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La vie sexuelle 12

août 13, 2020

La vie sexuelle 12 (pp.108à116)

Le désir sexuel : c’est normal.

La force de ton désir sexuel est strictement liée à ce qu’il y a de plus fondamental en toi, soit ta libido. Personne n’a la même libido, le même besoin de sexe. C’est même vrai à travers ton expérience personnelle, à différents âges de ta vie. La libido joue un rôle très important dans le développement de ta personnalité. Il y a des périodes où le sexe est moins préoccupant. À un certain âge, t’es même bien content d’être débarrassé de ce besoin, ce qui te permet de t’occuper d’autre chose.

C’est la nature humaine. Et pourtant, à travers les lois et les religions, on combat le besoin de sexe comme si c’était le diable, le mal qui t’habite quand tu en ressens le besoin. C’est là tout le problème. On n’a jamais remis en cause les règles que l’on nous a imposées, souvent pour des raisons strictement économiques. Ainsi, fut créé le lit parce que les bourgeois voulaient se protéger du peuple jugé plus sale, plus porteur de maladies, spécialement quand l’Europe a été frappé par les épidémies.

Qu’on le veuille ou non, la morale sexuelle est un des éléments, une des raisons qui a engendré des écarts entre les classes sociales.

Le peuple ne se préoccupait pas de morale. Et, dans le fonds, c’est lui qui avait raison. Si on élimine la violence, le sexe n’est que plaisir. Tout individu obéit à  sa propre nature profonde. Qui peut expliquer pourquoi il a telle ou telle orientation sexuelle ? Il l’a et il doit faire avec.

C’est un fait que la liberté absolue donnait souvent naissance à des jalousies, des crimes passionnels. Donc, en ce sens, c’est nécessaire pour la société de s’assurer que la vie sexuelle ne se vit pas dans la violence. Il faut exiger le respect les uns des autres. Au-delà de la violence, il n’y a que les raisons économiques pour prétendre justifier un regard de la société dans la vie sexuelle des individus.

Par exemple, au Québec, une des règles les plus intelligentes est l’égalité homme femme. Pourquoi un homme serait-il supérieur à une femme ? C’est complètement idiot. La vocation des sexes a été établie à travers le temps en faveur des mâles. Le mariage a toujours été une réalité économique. Comment croire dans des religions qui te font croire qu’un Dieu juste peut prétendre que la femme doit être soumise à son mari ? Il fallait être assez niaiseux merci pour empêcher les femmes de voter. L’homme et la femme sont parfaitement égaux ; même s’ils sont tout aussi différents à cause de la position sociale qu’ils ont occupée dans le passé.

Heureusement, on se rend compte maintenant qu’au-delà de la couchette, le plus important dans la vie est l’amour, l’amitié. Il est très difficile pour une famille de continuer, au Québec du moins, à imposer un mariage, un mari ou une épouse. Pourtant, dans certains pays, on refuse encore cette évolution. La femme est une dote.

Le changement actuel le plus profond dans notre monde repose sur la reconnaissance de l’autonomie individuelle. L’individu est une richesse en soi. Malheureusement, les règles touchant la sexualité n’ont pas encore suivies. Et c’est justement là où la perception sexuelle des féminounes devient un danger pour l’émancipation des humains, car elles défendent encore une vision de l’homme que la science a démoli depuis des décennies. Elles favorisent le lavage de cerveaux qu’utilisaient les religions pour maintenir leur pouvoir sur les individus. Elles nous font régresser. Elles nous imposent leur aliénation.

Aujourd’hui, nous apprécions non seulement la liberté de conscience, le droit des individus de décider de leur propre vie. Nous savons que la liberté, quoiqu’elle ne puisse pas être absolue, est la capacité de choisir pour toi, ce qui est le mieux pour toi. Nous savons aussi que la liberté ne se crée pas seulement à travers les bonnes décisions, mais aussi parfois à travers les mauvaises expériences. La liberté est une éducation.

On est de plus en plus conscient de notre individualité, parfois même trop, puisqu’on agit comme si on était seul au monde.

La morale n’est pas toute mauvaise. Elle permet de vivre dans un certain ordre. Nous ne sommes qu’au début de la prise de conscience de notre individualité. Nous ne sommes pas encore capables de réaliser que l’ensemble dépend de l’individu. La responsabilité qui va de pair avec la liberté est encore au stade embryonnaire. La survie même de notre espèce va dépendre de la vitesse avec laquelle nous serons capables de comprendre qu’il existe des limites et notre capacité à les reconnaître pour le bien de la planète.

Notre sexualité est encore un mystère, dans le sens que l’on ne nous apprend pas comment nous sommes faits et comment nous réagissons. Les sentiments sont très souvent la création d’hormones. Quel pouvoir avons-nous sur notre cerveau ? Ce n’est pas vrai que tout est une question de volonté. Mais, Socrate avait parfaitement raison : l’essentiel c’est de se connaître et d’ainsi apprendre à agir avec une liberté qui implique et se fond dans la responsabilité.

Entretenir la peur et le dégoût autour de la sexualité, c’est promouvoir la haine et le dégoût de soi-même puisque nous sommes qu’on le veuille ou pas des êtres sexués.

Il faut cesser de percevoir la sexualité comme étant sale, péché. Sa sexualité, c’est sa personnalité. C’est une des plus grandes forces des individus. Un plaisir qui peut, s’il est hétérosexuel, aboutir à la responsabilité suprême qui nous possédera jusqu’à notre vieillesse : soit être parent. Il ne suffit pas de donner la vie, il faut aussi accepter la période de formation de l’enfant jusqu’à ce qu’il ait sa propre autonomie. Et, l’autonomie ne se forme pas dans un moment précis. On ne devient pas autonome quand le cadran indique que nous avons 18 ans à minuit de telle année. L’autonomie est une formation continue de la naissance à la mort.

Tout décider sous prétexte de préserver les jeunes d’un danger qui n’existe pas, en dehors d’une morale née de nos ignorances, c’est un abus de pouvoir des adultes sur les jeunes. Le jeune doit apprendre à savoir dire «oui ou non», « j’aime ou je n’aime pas». Pour vivre sa liberté, il faut d’abord savoir de quoi il en retourne.

Deux mondes, selon l’âge

En fait, il y a autant de différence dans la vie d’un jeune de cinq ans et le même jeune à 14 ans qu’entre un pays sous-développé et les États-Unis. On dit même que le résilience du cerveau est telle qu’un enfant battu dans une famille pourrait retrouver son équilibre émotif et sa capacité au bonheur, s’il se retrouvait à l’adolescence dans une famille aimante. Comment peut-on alors prétendre qu’un simple jeu sexuel puisse être assez traumatisant un enfant pour gâcher sa vie entière. Il faut pour cela projeter notre propre peur de la sexualité.

Le jeune se découvre un garçon avant même de naître. Ce processus d’identification est plus important qu’on le croie. Quand le jeune a cinq ans, il a franchi tous les stades de développement depuis sa naissance. Ces stades lui permettent de prendre conscience de qui il est.

Il apprend encore par imitation. Il est toujours dépendant de ses parents. La sécurité est super importante et sa vie affective bat au rythme de ses relations avec sa famille. Son cerveau se développe. Sa capacité d’apprendre est très grande, mais il est incapable de symbolisation. Le monde réel est une découverte perpétuelle. On parle peu souvent de l’affectif, mais c’est l’élément essentiel de son développement. Avec l’âge, l’individu apprend à choisir, à raisonner, à créer ses propres goûts. Il apprend à devenir indépendant et critique. Toute la vie est axée vers ce but : devenir autonome. Il doit s’affranchir de papa et maman.

Avec l’adolescence, non seulement son corps se transforme. À cause des hormones, sa sexualité se réveille. Le jeune a de plus en plus besoin de voler de ses propres ailes. C’est évident que ce n’est pas toujours facile. Les autres sont autour pour le juger. Pour prendre des décisions, rien ne vaut d’être bien informé.

C’est un crime que de faire croire à un jeune que la sexualité est le mal, le sale, la honte. À cet âge, le jeune est bouleversé par une foule de changements physiques. Refuser de lui expliquer ce qui lui arrive est non seulement de l’inconscience, mais un manque de respect écœurant. C’est aussi le moment où la sexualité doit prendre le sens des responsabilités. Le jeune doit apprendre à respecter les choix de l’autre. Il doit comprendre que si le plaisir est valorisant, il peut aussi se transformer en obligation, s’il procrée. Il doit aussi se protéger contre les maladies transmissibles sexuellement.

La question la plus fréquente chez un garçon concerne la masturbation. Il est essentiel que le jeune apprenne que la masturbation est un phénomène naturel et qu’elle peut servir à calmer. Rien n’est mauvais dans la masturbation, si on n’exagère pas. Le deuxième point est de savoir qu’il est normal que son organe génital change de dimension au froid, car le but de cet acte inconscient est de protéger les testicules qui se doivent de demeurer dans un environnement chaud. L’autre problème, c’est de croire que l’on est mal proportionné. Un pénis moyen est d’environ cinq pouces en érection. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les grosseurs, des circoncis et des non-circoncis. C’est important d’apprendre à s’accepter comme on est. On est loin des colères de mères qui se rendent compte que leur fils se lève avec un bandage de pisse. Le mal dans la sexualité est presque toujours relié à l’ignorance et au fanatisme religieux qui nous bourre de stupidités depuis des millénaires.

Là, où la pornographie n’a aucun respect pour les jeunes, c’est qu’elle ne montre que des garçons bâtis comme des étalons. Si un jeune n’a que la pornographie pour l’informer, il peut se sentir très vite infirme. Si Freud pouvait dire que les femmes sont jalouses des hommes parce qu’elles n’ont pas de pénis, le jeune peut subir un très fort dédain de lui s’il se croit moins bien membré que les autres.

La guerre à la pornographie juvénile est en ce sens carrément criminelle, car en empêchant ces sites, qui produiront quand même leur pornographie, on fixe un seul modèle : le gars bien bâti, avec une queue sans courbe et raide comme une barre. Avec les luttes féminounes, il ne faut pas que les garçons aient l’aspect trop jeune et il faut donc qu’ils soient bien équipés. Un jeune peut alors en déduire qu’il est mal formé. Ce complexe peut entraîner un manque de confiance en soi qui se répercutera dans tous les domaines de sa vie.

Si les scrupuleux veulent protéger les jeunes, ils devraient s’attaquer à la présentation constante de sodomie plutôt qu’à l’âge des participants. Même si je n’ai jamais vu (je n’ai jamais cherché non plus des modèles très jeunes) il est évident qu’il faut éviter que des enfants en bas âge se retrouvent sur internet.

La vraie solution, c’est que l’école à la fin du primaire réponde à toutes les questions que les jeunes peuvent se poser afin de pouvoir vivre leur sexualité

correctement, ce qui ne veut pas dire sans expériences sexuelles. Un homme averti en vaut deux.

La nudité n’a rien de pornographique. Ceux qui sont offusqués par un corps nu sont ceux qui devraient se faire soigner. On est beaucoup trop complaisant avec les jeux violents, ce qui est bien plus traumatisant pour l’esprit des jeunes que la nudité.

L’omerta et l’interdit causent plus de problèmes que la liberté.

La pire chose qui puisse arriver à un jeune est de croire que la sexualité est mal. La sexualité est une force normale qui définit même notre personnalité. Sans la libido, l’espèce humaine serait disparue depuis des siècles. Autre élément, il faut être fier de son corps pour être fier de soi.

Selon W. Reich, la répression sexuelle est à l’origine des mouvements fascistes. Le scrupule crée des fanatiques. Ceux-ci se permettent de condamner tous ceux qui ne partagent pas leur haine du corps. On a qu’à penser aux règles de la Charia pour constater comment cette forme de pensée peut nous rendre inhumain. La Charia devrait être mondialement interdite. La religion musulmane est beaucoup plus modérée que l’Islam, d’où cette nuance dans l’appellation. Les religions sont dangereuses et empêchent l’homme d’évoluer quand il s’agit de la perception que nous avons de la sexualité. Quand on tue des gens pour la fidélité sexuelle, c’est un abus de pouvoir écœurant et non une forme de pureté intérieure.

Que l’on protège les jeunes contre les psychopathes, contre les organisations mondiales de marché des organes ou d’adoption, nous applaudissons tous. Personne ne peut être contre une telle initiative. Mais, que l’on continue de parler d’agressions sexuelles quand il n’y a pas de violence, ce n’est plus de la protection, mais le contrôle la sexualité des individus. C’est priver les jeunes du droit de savoir, du droit à la vie privée et à celui de décider pour le «oui ou le non», le « j’aime ou je n’aime pas». Il est complètement débile de prétendre qu’un garçon a été forcé d’avoir un rapport sexuel avec un plus âgé, si ce même garçon retourne voir son présumé agresseur. Si les femmes paniquent à l’idée de faire l’amour, qu’elles ont plus peur d’un viol que d’un meurtre, les gars n’y trouvent que des plaisirs à travers les jeux sexuels.

Pourquoi devrions-nous tous devoir vivre notre sexualité comme les femmes, en combattant le plaisir ? Les femmes sont encore prisonnières de l’aliénation religieuse. Elles propagent les anciennes croyances qui les stigmatisaient dès leur enfance et n’ont pas encore découvert que le sexe est un plaisir. C’est normal étant donné l’éducation qu’on donne aux filles. C’est ce qu’on leur apprend.

La sexualité sans violence ne regarde ni l’État, ni la Cour. Le monde judicaire serait mieux de s’intéresser à la violence et organiser une lutte aussi importante contre la violence que celle menée depuis des siècles contre la sexualité. Jusqu’à nos jours, on pouvait croire ce qu’on prétendait à travers les religions. Avec la science, on s’aperçoit que le sexe n’est pas le mal, mais bien au contraire, une force essentielle à la survie de l’espèce et à l’organisation de sa personnalité. Le péché a été inventé pour garder une forme de culpabilité et de mésestime chez tous les individus. Une telle honte ou haine de soi permet de faire porter aux autres ce qu’inconsciemment nous nous reprochons. Personne ne peut vraiment combattre sa libido, car c’est de l’automutilation psychique.

La vie sexuelle, à moins d’être obsédé, ce qui est anormal, est loin d’être ce que nous vivons le plus dans notre quotidien. Cependant, elle prend une proportion extrêmement importante sur le plan émotif. Le sexe n’est pas que la masturbation, la fellation, etc. C’est aussi des sentiments. Et, s’il y a un point sur lequel on devrait insister dans une formation sur la sexualité, c’est la responsabilité que ces sentiments engendrent ainsi que les plaisir et les drames qui viennent avec. Comment faire comprendre à un jeune qui a une peine d’amour que la vie ne se termine pas là. De nombreux jeunes se suicident parce qu’ils pensent qu’en dehors de ce premier amour, il n’y a rien d’autre. C’est pourquoi mon fils cadet s’est suicidé. Il n’a pas accepté que la fille avec il vivait le laisse.

Qui n’a pas cru qu’avec la fin de ce premier amour, la vie n’avait plus de sens. Je me rappelle avoir déjà ressenti la même chose et pourtant je suis pédéraste.

Tout le monde est contre.

Dans un sondage au Québec, on disait que 97 pour cent des gens étaient contre la pédophilie, à remarquer qu’on n’a pas l’honnêteté intellectuelle de faire valoir la différence entre la pédophilie et la pédérastie. Il n’y a rien d’étonnant à ça.

De ta naissance à ton mariage, on te dit que le sexe est mauvais, un danger. Tu avales ce que l’on t’apprend sans même te demander si cela est censé. Tout homme cherche une femme à marier pour avoir des enfants et devoir travailler pour nourrir sa famille. Quand tu es hétérosexuel, rien de plus normal. Un hétéro est stimulé par la vision d’une femme. Pourquoi serait-il assez curieux pour aller expérimenter la vie gaie s’il sait que ça va l’écœurer ? C’est le fruit non seulement de son éducation, mais de sa propre orientation sexuelle.

Il n’y aura jamais plus qu’environ 25 % des hommes qui seront gais. Quant à pédérastie, c’est moins de 3 % et avec la pédophilie, on tombe à moins de 1 %. Le phénomène bisexuel est trop nouveau pour qu’on puisse dire avec certitude quelle proportion de la population choisira cette forme de vie. Avant on parlait

des gais comme des gens anormaux, aujourd’hui, on sait que tout le monde est normal s’il obéit à sa nature profonde. Les anormaux sont plutôt ceux qui nous prônent la chasteté et l’abstinence, car ils vivent contre nature.

Autant je n’arrive pas à comprendre un pédophile, autant un gai et un hétéro n’arriveront pas à me comprendre. On ne se parle pas et on vit sa sexualité comme sa foi : en aveugle. Or, de soi-même, rien de valable.

Quelle sorte d’ordure es-tu pour être attiré par un enfant ? Comme si tu en décidais. Une chose est certaine, il y a une forme de déviance dans le développement de ta vie sexuelle quand tu n’es pas comme tout le monde. Ça ne veut pas dire que tu es un monstre.

Au lieu de t’écraser, la société devrait apprendre à t’aider à vivre sans danger pour toi et pour les autres ce que tu es fondamentalement. Ce devrait surtout être la raison d’exister de nos psys de toutes les sortes. Mais, aujourd’hui, on crée une nouvelle science féministe pour mieux nous encadrer : la sexologie. Une nouvelle religion féminine. On ne pense même pas à s’interroger à savoir si l’interdit sexuel a sa raison d’exister.

Si je n’avais pas été pédéraste, je ne me serais jamais intéressé à ce genre de vie. Si je n’avais pas eu une éducation très catholique, je me serais jamais interrogé à savoir pourquoi cet interdit. Je ne me serais jamais demandé en quoi la pédérastie peut être dangereuse si des sociétés complètes en avaient fait le summum de la réalisation humaine, le paradis de l’amour.

J’ai tout lu ce que je pouvais trouver sur le sujet et j’ai surtout cherché dans l’histoire ce qui avait entraîné un tel changement dans la perception de la sexualité à travers les âges. Non seulement, j’ai voulu comprendre ; mais j’ai voulu incarner le besoin de revoir nos règles et de créer un monde qui ne soit pas assez fasciste pour créer une inquisition permanente contre la sexualité déviante. Pourquoi écraser ceux qui sont différents ?

J’ai d’abord découvert que sans violence, cet interdit est purement émotif et définitivement basé sur l’ignorance. Qui peut dire que se faire sucer est un geste violent ? À moins d’être un malade, tout le monde aime ça. Qui peut se prétendre plus en amour qu’un pédéraste ? Alors pourquoi faire un drame ?

Toutes les règles sur la sexualité naissent avec les tabous et surtout de nos peurs. On est loin de la charité, on est juge et bourreau. Plus on est religieux, plus on est fanatiquement d’accord à briser l’autre. On l’est parce qu’on a peur

«de soi» et «pour soi». En gardant le mal éloigné, on a de bonnes chances de ne jamais être atteint. Le scrupule vient de cette peur d’être envahi par des désirs  et des sentiments dits dangereux, sales parce qu’on nous l’enseigne depuis notre tendre enfance. Qui peut être assez fou pour remettre ces connaissances centenaires en question ?    D’autant  plus qu’aujourd’hui, on vit surtout  « by  the

book ». On accepte tout, dès que la majorité le pense ou qu’un expert le dit. Pourtant, l’essentiel pour chaque individu, sa raison profonde d’exister, c’est son autonomie.

Quand une loi dite protectrice devient une loi abusive.

Que la majorité de la population du Québec soit contre la liberté sexuelle chez les adolescents, ça n’a rien de surprenant.

Les Québécois croient encore ce que l’Église leur a entré dans la tête : le sexe est mauvais, péché, honteux. C’est complètement stupide. On n’a aucun sens critique. On exagère tout. On amplifie nos peurs en se racontant des histoires.

Rien n’est plus beau, plus grand que le phénomène sexuel. N’est-ce pas extraordinaire que nos corps produisent sperme et ovules pour créer un nouvel être ? Comment cela se fait-il ? Ce n’est pas un miracle, c’est un processus que l’on retrouve partout dans toute la nature. Comment peut-on s’acharner à voir du mal dans la nudité quand on sait que le corps est tellement complexe que même aujourd’hui la science ne peut égaler ce processus normal ? Pourquoi ce mépris du corps et de la sexualité ? C’est presque maladif. Personne ne peut justifier sa peur de la sexualité, sinon en répétant « c’était comme ça, c’est comme ça, ce sera toujours comme ça.».

On pensait comme ça parce qu’on ne connaissait rien. On nous faisait croire toutes sortes d’imbécillité pour nous éloigner des plaisirs de la chair. Si on avait pu faire jouer les jeunes au football 24 heures sur 24 pour les empêcher d’avoir des rêves qui aboutissent à une éjaculation, on l’aurait fait. On nous faisait croire que la masturbation nous donnait des boutons, nous rendait sourds, nous amenaient aux crises cardiaques ou à la démence. Ce qui est totalement faux, car si on s’en sert intelligemment, la masturbation est un des meilleurs moyens pour combattre le stress. Il faut juste s’assurer que ça ne devienne pas un besoin compulsif.

On nous mentait en nous faisant croire que cette perte de sperme était un homicide, car on empêchait un enfant de voir le jour en gaspillant du sperme, le sang blanc, le sang de la plus grande qualité chez les humains. Stupidité ! Si on ne se masturbe pas, nous aurons de rêves qui nous débarrasserons des sécrétions séminales, car sinon ce pourrait être dangereux pour nous. On nous ment dès qu’il est question se sexualité. Pourquoi ?

Il faut lire W. Reich, qui nous apprend comment c’est payant pour le système de nous garder dans la culpabilité. Summerhill nous a aussi appris que la répression sexuelle sert à nous rendre plus gêné, plus obéissant. Pour que l’on combatte une sexualité libre, mais responsable, on se sert de la peur, de l’exagération, de tout confondre dans les comportements humains pour rendre cela encore plus dégoûtant.

Cette peur est aussi maintenue par les médias qui rapportent tout ce qui se passe en cour. Si on cherchait la vérité au cours de ces procès et que l’on ne disait ce qui s’est vraiment passé alors on s’apercevrait que les prétendus crimes sexuels n’ont absolument rien de violent. Pourtant, on les classes dans une catégorie si infecte qu’on s’imagine que de se caresser en dehors des normes, c’est la pire des choses qui puissent arriver. On oublie que les participants ne souffrent pas, mais ont du plaisir.

On punit davantage une relation sexuelle en dehors des normes que de voler 100 millions, de tuer quelqu’un parce qu’on conduit en état d’ébriété, que d’être un président qui vole son peuple et le maintient dans la misère, pire que les dirigeants qui engagent des enfants dans les armées. Au Québec, on devient complètement fou et hystérique dès qu’il est question de sexe chez les jeunes. On propage sans nuance la peur féminine de tout ce qui est sexuel.

Tant qu’il n’y a pas de violence, rien ne justifie pourtant une telle hystérie, un tel besoin de punir l’autre qui a le malheur d’être heureux dans une relation qui n’est pas la relation majoritaire, dite normale.

On se fiche de ce que les jeunes en pensent. Ce sont les parents et la Cour qui décident pour eux, sous prétexte qu’ils sont trop niais pour comprendre. On est loin de «mon corps et mon esprit n’appartiennent qu’à moi. Je suis seul à  décider ce que j’en fais.»

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