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Diogène 12

juillet 23, 2020

Virus s’interroge sur les sexes.

Même s’il était encore assez jeune, Virus en avait assez vu pour se poser des questions sur les sociétés dites adultes.

Il connaissait déjà trois modèles très différents : celui de son enfance, d’Athènes et des Amazones. Et, chacun de ces mondes vivait ses réalités comme s’il était seul à exister.

Pourtant, tous ces mondes étaient identiques par leur incapacité à communiquer avec les autres. Tous ces mondes étaient un assemblage pour garantir la survie, grâce au regroupement des individus dans un seul patrimoine. Seuls les dieux étaient un peu universels, car personne ne pouvait vraiment imaginer leur monde autrement. La foudre, ça fait peur de la même façon chez tous les peuples. Qu’un dieu change de nom, ça n’avait pas d’importance, puisqu’il signifiait la même chose pour tous.

Aussi, Virus se demanda si on devient plus pourri ou plus idiot en vieillissant. La malhonnêteté, la calomnie, la jalousie et l’idiotie ne frappent-elles pas les plus riches avec l’âge ? Serait-ce que plus tu vieillis, plus t’as de tours dans ton casque ou plus tu sais te mentir sur ta « vraie réalité ?

Les adultes, dans chacune de ces sociétés, sont les seuls à se faire croire qu’ils sont indispensables dans la vie.

Vite orphelin, Virus dut comprendre dès l’enfance, la plus grande leçon de sa vie : l’importance de survivre. Jeune, il savait que la société était souvent pire qu’un enfer, parce que les bourgeois s’imaginent valoir mieux que les autres. Ils se parent du vide de leurs valeurs pour se faire croire qu’ils ont de la valeur. Mais, dans sa situation, il n’avait qu’un choix : profiter du moment. Il était plus important de manger que de philosopher.

Jeune, il avait des amis qui connaissaient le sens du mot loyauté. De plus, ils ne se croyaient pas assez purs pour juger les autres. Il leur devait-il d’avoir survécu. Dans ce monde, où il avait été élevé, ça n’avait pas d’importance d’être un gars, une fille, un hétéro ou un gai, un pédéraste ou une lesbienne. La seule chose importante était d’être un humain. Il avait réussi à s’en sortir, grâce à cette sagesse.

Chez les Amazones, la société n’acceptait pas les hommes, sous prétexte qu’ils étaient une bande de cochons, des animaux sans classe et sans tétons. Les Amazones craignaient les mâles adultes, parce qu’aucun, avant Virus, n’était venu sans le désir de les exterminer ou de les violer. Craignant d’être trop faibles, elles ne prenaient pas de risques. Elles tuaient en premier et conservaient les bébés mâles, aux fins de reproduction. Virus avait échappé à cette destinée, grâce à l’amour entre Amfèpétéléplom et Label Blonde. C’était donc une société féministe qui détestait les mâles pour se protéger.

À Athènes, c’était le contraire. Les femmes étaient inférieures. Cependant, elles dirigeaient les affaires, donc, les esclaves et les courtisanes, pendant que les hommes faisaient de la politique. Les femmes devaient se marier très jeunes. Avoir des enfants mâles était mieux vu, car ça fournissait des bras pour s’occuper de la ferme. Les gars ne pouvaient pas se marier avant 27 ans, car, les plus vieux croyaient les jeunes incapables de reproduction. Comme si le sperme s’améliorait en prenant de l’âge.

Dans d’autres sociétés, pour devenir capables de se reproduire, les jeunes devaient accepter que la semence des plus vieux leur soit livrée sous forme de sodomie.

Dans la pédérastie, les hommes recherchaient chez ces jeunes, la beauté perdue, l’éternelle jeunesse. La tendresse. La spontanéité. Le jeune est comme l’éclair, il allume ton âme par la richesse de son énergie.

C’était aussi, malheureusement, une société qui méprisait les femmes et les esclaves.

Pourtant, se disait Virus, un homme et une femme sont des animaux égaux, de la même race. Alors, pourquoi une telle ségrégation ? Une question religieuse ? Économique ? Ou les deux à la fois ?

Virus avait trouvé indiscutable la démonstration d’Yjase Bien sur l’égalité homme femme. Une femme vaut un homme, mais un homme vaut une femme. Ce sont tous les deux des animaux. Il n’y a que les bourgeois qui se prennent pour autre chose et se croient supérieurs. Par contre, Virus croyait que si les deux étaient égaux, ils étaient pourtant tous différents. « Chaque individu est unique », se disait-il.

Virus voulait développer cette idée avant de retourner à Athènes, car, il croyait de plus en plus qu’il est impossible de parler de démocratie sans égalité entre les individus.

La vie privée est encore plus importante que la vie sociale, car tu ne peux rien apporter à la société, si tu n’es pas bien dans ta peau.

La démocratie était-elle un leurre pour réprimer toute idée de révolution ? La démocratie était-elle plutôt une démocrassie ? Une forme d’oppression, d’autorité de la majorité sur les minorités ? Le pouvoir délégué est-il vraiment démocratique ? Qu’arrive-t-il si un individu n’est pas d’accord avec celui qu’il a choisi comme délégué pour voter en son nom ? A-t-on le droit d’avoir des valeurs différentes aux autres ? Est-ce que la Charte des droits, qu’il voulait créer, serait interprétée comme les livres saints, selon le bon vouloir de ceux qui imposent une morale qui leur convient ?

Un meurtre chez les amazones.

Virus croyait, comme tout le monde, que les femmes étaient plus sensibles, incapables de violence et dépourvues d’esprit de domination comme les mâles. Quelle erreur !

Amfèpétéléplom apprit une des premières que l’on avait retrouvé le corps de Précision dans la forêt. Morte. Une plaie béante dans le dos. On l’avait tuée. De toute évidence, elle n’avait pas été attaquée par un animal, puisque la flèche qui l’avait tuée trônait toujours dans le dos du cadavre. Amfèpétéléplom fut désignée pour se rendre sur les lieux et chercher des indices pouvant expliquer ce geste barbare.

Cela retarderait leur départ pour Athènes, mais les Amazones avaient déjà, sans se consulter, décidé d’attaquer Athènes, si on ne retrouvait pas le, la, les meurtriers.

C’était facile de décrire ainsi toutes les possibilités, car les Amazones connaissaient parfaitement les règles entourant l’article grammatical « le ». Elles connaissaient aussi le « je, me, moi, tu, eux ». Ces derniers sons, étant criés autrefois juste avant de passer à l’attaque, quand un groupe trop curieux se présentait sur leur île.

Cette enquête devait fournir la preuve qu’il ne s’agissait pas d’un débarquement de mâles à la recherche de femelles. Les idiots qui font la guerre s’imaginent souvent que le viol est une arme.

Amfèpétéléplom amena avec elle, Diogène, Virus et une bonne dizaine de guerrières. Si on les attaquait, on aurait les moyens de se défendre. S’il s’agissait d’un meurtre, on pourrait chercher les coupables sans danger.

Évidemment, on n’avait pas encore les moyens de NCSI ou CSI New York pour découvrir les coupables ; mais Virus examina soigneusement l’endroit. Il découvrit une nouvelle passion : le mystère.

Il devait de toute évidence se mettre à lire des romans policiers, à son retour dans la civilisation. C’était encore un genre littéraire à découvrir.

« Peut-être que je pourrais écrire  aussi  ma  biographie ? » Se demanda-t-il. Les grands auteurs aiment bien se promener d’un genre littéraire à l’autre, question de tester leurs neurones. L’imagination est une chose, l’intelligence en est une autre. Ceux qui possèdent les deux ne travaillent habituellement pas, car, dans la société, on préfère les gens qui ne réfléchissent pas.

Pourquoi avait-on tué Précision ? Est-ce que son meurtre était relié à la mort de Label Blonde ? Cette mort avait peut-être, précipitamment, été mise sur le dos d’une piqûre de méduses ? Label Blonde aurait-elle pu être blessée avant d’être jetée à l’eau ? Trop tard pour remarquer s’il y avait des taches de sang sur sa robe, elle était déjà enterrée.

Virus travailla à essayer de reconstituer la scène du crime, entraînant la mort de Précision.

Il se dirigea dans la direction où avait été tirée la flèche fatale. Il trouva une autre flèche qui était tombée par hasard sur le sol. On ne l’avait sans doute pas ramassée parce qu’on n’avait pas eu connaissance de sa chute ou on était trop excité pour comprendre que cette erreur pouvait trahir « le, la, les » responsables.

Virus chercha minutieusement un autre indice ; mais rien. Même pas d’empreinte dans la petite flaque de boue, sur le sentier. qui se rendait de la victime à la flèche trouvée.

« Un bon vingt pieds ! » Constata Diogène, qui suivait Virus, pas à pas.

On ne sait jamais ce qui peut nous arriver quand on est seul et Diogène ne voulait pas être kidnappé. Il croyait que sa beauté ou sa connaissance de la mode était un des enjeux de ce crime.

Tout le monde a le droit de se prendre pour un autre et croire que la vie tourne autour de sa petite personne. Ça m’arrive très souvent.

Fort de sa découverte, Virus déposa la flèche qui lui semblait l’arme du crime. Le problème : toutes les Amazones avaient de telles flèches. Cependant, toutes avaient une marque distinctive. Faudra-t-il visiter chacune des milliers d’Amazones pour découvrir la propriétaire ? Un travail titanesque. Mais, non pas impossible.

Virus, sous la direction d’Amfèpétéléplom, car aucune Amazone n’aurait admis que l’enquête soit sous la direction d’un homme, contourna le problème en exigeant, dans chaque camp, la tenue d’une réunion à laquelle toutes seront obligées d’assister. Il y avait une dizaine de camps, c’était donc une chose faisable.

Il suffirait ensuite de trouver quel groupe se distingue par une flèche avec un point noir en son milieu.

Virus fit analyser la flèche trouvée. Celle-ci contenait un poison très efficace.

L’enquête de Virus se poursuit.

Si Virus avait été Américain, il serait devenu immédiatement une grande vedette.

La télévision diffuse chaque jour des émissions qui nous rappellent « Allô et Photo Police ». Plus c’est scabreux, meilleur c’est, ce qui d’ailleurs explique pourquoi le peuple de Rome adorait les jeux… il éjaculait de joie quand un gladiateur mourait.

Virus avait compris ce phénomène, quand il s’est aperçu que les méduses elles aussi jouissaient quand on les mettait à mort. Ce doit être la friction entre l’intelligence et les émotions. Les gênes ? Les méduses étaient incapables de comprendre que leur vie aurait pu se continuer sans cette précipitation à réaliser la raison de leur existence : ensemencer les océans pour garantir la survie de l’espèce.

« Dans ce genre de société, se dit Virus, l’individu est sacrifié pour l’espèce ».

Les Amazones feraient-elles face à une guerre de pouvoir ? L’égalité transcende-t-elle l’appartenance à tel ou tel sexe ? Pourquoi une femme qui dirige un groupe préfère- t-elle être la patronne des hommes plutôt que de femmes, sous prétexte que les femmes se jalousent trop entre elles ?

Dans ce cas, Label Blonde aurait pu être tuée elle aussi. Pourquoi n’y avait-on pas pensé avant ? Simplement, parce que personne ne croyait que la pensée violente existait chez les Amazones, entre femmes. On croyait que Label Blonde était allée se baigner et elle n’était pas allée nager au bon endroit. Tout simplement. Avait-elle été empoisonnée par une de ces méduses que Virus avait aperçues ?

Pour Virus, homme femme sont une même espèce animale. Le couple hétéro doit exister seulement pour assurer la survie de l’espèce. Deux êtres du même sexe peuvent tout aussi bien vivre ensemble pour s’entraider, pour tuer la solitude ou payer les factures.

Pourquoi ne serait-ce pas aussi vrai dans une société où il n’y a que des femmes ? Il semblait évident qu’il ne s’agissait pas seulement du résultat d’une crise de jalousie puisque Précision ne connaissait même pas personnellement Label Blonde. Ces petites guerres étaient inexistantes. Il fallait donc trouver une autre raison.

Dans un autre ordre d’idée, est-ce que cela aurait pu être la jalousie, qui entoure le besoin d’être vedette ?

Ivoitou lui avait expliqué l’aspect jaunisme du journalisme. On employait parfois le meurtre comme un moyen de passer aux informations. Mais, les Amazones ne semblaient pas privilégier une quelconque idéologie, et surtout, elles n’avaient pas de journaux.

Si c’eut été le cas, cela aurait confirmé la théorie de Virus, voulant qu’il ne suffise pas d’être de gauche pour trouver plaisir à s’éventrer mutuellement. Ainsi, la lutte contre le pouvoir permet, en divisant la société, de vivre plus à droite.

L’extrême gauche et l’extrême droite sont de la même famille. Celle de l’intolérance. C’est bien connu.

Virus dans ses grandes réflexions aimait aussi se rappeler les grandes leçons d’Yvoitou.

Yvoitou

Facile de comprendre Rome. L’autre tue pour toi, ça t’excite et tu n’as pas de remords de conscience. C’est le même principe que celui de la majorité qui jouit à entendre les plus pauvres se lamenter. Ça permet aux bourgeois de se croire des animaux supérieurs à tous les autres, même ceux de leur espèce.

Au nom du commerce, on a le droit de tuer toutes les formes de vie pour assurer son confort. Tout ce qui compte, c’est combien ça rapporte. Le système est une mafia légale. La mafia opère selon les règles du marché. Le pire ennemi de la vie, c’est l’économie.

Invraisemblable, mais ces voyages dans sa mémoire aidèrent Virus à mieux se faire une idée des motifs du meurtre

Virus n’avait pas encore pris connaissance de tous ces grands principes de sociologie, quoique chaque idée lui précisait une tendance à venir.

La société est à l’image de ses individus, avait-il noté, en commençant sa recherche.

Si une marque distinguait chacune des tribus qui composaient le peuple Amazone, chaque tribu comptait au moins 100 personnes.

La moitié devait apprendre à varier le mode de vie, en ajoutant l’agriculture à la chasse dans leurs activités quotidiennes. Les Amazones commençaient-elles à vouloir vivre sédentaires ?

Il fut facile d’identifier le groupe d’où venait la flèche, mais comment trouver la propriétaire ? Il fallait un nouvel indice.

La dénonciation était encore vue avec raison comme la pire des infamies.

Virus remarqua que les flèches étaient faites de différentes plumes d’oiseaux, pour assurer leur agilité. Or, le mariage des couleurs pour chaque ensemble de plumes était particulier à chacune. Cette distinction devait marquer leur personnalité. De plus, les plumes provenant des basses- cours, par exemple, étaient différentes par la longueur. Pour éviter une trop grande perte de temps, on décida de mesurer aussi la longueur des flèches, éliminant celles qui étaient plus longues ou plus courtes que la flèche étalon.

Puisque la première marque d’identité venait de la tribu des « Pafines », il fallait maintenant prendre le temps de retrouver celle qui assemblait ses plumes, comme celle retrouvée dans le dos de Précision.

La variété des couleurs laissait soupçonner que cette Amazone devait être de tempérament artistique ou religieux. La disposition de celles-ci prouvait que c’était une femme passionnée, car, elle prenait soin de mettre en évidence une partie de l’os retenant les plumes. « Une passionnée à l’os », avait immédiatement remarqué Diogène.

Il aurait été mieux de se taire, puisque ça rappela à Virus un bon vieux principe d’efficacité : le travail d’équipe. Diogène fut chargé de vérifier les plumes de toutes les Amazones.

Virus ne croyait pas nécessaire d’avertir notre jouisseur que s’il essayait de chatouiller des Amazones avec les plumes, c’était à ses risques. Certaines détestent encore tellement les mâles, qu’il suffisait d’un sourire pour qu’elles se croient attaquées et lésées dans leurs droits.

Aussi, pendant que Diogène vérifierait les plumes de ces dames, Virus retournerait sur le bord de l’eau, vérifier si la mort de Label Blonde pouvait elle aussi être un meurtre. Virus partit accompagné de trois magnifiques Amazones.

Pour être certain de ne pas examiner le terrain au mauvais endroit, Virus amena avec lui une Amazone capable de déterminer, selon les pistes, l’endroit exact où Label Blonde avait plongé. Les Amazones sont comme les animaux, elles sont naturellement capables de lire des données que les hommes les plus modernes n’arrivent plus à lire. Elles ont l’œil et le nez.

On fixa les recherches sur environ trois kilomètres, ce qui ne laissait aucune possibilité d’erreur, puisque c’était la largeur de la baie. Pendant quelques jours, on arpenta le bord de l’eau pour s’assurer que l’on avait bien vu toutes les possibilités. On identifia l’endroit où elle avait plongé. Il ne pouvait y avoir aucun doute.

Bizarrement, on constata que les herbes étaient écrasées. Comment avait-elle pu écraser ces herbes en marchant ? De toute évidence, son corps avait été traîné jusqu’à l’eau. Elle y avait été jetée. Donc, elle ne pouvait pas être consciente, à ce moment-là.

Virus était bouleversé. Il croyait fermement que Label Blonde avait été piquée par une des méduses qui habitaient cette baie.

Pourquoi avoir tué la chef des Amazones ainsi qu’une des chasseresses ? Le pouvoir ? Un couple à trois ? La peur d’avoir été vue, en commettant le crime ?

Heureusement, Virus ne voulut pas se contenter d’avoir à s’en tenir aux premières constatations, qui semblaient fournir la preuve que Label Blonde ne s’était pas noyée, même si on l’avait jetée à l’eau. Elle s’en était probablement tirée parce qu’elle nageait comme un poisson.

Il n’existait qu’une possibilité : elle avait été atteinte par une flèche empoisonnée, on l’avait jetée à l’eau, la croyant morte. Sa robustesse fit qu’elle put revenir à la maison ; mais elle ne put avoir raison des effets à long terme du poison.

Il fallait plus de précision dans les détails obtenus pour confirmer cette hypothèse. Pour cela, il partagea le territoire, de manière à pouvoir exploiter la forêt qui donnait sur la baie.

Quelques heures plus tard, une des Amazones se mit à crier. Virus accourut et vit sur l’herbe, une minime tache de sang sur une fléchette. Des feuilles avaient servi à cacher cet endroit, mais le vent avait probablement nettoyé le site, laissant la fléchette à découvert.

Label Blonde avait donc été atteinte, mais ne s’en serait pas aperçue, pensant probablement qu’elle venait d’être piquée par un moustique. En se grattant, elle aurait fait tomber la fléchette.

L’équipe retourna au camp des Amazones.

Virus compara immédiatement les deux flèches. Elles venaient toutes les deux du clan des Pafines, mais elles appartenaient à deux personnes différentes.

Virus n’avait plus qu’à attendre le résultat des recherches faites par Diogène.

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