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La liberté sexuelle 2 (pp. 12-21)

août 3, 2020

La morale sexuelle a été construite à travers les siècles à partir de l’interprétation que l’on se faisait de la vie et surtout dans le but de transmettre par son sang la place occupée dans la société. Un phénomène qui se retrouve surtout dans la monarchie et la bourgeoisie.

La répression sexuelle est née vers le 17e siècle et fut une arme défensive contre les fléaux telle la peste. Un moyen de séparer le petit peuple des plus riches. Pour se protéger, on a créé toute une formule de vie, de règles. L’hygiène a pris des proportions obsessionnelles. On a cessé de tenir compte de la réalité humaine.

Le droit des jeunes à leur vie sexuelle est essentiel au respect d’un droit encore plus fondamental, soit celui de tout individu à avoir une conscience personnelle, ce qui implique le droit à la vie privée. Mais, pour les adultes, un jeune est encore trop stupide pour décider ce qui est bien ou mal pour lui. On oublie que le caractère, la personnalité, se construit par les bonnes et les mauvaises expériences à partir de l’enfance et non à minuit, à telle date, quand on vient d’avoir exactement 16 ans. Comme le disait Freud, chaque individu à une vitesse de développement de sa personnalité et de sa sexualité, ce qui justifie qu’il n’y a pas d’âge de consentement fixe. Chaque garçon évolue à son propre rythme.

Le droit à une conscience personnelle n’a jamais été respecté, car, dans notre évolution sociale, l’individualité n’a jamais été considérée comme une valeur positive.

Ainsi, chacun naît et doit obéir aveuglément à son destin, avoir une place déterminée parmi les autres ce qui constitue en soi sa raison de vivre. Ce destin n’inclut aucune possibilité de vivre différemment des autres. Pourtant, on est seul à la naissance, on vit presque toujours seul et on meurt seul.

C’est pourquoi on a si ardemment combattu l’homosexualité, car cette réalité n’était pas prévue dans le schéma social défini par les religions et les structures économiques. Tout devait passer par la famille nucléaire. On croyait qu’un couple, c’est un homme et une femme.

Toutes les religions savent que leur condamnation de la sexualité est un geste contre nature ; mais c’est en même temps, le moyen de maintenir leur domination sur les individus. L’interdit sexuel consacre une mésestime de soi à cause du plaisir que le corps peut procurer.

Tout individu est sexué et rendre le sexe mauvais, c’est créer un tel état de culpabilité permanente que l’individu cherchera pour le reste de sa vie à se faire pardonner pour s’y être adonné.

Aujourd’hui, on peut entrevoir le fait que chaque personne est une réalité en soi. Chaque orientation sexuelle a sa justification et ses règles de vie. Aucun individu ne peut être blâmé pour ses orientations sexuelles, celles-ci sont déjà là à la naissance. La seule nécessité est de s’assurer qu’elle se réalise en dehors de la violence et dans le respect de l’autre.

L’avenir de l’humanité repose sur un changement fondamental des rôles sociaux dans le futur.

Les rôles ne seront plus attachés à un sexe, mais à la capacité intellectuelle et émotive des individus. La vocation deviendra tout simplement le devoir de réaliser au maximum ses qualités et ses talents pour le bien de la société. L’avenir est à l’imagination, à la création, à la Connaissance.

L’homophobie prônée à travers une morale qui rejette la beauté de la sexualité laisse entrevoir un retour à l’Inquisition. D’ailleurs, la charia en est un exemple concret. Comment peut-on véhiculer des idées aussi absurdes que celles de la charia?

Il est impossible d’entrevoir la mise en pratique du droit à sa conscience personnelle tant que la vie de l’enfant est sculptée dans tous les moindres détails par ses parents. Nelly Arcand parlait de familles pédophiles, de parents obsédés par la sexualité de leurs enfants. Une obsession véhiculée et entretenue par les médias et les féminounes.

Si un adolescent est trop jeune pour décider de sa sexualité, pourquoi ne l’est-il pas pour choisir sa religion?

Est-ce que la mission des parents implique de transmettre leurs valeurs sans respecter celles de leur enfant, principalement sa liberté? Sans rechercher ce qui est meilleur pour lui? Y a-t-il une différence entre protéger son enfant et l’endoctriner?

L’orientation sexuelle, elle, ne peut pas changer. Tu nais gai et tu meurs gai. Un gai n’est pas un pédéraste, même si fondamentalement ils sont tous les deux accrochés au sexe mâle. La relation intergénérationnelle existe seulement dans la pédérastie. La différence est ce qui les allume et cela personne ne peut y changer quoi que ce soit. Jamais un hétéro ne pourra être gai. Cependant, depuis quelque temps, on s’aperçoit qu’il y a une orientation sexuelle que l’on dit bisexuelle.

Est-ce que ces catégorisations de l’humain ont une raison d’exister? Un humain, c’est un humain. On devrait sans doute arrêter de diviser les individus en catégories. Un hétéro cruise comme un gai.

La famille s’apparente à ce que les bouddhistes appellent le karma. La famille c’est notre cocon. La situation, la vie de famille forment le jeune et fournissent le lieu où se développe sa personnalité.

Jusqu’à cinq ans, le jeune apprend autant par les ordres, l’imitation que par sa compréhension du non-dit. Jusqu’à cet âge, le jeune est comme une éponge et n’est pas assez structuré pour choisir ce qui peut le mieux lui convenir. La perception de la réalité d’un enfant est complètement différente de celle de l’adulte. C’est le fun ou ça fait mal. Elle n’a rien de moral.

Entre cinq ans et l’apparition de l’éveil sexuel chez le garçon, c’est une période de latence. Les filles et le sexe n’intéressent pas les garçons. Pourtant quel gars n’a pas prétendu être en amour avec une fille juste pour répondre à l’image qu’il doit donner aux autres pour être bien dans sa peau? La majorité écrase ainsi tout droit à la différence.

La nécessité de sévir si un enfant s’écarte de ce qu’on exige de lui devient la « vocation » des parents. Leur rôle est d’élever leur enfant. Il est donc normal à ce point de vue qu’à cette période de la vie, les parents soient les principaux responsables de sa sécurité et de sa formation. Leur comportement est aussi ce qui déterminera les valeurs de l’enfant. Leur haine ou leur amour du sexe imprègnera les enfants pour le reste de leur vie.

Est-ce ainsi quand l’enfant fait son entrée à l’école secondaire? Quand l’enfant commence à découvrir son corps et les sentiments que procurent les hormones?

Le principal but de l’éducation est d’aider le jeune à devenir autonome. L’éducation féminine est portée à voir encore l’ado comme le tout petit qu’il faut protéger. Mais, n’y a-t-il pas une nuance entre protéger et surprotéger ?

Sur le plan sexuel, les humains sont encore des enfants au berceau, car on lave la cervelle de tous dès leur petite enfance. Nous devons tous emprunter le même cheminement fondamental : travailler, élever sa famille, mourir. On nous élève dans la peur. On est même rendu à faire croire qu’un plaisir peut être une douleur parce que l’Église a commencé à payer les enfants qui ont connu un jeu sexuel.

D’ailleurs, le vocabulaire entourant la sexualité, surtout en cour, est assez monstrueux pour nous en écœurer davantage. On divise les gestes de chaque aventure sexuelle pour les rendre encore plus ignobles. Un simple toucher devient aussi dangereux aussi monstrueux qu’une exécution.

Cette obsession est maintenant devenue le centre de la pensée des médias. Les médias remplacent nos curés. Ils sèment la paranoïa.

Les nouvelles de la cour demandent peu d’investissements et répondent à la soif de sensations comme au temps de Néron. Ce besoin de voir souffrir l’autre est carrément maladif.

« UN ENFANT SURPROTÉGÉ N’APPREND PAS À SURMONTER LES INÉVITABLES

BLESSURES DE LA VIE. », Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, dans « Le bonheur, ça s’apprend ».

La liberté sexuelle est le droit individuel le plus sacré de la vie privée.

Cependant, le gouvernement fédéral foule aux pieds la majorité des droits individuels des jeunes consacrés par la Charte des droits de la personne du Québec quand il s’agit de délits sexuels non violents. Pourquoi? Parce que les jeunes ne peuvent pas s’en plaindre et ne votent pas. Ils n’ont donc aucun droit. Depuis quand une forme de masturbation est-elle souffrante? On ne fond pas si on est vu nu.

La société, à cause de son développement à travers le temps, au lieu de percevoir la sexualité comme un plaisir la voit maintenant comme un danger plus grand que la violence. Qui peut prétendre qu’une pipe, ça fait souffrir? Le symbolisme n’arrive qu’avec l’adolescence alors inventer des peurs irrationnelles pour justifier l’interdit, c’est mentir. Les séquelles ne peuvent pas être créées par des gestes de plaisir. Ce n’est pas pour rien qu’un psychologue qui avouerait que dans les sondages les jeunes sont moins scrupuleux qu’on le prône perdrait automatiquement son droit d’exercer. Beau respect de la vérité, n’est-ce pas?

Au Québec comme ailleurs, la religion a conditionné les gens de manière à créer une obsession contre la sexualité qui s’approche de la paranoïa.

En ayant augmenté l’âge du consentement à 16 ans, les lois criminelles canadiennes ne respectent plus le droit des jeunes à leur intégrité physique. Un attouchement sexuel, même une proposition, est perçu comme un crime pire qu’un meurtre. On ne fait aucune distinction entre un jeu sexuel non violent et un viol. On nie ainsi le droit des jeunes à leur sexualité. On ne les protège pas du danger émotif créé par notre projection, car le sexe à moins d’être sadomasochiste ou de la sodomie est un plaisir.

On refuse de reconnaître que la libido existe dès la naissance jusqu’à la mort et on préfère croire, comme dans le passé, que cette force, la plus grande chez les humains, est dangereuse pour les enfants.

Ainsi, un pédophile ou un pédéraste devrait être immédiatement condamné à la prison à perpétuité parce qu’il a eu le malheur de naître selon cette orientation sexuelle. On sait que la seule chose possible pour un pédophile est de se contrôler, de bannir toute forme de violence et respecter l’objet de ses désirs.

Depuis que les humains existent, la sexualité a toujours été marquée chez les garçons par une initiation qui leur procurait le droit d’agir dorénavant comme des adultes. Du jour au lendemain, on répudie cette tradition. On élimine le besoin du jeune à s’identifier à un mâle adulte. On voudrait que les garçons se comportent comme des filles dans leur peur et leur honte de la sexualité. Règle générale, le garçon est fier d’avoir un pénis.

Pour un jeune, la sexualité est une curiosité qui s’exerce d’abord dans des jeux entre mâles ou personnes du même sexe. Entre cinq et 10 ans, le sexe est habituellement absent de la pensée et des rêves. Le désir sexuel est un phénomène rattaché aux hormones. Il viendra avec l’adolescence.

Malgré ce savoir, on continue de considérer l’adolescence comme une partie intégrante de l’enfance. Cela est physiquement inexact, car le jeune de dix ans et plus commence à réagir à ses hormones lesquelles modifient non seulement son aspect physique, mais permet l’éveil à sa sexualité. En dénigrant sans cesse la sexualité, le jeune ne peut que croire que ses besoins sont mauvais, sales. En entendant tout ce qui se dit contre le sexe, il ne peut que penser qu’avoir une aventure est le crime des crimes.

Les enfants ont une sexualité, même si la très grande majorité des adultes refusent cette vérité.

Empêcher le jeune de vivre cette liberté peut profondément le traumatiser, même plus que les jeux sexuels en soi.

C’est cette démonisation-sacralisation de la sexualité détruit les jeunes, les motive à se suicider, car ils ne savent pas que ce qu’ils vivent est tout à fait normal. La pire mésestime de soi est inhérente au fait que l’on présente la sexualité chez les jeunes comme quelque chose de pervers, sale, honteux. Comment s’aimer quand on croit que se masturber fait de nous un cochon plutôt qu’être un geste naturel?

Sous prétexte de les protéger, les adultes incrustent ainsi dans l’esprit des jeunes que la sexualité est quelque chose de mauvais, de honteux, de laid, de vicieux ou de péché. Quelque chose qu’il faut dénoncer.

On leur refuse même le droit d’apprendre ce qu’est leur corps, les transformations et les nouveaux sentiments qui naissent avec la découverte de sa sexualité. En fait, ce sont plutôt ces scrupules qui sont des preuves de déséquilibre émotif. Ce sont ces scrupules qui sont responsables des suicides chez les jeunes.

Le scrupule est une attitude qui consacre dès l’enfance une forme de mésestime de soi, une empreinte primaire qui fera de nous des moutons. La répression sexuelle nous apprend à être dociles. En écoutant les autres, l’autorité, nous reconnaissons aux autres une meilleure connaissance de nos propres besoins.

Le rejet ou la honte de la sexualité chez les jeunes est la principale cause de suicides chez les adolescents, car ces derniers se sentent diminués, différents et l’omerta sur le sujet ne leur permet pas de parler ouvertement de leur problème. Ils s’imaginent qu’ils sont les seuls à vivre les changements que la nature opère en eux.

La répression sexuelle est un crime contre la vérité et l’intelligence. Rien, sauf la violence ou la domination, ne justifie les scrupules sexuels. Cependant, tout taire permet aux maladies vénériennes de jouir de l’ignorance pour se répandre.

Aucun humain ne peut vivre sans sexualité. C’est la force profonde de la nature, la libido, chez Freud ; l’orgone, chez Reich. D’ailleurs, sans celle-ci nous n’existerions pas. L’homme est le seul animal à pouvoir vivre sa sexualité librement. Un animal ne choisit pas le moment de son rut et la partenaire. Il ne fait qu’obéir à son instinct de reproduction. La sexualité crée l’amour, l’amitié. Elle nous rend socialement responsables.

Vu sous l’angle religieux et de la répression bourgeoise, le sexe n’est plus un plaisir, mais un danger. On agit avec les jeunes comme s’ils étaient des imbéciles, incapables de décider par eux-mêmes s’ils aiment ou non les jeux sexuels avec des partenaires qui peuvent être même plus âgés qu’eux.

La liberté sexuelle doit nécessairement être non violente, consentante, sans domination responsable et, pourquoi pas, le fun! La pédérastie doit être le jeu du partage de la découverte du plaisir. Elle doit être consentie, car autrement, elle peut effectivement entraîner une forme de culpabilisation.

La situation actuelle existe parce que l’on considère que les adultes ont un droit illimité de regard sur la vie sexuelle de leur progéniture.

Les intervenants ne disent pas que la répression brise la formation de la personnalité, parce que c’est payant pour eux. Ça fera éventuellement plus de gens à soigner. Les traumatismes viennent de la condamnation sociale de la sexualité. On interprète son plaisir comme un crime contre les autres. Si la société laissait son obsession de chasteté pour les jeunes, les jeux sexuels cesseraient d’être l’objet de honte et de culpabilité. Ils trouveraient enfin leur place réelle dans la vie. La vie émotive entourant nos relations avec les autres est mille fois plus importante et significative.

Le système doit maintenir une peur collective de la sexualité pour semer les déséquilibres de la personnalité individuelle, la soumission, grâce à la honte et la culpabilisation. Il faut absolument lire les livres de W. Reich La révolution sexuelle et La lutte sexuelle des jeunes (Maspero, 1972) ainsi que L’histoire de la sexualité, en trois tomes, écrite par Alain Foucault pour comprendre la malhonnêteté du système en ce qui concerne la vie sexuelle des jeunes.

Beaucoup plus de gens ont été tués à cause de l’Inquisition, de l’intolérance, de la morale judéo-chrétienne, de la censure que d’avoir joui.

La répression est une arme de la religion et de la bourgeoisie pour maintenir son pouvoir sur tous.

Devenus une véritable psychose collective, les délits sexuels non violents sont aussi judiciarisés que les pires crimes violents, ce qui coûte une fortune pour les provinces.

Comment peut-on prétendre protéger les jeunes garçons en mettant en prison de vieux prêtres qui ne peuvent même plus bander? Et, s’ils sucent à ce que je sache, ça n’a jamais fait tellement mal. Le scrupule est un état mental développé chez les individus depuis leur tendre enfance pour instaurer le pouvoir, l’autorité des religions et de la bourgeoisie.

Dans le cas de la pédophilie, de plus en plus de psychologues parlent plutôt d’une orientation sexuelle que d’une maladie, car ils savent séparer la pédophilie de la pénétration ou de la sodomie. D’ailleurs, la pédophilie se retrouve davantage chez les hétérosexuels que chez les gais où l’on doit plutôt parler de pédérastie. La pédérastie ignore les jeunes de moins de dix ans. À cet âge, quel plaisir peut apporter un jeune, sinon sur un plan strictement émotif, puisque celui de la génitalité n’existe pas? Pour le jeune, répondre à sa curiosité peut être un plaisir, si tout se déroule sous la forme d’un jeu.

Dans la répression de la liberté sexuelle des jeunes de 10 ans et plus, le droit des jeunes est bafoué pour maintenir une philosophie sexuelle qui est enracinée que dans l’irrationnel. Cette répression est l’élément fondamental de l’expression du « colonialisme psychologique et culturel », utilisé par les religions et la bourgeoisie pour dominer les sociétés…

Le joyau de l’Empire britannique à l’époque victorienne reposait sur cette idéologie qui décima la majorité des peuples autochtones, car ils avaient le malheur de vivre nus, ce qui faisait qu’ils ne pouvaient pas être des humains. Est-ce parce que la nudité expose la couleur de la peau? C’est la bêtise religieuse. Aujourd’hui, on a inventé le sida en laboratoire pour ensuite accuser les gais d’en être les agents initiateurs.

Pour respecter la Charte des droits de la personne qui doit devenir le fondement de la Constitution du Québec et offrir la meilleure protection aux jeunes, les lois fédérastes sur les délits sexuels non violents devraient toutes être abolies.

Par contre, si l’on doit dédramatiser tous ses délits pour le bien de l’enfant, il faut améliorer l’éducation sexuelle pour éliminer la culpabilité et la honte face à la sexualité et apprendre aux jeunes qu’ils ont le droit fondamental de dire oui ou non à toutes les formes de liaison avec les autres. En ce sens, il est essentiel que des cours de formation positifs sur la sexualité soient offerts à la fin du primaire, soit juste avant l’adolescence, pour que les jeunes apprennent à dire oui ou non aux relations humaines qui se présentent. Le consentement doit devenir la règle de base de toutes les relations sexuelles.

Il ne faut pas agir en aveugles, car il existe de fait des individus qui sont dangereux. Mais, de là à créer une société de paranoïaques, il y a toute une différence qu’on ne respecte pas.

Cependant, il faut aussi comprendre que les religions dominent grâce à la peur instaurée contre la sexualité. Leurs scrupules sont les principales raisons de l’existence de toutes les ségrégations, les violences, les guerres. On confond pureté (de l’ordre des intentions) et chasteté (de l’ordre du sexuel).

La répression sexuelle est plus néfaste pour l’homme que la liberté sexuelle sans violence.

Les pistes de solutions pour Simoneau.

Dans un premier temps, on doit exiger que tout rapport sexuel soit sans violence et sans domination physique ou autre. Tout repose sur le consentement, mais le consentement des personnes impliquées directement et non les préjugés sociaux.

Il faut apprendre qu’un « oui » ce n’est pas un « noui » et qu’un « non » est irréversible. Il faudrait en ce sens que les tribunaux ne posent qu’une question préalable à tout procès d’ordre sexuel : les personnes concernées étaient-elles consentantes? Est-ce que le « non » a été clairement formulé ?

S’il y avait consentement, il ne peut pas y avoir de plainte, à moins qu’il n’y ait eu violence durant le déroulement. Si c’est un non, cela suffit pour prononcer une sentence de culpabilité. C’est pourquoi j’ai inclus cette notion dans les éléments qui doivent absolument être enseignés à la fin du primaire. Consentir ou non, ce n’est pas une farce ou juste des mots, ça doit avoir des conséquences. Par contre, le consentement ne peut pas devenir un refus dans le temps parce que nos notions morales ont changé.

Cependant, les autorités doivent scrupuleusement respecter le droit des jeunes ayant l’âge de consentement. Il n’appartient pas à leurs parents de décider pour eux. Le temps de l’inquisition est chose du passé.

Il faut aussi reconnaître que la sexualité chez un enfant n’a absolument pas la même consonance que chez un adulte. À moins de vivre dans un milieu scrupuleux, la sexualité n’est qu’une forme de curiosité envers les autres et la vie en général. Le problème est plus souvent le comportement hystérique des adultes face à la sexualité. Les jeunes sont plus traumatisés par l’importance que l’on accorde aux relations sexuelles que par celles-ci lorsqu’elles sont vécues dans le plaisir et l’amour.

Il appartient au jeune de décider s’il aime ça ou pas.

C’est pour cette raison que j’ai changé le terme pédéraste par amourajeux. Les relations sexuelles chez les jeunes se présentent souvent sous forme de jeux d’où il est improbable que ceux-ci aient un caractère traumatisant comme on essaie de nous le faire croire maintenant.

S’il n’y avait pas de scrupules, il n’y aurait aucun traumatisme dans une relation égalitaire quel que soit l’âge. Les scrupules sont une forme de mépris de son propre corps ou une obéissance aveugle aux règles dictées par la majorité. On prétend protéger les jeunes d’un danger, mais de quel danger s’agit-il? Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui croit que les jeux sexuels sont traumatisants, au contraire, ce sont des plaisirs purs si on n’inclut pas les notions religieuses, lesquelles sont souvent le fruit d’une ignorance totale du fonctionnement humain.

Cependant, toutes formes de pénétration devraient être interdites avec 16 ans. Cela permet de respecter la notion d’égalité entre homme et femme. Aucune caresse n’est négative si elle est acceptée. Évidemment, dans le cas contraire, la caresse devient un geste interdit, parce que non consensuelle. Aujourd’hui, grâce à l’ADN, le père peut être retracé et mis face à ses obligations s’il y a procréation.

Tout le monde n’est pas obligé de croire dans la même morale sexuelle, surtout si on considère que notre perception de l’interdit sexuel est une perversion.

Il faut faire la différence entre un attouchement à travers les jeux et un viol. On accorde aux attouchements la même valeur qu’un meurtre. C’est carrément disproportionné. Il n’y a rien d’intelligent qui justifie la répression sexuelle pour les jeunes. D’ailleurs, en quoi par exemple quelqu’un peut-il être blessé quand on regarde de la pornographie? Voir ne fait pas fondre la personne regardée qui n’existe même pas en chair et en os sur le petit écran. La personne qui montre son corps sur internet ne saura jamais qui l’a vu. C’est donc une valeur carrément bourgeoise basée sur la peur de ne pas être aussi beau que l’autre.

Le problème avec la pornographie est qu’elle modifie les vrais accents de plaisir. C’est une déformation de la réalité. Souvent, pour un garçon, on montre des pénis tellement développés que le jeune se trouve anormal de ne pas pouvoir s’y identifier. Pire, on oublie que le sexe ne peut pas exister sans affection, sans amour et être positif. Toute relation sexuelle est accompagnée d’une réalité affective.

C’est d’ailleurs pour cela que je ne peux pas accepter la pédophilie. Certaines sociétés acceptent que les parents caressent génitalement un poupon, ce qui stimule le plaisir à un point tel qu’à l’adolescence ce plaisir peut devenir inconsciemment un antidote au suicide. Dans la pédophilie, une création féministe des années 1970, ce plaisir étant donné par des étrangers peut s’avérer négatif, créer une forme de peur ou de dégoût. Faute de connaître les conséquences, il est préférable de s’abstenir quoique l’important peut être déterminé par des psychologues à savoir comment le jeune, lui, a perçu cet événement. Rien en soi ne justifie la répression sexuelle. Cependant, la protection de l’enfant est aussi très importante. Un enfant élevé dans un entourage scrupuleux ne réagira pas de la même façon qu’un enfant élevé dans la liberté sexuelle. Dans le premier cas, les parents inscrivent une notion de mal à des rapports sexuels chez les jeunes.

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