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La vie sexuelle 11

août 12, 2020

La pédérastie mise à nu …

2008-2011

par

Jean Simoneau

ESSAI

ISBN : 978-2-9807943-4-6

Sous prétexte qu’il est pédéraste, Jean Simoneau a été expulsé de l’Association des auteures (s) des Cantons de l’Est, à Sherbrooke, avec la publication de ces deux derniers livres, Autoportrait d’une révolte et La pédérastie mise à nue. Puis, ce fut au tour de l’UNEQ de l’expulser. Un sérieux accroc à la liberté d’expression et la démocratie. On peut se mettre à rire quand l’UNEQ se lance dans une campagne pour la liberté d’expression. Deux bibliothécaires, soit de Magog et de Coaticook, interdisent ses livres. Où est la liberté d’expression ? Comment peut-on croire que cette uniformisation de la pensée est acceptable dans une démocratie. Où est le droit à la divergence d’opinions ?

La société des écrivains, à Paris, acceptait de publier ce livre, mais me demandait de payer pour le faire, ce à quoi j’ai répondu : pourquoi paierais-je pour être haï? J’ai eu la débilité de croire que mon point de vue amènerait plus de tolérance. Le dernier email reçu depuis que je republie mes textes sur Facebook me demandait d’aller me jeter en-bas du pont Jacques-Cartier.  

La pédérastie mise à nue 2011

Pourquoi avoir écrit La pédérastie mise à nue ?

La première raison, je suis né et je mourrai pédéraste.

C’est un sort duquel tu ne peux pas te déroger ; mais tu peux apprendre à le vivre correctement, sans violence, sans domination, d’une façon responsable et dans le plaisir.

Pour cela, il faut que l’on cesse de mentir sur le comment est vécue la pédérastie et ses répercussions futures. Il faut que l’on cesse d’agir en hystérique dès qu’il est question de sexualité chez les jeunes.

La pédérastie est essentiellement gaie et intergénérationnelle. C’est impossible de la vivre d’un point de vue hétérosexuel. Un jeune est capable de procréation autant qu’un adulte, ce qui limite la pédérastie à devoir se vivre essentiellement entre personne du même sexe. La finalité est différente de l’hétérosexualité (la procréation) et même de l’homosexualité (le plaisir), car le pédéraste recherche une communion avec la jeunesse éternelle vue comme le summum de la beauté. C’est une relation sexuelle qui vise d’abord l’esthétisme.

Pour que la pédérastie soit positive, elle exige un plein consentement de tous les partenaires, car il est impossible d’avoir du plaisir si on t’oblige à faire ce qui ne te plaît pas.

Au Québec (c’est encore pire ailleurs), c’est l’ostracisme total contre tous ceux qui ont le malheur de naître pédéraste. Les pédérastes sont condamnés à vivre des vies de souffrance intérieure à cause des autres qui agissent envers eux comme s’ils étaient des montres. Eh oui ! Le sexe a toujours été le mal absolu au Québec à cause des religions.

Une réalité stupide, car le plaisir ou la jouissance est un moyen de nous intéresser à copuler. Pourquoi ce même plaisir deviendrait-il un péché en dehors de la procréation ? Pourquoi un Dieu qui nous aime nous aurait créé capable de plaisir, tout en nous l’interdisant ? Un sadique ?

Si la pédérastie est si néfaste pourquoi la Grèce Antique en faisait-elle le  sommet de l’amour ? Pourquoi des sociétés ont-elles instauré une période d’initiation vers les débuts de l’adolescence ? Beaucoup de ces traditions viennent de l’ignorance que l’on avait de la sexualité humaine. C’est un fait. Notre propre philosophie quant à elle est née de la censure que la religion a maintenue sur la sexualité afin de conserver un pouvoir sur chaque individu. Un pouvoir qui a ensuite passé entre les mains de la médecine.     

Le psychiatre W. Reich va plus loin dans ses livres, il démontre comment la répression sexuelle joue un rôle de culpabilisation pour avoir une économie plus efficace. Nous préférons la violence aux plaisirs sexuels.

La pédérastie est une orientation sexuelle qui existe depuis les débuts de l’humanité. Pourquoi aurais-je à me suicider parce que je ne pense pas comme tout le monde ?

En prison, on a compris qu’il ne faut pas tuer, mais on a développé un moyen pour obtenir les mêmes résultats. Il suffit d’écœurer tellement notre victime qu’elle se supprime elle-même. Un suicide peut être un assassinat. On sait que l’on raconte que des gens sont à l’intérieur des murs pour faire justice, là, où le système ne peut pas le faire officiellement. Les gardiens peuvent ignorer ce qui se passe, le temps de battre le coupable.

C’est ainsi qu’agissent les féminounes et les scrupuleux de notre pays. Ils réagissent à tout contact sexuel entre une personne adulte et un jeune, comme si le jeune était pour en mourir, oubliant que sans violence une relation sexuelle est de l’ordre du plaisir quelle que soit l’orientation sexuelle.

La répression sexuelle a une histoire d’abus de toutes sortes.

Cependant, il faut faire une nuance entre la pédophilie et la pédérastie. Une nuance de première importance puisque le développement de la sexualité est un fait unique pour chaque individu. Le cerveau et la mémoire d’un enfant en bas âge est totalement différent autant chez un garçon et une fille, à différents autres stades de sa vie.

Je suis absolument opposé à la pédophilie. Je ne sais plus comment le dire puisque les grands esprits comme Richard Martineau prétendent le contraire sans avoir eu l’honnêteté de lire ce que j’écris sur le sujet. Étonnamment, il sait mieux que moi ce que je pense, comme ça se passait d’ailleurs au temps de l’Inquisition, de l’aveu. On n’a pas évolué depuis, les chastes savent ce que pensent les pourris. Mais, les pourris le sont souvent moins que les chastes.

Je n’ai absolument pas besoin d’écrire des livres sur la pédérastie pour avoir un serein. La pédérastie tient de la fascination et le «cruising» ne se fait pas en publiant des livres. Bien au contraire, publier sur le sujet te force à vivre une chasteté épouvantable. Et, si je décide de vivre le reste de ma vie avec une femme ou être gai, ça me regarde et ça ne regarde personne. Je n’ai pas fait vœux de pédérastie. Ce choix devient possible avec l’âge parce que la libido est moins forte.

J’écris des livres pour adulte, mais on a en a si peur qu’on les interdit même chez les adultes. On ne veut pas que les gens réfléchissent sur le sujet.

Étant donné ce que j’ai vécu et j’ai dû endurer, je me suis forcé à chercher dans une vaste littérature tout ce qui touche à la pédérastie. Ces découvertes m’ont convaincu que nous vivons le rapport sexuel homme-garçon dans un contexte d’hystérie pour ne pas parler strictement de folie collective. Écrire est devenu pour moi une mission en faveur de la VÉRITÉ. En parlant de moi, je ne pouvais pas parler à travers mon chapeau comme le font nos âmes conservatrices qui jouent sans même s’en rendre compte un jeu essentiellement politique.

Seulement le gros bon sens.

Il faut être complètement fou pour proposer présentement au Québec une nouvelle approche et  une tentative de compréhension du phénomène sexuel.  Je le sais.

Les féminounes et tous les scrupuleux (lire ceux qui se font de l’argent avec le chantage et la répression sexuelle) ont le pouvoir sur à peu près toutes institutions culturelles et judiciaires du Québec. Elles ont un appui inconditionnel des médias. Elles bénéficient entre autres des largesses de la ministre St-Pierre pour nous ramener dans le droit chemin et nous protéger contre le péché de la chair. On nous force à voir la sexualité comme les féminounes, à croire que la castration est naturelle.

Ce ne sont pas les mouvements de droite qui manquent. Les féministes ont été remplacées par les féminounes, ces obsédées du sexe qui nous conduisent dans des croisades d’étroitesse d’esprit sans borne. Elles sont épaulées par les journalistes qui probablement sans même sans rendre compte essaient de nous faire partager l’étroitesse d’esprit des Américains sur tout ce qui touche la sexualité. C’est normal puisque le paquebot de pudibonderie vogue dans les veines de l’humanité depuis des siècles grâce aux religions. On essaie de nous faire croire que la perception de la sexualité par les femmes battues est celle qui devrait dorénavant dominer. Pas de sexe ! Le sexe est mauvais !  À-bas les pénis !

Jamais l’omerta ne fut aussi complète et aussi stupide que maintenant. On est rendu à parler de personnes nues alors que sur les photos on montre des personnes en costumes de bain. Plus sainte-nitouche que maintenant tu crèves de constipation ou noyer dans ton urine. C’est encore pire que dans ma jeunesse où tu n’avais pas le droit de toucher, voir et même penser au sexe. On est à la veille de retourner les enfants aux confessionnaux pour s’assurer que leur nature ne suivent pas son chemin, c’est-à-dire qu’elle se manifeste plus jeune  qu’avant.

Le Québec ne s’est pas amélioré dans sa tolérance aux différences sexuelles. Bien au contraire, jamais il n’a été aussi «braqué» contre tout ce qui est en dehors du saint sacrement du mariage ou de «l’accotage». On pense tellement protéger les enfants qu’on crée des comités de lecture à l’intérieur même de la littérature pour la jeunesse pour s’assurer qu’aucune allusion sexuelle ne peut être flairée. On oublie que les enfants sont déjà sexués dès la naissance. Malgré toute la censure inventée en surprotection, ils trouveront ce qui les fera se questionner sur leur sexualité et celle des autres. Le sexe est de l’ordre du plaisir que  ça  plaise  ou  non  aux  féminounes.  Tout  le  monde  un  jour  le  ressent.

C’est vrai que l’exemple des parents qui s’en sont pris à leur enfant de 18 mois ne peut que provoquer un très profond dégoût au point où tu te demandes si c’est vraiment possible que des gens soient aussi tarés. Mais c’est justement en publicisant de telles histoires d’horreur que l’on entretient inconsciemment la haine du sexe dont l’Église a toujours voulu nous gaver.

On profite de ces cas pour lancer ses campagnes de chasteté. Qui dans de telles conditions ne pensent pas à punir davantage ces montres ? C’est bon  pour Harper et sa clique d’assassin de la démocratie. Qui peut être assez fou pour faire remarquer le caractère exceptionnel de tels événements et le dérapage vers une société maladivement scrupuleuse?

J’ai encore vu personne mourir ou être mutilé, aveuglé, après avoir vu un pompier en petite tenue ou une femme mettant en évidence ses rondeurs. C’est pourtant l’objet de certaines campagnes qui nous font nous demander si celles qui les ont pensées ne devrait pas se faire soigner. Ces campagnes sont subventionnées par qui ?

Le Québec est à subir une castration chimique. Bientôt, on en viendra aux péchés de la pensée, c’est juste qu’on ne sait pas encore comment l’articuler. Attention ! On vous fera payer pour avoir des tentations. Impossible ! On peut déjà vous faire perdre votre emploi pour un langage grivois.

C’est pour combattre cette escalade que j’ai accepté de mettre la tête sur le billot. Richard Martineau fut le premier bourreau. Un faux petit révolutionnaire qui n’a pas encore saisi que la droite est au pouvoir depuis plus de dix ans. Encore quelques années et nous serons prisonniers de la dictature de la morale féminoune par manque de lucidité.

La répression sexuelle et l’ignorance.

Quand j’ai eu mes premiers problèmes avec la justice ou ce qu’on nomme ainsi, je me sentais coupable. J’aurais voulu expier pour le reste de ma vie, ce qui signifie que l’Église avait réussi à m’inculquer depuis mon enfance toutes ses divagations concernant la sexualité. J’avais honte de ce que j’étais. Je me croyais automatiquement inférieur. Je me punissais et m’automutilais pour provoquer le miracle qui aurait pu me faire échapper à la pédérastie.

Je me savais damné et je ne comprenais pas pourquoi un dieu, qui sait tout, de toute éternité, qui se prétend amour et justice, puisse être assez méchant pour te créer quand même. Ce doute empira le sentiment d’injustice que j’avais déjà ressenti quand on me fit croire que ceux qui n’étaient pas catholiques étaient automatiquement damnés. Comment pourraient-ils vivre une autre religion que celle de leur famille ?

Le poids de mon péché m’apparaissait plutôt comme celui d’une victime de  Dieu qui peut sauver ou de damner des humains qui n’ont aucune liberté dans le choix de leur réalité, car ils ne sont qu’une créature.

À cette époque, je croyais encore dans le péché de la chair. Je n’avais rien lu et l’omerta, en ce qui concernait tout ce qui est sexuel, faisait que j’étais assez naïf pour croire ce qu’on m’avait enseigné. Comme si Dieu pouvait s’intéresser à des stupidités de ce genre ?

Comme à l’époque des païens, bien avant le christianisme, je croyais que l’esprit était d’essence angélique et le corps de matière, donc, le mal, la mort éventuelle. Je n’avais pas encore lu ni Freud, ni Reich pour comprendre que tout individu est sexué avant même sa naissance et que l’ignorer peut être la source de problèmes quant à son identification et son développement.

Cette différence entre toi et les purs est ce qui amène bien des jeunes à se suicider. Ils se sentent incompris rejetés parce qu’ils sont différents et se sentent détestés des autres. Au lieu de les aider, avec leur maudite campagne de pseudo-protection des jeunes, on les écrase encore plus, car à cet âge on n’a pas encore la force intérieure de croire que les autres peuvent aussi se tromper.

Bébé, nous passons déjà par différents stades de développement, processus qui tout en étant identique à tout être humain, est strictement individuel quant à sa réalisation dans le temps. Les mécanismes que nous expérimentons alors seront utilisés tout au long de notre vie. Notre cerveau est d’ailleurs très différent de ce qu’il sera à partir de l’adolescence et encore plus quand nous serons adultes.

De ne pas être encore formé prouve hors de tout doute qu’à moins de violence il est impossible de subir des traumatismes sexuels à cet âge. On n’a ni la mémoire, ni le développement de la conscience assez développés pour permettre qu’on s’en souvienne réellement. On n’a même pas la possibilité d’y voir du mal, car cette notion n’existe pas encore. Comment peut-on être écrasé de remords et de culpabilité alors qu’on ne sait même pas encore ce qui est bien et mal ? On connait seulement ce qui est agréable et désagréable. Pire, on a récemment démontré l’incroyable capacité de résilience du cerveau à l’adolescence, ce qui met en doute l’existence de séquelles psychologiques à la suite d’une relation sexuelle, car, chez les jeunes, de telles relations sont une part de jeu et non un geste moral.

D’ailleurs, on oublie plus facilement les événements heureux que les malheureux. C’est ce que l’on essaie de nous faire oublier quand on prétend que les jeunes subissent un préjudice lorsqu’ils participent à une aventure sexuelle qui se passe à travers le jeu et le plaisir. Les jeunes ne sont pas encore aussi obsédés par la morale que les adultes. D’autre part, il est clair que dans les sociétés où les enfants sont caressés dans leur enfance, ceux-ci font preuve d’une plus grande stabilité émotive quand ils sont devenus adultes.

De plus, les dernières recherches sur le cerveau démontrent une telle capacité de résilience qu’elle rend stupide toutes les prétentions à l’effet que la vie sexuelle peut traumatiser un enfant, s’il n’y a pas de violence (le mal d’être pénétré, forcer un jeune à te sucer, une domination qui provoque la peur, etc.)

Dès cinq ans, on peut prédire, selon la dilatation de la pupille des yeux, si on sera hétérosexuel ou gai. Déjà, à cet âge, on a pris conscience de ce que l’on est et on développe la personnalité identifiée à son sexe. Ce phénomène d’apprentissage par imitation des gens de même sexe et plus âgé est fondamental, car le rapport avec ton genre sexuel, te permettra de te comporter comme un mâle ou une femelle. Que tu le veuilles ou non, tu n’as pas un mot à dire sur ce bagage qui constitue ton inconscient et qui dirige non seulement tes décisions, mais ta propre façon de «te» concevoir dans ta petite tête.

Qu’on le veuille ou non, on ne choisit pas ce qui nous attire chez l’autre, on possède déjà cet attrait d’une façon innée. Ce peut être les formes, les senteurs, les mouvements, la musicalité de la voix, etc. L’attirance peut aussi se faire simplement à travers des symboles inconscients. En principe, la majorité des jeunes auront déjà connus à cinq ans des petits jeux sexuels qui leur permettront de mieux se connaître et se situer dans la gent humaine. Ils auront répondu à l’éternelle question à savoir si les autres sont comme eux.

La réaction hystérique des parents quand ils s’en aperçoivent est une des premières formes de traumatisme de l’enfant vis-à-vis la sexualité. Cette désapprobation est à l’origine des premiers sentiments de mésestime de soi.

À mon point de vue, les parents doivent avoir l’équilibre nécessaire pour expliquer ces différences ou répondre aux questions des enfants sans en faire toute une montagne. C’est normal d’aimer et de connaître son corps. C’est normal de se comparer aux autres dans son enfance. C’est le contraire qui est anormal.

Malheureusement, les religions prêchent tout à fait le contraire parce que la base de leur point de vue est assise sur des ignorances crasses de l’homme.

Les parents qui font toute une montagne avec la nudité font des enfants frustrés et écrasés. La sexualité doit tout simplement être traitée comme une chose on ne peut plus normale de la vie. Plus ta sexualité sera enrichissante, plus tu auras une personnalité forte. Plus on te fera croire dans le péché de la chair, plus tu souffriras de mésestime de toi. Plus tu auras de difficulté à accepter ton corps et sa beauté. C’est d’ailleurs pourquoi les femmes ont plus de problème à s’accepter que les hommes.

J’ai eu le bonheur, en expérimentant l’école libre, de voir jusqu’à quel point c’est vrai. J’ai aussi, grâce à ma pédérastie, put constater comment on ment aux gens quand on prétend que les jeunes sont chastes et asexués. Qu’une relation sexuelle avec eux est un phénomène de domination. Et, comment les adultes ne peuvent pas saisir l’égalité qui se crée entre les êtres à travers le jeu.

Les jeunes sont au moins assez intelligents pour comprendre que les jeux sexuels sont agréables et que les adultes capotent devant tout ce qui est sexuel. Ils ne savent pas pourquoi, mais ils peuvent vite saisir que leur sécurité peut être mis en danger si leur comportement ne correspond pas à celui exigé des adultes à cet égard. Pourquoi en est-il ainsi ? Personne ne le sait vraiment, mais pour être normal, il faut voir du mal dans la sexualité. Le contraire de ce qu’est vraiment un être humain. En agissant ainsi, on crée des êtres incapables d’autonomie.

C’est aussi normal pour le petit gars qui est gai d’être dégoûté par les amours hétérosexuels que l’hétérosexuel par l’homosexualité. On ne choisit pas ce qui nous attire. Très souvent, à partir de l’adolescence, donc avec l’arrivée de la capacité au symbolisme, le monde dans lequel nous vivons prend un autre visage. Pourquoi agir contre sa nature réelle ?

Si on est gai, le monde est nécessairement différent. L’homme est l’objet sexuel recherché et la femme qui n’existe pas dans l’ordre des désirs prend une autre signification. Elle est une chaleur, une tendresse, un point de vue que l’on ne rencontre pas chez les hommes. La femme objet de désir sexuel est remplacée par la femme-mère.

Non à la pédophilie.

Je ne pourrais pas donner de raisons indiscutables pour lesquelles je m’oppose à la pédophilie, tout simplement parce que rien ne définit ce qu’on appelle pédophilie.

Cette absence de rigueur permet de poursuivre l’éducation religieuse et de condamner le sexe, sans apporter de nuances. Le mal est alors identifié aux intentions de l’adulte. Qui peut se prétendre assez intelligent pour savoir mieux que les gens qui posent un geste, l’intention qui caractérise ce geste. Ça me rappelle le rapport entre Jésus et Marie-Madeleine dans nos Évangiles. Elle est pardonnée d’être une putain parce qu’elle a su aimer.

Probablement, que mon éducation m’oblige à ne pas accepter qu’un adulte s’émisse dans le développement sexuel d’un enfant en bas âge. Les mœurs d’un pays sont souvent implicites, en ce sens que la majorité les accepte comme tels sans se demander pourquoi.

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Avant l’adolescence, sauf pour répondre à sa curiosité, le jeune n’aura aucun envi sur le plan sexuel. On peut dire que la sexualité, même si elle existe chez tous les êtres de la naissance à la mort, a des périodes où elle n’apparaît pas dans les préoccupations de la vie quotidienne ou consciente. Freud parlait de latence. Entre cinq et neuf ans environ, les filles n’existent pas dans l’univers des garçons. Tout est jeu. Pourtant, à travers les commerciaux on croirait que le petit gars est déjà en amour par-dessus la tête. C’est une projection d’adulte. Ces derniers ne semblent pas comprendre que les jeunes ont leur propre sexualité, qu’elle se manifeste ou non.

Je me rappelle que l’on se devait avoir une blonde quand j’étais jeune. T’étais niaiseux si tu n’avais pas encore embrassé une fille. Les jeunes aiment copier les plus vieux juste pour se faire croire qu’ils sont plus vieux. La curiosité sexuelle revient avec l’adolescence.

La pédophilie est un terme créé par les féministes dans les années 1970 et peut couvrir à peu près tout ce qui est sexuel chez un enfant. On ne situe pas la définition de la pédophilie en fonction des cultures et je ne crois pas que ce soit réellement, dans tous les cas, approprié. Il existe des sociétés et même certaines religions pour qui la sexualité est un phénomène normal et positif.

On se scandalise parce que des filles de 12 ans ont des rapports sexuels. On les prétend victimes d’une hyper sexualisation.  Celles qui parlent ainsi manquent  un peu de culture, car c’était il y a moins de deux siècles tout a fait normal de marier une fille de cet âge. C’était accepté partout dans le monde. Même que le prophète Mahomet a marié une petite fille de neuf ans. Un des présidents des Etats-Unis étaient en amour avec une noire de 14 ans. Dans la Grèce Antique, le gars se mariait à 30 ans et plus avec une fille d’environ 12 ans, car il devait lui

enseigner comment mener les affaires économiques de la ferme, fonction occupée par l’épouse.

Le problème avec les féminounes c’est qu’elles refusent l’histoire (comme les religions) pour se donner raison. Même la répression sexuelle a son histoire et on peut affirmer sans danger de se tromper que la répression sexuelle est surtout une préoccupation féminine. On aborde la sexualité comme si elle était identique pour tous, ce qui est tout à fait faux.

D’ailleurs, les droits de la personne ont été inventés pour empêcher une dictature absolue de la majorité sur les individus.

Je ne vois pas pourquoi il y aurait qu’une seule façon de voir ce qu’implique une relation précoce. Je suis persuadé que certaines mères seraient outrées d’entendre dire que leurs caresses sont des gestes criminels. Les règles sexuelles sont fondées sur la tradition des peuples et des civilisations. Il existe certainement aucune tradition qui cherche à profiter sexuellement de ses enfants. Les caresses sont de l’ordre de la tendresse. Certains gestes peuvent être mal vus dans un état et être glorifiés dans un autre. On juge les arbres à ses fruits. Il y a un lien direct entre la peur de se caresser au Québec et le taux de dépressions nerveuses. Mais, c’est payant pour vendre des pilules.

Avant le 17e siècle, aucun adulte ne se préoccupait de la sexualité des jeunes. On reconnaissait que certains étaient plus précoces que d’autres, et on n’y voyait aucun mal. Avec la pensée féminoune, tous doivent être exactement pareils, ce qui est le contraire de la nature humaine. Une façon voir qui nous vient des religions et qui est basée sur le rejet du corps humain. Voir la nudité comme quelque chose de mal, de honteux, de sale, c’est manquer d’équilibre puisque le corps humain est extraordinaire. Pourquoi en avoir honte ? Est-ce parce que les femmes sont plus jalouses du corps de leurs voisines que les hommes ? Pour  un homme le corps d’un autre homme, à moins d’être en compétition avec un autre pour la même femme ; c’est la dernière de ses préoccupations.

Au Québec, les campagnes féminounes sur le sexe me semblent davantage des campagnes d’irresponsabilisation et de surprotection des jeunes. On n’a même pas l’honnêteté intellectuelle de faire la différence entre la pédophilie et la pédérastie.

Il n’y a pas qu’une question d’âge (la pédérastie touche les jeunes de plus de 10 ans), mais une différence entre l’état ‘esprit des individus face au physique. On sait qu’en général, les hommes aiment le sexe, soit le contraire de bien des femmes. Notre état physique crée une perception différente de la sexualité puisqu’elle celle-ci obéit à l’expérience que nous en avons.

L’approche féminoune est une approche de condamnation, de répression. Pour elles, c’est simple tout ce qui est sexuel, particulièrement, les mâles, les font vomir. On en est encore à penser que la sexualité est une réalité de femmes battues. Serait-ce que les féminounes sont à réussir là où les religieux ont failli : castrer tout le monde ?

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