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La liberté sexuelle 13

août 14, 2020

La liberté sexuelle (pp116 à 126)

La liberté individuelle est à la base de la démocratie.

Une société évoluée repose sur le respect de la démocratie. La démocratie, ce n’est pas seulement le droit de vote, d’être dilué dans la foule, même en reconnaissant que chaque individu est égal, mais la possibilité de travailler à créer une société meilleure pour tous. Donner l’opportunité à chacun de se réaliser individuellement. Mais, « aide-toi et le ciel t’aidera ».

Même les pays qui actuellement se disent démocratiques ne font que se servir de ce nom pour abuser du peuple à cause d’un système économique qui est la vraie mafia mondiale. On se fiche de ce qui arrive aux individus quand pour des besoins économiques on refuse de créer un minimum salarial planétaire qui permette à chaque individu qui travaille d’avoir les argents nécessaires pour bien se nourrir, se vêtir, se soigner si nécessaire et habiter une demeure acceptable.

La démocratie est un esprit de justice sociale. Notre système tel qu’il est maintenant ne peut pas se dire démocratique puisque le monde est entre les mains de quelques fortunes alors que la très grande majorité des gens crèvent de faim. Il y a un minimum de décence que nos dirigeants devraient connaître et appliquer. On manipule les gens par les religions et les média d’information. Qui  peut se dire à l’abri de la désinformation ? Pourquoi des pays coupent-ils internet s’ils sont respectueux de la démocratie ? On a peur que les gens comprennent. La démocratie ne peut pas exister sans la transparence totale.

La démocratie demande d’être alimentée par des individus libres. La liberté n’est pas la possibilité de tout faire, mais de pouvoir choisir au meilleur de sa connaissance, ce qu’est le Bien.

La liberté est aussi responsabilité, car chaque individu est responsable de ce que ses actions provoqueront dans l’avenir. C’est pourquoi il est fondamental de se respecter et de ne pas nuire aux autres. C’est la question qui a toujours sous- tendu mon introspection face à ma pédérastie. Est-ce que je nuis au jeune quand notre relation aboutit à un jeu sexuel ? Je crois sincèrement que non, même au contraire. La pédérastie consiste d’abord à tomber en amour avec quelqu’un.

Tant j’ai cru ce qu’on me disait, c’est évident que j’étais le coupable ; mais quand j’ai été assez âgé pour m’informer, pour effectuer une recherche à savoir ce que notre passé autant que les autres civilisations nous apprenaient, j’ai changé d’idée.

On  interdit  la  liberté  dans  les  rapports  sexuels depuis environ  le   17e   siècle simplement parce que régir chez un individu sa plus grande force, la libido, c’est avoir une main sur sa conception de la vie. On a inventé un code de vie pour protéger les plus riches des plus pauvres, surtout pour des raisons de santé. On voyait la sexualité à travers l’ignorance de la science. On ne pouvait pas oser remettre les connaissances en question. Aujourd’hui, les névroses sont du côté d’une trop grande liberté alors que les psychoses, les hystéries sont du côté des gens frustrés. Si Hitler avait plus joué aux fesses, on n’aurait probablement pas connu la deuxième guerre mondiale. Au-delà de l’économie, les décisions sont fonction du comment on perçoit les valeurs dans la vie.

J’ai poussé ma recherche le plus loin possible et si j’avais de l’argent, je la continuerais ; mais pour le moment, je dépense tout mon argent à essayer de publier ce que j’ai trouvé. Je suis pas mal écœuré.

Le pire, c’est de constater que le système est tellement fort que d’essayer de le changer, c’est une perte de temps. L’économie peut à travers une crise éliminer tous ceux qui sont un obstacle à leurs intérêts. Mais, ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Il faut créer un monde parallèle qui croit dans la liberté et la démocratie.

La libido est la force qui forme et régit ta personnalité. Si en te mentant, on te maintient dans un état de mésestime de toi, on a la possibilité d’avoir un peuple qui n’osera jamais changer. On te fait croire que tes besoins sexuels sont anormaux, trop élevés (hommes) trop inexistants (les femmes). C’est un moyen de tuer ta stabilité et ta sécurité intérieure qui repose sur la satisfaction que tu as

de toi. Ta façon d’avoir un esprit critique par rapport à ta propre sexualité indique combien tu seras naïf et jusqu’à quel point tu seras soumis.

On ne te ment pas sans savoir quelle importance la sexualité a dans la vie. La vie individuelle est fonction de ton regard sur la liberté sexuelle. Ta vie dépend de ta capacité à choisir. C’est ta libido qui te donnera ou non des couilles. Ce n’est pas pour rien que le système défend les religions. Elles sont le moyen par excellence de te mener par le bout du nez, car ce sont les seules institutions qui essaient de te coller un sens à ta vie. Elles expliquent ce qu’elles prétendent savoir quant à ce qui arrivera après ta mort. Plus tu crois en elles, plus tu vies comme elles te disent de vivre. Voilà pourquoi, on essaie d’écraser ceux qui croient dans la liberté sexuelle. Ils risquent d’allumer le désir de la liberté.

L’interdit de l’ignorance.

Puisque pratiquement personne n’a échappé aux griffes des religions, il est normal d’avoir une quasi-unanimité sur le besoin d’interdire la pédérastie, car on s’imagine que le jeune sans avoir été séduit par un plus vieux ne découvrira jamais les plaisirs charnels. Une aberration religieuse ! Le sexe est un plaisir. Il existe de ta naissance à ta mort, même s’il se réalise sous différentes formes.

Pire, on croit qu’un pédéraste se sert de domination pour avoir une relation sexuelle avec le plus jeune. On ne peut pas, en étant des parents, s’imaginer qu’en dehors de nous, le jeune puisse vivre une relation qui ne fasse pas appel à la peur. Encore moins une amitié qui rend le jeune égal à l’adulte qu’il côtoie. Le pouvoir est une donnée adulte. On oublie notre jeunesse et on croit ce qu’on nous dit à l’effet que le pouvoir a une relation avec l’âge. Le pouvoir est ce que l’on consent d’accorder à l’autre, et dans le cas de la pédérastie, c’est le pédéraste qui accepte de devenir l’esclave du jeune.

On oublie que dans une relation pédéraste, c’est le jeune qui est le maître du jeu. Il intuitionne la force de son pouvoir séducteur et le pédéraste s’efforce de ne pas être le maître, de peur de le choquer et de mettre fin à la relation. Le pédéraste est souvent avec lui comme un dépendant à la cocaïne. Le pédéraste est souvent incapable de refuser au jeune le moindre de ces caprices. Son amour est basé sur le plaisir qu’il donne au jeune. Le sexe en est une des expressions. La pédérastie n’a rien d’un rapport de force, c’est un éblouissement.

À cause de l’hypocrisie sociale, c’est d’ailleurs un des points faibles de la pédérastie, il ne s’établit pas de dialogue entre les parents et le pédéraste, qui a peur avec raison, privant le jeune de l’expertise privilégiée de ce rapport. La haine des parents détruit toute possibilité que le bien du jeune soit le centre de la relation entre le pédéraste et les parents.

S’il avait été possible de se parler, j’aurais pu par exemple avertir les parents du jeune qui était venu me retrouver pour pisser à côté de moi dans les toilettes que le jeune avait absolument besoin d’être circoncis. Au contraire, son père voulait me tuer si je n’étais pas condamné. Est-ce que ce père aimait vraiment son garçon ? J’en doute, car il n’a jamais essayé de le comprendre. Son hystérie condamnait aussi bien le jeune que moi. Qu’est ce qui serait arrivé s’il avait fallu que le père comprenne que c’était son fils qui avait initié le jeu, donc, que celui-ci avait souhaité une telle conclusion.

On raconte n’importe quoi et le pire on croit dans ses mensonges. Si on avait une attitude moins hystérique, le jeune pourrait normalement parler de ses rencontres et de ses amours, même avec un bonhomme plus vieux. Il ne risquerait pas de se faire détruire intérieurement par ses parents. Les parents essaient de protéger le jeune d’un danger qui n’existe pas, à moins qu’il y ait violence ou domination.

Je me rappelle la bonne femme de Val-d’Or qui prétendait avoir envie de vomir chaque fois qu’elle voyait sa fille puisque celle-ci lui rappelait que la jeune était allé travailler chez un bonhomme qui s’était étendu en bobette sur son lit. Il n’avait même pas la queue à l’air. Cette femme a un besoin urgent de se faire soigner. La police de la même ville se vantait d’avoir saisi des livres d’éducation sexuelle faits en Europe. La pureté tient-elle de l’ignorance ? Serait-ce qu’au moment où on se met à réfléchir on constate que notre société est scrupuleuse à en être malade ?

Notre rapport, notre connaissance de la sexualité nous vient malheureusement plus souvent qu’autrement des femmes qui ne savent pas se libérer des stupidités que les religions leur ont appris. La situation expliquée dans le livre d’une féministe, Julia Kristeva, Pouvoirs de l’horreur, n’est pas qu’une réalité américaine.

On en est encore à croire aveuglément dans l’innocence des enfants, mais les enfants sont moins « innocents » que nous le croyons. Les enfants peuvent être d’une méchanceté qui peut compétitioner avec elle de n’importe quel adulte. Il suffit de les écouter, de les voir vivre, pour savoir que c’est très courant qu’un enfant soit méchant, hypocrite, dictateur.

La jalousie est d’abord chez eux un besoin d’attention particulier. Ils se sentent rejeter si un autre semble avoir plus d’attention qu’eux. Ils cherchent à comprendre et à exprimer la séduction. Perdre le concours, c’est perdre la confiance en eux. Les enfants sentent aussi si un des parents les préfère ou préfère un autre.

Avec la télévision et l’internet, il est impossible de ne pas être plus ou moins informé sur la sexualité. Les parents ne peuvent plus maintenir l’omerta. Par contre, les jeunes ne sont pas assez stupides pour ne pas saisir consciemment ou non la répugnance de leurs parents quant à la sexualité. Comment croire que le sexe peut être positif pour soi quand on entend partout des condamnations publiques ? On a beau te dire dans les classes qu’il faut respecter les gais, mais en même temps on entend les féminounes faire appel à la dénonciation. Si on dénonce quelque chose c’est que c’est mal. Les jeunes ne peuvent pas être insensibles à l’hystérie des parents devant tout ce qui est nudité ou sexualité. Nous sommes moulus par notre éducation. On prétend qu’un jeune n’est pas assez développé pour comprendre, pour choisir ce qui constitue son orientation sexuelle, mais il l’est pour choisir sa foi ou sa religion. Notre vie est remplie de telles contradictions.

L’éducation sexuelle des enfants en bas âge ne regarde par les écoles. On doit pouvoir fournir une réponse à chaque élève qui se questionne sur le sujet ; mais la plupart des jeunes se fichent carrément de la sexualité. Alors pourquoi leur imposer ce sujet quand il ne correspond à rien dans leur vie. Les petits précoces trouveront bien moyen d’avoir leurs réponses.

En fait, on veut des cours de sexualité dans les garderies pour essayer d’étouffer le mal à sa racine, avant qu’il ne perce. C’est la même raison qu’on essaie de faire interdire que l’on en parle d’une manière grivoise. Étouffer les désirs. Le problème est que la sexualité est la plus belle force humaine, mais ce n’est pas ce qu’en pensent les femmes et les religieux qu’elles croient béatement.

L’adoption internationale : un racket.

Il n’y a pratiquement jamais de violence dans un rapport pédéraste, pour ne pas dire absolument jamais.

Lorsqu’il y a violence, qu’on le clame à la télévision, on constate en enquêtant que ce n’est pas un rapport pédéraste, basé sur l’amour d’un garçon ; mais d’un psychopathe ou d’un membre d’une organisation mondiale qui fait le commerce d’organes ou de l’adoption. Il arrive aussi que ce soient des frustrés qui n’en peuvent plus d’être ainsi. Le manque de liberté sexuelle ne peut que créer des gens qui explosent et qui sont prêts à prendre tous les moyens pour assouvir leurs besoins. Les dangers viennent souvent des organisations religieuses. Le manque de liberté sexuelle ne peut que créer des gens qui explosent et qui sont prêts à prendre tous les moyens pour assouvir leurs besoins.

À remarquer quant à l’adoption que le système se conduit déjà lui-même comme une mafia mondiale. Sous prétexte de protéger les enfants d’abus sexuels, l’adoption devient prohibitive, car on n’en finit pas de lever de nouvelles barrières. Pourquoi payer des milliers de dollars pour permettre qu’un enfant cesse de vivre dans la misère ? Les gens qui adoptent des enfants devraient bien au contraire être appuyés. C’est un geste de charité extraordinaire. Mais selon nos grands penseurs, c’est préférable de garder sa virginité même s’il faut mourir de faim. Il faut être bourgeois en maudit pour penser ainsi, mais c’est ce qui se passe.

Quand on m’a offert de tenir un atelier de poésie en Haïti, le projet a été laissé entre les mains d’une autre personne parce qu’on avait réussi à convaincre l’organisateur qu’il en allait de sa réputation. Quelle connerie ! Je serais allé n’importe quand enseigner en Haïti, mais on ne voulait pas de moi, car ma réputation de pédéraste mettait la nation en danger. Plus fou que ça, tu meurs ! Vive notre morale de débiles ! Demeurer ignorant est plus important que de risquer qu’un petit gars se fasse faire une pipe…

C’est bien évident qu’il ne faut pas laisser les jeunes aux mains de prédateurs sexuels dangereux ou autres, mais on pourrait quand même s’arranger pour que les parents adoptifs n’aient pas à attendre des années et devoir payer des milliers de dollars pour adopter un enfant, surtout dans les pays misérables. Mourir de faim ou être battu, c’est quand même mauditement pire que le danger quasi inexistant d’être choisi pour être esclave sexuel. Un pédéraste ne se crée pas d’esclave, ils adorent ceux qui l’attirent. Et comme on dit, quand on aime, on veut le bien de ceux qu’on aime.

Très payant d’interdire la pédérastie.

C’est important pour le système de faire croire qu’il y a violence ou domination dans les rapports sexuels entre un jeune et un aîné. Sans ce prétendu danger, il n’y a rien qui justifie la police ou l’état de se mette le nez dans ces amours ou ces jeux.

Les séquelles existent plus dans l’esprit des parents qui s’imaginent que leurs jeunes est damné ou sali à jamais. Un restant de religion. Les séquelles chez  les jeunes naissent de leur peur de voir tous ces hystériques prétendre vouloir les protéger. Ces cas qui se ramassent très vite à la télévision permettent d’obtenir plus de subventions pour s’attaquer à un danger qui n’existe pas s’il n’y a pas de violence. Il faut faire le plus peur possible pour que ce soit payant. Le temps qu’on craint pour le sexe, nous empêche de voir comment on se fait avoir sur le plan économique.

Le mal dans la sexualité est une aberration qui nous vient de l’ignorance à travers les siècles, ignorance qui a justifié la répression sexuelle. On nous rend coupable d’être ce que nous sommes. On nous fait croire qu’on est des sous- êtres, parce qu’on n’est pas purement spirituel.

De plus, c’est plus plaisant pour un policier de naviguer sur les sites pornos que de s’attaquer aux gangs de rue ou aux motards. C’est sans danger. C’est s’attaquer à un tabou.

La pédérastie est intéressante à combattre pour le système autant que la pègre. Non seulement c’est moins dangereux, mais on a l’appui populaire. On ne met aucun policier en danger ce qui n’est pas le cas si on combat la pègre ou les

crimes violents. De plus, ça donne du travail à bon nombre de juges et d’avocats.

Chaque cas individuel devient garant de l’efficacité générale de la police ; mais ces cas ne peuvent souvent être résolus sans qu’il y ait une dénonciation. Avec l’Église catholique qui paye les prétendues victimes à coût de milliers de dollars, la dénonciation est devenue une forme de chantage économique extraordinaire. Une arme efficace des féministes contre une Église qui refuse aux femmes l’égalité qu’elles réclament à grands cris. Les féministes ont ainsi un pouvoir qui  à l’échelle mondiale peut entrainer la mort des églises.

Personne sur terre n’a jamais été blessé en se faisant caresser, même sucer. Au contraire, c’est découvrir un plaisir. Un plaisir qu’on interdit contre toute logique  et sans réellement pouvoir le justifier, sinon en disant qu’il en a toujours été ainsi. Les raisons qu’on nous donnait ont toutes été démenties par les découvertes de la science sur comment fonctionne un être vivant.

Le garçon ne peut pas être blessé dans un rapport gai. Être gai, n’est pas être sadomasochiste. Il y a bien évidemment la sodomie. Elle est loin d’être pratiquée par tous les pédérastes. C’est différent et c’est même le seul élément qui peut justifier l’interdiction de la pédérastie. Avec la sodomie, il peut y avoir des séquelles physiques et une domination.

Mais, la sodomie est un crime en soi, plus puni selon le code criminel. C’est mauditement différent que d’être accusé d’avoir sollicité, d’avoir fait une pipe, de s’être masturbé mutuellement. Quand le jeune a aimé ça, je me demande comment il pourrait être traumatisé ? C’est complètement fou, mais c’est ainsi que fonctionne notre système judicaire. Il emploie des gros mots «l’agression», les « victimes » pour faire croire qu’il y a de la violence dans le plaisir. Le système refuse les nuances, car en dehors de la sodomie, il est impossible de parler de violence. Tout le monde intelligent sait que ça ne fait pas mal, au contraire. Mais, si on fait cette nuance, il n’y aura pratiquement plus de cas, de crimes et plus d’avocats en chômage. Avant le Québec était une usine de prêtres, maintenant c’en est une d’avocats.

Les préjugés contre ces rapports intergénérationnels sont exactement la même chose que le travail des patrouilles fait jadis dans les parcs pour sacrer une raclées aux gais. Ils permettent au système de traquer à vie le pédéraste et encore mieux, on se sert de la prison pour s’arranger pour qu’il en mange une bonne. L’irrationnel dans la haine de la pédérastie est illimité. C’est digne de l’Inquisition permanente.

Donc, les médias sont choisis pour entretenir la peur et la haine des pédérastes chez les parents. Qui ne craint pas quand tu as un enfant que celui-ci se ramasse entre les mains d’un psychopathe qui peut le blesser ou même le tuer ? On ne peut plus justifiée cette peur avec des statistiques. On l’amplifie, car ce sont des événements extrêmement rares. Il ne devrait y en avoir aucun, tout le

monde des d’accord avec ça, mais des fous il y en a qui courent les rues et ce ne sont pas pédérastes.

La violence sexuelle s’exprime davantage chez les hétéros que chez les pédérastes ou les gais. C’est normal, car on habitue la jeune fille à avoir peur de tout ce qui touche la sexualité depuis le berceau. Les prédateurs eux n’hésitent pas d’utiliser la violence pour arriver à leurs fins. C’est le contraire de la pédérastie. La pédérastie repose sur la séduction. Le pédéraste essaie de rendre son aimé le plus heureux possible pour se rendre digne de lui. On n’en parle pas toujours, même si les aînés le savent, parce qu’ils sont témoins que le jeune en plus de recevoir une attention particulière, des cadeaux, il aime souvent ça. Il est souvent autant en amour avec son « sugar dady » que le pédéraste l’ait avec lui. Mais, comment faire face à l’oppression sociale quand on le rend public? C’est le traumatisme total. C’est de devenir un sale aux yeux des autres jeunes.

Les pédérastes se savent absolument vulnérables, décriés. Ils savent que chaque expérience pourra leur sauter dans la face n’importe quand dans leur vie alors que l’alcoolique qui tue un piéton s’en sortira au bout de quelques années de prison au maximum. Dans un cas, il y a la mort ; dans l’autre, c’est le plaisir. Pourtant, c’est pire d’avoir du plaisir que d’avoir tué, volé ou économiquement abusé quelqu’un. Où est la logique ? Où est le bon sens ?

Quand il est question de sexe, la justice n’existe pas.

Je croyais dans le système judiciaire, mais avec le temps, j’ai appris que rien, même s’il est essentiel, n’est plus pourri que le système de justice. Non seulement il sert à maintenir le pouvoir des riches, de la grosse mafia sur le peuple ; mais il engendre des institutions pour assoir son pouvoir.

La police, qui est de l’ordre de l’essentiel, est parfois aussi abusive que la gestapo. Les lois sont définitivement utiles, mais quand elles ne sont pas mises à jour, ce sont souvent des moyens employés pour contourner le gros bon sens. Je viens d’en avoir un exemple avec mon avocat montréalais qui voudrait se faire quelques sous sur mon dos, en revenant sur mon départ précipité. Un avocat devrait savoir la valeur d’une lettre enregistrée.

La justice cherche ni la vérité, ni à établir un certain bon sens dans la relation des êtres humains. Elle cherche à maintenir un pouvoir, un pouvoir qui repose sur la violence, l’hypocrisie, l’escroquerie : le pouvoir économique. La justice, c’est une guerre entre les «forts en gueule», une race de vampires qu’on appelle des avocats.

Il en est du monde judiciaire comme du monde politique : il y a des gens honnêtes, sincères, mais aussi des profiteurs, des scrupuleux de façade, des achetables. Un bon avocat connaît bien ses juges et s’arrangent pour que le

procès ait lieu devant celui qui lui sera le plus profitable. Ça fait partie du jeu. Les lois sont faites de zones grises exprès pour pouvoir être contournées. Dans les

«crimes non violents sexuels par séduction» on retrouve une malhonnêteté intellectuelle à rendre malade. On ne parle plus de justice, mais d’Inquisition. On n’a pas peur de mentir et de tenir des procès d’intention pour justifier de grosses sentences. C’est essentiel pour le système parce c’est s’assurer que la tradition se conserve et que rien ne vient la remettre en question. Questionner le mal en sexualité, c’est mettre en doute le fondement même de la société, car on ne peut plus donner le même sens à la vie si on trouve que des rapports sexuels peuvent aboutir à autre chose que la procréation. La sexualité fixe comment sera formée la société, quelle sera sa structure et par conséquent, elle joue un rôle prépondérant dans l’économie. D’ailleurs, l’existence des féministes et des gais le prouvent.

On essaie dans ce cas d’instaurer un système mur à mur, avec des gens qui sont tous différents, des situations qui sont tout autant différentes ; mais qui sont jugés selon un œil qui n’a pas su évoluer, dans un esprit où le scrupule devient de la perversité. On juge la pédérastie avec une vision obtue, malhonnête, en formulant à priori que tous les gens sont d’accord avec la répression sexuelle. Personne ne croit que le sexe est bon pour les humains.

Évidemment, la pression est si forte qu’il faut accepter une vie de martyr pour contredire la pensée populaire. Juste dans l’écriture, les féminounes créent des associations auxquelles il faudra se soumettre pour avoir le droit et surtout le pouvoir de publier. Nous arrivons dans une nouvelle ère de dictature. Tu penses comme elles où tu n’as le droit d’exister.

Que l’on te fasse faire quelques mois de prison parce que tu as osé vivre la liberté et respecter tes valeurs au lieu de celles de la majorité, pas de problèmes avec cela. Toutes les majorités se conduisent en fascistes vis-à-vis ceux qui ne croient pas dans les mêmes valeurs qu’elles. On peut s’attendre difficilement à autre chose.

Même celles qui appliquent la Charte des droits, ne respectent plus l’esprit des droits individuels. On pense que les rites d’une religion, c’est la religion. On vit dans un monde qui exploite la confusion.

Je ne braille pas parce que j’ai fait de la prison pour des attouchements sexuels, mais parce qu’on maintient des lois qui n’ont rien à envier à la gestapo. Qu’on rende la vie tellement difficile aux pédérastes qu’il est préférable pour eux de se suicider, c’est une forme d’assassinat légal.

Faire peur avec les mots.

La sexualité hors norme a cessé d’être punie de mort par les religieux comme lors de l’inquisition (la débilité du scrupule sexuel à son maximum) quand leur

pouvoir passa aux mains des civils et de la politique.

Cependant, on a décidé de remettre son contrôle entre les mains de la médecine. Les cabinets médicaux ont commencé à jouer le même rôle que celui des confessions. Sauf que là, on ne parlait plus de péché, mais de normalité. Tout le monde doit vivre dans le même moule. On commença à catégoriser les gens.

Le meilleur moyen pour avoir toujours la main haute est d’entreprendre le combat dès les premières manifestations de la sexualité. C’est ainsi que dans toutes les institutions d’enseignement, on commença une lutte à mort contre la masturbation qu’on nommait onanisme. C’est plus sérieux, plus secret, plus laid, plus dangereux avec un tel nom. Mais ça ne vaut pas scrotum pour la poche.

La folie repose sur l’ignorance. On ne croyait pas que les jeunes avaient une sexualité. La  masturbation est dans l’enfance tout au plus la recherche d’un  petit picotement, d’une sensation agréable en jouant avec tes organes génitaux au début de l’adolescence. Un jeu qui est encore plus agréable avec un voisin, car tu peux en plus te comparer. Avant l’adolescence, on n’imagine aucun autre rôle que de pisser pour ce petit morceau de chair. On est même souvent davantage intrigué par le trou-du-cul et la merde. C’est mal parce que ça pue. C’est le mauvais qui sort de nous. C’est cette façon de penser, cet esprit tordu qui donne un sens au péché de la chair, sinon c’est ridicule de rire de fonctions aussi nobles et aussi essentielles que la digestion et la transmission de la vie. Il faut voir le mal partout pour le dénoncer dans la sexualité. Le voir partout, c’est encore plus fou que de le nier.

Dans la Rome antique, les jeux des gladiateurs permettaient à la majorité de se défouler, de se déculpabiliser. Il fallait du sang pour s’amuser. C’était le cadeau de l’empereur. Ces jeux permettaient le défoulement. Ainsi, le peuple ne voyait pas ce qui se passait vraiment dans l’aristocratie. Comme avec les nazis, on camoufla les meurtres en une grande croisade pour le bien du peuple. On créa des laboratoires où les infirmes et les gais servaient de souris. Une si grande croisade pour créer l’homme parfait que personne n’osa pas se lever pour la dénoncer. Les humais sont rapides et forts quand il s’agit de tuer ceux qu’ils n’aiment pas ou qui deviennent des boucs émissaires.

Au Québec, on ne tue pas encore, mais on te rend la vie assez impossible que tu n’as que le suicide pour t’en sortir. Dans mon cas, j’ai décidé que me suicider, c’était leur donner raison. Je ne trouve aucun mal dans ma façon de vivre ma pédérastie et je n’ai aucune raison morale, excepté le fascisme des autres, de changer ma façon de voir les choses.

Au 17e siècle, les médecins se sont mis à analyser et répertorier toutes les nuances possibles dans la vie sexuelle juste pour s’assurer que les nobles et les bourgeois puissent échapper aux épidémies. Les gens d’alors ont commencé, comme dans la Grèce Antique, à penser que ce magnifique plaisir devait être contrôlé. Anciennement, on décidait du moment et des rites à suivre pour faire l’amour afin d’avoir une belle descendance. Au Moyen-âge, les dirigeants épeurés par les épidémies cherchèrent à contrôler le peuple d’autant plus qu’en commençant à offrir des services à la population pour les impôts qu’on prélevait autrefois comme un droit, on se rendit compte que plus il y a de gens malades, plus ça coûte cher.

La sexualité venait donc de jouer un rôle fondamental sur le plan politique. Le peuple sale, sans mœurs, mettait en danger, pensait-on, la santé des bourgeois. Des curés, la sexualité a passé dans les salles d’examen des médecins. Changement de garde, changement de vocabulaire.

Le langage est un moyen d’identifier les classes sociales. Chaque groupe a son propre vocabulaire. Ainsi, ce que le peuple nommait d’un tel nom, ce nom devenait vulgaire. Fort du vocabulaire des universités, les gestes de nature sexuelle se nommèrent différemment.

Ça me rappelle quand j’étais jeune et que les plus vieux parlaient de se crosser. J’essayais de me faire une idée de ce que c’était en les écoutant en parler à la cachette. Je présumais que ce devait être mal, car on se cachait pour en parler et je savais que ça se passait dans le pantalon. J’avais déjà beaucoup d’expérience, mais je ne savais pas comment la nommer.

Évidemment, ils étaient vulgaires, mais moins hypocrites que le système qui manipule les gens en les sous-estimant parce qu’ils n’emploient pas les mots inventés pour les faire vomir ou leur faire peur ? Qui sont les salauds dans cette histoire ? Ceux qui abusent de leur savoir pour se prétendre supérieurs, qui les méprisent ou ceux qui emploient leur vocabulaire de rue parce qu’on ne leur en a jamais appris un autre.

La vulgarité est un langage qui devrait faire comprendre aux bourgeois qu’ils ne sont que des cochons qui se croient autre chose de plus nobles que les autres. Quand la chasteté est tellement maladive qu’elles n’osent pas parler de la réalité humaine, ce sont les bourgeois qui sont des salauds.

Dans mon enfance, nous n’avions que l’omerta pour éducation sexuelle. Nous avions au moins l’imagination d’inventer des mots pour traduire ce dont on nous défendait même de penser.

Les pauvres ne souffrent pas selon les riches qui ne perçoivent que leur nombril sale.

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