Aller au contenu principal

La liberté sexuelle 14

août 15, 2020

La liberté sexuelle 14  (pp. 126à136)

De l’irrationnel à la connaissance.

La conception religieuse de la sexualité repose strictement sur l’irrationnel. La sexualité fait partie du corps qui, lui, est matériel, donc d’un ordre de qualité inférieure à l’âme. Nos histoires d’ange déchu. Pour que l’Inquisition devienne possible, il faut que ces frustrés deviennent assez fous pour croire que les péchés d’ordre sexuel doivent être punis de mort, d’ostracisme. Une règle qui existe même encore dans la Charia en 2011.

Au Québec, on n’est pas tout à fait aussi fou. Il n’y a que la télévision qui s’obstine à présenter le nu comme un danger ou une saleté à cause des mouvements de droite qui monopolisent la société de ses scrupules. Si tu portes une brassière ou une petite culotte, tu n’es pas nue. Cet esprit tordu, ce scrupule idiot des féminounes, cette condamnation globale de la sexualité est la principale cause des problèmes d’identité sexuelle chez les garçons. Des scrupules irrationnels qui sont responsables de la majorité des suicides chez les jeunes.

Il en est ainsi parce que ces gens scrupuleux permettent qu’il n’y ait pas de cours moderne de sexualité. C’est un enjeu religieux. Il ne faut pas présenter la sexualité comme quelque chose de bien et de naturel. L’ado n’a pas le droit d’apprendre qu’il a autant le droit de dire « oui ou non» a une expérience sexuelle. Ainsi, un jeune qui se croit pervers doit simplement l’endurer parce qu’il ne peut pas en parler en toute sécurité et sincérité avec des aînés. Ils sont déjà figés dans leur conception que le sexe est mal.

Le mépris pour celui qui est ou que l’on croit gai fait en sorte qu’il doit vivre un ostracisme absolu dans nos écoles. C’est bien beau, dire dans une conférence annuelle, que les gais ont droit au respect. Le jeune entend quotidiennement tous ceux qui l’entourent le mépriser parce qu’il a ses manières, parfois efféminées. C’est un enfer à vivre. Il n’a pas besoin d’être nommé, quand on parle des maudits fifis, il sent qu’on parle de lui. Nos religions agissent en vrais nazis devant tout ce qui est sexe.

J’enseignais la sexualité à l’école Jeanne-Mance. On cherchait un moyen d’enseigner la sexualité sans traumatiser ou scandaliser tous les jeunes. Je travaillais avec une infirmière. Le seul temps où on séparait les groupes, c’était quand elle enseignait l’hygiène féminine et comment se mettre un tampon. Le reste du temps, tous les cours étaient mixtes.

Dans un des cours, la transparence a permis qu’un des jeunes nous expliquent l’enfer qu’il vivait avec les autres qui l’avaient classé gai alors qu’il ne l’était pas. Il nous raconta ses questionnements sur le suicide. Nous avons repris le sujet dans une « mise en situation » au cours de laquelle un des étudiants devait vivre ce conflit. Ce fut très pénible, très émotif. Nous avons tous compris comment sans même s’en apercevoir, en groupe, on finit par détruire la vie de ce garçon. On ne se rend pas toujours compte de l’effet domino. La méchanceté de ceux qui se croient les purs est quasi criminelle quand elle juge les autres. L’autre est un sale parce qu’il ne partage pas tes valeurs ou parce que dans ta « tite » tête bornée, tu t’imagines qu’il ne vit pas correctement. C’est la même chose quand tu es pauvre. C’est même plus fou, car tu peux être mis de côté parce que tu ne t’habilles pas convenablement selon la mode, tu n’aimes pas les mêmes groupes musicaux.

Les gens qui font la morale aux autres devraient s’interroger sur le mal qu’ils commettent sans même s’en rendre compte. La chasteté c’est mauditement moins important que la compassion. Le problème est que souvent les jeunes sont la copie conforme de leurs parents. Ils condamnent très facilement les autres. Ils sont excessifs.

C’est de pire en pire, car nos dirigeants essaient de créer une société dans laquelle nous serons tous pareils et où la sexualité sera vue avec un esprit encore plus tordu qu’au moment où la science vient nous apprendre que sans violence, rien ne justifie notre mise en boîte hétérosexuelle.

On se fait croire qu’on a l’esprit large au Québec, mais inconsciemment le juge renaît en nous et condamne ceux qui pensent comme nous. Il ne peut pas y avoir de mal dans la sexualité, s’il n’y a pas de violence. On ne veut pas dans notre contexte religieux enseigner la sexualité comme quelque chose de naturel, de normal, de significatif dans la vie de chaque individu. On ne peut pas apprendre le droit de dire «oui ou non», d’avoir une conscience personnelle et un sens de ses responsabilités. Même chez les hétéros, l’homme a autant de responsabilité que les femmes quand il fait l’amour en dehors du couple. Les lois privilégient les hommes dans un procès de viol alors que les hommes sont écrasés dès qu’il est question de la garde des enfants. La prétendue protection des jeunes revient traditionnellement aux femmes.

Continuer de voir la sexualité dans l’esprit tordu qui nous a toujours animé, c’est refuser de comprendre que cette situation est responsable de la majorité des suicides chez les garçons. Un silence criminel. C’est refuser de voir le « mal de vivre » que cette morale d’ignorance sème chez les jeunes.

Je commencerai bientôt à livrer le contenu de mon livre La pédérastie mise à nu. Ce fut ma première réflexion écrite sur le sujet.

Depuis, je ne pense pas qu’au Québec, on doive s’interroger seulement sur la pédophilie ou la pédérastie, mais revoir complètement notre façon d’approcher la sexualité. Il faut créer une vision basée sur les connaissances que nous avons acquises grâce à la science. Le mépris a assez duré.

Non absolu à la pédophilie.

Personne ne peut intelligemment défendre dans l’absolue la pédophilie. Juste sur le plan physique, il est évident que les proportions ne permettent pas d’agir sans blesser le plus jeune.

Sur le plan psychologique, je ne crois pas, à cause de la faculté de la mémoire, que des gestes sexuels pourraient vraiment créer des traumatismes ou des séquelles à long terme. Il ne faut pas oublier que le jeune n’est pas encore esclave de la notion du bien ou du mal. Par contre, si le milieu réagit en hystérique, n’importe qui serait traumatisé. Si le jeune est le moindrement insécurisé, c’est une peur qui peut le marquer.

Contrairement à ce que l’on écrivait, le jeune ne peut pas souffrir à partir du symbolisme, il ne connaît pas encore ça. Le symbolisme apparaît qu’au plus tôt à l’adolescence. Tout ce qui existe pour l’enfant, c’est la sécurité, la non-violence, et surtout le plaisir. Croire, comme on le faisait avant, que des massages c’est mal, c’est un manque de connaissance. Être puritain, c’est un déséquilibre tout aussi important qu’être trop actif ou irresponsable. Pire, c’est empêcher un enfant de bénéficier d’un geste qui a été identifié comme permettant de créer plus de sécurité, de confiance en lui-même chez l’enfant. Aujourd’hui, on élève les enfants by the book, oubliant que le savoir est transmis à travers l’ignorance de ceux qui écrivaient et que l’on enseigne aujourd’hui. En général, la perception féminine de la sexualité est une forme d’aliénation, car elles n’y voient que du mal.

Si on enseignait la vérité, on n’aurait pas à avoir peur de ce que les jeunes peuvent apprendre en regardant de la pornographie. Personne n’est jamais mort en regardant un corps nu. Il n’y a que les gens déséquilibrés qui y voient du mal ou de la honte. Malheureusement, nos religions ont parsemé les déséquilibrés par frustration. Ils sont beaucoup plus nombreux que les pervers.

Par contre, pour la protection physique, c’est normal que l’on maintienne l’interdit de la sodomie chez les gais autant que chez les hétéros jusqu’à l’âge adulte, c’est-à-dire jusqu’à la formation complète du corps. Ça m’apparaît comme simplement normal.

Si on était honnête, le système judiciaire reverrait les termes qu’il emploie pour faire peur aux gens. De plus, une séance de plaisirs entre un adulte et un ado ne serait pas divisé, redivisé en différentes plaintes pour le même geste, juste pour rendre celui-ci encore plus inacceptable pour l’ensemble de la société. L’interdit sexuel est devenu un « show » pour faire croire dans la nécessité de le  punir. On parle d’abus, d’agression alors que tout se passe dans le plaisir le plus intense.

Si à la fin du primaire, on enseignait, comme je le préconise, le droit de dire «oui ou non» et le besoin de ne pas changer d’idée à toute les cinq secondes, donc, de savoir ce qui te convient et ce que tu es, on n’aurait pas besoin de la règle idiote qui t’interdit la sollicitation. Tout le monde est capable, même enfant, de dire oui ou non. Cette limite dans la liberté individuelle est carrément exagérée. On est rendu au point où il faut même choisir son langage pour ne pas heurter les oreilles de personnes maladivement scrupuleuses. Si tu ne veux pas voir ou entendre, tu n’as qu’à ne pas regarder ou écouter. Prétendre que les mots vulgaires heurtent l’esprit des jeunes, c’est ne pas connaître les jeunes et leur capacité à juger des choses.

Le «oui ou le non» devient crucial. Le silence n’excuse rien, car il permet l’interprétation. Les choses doivent être absolument claires dans tout ce qui concerne le sexe.

Si on disait que le fait de dire clairement non est suffisant dans un procès pour viol, les procès seraient peut-être plus intelligents pour les victimes. Le oui est le non sont les seuls éléments qui doivent être prouvés dans un procès sexuels. Je veux ou je ne veux pas. Point à la ligne.

À mon sens, si on nous habituait à répondre clairement, à ne pas changer d’idée quinze seconde après, de vouloir sans vouloir, il n’y aurait aucune raison de faire le procès moral de la victime pour justifier son « non ». Un non clair ne peut pas être interprété en fonction de ton passé. Tu ne veux pas, tu ne veux pas. Ça ne veut pas dire que dans une autre circonstance tu n’aurais pas pu tout aussi bien vouloir. Mais, les choses doivent être claires. On ne juge pas des intentions, mais des faits. Si t’as dit clairement  » je ne veux pas » et que l’autre ne respecte pas ta volonté, c’est simplement un viol. T’aime ou tu n’aimes pas. Voilà tout.

La violence est totalement, absolument interdite, à moins d’être tous consentants, d’être sadomasochistes. Personnellement, je crois que c’est une espèce de maladie que d’être sadomasochiste, mais je ne suis pas médecin. Chose certaine, ça exige un consentement mutuel.

C’est pourquoi, je crois qu’à la fin du primaire, il faut apprendre aux jeunes à dire oui ou non et comprendre toute la portée de cette décision.

Avec l’ADN, on devrait aussi établir qu’un mâle qui fait un enfant doit autant porter les conséquences que la fille. Peut-être qu’alors les gars apprendraient la nécessité du condom.

Protection n’est pas surprotection.

Le but premier de l’éducation, ce n’est pas d’obéir aveuglément, mais l’autonomie.

C’est pourquoi, il est essentiel d’apprendre aux jeunes leur droit de choisir clairement. Ils doivent savoir qu’ils ont le droit à ce choix et si l’autre personne ne respecte pas leur choix, elle aura des problèmes, car il suffira d’en avertir les gens responsables.

D’ailleurs, si les jeunes sont habitués à une discussion franche avec des parents qui font preuve d’ouverture d’esprit, ils auront plus de facilité à s’exprimer face à eux, si un problème survient.

En exigeant, un oui ou un non clair, on pourra ensuite lors des procès établir le consentement ou non de la victime. Si celle-ci s’est exprimée clairement, en disant clairement son désaccord, ce n’est plus un jeu sexuel non violent, mais un abus. Là, ça porte vraiment son nom. Il y a alors non consentement clair. On n’a pas besoin de revenir sur la vie de la victime pour établir les faits à savoir si elle voulait dire oui ou non. Un refus nettement exprimé et non respecté est automatiquement une faute grave, criminelle.

Il y a une différence fondamentale entre le consentement ou l’abus.

C’est pourquoi la loi portant l’âge de consentement à 16 ans est un mépris total des jeunes. C’est leur refuser leur autonomie, pire, c’est leur refuser le droit à une vie privée avant cet âge. C’est comme dire aux jeunes : vous êtes trop niaiseux pour savoir dire non, en oubliant qu’ils ont aussi le droit de dire oui.

Il n’y a rien d’intelligent qui justifie l’interdit de jeux sexuels qui se déroulent dans le plaisir. Il n’y a aucun danger et ceux qui prétendent le contraire appuient leur argument que sur ce que prêchent les religions. Un jeune ne deviendra pas stérile parce qu’il a éjaculé dans un jeu. Ce n’est pas un produit limité dans sa production. Ces jeux ne sont pas violents et au contraire très agréables, donc pourquoi serait-il dangereux ? Leur donner un nom contraire à la réalité, c’est strictement un abus.

Il est évident qu’il faille protéger les jeunes contre ceux qui sont violents ou qui ne respectent pas un refus. Personne ne contestera ça.

Cependant, entre ce besoin réel de protection et l’hystérie que nos publicités transportent quant à leur peur qu’il faut avoir, il y a tout un monde de nuances.

Si les parents parlaient avec leurs enfants, qu’ils leur feraient confiance, on n’aurait pas besoin d’avoir une escouade spéciale de policiers pour surveiller les échanges sur internet. Des services pour empêcher les jeunes d’aller sur les sites inappropriés, ça existe. Pas besoin de dépenser pour une escouade spéciale qui pourrait travailler à la place pour faire respecter les normes dans la nourriture (les vieux sont touchés davantage par l’excès de sel, dangereux pour les maladies du cœur, que de jeunes sollicités pour des raisons sexuelles) plutôt que s’occuper de sexe. Il y aura plus de vieux qui mourront parce qu’il y a trop de sel dans le manger que de jeunes qui auront été violés. Mais tuer, ce n’est pas important, c’est une réalité économique.

Je fais disparaître l’âge de consentement et je le remplace par l’entrée au secondaire parce qu’ainsi le jeune a un développement intellectuel qui lui permet de savoir exactement ce qu’il a à faire pour que son désir soit respecté. De plus, il aura reçu les cours nécessaires à la fin du primaire. Il sait exactement ce dont il est question et les jeunes sont moins niaiseux qu’on pense. Créer une conscience personnelle, l’autonomie, c’est la vocation éducationnelle des adultes vis-à-vis les plus jeunes.

L’autre motif est qu’il n’y a aucun individu dont le rythme de développement sexuel soit le même. Les petits précoces ne sont pas différents des autres, mais vivent ce développement en accéléré. D’autres ne connaîtront un changement que beaucoup plus tard. L’important, c’est de permettre à chacun d’être vraiment respecté dans son droit à l’autonomie et à l’expérience. Chacun doit pouvoir évoluer selon son propre rythme.

Le langage judiciaire pour entretenir la peur et la honte.

Qu’on appelle les choses comme elles sont vraiment. Tout le vocabulaire judicaire sonne faux. La violence des termes ne correspond absolument pas à la réalité des faits. Qui a-t-il de mal à avoir du fun ?

Un rapport pédéraste est d’abord et avant tout un jeu. C’est un braquage sur l’éternelle jeunesse. Une fascination réciproque. Le plaisir du toucher, de la caresse. Le langage non verbal.

Lorsqu’il y a des attouchements très souvent ça débute alors qu’on joue ensemble. La première manifestation ne vient pas toujours de l’aîné. Ça se présente souvent sous la forme d’une farce pour voir comment l’autre réagira à ce geste. On touche ou on fait semblant. C’est une farce, si ça tourne mal, entre eux. On rit dans sa barbe et on souhaite que ça aille plus loin.

Où est la domination de l’adulte ? C’est complètement tordu que d’y voir du mal. Pourquoi ce plaisir est-il interdit ? Comment peut-on prétendre qu’il traumatisera le jeune ? Ou on sait que c’est faux, mais on est trop hypocrite pour l’admettre ou on ment pour s’assurer que ce plaisir demeure religieusement un interdit. Un manquement signifie simplement que le mur de béton entourant l’interdit de la sexualité chez les jeunes a des failles. Les plus dégourdis cessent d’avoir peur et contournent l’interdit. On s’imagine que ce ne sont que des cas très rares alors que c’est ce qui se passe dans la majorité des vies de jeunes garçons.

Ça peut aussi être le désir de se comparer. Essayer pour voir les différences. Puis, quand on a appris le plaisir que ça procure, on cesse d’avoir peur des prétendues séquelles que de telles plaisirs créeront. Où est le danger, les autorités l’inventent encore une fois ?

Le jeune comprend vite le mensonge des adultes. Une bonne raison pour perdre confiance en eux. Un toucher n’élimine pas la capacité de bander s’il survient avant 18 ans. Une éjaculation ne t’assèche pas pendant des mois, c’est même possible plusieurs fois par jour quand tu es ado.

On ne croit plus comme dans la Grèce antique que le sperme c’est ou une partie du cerveau, une partie de la moelle épinière ou l’écume du sang, donc, malheur à celui qui éjaculait trop souvent. Pauvre cervelle ! Au 17e siècle, on n’était pas mieux. On croyait que la qualité de la personne se transmettait par le sang et que le sperme était un sang blanc de très grande qualité et de petite quantité. Trop d’éjaculations et ta descendance s’affaiblissait. Comment peut-on garder ces mêmes interdits maintenant que la science nous a prouvé que c’est absolument ridicule.

La pédérastie est basée sur la séduction et la complicité. C’est une forme d’amour viscéral qui naît entre un petit gars et un adulte ou deux petits gars. . Il peut être avec ou sans sexe. Il arrive même parfois que cet attrait existe surtout chez le petit gars parce qu’il cherche une forme d’identification, d’amour, une acceptation de lui-même chez l’aîné. Il y a beaucoup de jeunes qui préfèrent se tenir avec des plus vieux qu’eux. Ça les sécurise. L’aîné est le chemin à suivre pour devenir soi-même le nouvel aîné. C’est le héros, l’ami, le grand frère. La sexualité est simplement un pas de plus dans l’intimité réciproque.

La pédérastie existe depuis toujours, mais ce n’est que depuis le 17e siècle que la société essaie de l’éliminer, car elle remet en cause le monopole du couple et de l’hétérosexualité. Quant à la pédophilie, c’est une invention toute récente (les années 1970) des féministes de droite (féminounes) qui étaient souvent des femmes battues et qui ne peuvent pas croire que la sexualité est un plaisir.

Les croisades actuelles de chasteté fémininoune sont plutôt de l’ordre de la régression. Elles sont si aliénées qu’elles n’ont pas conscience que leur objectif est justement celui de leur ennemi naturel, les religions, soit éliminer totalement le sexe en dehors de la procréation. Si on veut peupler la terre, il faut bien faire des petits. Les féminounes veulent que nous soyons tous aussi chastes que les curés. Pourtant, la vie nous prouve que la chasteté est contre nature.

Rien ne justifie cette morale conservatrice, sinon un retour en arrière vers ce que les religieux nous prêchaient et n’arrivaient pas à mettre en place pour une raison très simple : nous sommes tous sexués et si on ne l’est pas, nous sommes anormaux. Les féminounes vont-elles réussir là où les curés ont failli ?

Pour entretenir la paranoïa, il faut tenir un vocabulaire qui sème la peur chez les plus vulnérables. Ainsi, on parle d’abus. Mais, pour qu’il y ait abus, il ne faut pas qu’il ait consentement. On parle de grossière indécence, d’attentat à la pudeur, de sollicitation. Des choses pour te faire lever le coeur, laissant entendre qu’il y a abus plutôt que plaisir partagé.

Enfin, on exige simplement que le jeune soit protégé de leur sexualité. Une chasteté que l’on confond avec sa prétendue innocence. On s’imagine que sans l’intervention d’un aîné, le jeune ne pensera même pas à la sexualité. Quelle erreur ! C’est normal de penser au sexe puisque tu es un être sexué. Tu ne décides pas comment opèrent tes hormones.

L’interdit naît d’une parfaite ignorance de la réalité humaine. On oublie les enseignements de Freud à l’effet que nous sommes tous sexués, qu’on aime ça ou pas. C’est de ne pas vivre sa sexualité qui est une maladie ? C’est le contraire, parce que c’est un rejet de soi, une honte de son corps ? Une peur entretenue particulièrement chez les femmes depuis leur enfance ? L’innocence chez l’enfant est de ne pas voir le mal comme les adultes. Ils sont encore épargnés des mystifications religieuses.

Or, si on élimine l’hystérie parentale qui entoure les cas de crimes sexuels, on s’aperçoit que les jeunes sont pratiquement toujours volontaires. Évidemment, on dira qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, qu’ils ont été entraînés bien malgré eux, mais on n’arrive pas à expliquer pourquoi si tout ça est vrai, ils cherchent à retrouver ce que le système appelle leur agresseur.

Les adultes prétendent que ces jeux –qui sont loin d’être des souffrances — les ont rendus malheureux, qu’ils ne peuvent plus dormir, etc. Les jeunes n’ont pas le choix s’ils ne disent pas comme les adultes, ils sont perçus comme des pervers. Ils ne veulent pas avec raison devenir la cible de la haine qu’ils sentent autour d’eux parce qu’ils ont joué aux fesses. C’est préférable d’être la victime innocente.

Quand les statistiques prouvent cet état de chose, les ordres comme les psychologues, par exemple, le nient et menacent leurs membres d’être expulsés s’ils le reconnaissent publiquement. Quel bel exemple de démocratie ! Quelle preuve extraordinaire que le crois ou meurs n’existe plus.

Ce ne sont pas les jeunes qui ne veulent pas de jeux sexuels, mais les parents. L’hystérie parentale est telle que le pauvre jeune est totalement traumatisé s’il se fait prendre. Il aurait tué et ce ne serait pas pire. Pourtant, tout ce qu’il a fait, il s’est comparé à un autre de même âge ou plus vieux que lui. Ils se sont peut- être touchés, au pire si on peut dire, ils ont découvert les joies de l’éjaculation. Et peut-être même de la fellation (c’est moins joli que se sucer). Rien, mais absolument rien, n’est violent ou souffrant. Pourtant, on parle d’agresseurs, d’abus, se séquelles, de traumatismes psychologiques. Quels mensonges !

Le mal existe que dans la tête de ceux qui veulent y voir du mal. C’est la morale vétuste des parents qui souffre et non les jeunes. La peur irrationnelle. Le fameux péché qui se sert du judiciaire pour prétendre qu’il faut protéger les jeunes. Les protéger de quoi ? Ces jeux n’assèchent pas les participants, ça ne les rend pas moins intelligents. Où est le mal ? Pourquoi serait-ce mal ou sale ? C’est ce que je me suis posé comme question toute ma vie. Où est le mal ? C’était de même, ce sera toujours de même. Toute une justification !

On ne le sait pas et on ne veut pas surtout le savoir. Si on réfléchit le moindrement, en mettant de côté son émotivité à fleur de peau, on se rend compte qu’il n’y a rien qui peut justifier l’interdit sexuel, sauf si on agit contre le consentement de l’autre puisqu’alors on le met en contradiction avec ses croyances profondes qui viennent de son éducation.

C’est donc pour cela que les adultes sont plus scrupuleux, ils ne sont pas décrochés de ce qu’on leur a appris. Ça leur a été mis dans la tête depuis l’enfance. Qui abuse de qui ? Celui qui ment ou celui qui jouit ? Celui prétend que c’est mal parce que Dieu l’aurait révélé ? Qu’en sait Dieu, s’il n’a rien de matériel ? Qu’on le veuille ou non, on revient toujours à la religion.

Se venger en plus de mentir.

Non seulement notre système judicaire ment quant à la gravité des faits ; mais il permet en hypocrite l’organisation des vengeances à l’intérieur des murs.

Dans la tête d’un nazi, tuer un juif ou un gai, ce n’était pas un meurtre, c’était simplement purifier la race.

Au Québec, un jeune qui prétendait avoir eu des propositions devenaient le martyr et on lui donnait presque une médaille pour avoir tué ce gros cochon qui en voulait à son petit zizi. . L’homophobie est encore très présente au Québec. On tolère le village gai parce qu’ils sont mieux là qu’ailleurs. Ils ne représentent pas ainsi un danger pour les gens normaux. Pas question d’avoir un club gai à Val-d’Or (du moins dans mon temps). Les gais étaient attendus dans le stationnement et tabassés. Alors imaginez si vous êtes pédéraste. Il en va de votre survie que ça ne se sache pas et quand vous êtes arrêté on pleure sur votre hypocrisie parce que vous ne l’avez pas claironné. Le dire, c’est se condamner à la misère. Qui est assez fou et se haït assez pour ça ?

C’est la pire chose qui puisse arriver pour la protection réelle des jeunes, car s’ils sont forcés, ils auront honte, ils auront peur de ce que les autres diront et ils n’oseront pas en parler pour ne pas faire rire d’eux par leurs compagnons, même si certains le vivent en cachette, avec plaisir.

Des études ont démontré que souvent les jeunes sont plus traumatisés de vendre un gars qu’ils aiment que d’avoir participé à un jeu, un échange sexuel. Cette maladie virulente de chasteté des parents mine la confiance des jeunes face aux adultes. C’est encore pire depuis les campagnes de dénonciation et d’incitation à la dénonciation. C’est évident que les adultes ne comprennent rien aux jeunes.

Pour le système, il faut bien mousser le nombre de cas pour faire croire qu’il y a un vrai danger et avoir plus de subventions. Mais, pourquoi alors ne veut-on pas plutôt affecter ce personnel et ces argents pour la recherche de personnes disparues ? N’est-ce pas un moyen de fermer les yeux sur le trafic des humains qui lui est mené par la pègre et la mafia ? Quand t’es pris dans ce trafic mondial, ce n’est pas pour la beauté et le plaisir, mais ce que tu vas rapporter. Le sexe illégal est un commerce très lucratif comme celui des cigarettes au marché noir. Plus l’interdit est grand, plus la consommation coûte chère. L’offre et la  demande, c’est aussi un principe de la mafia, donc, du système. Le système a un visage légal et illégal, l’important c’est le profit.

C’est moins dangereux, moins pénible de s’en prendre à un individu non violent qu’à la mafia. Il représente le danger sexuel et la violence qu’on prétend retrouver dans les actes pédérastes. En prenant un individu, ça donne grâce aux médias l’impression au peuple que la police combat vraiment pour les bonnes mœurs. Ce doit être aussi pour ça que les gars de la moralité avaient la boisson gratuitement dès qu’ils mettaient les pieds dans les bars où je suis allé travailler comme étudiant.

Dans notre monde aujourd’hui, on est plus discret. On ne tue plus les gais dans les parcs, ni même en prison. En prison, les gais sont respectés, car ils sont assez nombreux pour se défendre en groupe. Mieux vaut ne pas leur toucher. Les gais haïssent aussi les pédérastes et les pédophiles. Quant aux histoires du danger de te faire enculer, c’est plus de l’ordre de la légende urbaine, du moins, dans les nouveaux secteurs.

Ce qui reste vrai, c’est le danger pour le prisonnier classé pédophile ou batteur de femmes d’être battus, embrochés ou poussés au suicide. La pègre s’occupe de toi et voit à ce que « ses bras » puissent en toute impunité venger le crime commis. L’autre jour, un jeune rappelait comment il s’était arrangé pour aller en protection justement pour faire la gueule d’un condamné.

Mon avocat m’avait dit après avoir été trouvé coupable : « maintenant tu es seul, ne te fie pas aux gardiens pour te protéger. En prison, tout se sait. Sur des cas comme toi, ils ferment les yeux plutôt que de te protéger».

Lors de ma première visite, la pègre m’a offert de devenir journaliste au Journal de Montréal. Le seul travail que j’avais : passer les petits messages pour les gars en-dedans, afin qu’à travers mes textes, on puisse identifier ceux qui devaient être battus. Le chroniqueur et négociateur de TVA expliquait récemment que des lois ne permettent malheureusement pas d’identifier ces accusés pour ne pas être reconnus en-dedans et en manger une bonne. Tout le monde est d’accord. Voilà pourquoi on peut fermer les yeux et se boucher les oreilles.

Je sais que ça arrive, car un de mes amis m’a raconté son histoire et sa raclée à la prison de St-Jérôme. Personnellement, je m’en étais sorti parce que je niais être pédophilie, ce que je ne suis pas. Dans la cour, un « rock machine » écoutait un prisonnier crier par la fenêtre que la dame qui lui en avait parlé disait bien que le journal local l’affirmait. C’était probablement voulu ainsi, d’autant plus qu’il n’y avait aucun gardien dans la cour. Je devais en principe en manger une maudite. Est-ce que ces raclées servent le bien du jeune où permettent aux hystériques d’assumer une vengeance qui ne les regarde même pas. Dans mon procès, des féminounes manifestaient contre moi. Elles ne me connaissaient même pas.

Les féminounes sont aussi une force de droite dangereuse, car elles font le travail du fédéral responsable de la criminalité. Les féminounes ont majoritairement voté  » NON » au dernier referendum, mais on n’en parle pas tellement pour que la majorité ne s’aperçoive pas de leur rôle. Marx ne disait-il pas que les religions sont le ciment du pouvoir ?

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :