’il y a de plus naturel chez les humains et les règles de notre morale sont le fruit de conventions sociales et de délires religieux contre- nature. On confond encore danger et péché. Malheureusement, la sexualité sous le prisme des religions repose sur les hallucinations des religieux frustrés plutôt que sur une approche plus scientifique, selon laquelle la sexualité est une partie intégrante de notre vie et de notre développement.

On peut parler de protection quand il y a violence ou non consentement. On peut aussi dans certains cas parler de violence ou une domination abusive par le client d’une personne prostituée. C’est aussi une violence de devoir se protéger contre le chantage des vertueux. Sauf la violence, rien ne justifie des règles qui créent une autocensure qui repose sur la peur et l’omerta. Le tabou engendre l’aliénation.

Tout individu a le droit se d’informer pour connaître son corps, même très jeune, s’il le désire. Cette éducation avant l’âge de 10 ans devrait appartenir aux parents ; non à l’école ou la police, appelée en renfort pour remplacer des parents qui doivent travailler tellement longtemps qu’ils ont perdu contacts avec leurs enfants.

D’autre part, les professeurs devraient pouvoir indiquer les sources littéraires et visuelles qui répondraient aux interrogations. Les photos pour informer les gens sur les réalités sexuelles n’ont rien de pornographique comme la nudité, d’ailleurs. Présenter la sexualité comme le mal des maux, c’est plutôt ça qui est anormal et vicieux.

C’est un pur viol des consciences. Pour voir du mal dans la sexualité, il faut avoir un esprit tordu. Pourtant, c’est ce que l’on fait quand on parle de sexualité avec les jeunes. Des policiers ont même déjà saisi des livres d’éducation sexuelle comme un matériel pornographique ou se font passer pour un jeune (un leurre) pour attraper toute personne qui s’intéresse sexuellement aux jeunes. Est-ce pour protéger les jeunes ou une chasse aux sorcières ?

La création d’un âge de consentement viole le droit des jeunes à leur sexualité, car elle ne respecte pas la vitesse individuelle de développement et la création d’une morale personnelle et individuelle face à la sexualité.

La liberté ne s’acquiert pas au coup de minuit, à partir d’un âge donné, mais à la suite de ses expériences bonnes et mauvaises. L’âge est un facteur de discrimination pour les jeunes, dans tous les pays qui établissent un âge de consentement qui ne respecte pas les données de la science. Ces payas fondent leurs règles sur les élucubrations des religions qui, avouons-le, sur le plan sexuel, sont des misogynes, entraînant l’inégalité entre les hommes et les femmes ainsi que la peur de l’autre.

Les religions avec les médias créent une véritable paranoïa face à la liberté sexuelle. Toutes les religions devraient respecter ce droit individuel qui consacre d’ailleurs l’égalité absolue entre un homme et une femme. La peur de la sexualité est très souvent confondue avec la peur de l’homosexualité.

Tous les individus devraient pouvoir faire appel à tous les mécanismes judiciaires et policiers pour protéger leur droit de vivre selon leurs propres valeurs, en autant qu’elles soient non violentes, qu’elles respectent le consentement de l’autre, qu’elles soient conscientes de sa responsabilité et je dirais même agréables. L’individu a le droit de dire non autant qu’il a le droit de dire oui ; mais dans notre société puritaine, on prône que le non. Les individus ont droit à la vérité, et par conséquent, d’avoir accès aux informations susceptibles de les renseigner sur la sexualité.

Actuellement, sous prétexte de protéger les plus jeunes, les pays créent un âge de consentement. Bien que cette mesure vise le bien-être des jeunes, elle est une façon de les surprotéger et d’accorder aux adultes, voire les parents, le droit ou le devoir de gérer leur sexualité. Ce qui contrevient au respect de l’intégrité des jeunes ainsi qu’à leur vie privée.

Bien entendu, il est normal que les parents s’inquiètent parfois des relations de leurs jeunes. Cependant, si cette situation est fréquemment abusive, c’est que les parents, à cause de leur autoritarisme ou de leur façon d’aborder les jeunes sur la sexualité, sont incapables de les mettre assez en confiance pour en faire des amis. Quand une mère dit que sa fille lui soulève le coeur à toutes les fois qu’elle la voit, depuis qu’elle a été en présence d’un vieux qui se taponnait sur son lit, elle a un urgent besoin de traitements.

Les religions ont toujours rejeté le plaisir. Pourquoi les féminounes essaient-elles d’imposer à nouveau cette norme : le rejet et le dégoût de tout ce qui est sexuel? Notre civilisation, à cause des religions, a tellement méprisé les femmes qu’il est compréhensible qu’elles rejettent le sexe, symbole de leur assouvissement, oubliant que la sexualité est une belle et normale réalité humaine. Il en sera ainsi tant que notre éducation abordera négativement la sexualité.

La sexualité est un droit individuel fondamental et sacré. L’état ne doit pouvoir intervenir que pour assurer à l’individu la liberté absolue de sa propre sexualité, le protéger du crime organisé ou des proxénètes. En ce sens, des règles doivent assurer la protection et la libération de toutes les personnes qui sont piégées par l’immense industrie du sexe, de façon, à ce que leur «liberté individuelle», soit totalement respectée. Tout individu devrait obtenir la protection de la cour (donc de la police) si elle présente une plainte à l’effet qu’elle est forcée de se prostituer ou participer à des activités sexuelles contre son gré. Cependant, toutes les plaintes devraient être pour être reconnues, formulées par la personne elle-même.

De plus, il devrait exister un syndicat du sexe dans tous les pays afin de protéger la personne qui se sert de la prostitution pour survivre. Le fait d’être humain l’emporte sur la morale et par conséquent, rien ne justifie, que la personne prostituée devrait accepter la violence, le chantage ou toute autre forme de discrimination liée à son mode de vie. On attache une trop grande importance au sexe par rapport à la violence ou aux drogues. Faut-il être sans manger durant une semaine pour comprendre que pour certains(es) le sexe peut signifier la  » survie  » ou le « plaisir » ? Notre morale est une invention religio- bourgeoise qui ne respecte pas notre réalité d’ «animal sexué». Il est urgent que l’on adopte une approche plus réaliste et plus scientifique. Tout individu a le droit de « jouir sexuellement », en dehors des sacro-saintes règles du mariage et de la procréation. Tu es le maître absolu de ton corps et de ton esprit, même dans le mariage.

Pourquoi la sexualité est-elle perçue comme une saleté ?

Toute notre approche de la sexualité vient des religions d’où sa condamnation, car les religieux croient que l’homme est un ange déchu. Le corps est le résultat de cet état d’éternelle infériorité.

Les religions prétendent que Dieu lui-même est venu nous dire de ne pas jouer avec notre zizi en dehors de la procréation. Comment un être strictement spirituel peut-il nous guider dans notre rapport avec notre corps ? Comment un être infini, éternel, peut-il savoir exactement ce qui se passe chez les mortels ? N’est-il pas supposé avoir une vue d’ensemble et non de détails ?

Les enseignements religieux émanent de l’interprétation, de la fabulation des religieux face au sexe et leur obsession de chasteté. Selon eux, la sexualité en dehors de la procréation est source de mal.

Cette vision dominante condamne la sexualité à être méprisée. Elle est motivée par la connaissance que les hommes avaient alors de la sexualité. Il était impératif pour l’espèce humaine d’avoir une relève afin de ne pas disparaître d’où la nécessité chez l’homme de préserver le sperme afin de s’assurer qu’il n’en manque jamais, qu’il soit toujours de très bonne qualité d’où tous les rituels d’initiation. Pour cela, on a élaboré toute une morale qui aujourd’hui, avec nos connaissances, démontre que leur approche n’était nullement fondée sur la réalité, sur la nature réelle de la sexualité. Pourquoi continuer d’agir à partir de cette ignorance ?

Malheureusement, le but des réflexions sur la sexualité sert toujours à justifier ces règles aberrantes, portées par l’ignorance, et qui rejettent le plaisir et la dimension émotive de la communication à travers les jeux sexuels. On a même créé un langage spécifique pour anéantir le respect de la sexualité dès l’enfance.

Le rejet de la vie sexuelle prend l’aspect d’un dégoût de ce qu’il y a de plus beau et de plus formidable dans la nature.

Les religions ont perverti la sexualité en méprisant la femme. Elle représente pour les religieux une source de tentation et un obstacle à la chasteté. La femme est le mal en chair et en os.

Quant à l’homosexuel, c’est le diable en personne. Cette vision négative de la sexualité est une forme de déséquilibre émotif plutôt qu’un idéal. Elle entraîne automatiquement toutes sortes de ségrégations : homme- femme ; de race, etc.

Celui qui pense que la chasteté est l’idéal des idéaux ne peut concevoir l’autre autrement que plus infect qu’un cochon. Tout individu étant sexué est voué au péché.

L’aspect fondamental de la sexualité n’est pas que la génitalité, la transmission de la vie ; mais c’est aussi l’amour, le lien émotif qui s’établit entre deux individus.

Un jour, on comprendra peut-être que la violence et les drogues sont un danger beaucoup plus grave, réel et immédiat pour les jeunes que la sexualité.

La pédérastie est-elle une déviance sexuelle ?

La conception et la naissance d’un enfant est, depuis le début des temps, la seule finalité de la sexualité, car, elle assure la survie de l’espèce. Qu’y a- t-il de plus mystérieux que le phénomène de la conception et de la naissance d’un être vivant ? N’est-ce pas le geste sacré par excellence ? Est-il étonnant que les religions s’en soient appropriées ?

Puisque les humains ne comprenaient pas le processus sexuel, la vie, les forces de la nature ; ils ont inventé des divinités pour expliquer l’inexplicable. Les religieux d’alors ont voulu mater ces forces naturelles en les convertissant en dieux et en leur offrant des sacrifices pour les garder de bonne humeur.

Les mythes illustrent bien l’absence de connaissance et le besoin de sécurité de l’homme primitif que nous sommes encore d’ailleurs aujourd’hui. Les mythes, en prenant de l’ampleur, ont donné naissance aux religions. En détenant seul le savoir, ça permit aux religieux de dominer les profanes.

Pour étendre ce pouvoir, on a inventé la royauté, puis, le système, c’est-à-dire les castes et les classes sociales, donc, un moyen pour un petit groupe de contrôler et d’exploiter tous les autres individus de leur naissance à la mort. On inventa une structure sociale dans laquelle il y avait ceux qui dirigent, qui inventent les lois, définissent ce qui est bien ou mal. Les dirigeants pour s’assurer que ceux qui ne respectent pas ces règles parmi le peuple soient punis ont créé des armées dans le but de protéger leur pouvoir et asseoir leur autorité. Un pouvoir qui se doit d’être lucratif.

Les dominants constituèrent des classes à part : l’aristocratie et la bourgeoisie, une mafia légale ou le système, qui recevaient ainsi autant les bénéfices des dévots que de la pègre. Dominer devint synonyme d’exploiter, de lever des impôts. Exploiter donna naissance au commerce. Pour garder la mainmise sur les individus, on inventa la morale, d’où les religions sont une série d’interdits, de règles et de rites. La peur religieuse maintenait l’ordre.

Toutes les peurs avaient leur dieu, leurs règles et leurs rites afin de contrôler chaque moment de la vie. Pour étendre leur pouvoir, ces règles exigeaient parfois même des sacrifices humains. On donnait un petit exemple par ci et par là.

Pour comprendre le sadomasochisme des religions, il faudrait aussi comprendre le rôle et le sens du sacrifice dans la tradition. Il faut souffrir pour être pur, être castré psychiquement. Avec le temps, on a confondu pureté avec chasteté… Avec la place que les Livres Saints ont faite aux femmes, la sexualité est devenue la raison par excellence de la malédiction féminine. La femme se devait d’obéir à son mari. Elle n’existait pratiquement pas. Elle n’avait aucun droit.

Pour dominer, les religieux ont institué les Sages qui ont écrit les livres saints. Ces livres sont la pensée condensée des Sages à travers l’histoire des peuples juifs et arabes : la Torah, la Bible, le Coran et les Évangiles. Les prophètes étaient des individus qui portaient leur peuple en eux et pouvaient ainsi comprendre et prédire le destin des leurs. C’étaient des hommes qui cherchaient une nouvelle avenue spirituelle pour accéder au bonheur et au vrai sens de la vie.

Selon l’écrivain, Raoul Roy, dans Jésus, guerrier de l’indépendance, les prophètes, particulièrement Jésus, étaient les penseurs de la révolution locale contre la domination de Rome. Sous prétexte que les prophètes parlaient au  nom de Dieu, tous les humains devaient obéir aveuglément à leurs règles pour survivre, car les autres étaient là pour veiller au grain. La cohésion du groupe reposait sur la foi aveugle et l’infaillibilité des règles religieuses. On les imposa. Les Talibans sont un exemple moderne de cet esclavage qui n’en porte pas le nom.

Les règles pour régir la sexualité sont nées de cette même peur et de cette même ignorance. On avait entre autre peur que l’on cesse de pouvoir procréer, si on éjaculait trop souvent ou librement.

Les règles ont aussi été créées parce que la sexualité est accompagnée de plaisir. Un plaisir pour lequel bien des humains ne savent pas freiner leurs désirs. La femme était un titre de propriété.

Ces règles sociales ont été acceptées et sacralisées autant par la gauche que la droite, comme si religions et idéologies transcendaient la vie sociale et politique.

En réalité, ces règles universelles permettent d’empêcher l’éclosion d’une conscience individuelle et élimine le danger d’éclatement du système maintenu par la dictature morale.

La répression sexuelle permet aux religions ou aux idéologies, à travers le fanatisme, de prouver leur supériorité sur les autres, qui sont nécessairement identifiés à la tentation et aux impies. La haine du péché devint vite la peur et la haine de l’autre, de la différence.

Encore aujourd’hui, comme à cette époque, la force d’une religion tient à son fanatisme et au nombre de ses membres.

C’est pourquoi les religieux de toutes les sortes rejettent la laïcité : ils doivent porter publiquement des signes extérieurs (le voile islamique, la croix, par exemple) pour prouver leur force et leur supériorité. Les signes extérieurs religieux jouent le même rôle social que le vote dans une élection prétendument démocratique : préciser le nombre d’adhérents et engendrer la peur de leur pouvoir. Ainsi, les religions ont bâti leur empire sur l’ignorance, la peur et les émotions.

Rien, sinon la bêtise et l’ignorance ne justifient logiquement la répression sexuelle. Qui peut croire qu’un Dieu purement immatériel peut nous guider dans une réalité aussi humaine que la sexualité ? Mais, les dirigeants religieux l’avaient compris, la peur de la sexualité, principalement chez les femmes, empêche l’égalité entre l’homme et la femme. Cette peur morbide entretient la paranoïa et une domination macho de l’homme. Elle identifie la vie au sacrifice plutôt qu’au plaisir. Elle condamne l’autre à la saleté et au rejet.

La frustration justifie ensuite la violence et la domination, car, la frustration est source de violence. Le fanatisme religieux est la cause par excellence des guerres. C’est la lutte pour dominer, être la vérité, mais on oublie que la vérité est d’abord une réalité individuelle.

Les religions universelles (judéo – chrétienne – islamique) tuent toute conscience individuelle et relèguent la femme au rôle de servante de l’homme macho tout- puissant. Elles oublient que la Bible est très profondément en opposition avec l’Évangile.

L’Évangile rejette la violence alors que dans la Bible elle est sacrée. Dans la Bible, les homosexuels à travers Sodome et Gomorrhe sont condamnés ; dans les Évangiles, Marie-Madeleine est sauvée par Jésus et Saint – Jean, qui n’a que 15 ans, est le favori du Christ. Dans l’évangile selon St- Jean (bible de Jérusalem), ils se retrouvent, en toute lettre d’ailleurs, couchés nus au Jardin des Oliviers.

Les formulations religieuses, parfois mensongères, même si elles avaient pour but d’expliquer et de mettre un peu d’ordre dans la barbarie qui sévissait, sont pires que le viol d’un corps ; elles sont le viol de la conscience humaine.

L’ignorance à la base des mythes et des religions a permis la naissance du fanatisme. C’est ce fanatisme qui nous tient aujourd’hui sur le bord d’une guerre de religions ou une guerre mondiale.

Qui, aujourd’hui, peut encore croire que le sperme est le sang blanc de l’homme, le plus riche sang qui soit ? Qui croit encore que la masturbation est une forme d’assassinat parce que les spermatozoïdes meurent ? Pourquoi y a-t-il  des rêves blancs (wet dreams) ? Pourquoi les règles chez les femmes sont-elles présentées comme la «maladie des femmes » ? Ce sont pourtant les  mensonges qu’entretenait la religion au Québec…La danse était l’autoroute du mal. Plutôt que de centrer ces messages sur l’amour, l’essentiel du christianisme, l’Église a préféré entretenir la peur du sexe.

Encore aujourd’hui, la majorité des garçons et des filles ignorent pourquoi et comment fonctionnent leur corps, plus particulièrement, du point de vue sexuel parce que les adultes ont si honte qu’ils ne savent pas comment en parler. C’est encore un sujet tabou, sous prétexte que c’est vulgaire.

La vulgarité est relative et permet souvent de mettre fin à l’exploitation humaine, car ce que le système considère vulgaire est souvent de l’hypocrisie traduite en mots. Les mots deviennent une forme de domination en soi.

On inventa un vocabulaire «bourgeois», dit scientifique, qui permet le rejet des mots utilisés par le peuple pour expliquer la sexualité et ainsi maintenir un langage particulier entre riches et pauvres.

Pour éliminer la sexualité, on a même inventé une littérature spécifique à la jeunesse ce qui permet depuis aux multinationales de pouvoir tenir les jeunes dans leur mire commerciale et aux féminounes homophobes de poursuivre leur combat identitaire : elles s’imaginent que les jeunes sont comme elles, d’involontaires proies sexuelles. Elles rêvent de vivre dans un monde asexué, castré, dominé par les femmes. Plusieurs semblent confondre égalité et domination ; pureté et castration…Les féministes sont devenues des féminounes, les curés modernes.

L’ignorance permet de dominer. Pendant qu’on pleure sur le sort du pauvre jeune qui a eu le plaisir de se faire sucer, des centaines de milliers de jeunes n’ont aucun accès à l’éducation, des centaines sont tués dans des guerres, des millions ne mangent pas à leur faim…mais au moins ils sont chastes. Les règles sexuelles sont celles des religions, de la bourgeoisie : les règles de l’hypocrisie et de la débilité incarnée par l’ignorance.

La morale sexuelle actuelle est la valorisation des valeurs bourgeoises. Il est facile d’être contre la prostitution quand tu peux toujours manger à ta faim.

Encore aujourd’hui, la police confisque des livres d’éducation sexuelle parce qu’il est possible de voir des jeunes nus. Nos autorités n’ont pas encore eu la sagesse de comprendre que la nudité n’a rien de pornographique tout comme la sexualité n’a rien de sacré.

Au Québec, on invente même de nouvelles infractions. La dernière : priver une famille de son enfant. Personne ne sait d’où ça sort.

C’est encore difficile pour les jeunes d’obtenir une réponse objective et scientifique sur la réalité sexuelle. Les adultes capotent devant l’intérêt des ados face à leur sexualité parce qu’ils nient un phénomène tout à fait naturel et ne semblent pas se rappeler leur propre expérience.

La répression sexuelle est le fruit de l’ignorance, de la peur et de la culpabilité. Et, comme disait mon père, quand on veut tenir un peuple en esclavage, il suffit de le tenir ignorant.

Nos tribunaux et la guerre des féministes contre la pédophilie dans les médias ont simplement remplacé l’Inquisition.

Pendant qu’on parle d’un pédophile, on n’a pas à parler de ceux qui nous volent dans nos gouvernements, des guerres qu’ils provoquent à l’étranger pour s’enrichir, le commerce d’humains du crime organisé comme à l’époque des esclaves, etc. Cette peur maintient l’industrie de l’insécurité et de la peur.

Il faut maintenir la peur et le dégoût de la sexualité à tout prix, car elle permet de parler des faux problèmes et de meubler les statistiques. C’est moins risqué de combattre les individus pédophiles que le crime organisé, mais ça justifie tout

autant les besoins d’augmenter les budgets sous prétexte d’assurer la sécurité du grand public. Les statistiques servent à cette fin.

La pédophilie est un sujet majeur de nos actualités. On en parle comme si c’était aussi important que la guerre ou la faim de la majorité des jeunes dans ce monde.

C’est une façon de lui donner de l’importance et de manipuler notre perception de la sexualité. On maintient ainsi la paranoïa contre tout ce qui est sexuel : du langage au toucher, en passant par l’intérêt ou la curiosité que l’on identifie au harcèlement. En traitant du sujet quotidiennement, on croit que les jeunes auront assez peur pour leur petit cul qu’ils ne s’approcheront d’aucun étranger, oubliant que les jeunes ont une toute autre perception de la sexualité : ils ne comprennent pas grand-chose à cette hystérie. À la fin, ces croisades médiatiques finissent par entretenir la peur et le dégoût du sexe chez les femmes, ce qui permet la domination des mâles puisqu’elles entretiennent elles- mêmes à leur égard une culpabilité autodestructive.

Les hommes sont peut-être «cochons», mais ils s’acceptent comme ils sont, eux, … l’hypocrisie et le «bithchage» ne sont pas leurs sports favoris. Certaines féminounes ont déjà reconnu que le chantage est devenu dans les cas de divorce leur arme ultime contre les mâles.

Cette peur permet la commercialisation institutionnalisée de la sexualité. Si l’on cessait de percevoir les manifestations sexuelles consenties sur une base individuelle comme de l’exploitation, on prendrait vite conscience que le commerce sexuel rend possible une exploitation universelle et institutionnalisée. Le sexe représente autant le bien que le mal, car ainsi, il assure la possibilité de récolter des profits très lucratifs, en opposant la loi et la prostitution, mais en récoltant le fruit de l’un et de l’autre. Pour ce faire, il faut à tout prix conserver  une zone grise qui assure le profit des deux. En créant des lois contrôlant les individus, cela permet de s’attarder à eux et de ficher la paix au crime organisé.

Si l’on considère la procréation comme étant, pour la sexualité, la seule raison d’exister ; il est bien évident que toutes formes de sexualisation, autre que la reproduction, est une déviance.

Il s’agit d’ailleurs de la dictature morale qu’ont voulu imposer les religions judéo- chrétiennes et islamiques. L’amour fut remplacé par l’économie ou la dote, oubliant que pour survivre une relation humaine est strictement basée sur l’amour ou une profonde amitié (de l’amour que l’on a nommé autrement strictement pour préserver l’hétérosexualité de l’homosexualité). Selon les religions, rien en dehors d’une pénétration visant essentiellement à donner naissance à un être humain, n’est acceptable. Pour justifier ce point de vue, il a fallu inventer un péché, nier le plaisir, limiter les sens et la pensée pour faire croire dans la supériorité morale de cette doctrine.

Il faut limiter le «naturel», lui donner un sens péjoratif et sale pour maintenir le joug absolu du péché. Sauver quelqu’un contre lui-même n’est-ce  pas  la formule idéale pour obtenir de lui l’obéissance absolue ? Devenir asexué  comme un ange, n’est-ce pas le rêve de l’homme religieux, cet ange déchu qui ne veut pas de corps pour vivre que par l’esprit?

Il a fallu attendre des siècles avant que l’on constate que l’amour peut aussi être un acte de communication et de tendresse. Aussi surprenant que cela puisse être cette prise de conscience fut le fruit du féminisme.

Plutôt que nous apprendre à gérer notre sensibilité et nos émotions, on nous les a interdites ainsi que les sens qui pouvaient les procurer. Cette castration contre– nature a engendré le fanatisme seul capable de maintenir cette ignorance aberrante. Ainsi, toute pensée d’ordre sexuelle est devenue un péché. La foi aveugle dans l’autorité a engendré le fanatisme et les guerres ; les guerres et le profit ; le profit et la domination. Point de salut, hors de son petit nombril ! Les religions devinrent des institutions extrêmement riches et cupides. Pour dominer, tout fut permis…même les guerres, ces assassinats légalisés et bénis.

Cette conception a permis, grâce à la culpabilité face à ce que pensent les autres de maintenir une main -d’œuvre à bon marché et d’entretenir une bonne chair à canon. (Voir W. Reich). Les Grecs ont été les premiers à s’apercevoir qu’un soldat combattait plus férocement lorsqu’il le faisait par amour pour son petit ami, mais Platon a tenté de récupérer cette force , en tentant de démontrer qu’un jeune convoité perd de son importance quand on lui a fait l’amour.

Donc, la jeunesse et la beauté ne furent plus les seules raisons d’un amour recherché, on a aussi voulu que ce bonheur perdure à travers le désir non assouvi. Montesquieu a par la suite essayé de justifier l’amour hétérosexuel monogame en prétendant que l’homosexualité avait été la cause de la déchéance de Rome. Cette perception permettait d’élargir les interdits.

L’Amour ne s’explique plus seulement par le plaisir corporel, il implique l’existence d’une énergie au-delà du matériel. Ça rappelle «l’orgone» de Reich, une énergie électromagnétique ou la libido de Freud, la vie étant comme l’électricité, une énergie plus condensée que toute énergie du monde physique où le corps est une espèce de fil conducteur…une prolongation mécanique du cerceau (ordinateur).

Plutôt que d’enseigner aux filles et aux garçons leur réalité corporelle, on préfère se taire et crier aux meurtres quand ils se questionnent ou que les choses ne se passent   pas   pour   un  individu  comme  c’est   le  cas   pour   tous   les autres.

On oublie que la perception de la sexualité change selon les âges, les cultures et les connaissances que l’on en a. Son interdiction dicte la place de la sexualité dans nos vies : plus elle est interdite plus elle est obsessionnelle. C’est normal, car le principe même de la libido, c’est de réaliser le plaisir commandé.

Dans certaines cultures, par exemple, il est correct de flatter les organes génitaux des bambins. Personne n’y voit de mal. Aucun bambin ne marque des signes de traumatismes devenu adulte. Le mal est dans la tête de ceux qui le proclament : on appelle ça des scrupuleux ou des esprits tordus. Dans ces pays, il n’y a pas de suicides chez les jeunes.

Le tabou sexuel ainsi que sa sacralisation permettent de maintenir un commerce très lucratif et de dominer les consciences par une peur qui entretient la paranoïa, grâce à la culpabilité. Ce manque de communication nous emprisonne dans l’ignorance de soi et des autres. Il engendre la honte des phénomènes physiques pourtant normaux chez tous les individus : ovulation, éjaculation, bander…Ainsi, tous ont honte d’être ce qu’ils sont, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils se sont faits royalement mentir, mais il est trop tard pour réagir, ça peut prendre une vie avant d’en avoir pris conscience… Ce rejet de soi permet d’entretenir, particulièrement chez les femmes, une forme universelle d’exploitation : la mode.

Plus profondément, la sexualité était partie intégrante des philosophies ou des visions générales pour expliquer la vie et la mort. Les religions ont ajouté Dieu pour justifier la rédemption après la mort et la présence d’une force supérieure. Les règles, les rites et leur vision de Dieu furent pensées par les prêtres des différentes religions à travers la projection de leurs propres problèmes à vivre leur état d’hommes frustrés. Leur approche était souvent basée sur la nécessité de plaire à leur dieu en effectuant des sacrifices ; car, le corps est impur et l’esprit est divin. Ainsi, le plaisir fut vite perçu comme un ennemi de son propre salut. Il faut souffrir pour se purifier…Cette conception était riche : si on  n’accepte pas le sacrifice, on n’accepte pas non plus un travail qui ne nous plaît pas…

Aujourd’hui, plusieurs prétendent que nous sommes une énergie consciente parmi des milliards d’autres énergies à travers l’univers. La vie serait simplement un infime point d’équilibre dans les forces de l’univers. Sa durée ne serait rien  de plus, ni rien de moins que la durée de cet équilibre. Sa rupture serait la mort, le changement. Ce qui fait que nous sommes qu’une simple énergie à la fois éternelle (rien ne se perd, rien ne se crée) et mortelle, car, nous sommes aussi créés à partir d’éléments matériels.

Personne ne peut dire ce qu’il y a avant la naissance ou après la mort, car personne n’en est revenu. Aucune résurrection n’est contemporaine. Ainsi, toutes les interprétations sont formulées par l’imaginaire.

Le péché existe, selon cette nouvelle interprétation de la vie et de la mort, comme une absence d’amour, un manque de sens de la responsabilité. Tout est présent. La seule réalité est le «maintenant». La nouvelle «donne» est qu’il faut s’accepter comme on naît puisqu’on y peut rien. Il faut essayer à partir de cette réalité de construire quelque chose de bien pour soi et pour les autres. Les individus sont ainsi coresponsables de leur vie. On peut leur demander seulement de faire leur possible, considérant que dans cette nouvelle idéologie, l’amour est la force la plus grande puisqu’elle permet d’entrer en contact avec les autres . L’amour a le privilège de donner un sens à la vie.

Dans cette optique , refuser la création comme elle est , c’est un blasphème , car c’est prétendre que Dieu est trop nigaud pour créer autre chose que quelque chose de bien , sans défaut , de parfait , instantané et en évolution. C’est refuser à Dieu le droit d’être Amour ; l’amour étant un appel absolu à la tolérance, à la Connaissance et à essayer de comprendre ce qui est différent. C’est accepter le corps comme partie intégrante de son identité. C’est accepter le changement et l’expérience de l’instant. C’est une autre façon d’expliquer la mort. Être content d’être humanoïde avec toutes les restrictions que cela comporte.

D’ailleurs, contrairement à ce qu’enseignent les religions, le premier péché ne fut pas d’ordre sexuel, mais l’orgueil de Lucifer quant à reconnaître la valeur de l’homme comme création. Il a refusé de s’agenouiller devant l’Homme.

Cette conception de l’humain aurait été impossible sans le cheminement préalable des féministes. Il a fallu la lutte des féministes pour le droit à l’avortement pour interpréter la sexualité autrement qu’un moyen pour perpétuer la race.

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