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La liberté sexuelle 5

août 5, 2020

La liberté sexuelle 5 (pp.43à52)

Dans une société évoluée, on doit accepter le mode de vie de chacun, à moins que celui-ci mette l’autre en danger ou ne respecte pas les autres.

Il peut y avoir la commune, les familles monoparentales, gaies, polygames, polyandres ou nucléaires. L’important n’est pas qui les compose, mais si elles

sont aptes à assurer le développement de chacune de ses composantes. Il appartient à chaque individu de décider dans quelle structure il sera le plus heureux.

S’il est vrai que dans la famille l’enfant est le centre, la raison d’être, il ne faut pas oublier que le bien-être des ou du parent est aussi un élément essentiel. L’enfant n’est pas un dieu, pur, innocent et sans reproche. Il peut être autant une «petite vermine» que n’importe quel adulte. Pour qu’une famille soit une réussite, elle doit être un lieu, une atmosphère où chacun puise la vitalité de son propre développement.

Pour qu’une famille remplisse sa vocation, il est essentiel que chaque membre ait sa part de responsabilités. La bonne entente est un élément indispensable au développement harmonieux et équilibré des enfants. En ce sens, il faut s’assurer que la vie de ceux qui tiennent lieu de parents le permet.

Notre société légale est à ce point viciée dans son souci d’exploitation économique que le travail des deux parents ne suffit plus souvent à offrir un régime de vie supportable à tous ses membres. L’exploitation éhontée de la masse par un régime économique dictatorial qui élimine les nationalités et uniformise les individus, connue sous le nom de «mondialisation des marchés» doit être immédiatement combattue.

Dans un premier temps, il faut assurer l’égalité de tous les individus quelle que soit le sexe et l’orientation sexuelle. La parité salariale (qu’il faudra étendre aux ados pour éviter leur exploitation) doit cesser d’être un rêve et devenir une réalité. La femme et les enfants doivent être égaux à l’homme adulte à tous les points de vue. On n’est pas d’abord un homme ou une femme, on est d’abord essentiellement un être humain. Cependant, il faut reconnaître que les liens se tissent plus facilement avec les gens de son propre sexe ou de sa propre génération. Après les féministes, faudra-t-il avoir les mâlistes ? Si l’homme et la femme sont égaux, pourquoi les femmes bénéficieraient-elles d’un programme particulier ?

D’autre part, il est aussi urgent que les gais aient les mêmes droits que les hétérosexuels et reconnaître qu’il n’y a pas d’âge pour définir son orientation sexuelle, ni pour commencer son apprentissage. La vie se charge de cette découverte fondamentale pour chaque individu.

Il faut que le statut d’une famille avec des parents gais soit le même que la famille nucléaire. Il faut réajuster les règles en matière d’adoption.

Comme il a été scientifiquement établi que l’orientation sexuelle est déjà pratiquement définitive dès l’âge de cinq ans, le tabou à l’effet qu’un couple gai ne peut pas aussi bien qu’une famille nucléaire élever des enfants est dépassé. L’important pour l’enfant, c’est l’amour et la sécurité. Un milieu propice au développement de « sa » personnalité.

Cela heurte les modes voulant que telle ou telle fonction soit celle d’un homme ou d’une femme. L’important, c’est d’être bien dans sa peau et non son orientation sexuelle.

Par ailleurs, la société à travers ses préjugés, peut nuire au développement de l’enfant en stigmatisant certains choix sociaux ou à partir de l’orientation  sexuelle. L’enfant peut, à cause des racontars, des campagnes de morale publique, surtout aux informations à la télévision, se sentir inconfortable dans sa famille. Cette honte ne peut que lui être préjudiciable. En d’autres termes, le jugement social peut-être encore plus dévastateur que le fait de vivre dans une situation plus ou moins exceptionnelle.

Être une commère devrait être un crime, si on respecte le droit à la vie privée. Les psychologues parlent souvent des sévices que subissent les jeunes, lors d’une relation sexuelle avec un adulte. C’est simplement parce que c’est plus payant pour eux de donner cette explication. Tous les maux nés d’avoir été abusé ne créent pas le besoin de dénoncer pour se calmer le pompon. C’est peut-être un soulagement mais c’est surtout un moyen de vengeance. On serait mieux d’insister sur le besoin de ne pas se culpabiliser outre mesure. Avoir un rapport sexuel, ce n’est pas la fin du monde et avec qui ne regarde  personne.

On semble oublier que la honte de son geste est comme si on se voyait dans un miroir dès qu’il y a une situation qui lui ressemble. En fait, si on ne culpabilisait pas outrageusement l’homosexualité ou les relations sexuelles adultes ados, si nos journaux n’en faisaient pas des crimes pire que de tuer, possiblement qu’un jour la personne finirait par comprendre par elle-même qu’il est possible de s’en libérer sans devoir absolument en parler, sans haine et sans honte, comme une autre expérience vécue par bien des gens. Plus la honte est grande, plus le traumatisme l’est.

Aussi,    faut-il    blâmer    autant    l’omerta    qui    a    toujours    accompagné    les connaissances sexuelles au Québec que cette relation. Souvent la honte vient de ce que les autres pensent de nous ou de la peur de ce qu’ils pourraient penser parce que nous en avons toujours fait une montagne. Le chantage contre l’Église catholique émanerait-il ou cacherait-il une nouvelle guerre de religions ? Les parents gais devraient bénéficier des mêmes droits et avantages sociaux que le couple hétérosexuel. Il en va simplement de l’honnêteté sociale et de l’égalité des individus dans la société.

L’homophobie est une discrimination au même titre que la discrimination raciale.

Nos législateurs et le système judicaire doivent cesser d’agir en hypocrites et respecter les lois qu’ils promulguent, sans toujours essayer de les contourner, en formulant de nouvelles restrictions à travers d’autres lois.

Si on accorde la non-discrimination quant à l’orientation sexuelle, il faut avoir la cohérence et l’intelligence de revoir toutes les lois en fonction de ce droit fondamental et de la réalité physique et psychologique des individus. Si l’on dit qu’à 14 ans, le jeune peut choisir et qu’il n’y a pas de crime dès qu’il y a consentement, il faut cesser de jouer autour de cette règle pour la contourner de toutes les manières en créant de nouvelles lois ou de nouvelles effractions.

Il est malheureux que les compressions budgétaires aient entraîné la disparition de la Commission de la réforme du droit, car souvent les lois sont incompatibles dans leur application aux droits accordés. Les lois doivent aussi évoluer en fonction des connaissances. Parfois même, les conséquences de leur application ne sont pas celles que l’on souhaitait. Il serait temps que l’on prenne conscience du problème.

Si le système judiciaire doit être indépendant de la politique, il doit l’être davantage de l’économique. On dirait que le système économique ne vise que l’exploitation des individus par des « bandits légaux » qui ne visent que leur profit. Le «système» doit exister pour assurer le bien-être de la société et non «pour exploiter légalement» tous ceux qui la composent. Il est inadmissible que les lois aient des dizaines d’années de retard sur la réalité et les découvertes scientifiques.

Actuellement, la majorité accepte que le jeune puisse et doit décider le plus jeune possible du milieu dans lequel il veut vivre.

L’Église situait l’âge de raison à sept ans. Ainsi, dès l’âge de sept ans, un enfant est capable de différencier entre le bien et le mal, quoique cela ne veuille pas dire qu’il puisse extrapoler les conséquences de ses gestes. Cela ne veut pas dire qu’il est libre, qu’il peut choisir entre le oui ou le non, sans contrainte. Il faut aussi tenir compte de l’inconscient pour déterminer la capacité d’agir librement. L’éducation joue un rôle essentiel dans le développement de la capacité de choisir ce qui est et sera pour le mieux.

L’influence n’a rien à voir avec la contrainte, car même à 55 ans, tu es encore sensible à ce que dit, pense, fait ton entourage. Que l’enfant ne peut pas décider parce qu’il est influençable, c’est de la merde. Mais qu’il ne peut pas extrapoler dans le futur l’impact que cela pourrait avoir dans sa vie, c’est un fait.

Donc, il faut le protéger contre ce qui plus tard pourrait créer son malheur ou sa destruction. Les suites seront d’autant plus importantes qu’il en ressentira l’approbation ou la condamnation par ses proches. Il faut l’éduquer pour lui permettre de choisir le plus vite possible en fonction de son avenir et de ses propres goûts, de sa propre personnalité.          

L’idéal en éducation, c’est de permettre le plus jeune possible à un individu d’être autonome, donc, de pouvoir faire des choix, d’être libre. Et, la liberté, c’est de pouvoir dire «oui» ou «non» à une relation sexuelle; pas de devoir absolument dire «non».

En sexualité, si l’on veut respecter l’individu, il faudra cesser de le juger selon son âge chronologique, mais plutôt tenir compte de son âge psychologique, lequel est différent selon chaque individu. Il existe des éléments, un rythme personnel dans le développement de chaque individu. La phase de développement dans laquelle il vit peut être établie par des professionnels. Cette vitesse individuelle constitue un droit à son intégrité. Et, ne pas la respecter, en fixant des normes mur à mur, c’est nier ce droit.

Il faut se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, Samuel de Champlain, fondateur de Québec, a épousé une jeune fille de 12 ans alors que le deuxième président des États-Unis, M. Jefferson, avait une épouse de 14 ans.

Une expérience est-elle automatiquement traumatisante parce qu’elle est précoce ou parce qu’elle correspond au développement, à la curiosité, à l’approbation de cette personne ? Qui autre que la personne qui se marie doit décider si c’est un âge ou un choix approprié ? C’est un choix de l’individu qui ne revient même pas aux parents. Un choix individuel que la société doit garantir à tous ses citoyens.

Ça n’a pas d’importance que je trouve ça personnellement beaucoup trop jeune ; l’importance est le consentement vraiment libre de la personne concernée ainsi que son bien-être.

Si on veut réellement protéger l’enfant, et non lui laver le cerveau au nom d’une morale d’adulte bourgeoise et religieuse, on examinera si la situation est bénéfique pour l’enfant et non si elle correspond aux normes. Si l’enfant a été perturbé, il doit pouvoir compter sur l’assistance de psychologues. Cependant, il ne faut pas oublier que souvent l’hystérie des parents, l’appel de la police et toutes ces mesures répressives stigmatisent encore plus le jeune, car il a l’impression que d’avoir joué aux fesses, c’est pire que s’il avait tué …

Si un jeune peut décider à 14 ans avec qui il veut vivre, si la fille peut décider si elle prend la pilule (donc de sa vie sexuelle), il doit assumer son orientation sexuelle et les parents et les lois doivent apprendre à respecter intégralement ce choix.

L’individu ne choisit pas son orientation sexuelle (ce qui l’attire sexuellement), mais la subit. L’orientation sexuelle est innée dans l’individu dès sa naissance. Le temps ne sert qu’à en prendre conscience. Le développement de la conscience de cette orientation est possiblement le fruit de la relation, entre la naissance et les cinq premières années de sa vie, avec les membres de sa famille. Cependant, pour plusieurs cette connaissance de soi ne s’opère qu’à travers les années.

L’appareil social doit être orienté non pas dans une vocation répressive et d’uniformisation, mais comme un appui dans la recherche d’un comportement social acceptable qui permet la réalisation individuelle. Il faut apprendre à vivre avec son orientation sexuelle, car on ne peut rien y changer … La liberté individuelle doit avoir pour unique frontière la non-violence, le consentement et le respect de la liberté de l’autre.

Si on accepte qu’à 14 ans, un ou une jeune doit pouvoir assumer sa sexualité, il faut que cela soit aussi vrai pour l’appareil judiciaire. Sans violence ou contrainte, la vie sexuelle des jeunes de 14 ans et plus comme celle des adultes ne regardent pas la police ou la DPEJ. Il faut aussi prendre note que ce n’est pas parce que ta fonction en est une d’autorité qu’une relation avec un ou une mineure est automatiquement soumise à cette notion d’autorité.

Le jeune doit être directement sous l’autorité de la personne qui se sert de sa situation pour abuser de son statut, pour pouvoir invoquer la notion de  » personne en fonction d’autorité ». Il peut exister un lien affectif, voire amoureux entre un jeune et un policier, par exemple, qui n’a rien à voir avec une situation d’autorité. Ce n’est pas parce que tu portes un uniforme que tu es nécessairement en état d’autorité sur un quelconque individu. Deuxième exemple, si tu n’enseignes pas (ou plus) à un élève avec qui tu as une relation affective, voire sexuelle, tu n’es pas dans une situation d’autorité, car ton poste ne te confère aucun privilège ou moyen dont tu pourrais te servir pour faire

«chanter» le jeune. Être en amour arrive aussi bien à des « gens en autorité» qu’à des jeunes. Dans ces derniers cas, on devrait plutôt se demander si cette réalité est nuisible au jeune plutôt que de jouer aux moralistes.

Par ailleurs, il faudra créer une éthique dans les relations adultes adolescents, car tu es en partie responsable de ceux que tu aimes. Et, ces relations doivent cesser de se vivre à la cachette et dans une atmosphère d’hypocrisie malsaine.

1- La sexualité, sans violence, ni contrainte, ne regarde pas la police.

Avec les lois sur le viol, le proxénétisme et les drogues, la police a tous les outils légaux nécessaires pour contrer les cas d’abus,  On peut éliminer presque  toutes les escouades de la moralité, car avec une politique de liberté sexuelle consentie, elles sont inutiles et dispendieuses. Un policier qui passe ses  journées à s’amuser sur internet, ça coûte inutilement cher, surtout si on sait que la chasse aux pédophiles sur internet, n’est qu’une excuse pour contrôler l’internet … tout comme on sait que la CIA se sert des mouvements religieux missionnaires, qui prétendent protéger les enfants dans les pays sous-

développés, pour des fins d’espionnage… L’État n’a pas à remplacer les  curés ou faire le travail de la CIA.

Cependant, il est évident que la sécurité de l’individu est aussi un droit.

Un viol, le proxénétisme, le commerce d’humains, l’esclavage demeureront toujours inacceptables et devront toujours être punis.  Un individu qui a blessé  ou tué un enfant pour le violer ou tout autre motif comme le commerce d’humains doit être incarcéré, car il est un danger public. Dans de tels cas, il ne devrait même pas exister de libération conditionnelle, car la victime potentielle ne peut pas se défendre. Il en va tout autrement dans une expérience de séduction. Les cadeaux font partie de toutes les relations humaines affectives et n’engagent pas nécessairement la personne qui les reçoit. C’est un facteur d’éducation. Avoir des policiers sur internet, c’est mal dépenser les subventions pour combattre le crime, car on ne le fait pas aux bons endroits, là, où il y a violence. On a plus besoin d’une escouade contre les crimes économiques et retrouver les personnes disparues qu’une police qui se livre à la chasse aux pédophiles en se faisait passer pour un jeune. Le leurre devrait être interdit.

Les crimes non violents tels les attouchements, les incitations doivent disparaître du code criminel, car ils prêtent à l’arbitraire. Qui peut objectivement juger de l’intention d’un autre ? Est-ce que dire que j’ai un beau pénis met une autre personne en danger, est-ce vraiment du harcèlement, de la pruderie ou de l’hypocrisie                                                                                                             ?

Toutes ces situations doivent être remplacées par le consentement ou le refus clairs de la personne. Le seul crime est d’insister, de récidiver, si l’autre a très clairement manifesté sa désapprobation. Et là, c’est un viol. Pas besoin de règle spéciale. Il faut faire mentir les paroles de Léo Ferré : le problème avec la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres. La morale doit être une série de règles intérieures, personnalisées, visant le respect de soi et des autres. La base doit être la non-violence et le consentement. Les véritables vicieux sont les puritains qui voient du mal partout. Incapables d’aimer et être heureux, ils condamnent tout sans discernement.

Ce choix du «oui» ou du «non» de l’individu doit être absolu. Il respecte en tout toutes les notions de la Charte des droits de la personne : vie privée, intégrité physique, morale et psychologique, orientation sexuelle, etc.

Par ailleurs, il peut exister des zones grises quand il s’agit « d’agace-pissettes», ceux qui disent oui en voulant dire non ou vice-versa. Pour qu’il y ait crime, il faut qu’un geste soit posé contre la volonté clairement exprimée par l’autre et ce refus doit pouvoir être perçu tout aussi clairement par l’autre. En éliminant la notion d’incitation, les individus auront intérêt à clarifier leur position dès le début et voir à la faire respecter. Il y a une différence entre consentir lors

de la liaison et refuser par la suite parce qu’on s’en culpabilise. Il faut savoir nettement dire non quand c’est le temps.

L’importance d’une éducation précoce à ce droit du «oui» ou du «non» est manifeste.

C’est l’individu qui décide lui-même ce qui acceptable ou non pour lui, et, le plus vite est le mieux.

Au Manitoba, on parlait de la théorie du «j’aime» ou «j’aime pas». Si l’individu connaît la loi et ses droits, il saura très jeune qu’il faut être clair dans l’expression d’une acceptation ou d’un refus ; car il est le maître absolu de son corps et de son esprit. Il doit nécessairement donner une réponse ou un message très clair d’acceptation ou de refus, car qui dit rien consent. Il doit connaître tous les mécanismes mis à sa disposition pour le protéger, mais il doit savoir que ses droits ne sont pas des armes pour lui permettre de faire chanter quelqu’un d’autre ou de le manipuler. Si tu n’es pas d’accord avec le comportement sexuel d’une personne, tu ne retournes pas la voir … y retourner c’est consentir.

Il faut aussi cesser de voir la sexualité comme un tabou ou un sujet honteux. Moins, il en sera ainsi, plus les individus pourront en parler normalement, ouvertement. À ce chapitre, il faudra peut-être éduquer bien des parents. Tous les jeunes devraient avoir cette sensation que de parler de sexe, ce n’est pas plus grave, plus honteux que de parler de température. Rien n’est plus naturel que la sexualité. Cela est essentiel pour éliminer les possibilités qu’un jeune vive une expérience négative ou non souhaitée, imposée, et soit traumatisé pour le reste de sa vie parce qu’il ne peut pas se vider le coeur. C’est une approche préférable et moins pernicieuse que d’inciter à la délation dans ta majorité, plus de dix ans plus tard. D’ailleurs, il devrait y avoir prescription avec l’âge de 18 ans. Si la personne n’en parle pas à cet âge, rien ne justifie qu’elle décide 20 ans plus tard du besoin de le dire.

Parler d’une expérience douloureuse à ses parents, ce n’est pas une délation, c’est une libération. Malheureusement, aujourd’hui, on confond les deux. On veut entendre parler de sexe comme au confessionnal, en visant à dénicher un coupable. La chasse aux sorcières, c’est de l’obscurantisme. On parle de ces problèmes pour se déculpabiliser, pour éliminer ses blessures intérieures, non pas pour se venger ou faire chanter l’autre. Les psychologues devraient savoir qu’il y aura une période d’adaptation à cette libéralisation, mais la libéralisation demeure ce qu’il y a de mieux pour l’ensemble de la population.

Ainsi, une fois établie la liberté sexuelle, il faudrait pour un certain temps (le temps de pouvoir appliquer concrètement cette réforme, trois ou cinq ans tout au plus), pour établir une prescription quant à l’âge et à la catégorie de la délation. Pour cette période, que tu puisses te plaindre jusqu’à 18 ans est raisonnable.

Si tu dois attendre 15 ans et te faire révéler par un psychologue qu’une aventure sexuelle fut un problème, cela ne t’a certainement pas tellement traumatisé. Par ailleurs, il est aussi évident qu’il ne doit jamais y avoir de prescription pour les crimes impliquant de la violence. La violence doit être bannie de nos moeurs, c’est ça devenir civilisé.

Cependant, il faut absolument offrir une éducation sexuelle dans toutes les écoles ainsi que la propagation maximale d’informations sur les moyens qu’a un enfant pour se protéger (en parler à ses parents, à une personne en confiance). Puisque le jeune est libre de dire oui ou non, un oui imposé devient une forme de violence, car il n’y a pas de consentement. C’est donc contre la volonté exprimée.

Si les parents ont une approche calme et censée face à la sexualité, ils éviteront de devenir hystériques dès que les enfants parlent de sexualité et ceux-ci seront capables d’en parler, car ils seront en confiance et sauront que ça ne virera pas au drame s’ils osent parler.

Il serait aussi préférable que la personne puisse parler ouvertement de sa pédérastie, car ça permet à l’entourage d’être plus attentif. Ça devient même une protection supplémentaire pour le jeune.

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