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Virus 20 (fin du 2è tome)

juillet 11, 2020

Pendant ce temps.           

Pendant ce temps, chez Périclès, Zeus et Hermès décidèrent de vérifier si la machine à modifier le temps et l’espace était au point. Pas question de commencer la Commission d’enquête sans cet appareil.         

Il suffit de créer la bonne longueur d’onde pour y parvenir. Rien de bien compliqué, sauf, qu’il faut s’assurer que la téléportation se fasse avec toutes les molécules. C’est d’ailleurs ainsi qu’une grande déesse se ramassa au Louvre sans bras. Une seconde en moins. La synchronisation n’était pas parfaite.        

Zeus en savait aussi quelque chose, quand Athéna naquit en lui sortant par la tête. Elle avait suivi les mauvaises indications parce que Zeus, pris d’hilarité, se tapait sur le ventre. Elle aurait dû naître avant ou après la tempête soulevée par les claques sur le ventre. Elle s’est glissée entre deux coups, mais dans la mauvaise direction…       

Pas folle, la petite.    

Pas question de faire la même erreur. Heureusement, puisque dès qu’elle fut en marche, on entendit des bruits semblables à de la « statique « .       

Zeus était furieux. Depuis quand un dieu officiel manque-t-il son coup? Que sont ces bruits? Hermès se mit aussitôt au travail et constata que sa petite désobéissance, en ajoutant le Château Frontenac, venait d’éclore en plein salon.   C’étaient les voix de milliers de gens qui ont vécu entre la Grèce antique et le Québec libre qui n’arrivaient pas à rejoindre l’image qui leur correspondait.          

On aurait dit qu’ils écoutaient une vidéo à vitesse maximum. Évidemment, on ne pouvait pas comprendre un mot de ce qui se disait, mais de temps en temps, on pouvait reconnaître l’hymne du nouveau pays du Québec :         

« Un nouveau jour… Viens, un nouveau jour va se lever… », mais c’était loin d’être la voix de Jacques Michel. On aurait plutôt cru entendre la complainte du phoque en Alaska en personne.   Puis, un bonhomme se manifesta. Il n’était pas encore tout à fait apparu qu’il grognait comme un cochon.   

                                        Zeus         

C’est qui, celui-là? 

À entendre le visiteur, rien n’était de son goût, sauf lui. Il savait tout, dirigeait tout. Il chialait contre tout. Il n’était d’aucun sexe en particulier. Un transgenre de la personnalité.      

Aussi, Hermès tenta de le renvoyer dans le cyberespace; mais rien à faire. Il avait trop de sodium dans sa composition osseuse pour y parvenir.         

Hermès ne savait pas combien de temps pourrait survivre cette grande gueule qu’il surnomma « Jetenmerde ». 

Hermès ne savait pas qu’il venait de créer un deuxième Adam génétique dont la spécificité est « chialer. » Une très sombre perspective quand on sait que la première est moraliste. Pas étonnant que le croisement donna naissance à la grande Inquisition, en passant par les Romains. Ce mélange de religion et d’économie donna la grande mafia mondiale, la mondialisation, que nous connaissons surtout depuis 2008.

Les institutions sont des êtres comme les humains, même si elles n’ont pas de corps. Elles peuvent être très vicieuses.

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Un couple bizarre.

Plus Virus riait de son idée saugrenue, voyant Platon en couple avec Platon, plus Diogène se demandait si ce dernier n’avait pas raison. Il n’avait jamais envisagé le mariage avec Platon, mais tout concordait pour favoriser la vie du couple Platon-Diogène.

Diogène se rappela la patience de Platon, le soir, où il était venu lui zigonner le bout de la verge. Platon était vraiment sympathique avec ses problèmes de conscience. Pas question d’être trop brusque. La douceur même, avant la fugue et la refugue. Il l’avait, le bonhomme!      

Ses hésitations le rendaient peut-être gauche, mais plus drôle. Par ailleurs, il savait siphonner son homme, une fois ses craintes vaincues et surtout s’il avait enlevé ses dentiers.           
 
Scrupuleux comme l’est Platon, Diogène ne risquait pas de devoir s’épuiser dans sa fonction féminine. Chambranlant comme Platon, il y avait de grandes chances que les mille positions se vivent en « désirs seulement ».   Pas d’engueulade possible à savoir s’il saurait le contenter. « Yé déjà plus froid qu’un frigidaire. », se dit Diogène.         

« Platon est tellement ancré dans son intellectualisme, qu’il ne chercherait certainement pas à s’épuiser dans les décompositions mathématiques du 69. À son âge, une pipe, une fois par six mois, c’est bien tout ce qu’il peut demander pour lui. Par contre, il ne faudrait pas que sa philosophie l’emporte sur les tentations. Diogène ne voulait pas se marier pour devoir commencer à tromper son mari. Lui, ses besoins sont plutôt une fois tous les deux heures. Non seulement Diogène est plus jeune, mais il passe plus de temps à l’attention.          

Par contre, fini le temps de courir dans les rues d’Athènes pour séduire un marchand et s’assurer des repas quotidiens. Vive la sécurité! Le mariage est avant tout un geste économique.    

Puis, plus vieux, Virus et Croisos pourraient s’occuper d’eux. Platon les a bien entretenus durant des années. Il n’y a pas que les musulmans qui croient que la jeunesse est là pour permettre aux vieux de vivre une fin de vie agréable.      

Platon n’était pas tellement beau, mais il avait une petite barbe de père Noël. Elle donnait un certain charme, mais pas assez pour permettre d’oublier sa grosse maudite bedaine et son vitiligo. Ses yeux mi- morts, mi- bleu du ciel, le rendaient moins attrayant. Mais, la vie de couple gai, ce n’est pas pour faire des enfants.   L’homme peut être laid, pas de danger d’avoir une descendance de laiderons.           

En fait, selon Diogène, la vie de couple gai est un moyen de tuer la solitude et de partager les finances. Là où le bât blesse : Diogène n’a pas un sou. Saurait-il exciter son partenaire platonique au point de lui faire oublier son indigence financière?

Diogène était en pleine réflexion, quand Virus lui fit remarquer que son tonneau n’avait plus assez de dentelles pour sécher ses larmes. Diogène se devait donc aller se changer, mais il était décidé, plus que jamais, de tenter sa chance auprès de Platon. “Faute d’avoir de la viande fraîche”, comme diraient les féminounes.

Diogène regardait passionnément Platon et se demandait s’il pouvait un jour le désirer. Il n’y a qu’un moyen de le savoir.


Diogène commença à entrouvrir la porte de chambre de Platon afin de le regarder dormir. Ses trois pets institutionnalisés dès l’appel du sommeil nuiraient-ils à sa capacité de dormir près d’un tonneau rempli de gaz? Diogène saurait-il aimer assez Platon pour abdiquer la nuit à ses tonneaux?                                                         

La précipitation.    

Zeus était loin d’être content de voir arriver Jetenmerde. Quelle sorte de citoyen était-ce? Un bleu du Canada?      

Aussi, fut-il décidé de l’enfermer dans une chambre adjacente, en attendant de solutionner le problème : pas question de le laisser jacasser comme une pie.           

                                              Zeus  

Rien de pire qu’un individu qui n’est jamais content de ce qui lui arrive dans la vie et qui croit que les autres sont, de toute évidence, responsables de tous ses malheurs.       

Hermès pensait que s’il était seul assez longtemps, il deviendrait peut-être : Jemenmerde au lieu de Jetenmerde. Au moins, il laisserait les autres en paix.    À moins qu’il devienne terroriste pour s’amuser.           

Hermès indiqua clairement à Zeus qu’il ne pourra pas se départir de cet emmerdeur, tant que les ondes ne seront pas assez calmes pour servir de tapis glissant vers l’infini. Et encore là, qu’on le veuille ou non, fallait-il que monsieur accepte la diète nécessaire pour pouvoir s’y engager.       

                                  Hermès          

Si un corps est trop pesant, il risque de demeurer coincé sous les lois de la gravité.    Une possibilité de refroidissement en passant par les anneaux de Saturne, mais il peut devenir aussi un des météorites qui gravitent autour du système solaire. Une grosse roche.

Hermès songeait déjà à une nouvelle méthode.        

Pour désintégrer une âme quant à sa valeur fondamentale, modifier son poids, il suffit de s’arranger pour qu’elle prenne un peu de pesanteur avec la colère ou qu’elle en perde, en tombant en amour. Question de perfection. La légèreté de l’âme joue un rôle primordial dans la vitesse du voyage. Si elle est trop pesante de haine, elle prendra des siècles à se réincarner. Si elle est très légère, elle peut être aspirée très vite par les forces du cosmos.       

Si sa conscience s’épaissit comme une soupe, dit Hermès, l’emmerdeur ne pourra plus être aussi prompt, aussi rapide et il se fatiguera tellement vite qu’il devra récupérer plus longtemps pour pouvoir agir et se réincarner. Cependant, en devenant beaucoup plus léger, il suffira de provoquer une rupture dans le système de la gravité pour le rendre agile comme un oiseau et être attiré par des forces plus vives à travers le cosmos. À lui de recommencer sa vie dans un autre système. Mais dans les deux cas, on en est débarrassé.       

Les deux dieux ne voulaient pas retarder Périclès, parce qu’il payait gros et bien. Les temples étaient pleins et quand la religion va bien, tout va pour le mieux pour ceux qui exploitent l’homme. . Plus il y a de dieux, pensait-on, plus le circuit touristique est payant. Un petit don, un petit sacrifice, une promesse à remplir, impossible pour les religions de ne pas être un commerce lucratif? On inventa le péché pour y ajouter la culpabilité et la peur de l’enfer. La peur est ce qui paye le plus. Ce sont deux éléments qui ont toujours rendu riches ceux qui les utilisaient. 

Les gens doivent tous se racheter à un moment ou à un autre. Plus ils croient ce qu’on leur a enseigné dès la naissance jusqu’à la mort, plus ils sont prêts à payer n’importe quel prix, même tuer les autres pour nettoyer, purifier la race humaine.  Évidemment, ce sont les seuls purs de la planète.   

Le problème du moment était plutôt de passer de la Grèce Antique au Québec libre. On s’occupera plus tard de Jetenmerde. Un petit maudit moraliste écarté…         

Les dieux décidèrent donc de créer un système plus simple de téléportation. Ainsi, de Grèce les hommes pouvaient se rendre directement au Québec. Ils pouvaient constater sur place les effets immédiats des transformations apportées dans les différentes règles à imposer à travers les prochains siècles. Ils savaient ainsi quels étaient les effets à long terme. Ce voyage pouvait aussi être effectué à l’inverse.      

L’important, c’était de revoir tout le système, de l’analyser et de constater ce qui doit être fait pour le bien de l’humanité.                           

Aussi, les invités devaient être des intelligences de grand niveau. Pas de petits égoïstes, de têtes enflées, mais seulement des gens qui pensent au bien de l’humanité. Des gens d’amour!   

Hermès changea les paramètres et invita Zeus et Périclès à tenter une première expérience. Périclès s’offrit pour tenter le premier voyage et de se rendre au Québec, un pays qui n’existait pas encore. Comme d’habitude, sa première préoccupation sera d’évaluer le degré de démocratie.           

Mais, Hermès était inquiet : se pourrait-il que la philosophie d’Athènes ait créé un autre monde comme celui des Jetenmerde? Ou serait-ce le monde des autres? Qui peut entrevoir ce à quoi un tel monde à venir peut ressembler? Et si c’était le Canada? Périclès assistera-t-il à la libération du Québec? Quelle époque fallait-il visiter pour assister à cet événement?   Seuls les dieux le savent et les Québécois seront les seuls à le décider.                                                                     

Diogène s’interroge sur son avenir.

Diogène reconnaissait maintenant qu’il perdait son temps avec Virus. Le petit était trop profondément attaché à sa petite Amfèpétéléplom pour être remplacé par un homme qui s’habille toujours de façon provocante et ne cultive pas les « qu’est-ce que les autres pensent de moi?»  
 
D’ailleurs, un jeune aime un vieux pour ce qu’il lui apporte en idées ou en plaisirs. Un portefeuille bien garni est un minimum requis pour être un pédéraste heureux.      

D’ailleurs ceux qui se prétendront des victimes devront prendre des années à mettre au point leur petite histoire de cul pour avoir un revenu plus intéressant quand de victime il passera à la dénonciation. De victime il deviendra agresseur et une victime agresseur n’est jamais satisfaite du mauvais sort qu’elle fait subir à son prétendu ex-bourreau. Il lui en faut toujours plus, quitte à même faire sauter la balance de la justice s’il le faut. La justice pour une victime c’est définitivement elle qui remporte le procès. Elle doit être la vérité reconnue, même dans le mensonge.    

Diogène était peut-être célèbre, mais pauvre comme la galle. Il n’avait plus la beauté de l’adolescence et ses bourrelets ne compensaient plus la longueur prestigieuse de son appareil à jouissance. Déjà, on sacralisait les grosses et longues bittes, de manière, à maintenir un certain complexe chez ceux de taille moyenne. On ne savait pas que cette tendance à ne diviniser qu’une certaine performance du corps créerait l’obligation de se vêtir. Se vêtir peut être un moyen de se garder au chaud, mais aussi un moyen de mépriser son corps.       Il faut cacher ce qui nous différencie.   
 
Par contre, son projet de vie venait de prendre un tournant : comment intéresser Platon? Que faire pour toujours lui faire plaisir? Il aimait bien l’agneau, mais Diogène ne savait pas cuisiner. Il aimait bien les petits mignons, mais Diogène était plutôt « passé date » ». Quel rêve pouvait-il inventer pour que Platon ne puisse plus s’en passer? Qu’est-ce qui pouvait le rendre attrayant?   
 
Le mariage gai n’existait pas encore. Ses fils seraient-ils intéressés de remplacer une femme à l’administration des biens de Platon par un philosophe vagabond?

S’il disait oui, pour Diogène c’est la stabilité, la sécurité, mais il devra aussi se contenter des chèvres pour assumer sa virilité.            

Que diraient Virus et Croisos? Ne craindraient-ils pas de perdre une partie de leur héritage? C’est vrai que c’est mieux que de tout perdre aux mains de l’état.   Mais, les lois changent, le don des héritages aussi.

Diogène, rendu un peu paranoïaque par la misère quotidienne, s’imaginait déjà un mariage sur le bord de l’océan et les deux petits de Platon qui le poussaient à l’eau. Il se voyait flotter dans son baril et kidnappé par Poséidon.           

Ou peut-être, au contraire, deviendrait-il la mère affectueuse des deux jeunes? Il pourrait se créer un certain vedettariat. Ses intentions étaient encore assez floues, mais il aimait cette idée de partager la vie avec « sa grosse bedaine platonique ». Il continua à dresser la liste des avantages et des inconvénients.           

Platon n’était-il pas déjà faible, peut-être même parfois Alzheimer? Il n’en avait plus pour des siècles.  Platon est tout de même un homme charmant, intelligent, même s’il est encore assez naïf pour croire dans les dieux. « Il a de l’argent, on pourrait aller se rincer l’oeil dans des clubs de danseurs nus ou les saunas? On pourrait peut-être se rendre passer quelques années à Marrakech? Platon pourrait prendre plaisir à me regarder. De toute façon, en vieillissant, c’est bien tout ce qu’il peut faire, surtout qu’il préfère la tentation à la réalisation. S’il n’est pas jaloux, je pourrais me couvrir de sa réputation.         
 
Pour Diogène, il n’y a que deux choses qui justifient de se chercher un partenaire : le sexe ou l’argent. Tout tourne autour de ces deux préoccupations. Quand tu es jeune, tu peux aussi rechercher la gloire de celui qui te choisit. Mais, ce n’était pas son cas et il ne pouvait pas compter sur la passion.         
 
Diogène savait que le vieux philosophe n’était pas tellement intéressé par le sexe. Cependant, il ne croyait pas encore dans la sottise voulant que le mal existe dans la sexualité.  Il n’avait pas de femme, donc, aucune raison de craindre d’être adultère. Le mariage est pour partager les biens, les tâches et s’occuper des enfants. Mais, dans un couple gai, les enfants ne sont pas nombreux. Le ménage peut être fait à deux. L’avantage : pas besoin d’aller courir pour réchauffer le matelas.         

Diogène était assez intelligent pour distinguer le mode de vie gai des obligations des hétéros. Les gais peuvent se permettre, sans conséquence néfaste, des gestes plus osés.   Malheureusement, quand le mariage s’implantera pour combler les besoins de sécurité, la jalousie sera aussi présente que chez les hétéros. Diogène savait que la culture et les lois sont là pour tracer un chemin afin d’être plus heureux, ne pas s’embarquer dans des problèmes insolubles. Les hommes développent la technique, mais font du sur-place quant à leur évolution psychique.   Les femmes sont encore plus dominées par les émotions que les hommes.   Diogène imagina que Platon devait être conquis grâce à la jalousie.    Il lui suffisait de se rapprocher de Virus jusqu’à rendre Platon jaloux.  Cette maladie permet de souffler les flammes oubliées et devenues désirs.  

Mais, en entrant dans la maison, Virus l’attendait de pied ferme. “Qu’est-ce que tu fais? À cause de toi, je dois combattre ma douleur. Je m’empêche de pleurer parce que je n’ai plus de Kleenex. »    

Diogène se demanda immédiatement si la vie de couple n’était pas l’enfer. Dans son baril, personne ne venait l’écoeurer. Aurait-il la patience de se plier à tous les caprices de Virus pour allumer la flamme de la jalousie chez Platon?                                                                       

Un surhomme n’a pas de sexe.

Dans sa première tentative d’attirer à nouveau l’attention de Platon, Diogène arriva à la maison habillé en « tonneau bleu océan ». Quand Platon l’aperçut, son rire résonna au point de faire trembler les murs des temples à cinq mille à la ronde.       

Tous les dieux et demi-dieux se demandaient ce qui se passait. Quelqu’un aurait-il franchi une des cinquante frontières de la dimension? C’était pire que d’atteindre le mur du son.   Était-ce un dieu qui pétait à répétition? Un impoli!      

« Absolument pas », constatèrent-ils très vite. Le calme revint comme il était parti.
Diogène se sauva dans les toilettes pour cacher sa honte. Il venait d’apprendre que si on est trop gros, on ne met pas une robe de bal. C’était pire qu’un tonneau de bal, car on pouvait suivre chaque bourrelet.   Pire, Diogène avait, malgré son âge, déjà les seins de petits vieux qui se sculptent dans la graisse avec la bedaine une espèce de trinité de la laideur.           

Dans un autre tonneau, Diogène pouvait ressembler plutôt à des Ste-Catherine. Célibataires, vieilles filles, reconnues pour être les femmes les plus plates jamais créées, ce qui explique qu’elles n’ont jamais poigné. Les hommes ont un faible irrésistible pour les seins, c’est bien connu.            

Diogène était vraiment frustré. Il savait qu’il n’était pas beau, mais de là à provoquer une telle hilarité, y a des limites. Il entra aux toilettes et pleura. 

Diogène se sentit un peu plus femme pour la première fois de sa vie. Il était devenu accroc des critiques des commentateurs sur la boulimie. Il se drapa, honteux, d’une grande serviette de plage lorsque Platon s’approcha et lui donna ne gifle sur une fesse.            

Plus femme que jamais, Diogène se mit à crier au scandale. Il appela Fidèlis pour retenir dorénavant la main de son maître. Que voulez-vous : plus on est complexé, moins on est à une contradiction près.   Diogène retourna aux toilettes.   

Qu’à cela ne tienne, il en ressortit dans un pantalon ciré qui lui laissait les fesses à découvert, mais Platon était tellement occupé à lire un message qu’il ne vit même pas Diogène pavaner. Platon était prisonnier de son texte sur la chasteté.

 Théorie de la chasteté.     
Pendant des siècles, on s’est demandé pourquoi les prêtres ont toujours préconisé la chasteté. Ils croyaient qu’un homme chaste est au-dessus de celui qui vit au niveau de la chair mortelle.    L’égalité est le pire ennemi du pouvoir.     

Sans la reconnaissance de l’égalité absolue entre les hommes et les femmes, sans la fierté de sa sexualité, il est impossible d’instaurer une vraie démocratie; car l’un ou l’autre sexe essaiera toujours de dominer. Le pouvoir est le pire ennemi de la démocratie.     
 
Ainsi, pour ce pouvoir, on peut dire adieu à la paix. Pour justifier la violence, il faut créer toutes sortes de discriminations, des guerres de nations et de religions. La déesse de la discorde n’a-t-elle pas lancé une pomme aux pieds des trois plus belles déesses en disant : que seule la plus belle pourrait la ramasser?    

Aussi, les prêtres en ont conclu qu’il leur faut être au-dessus des désirs charnels s’ils veulent atteindre la perfection et, par conséquent, l’éternité. Ils ont alors précédé Nietzsche en affirmant qu’il faut être asexué pour pouvoir devenir un surhomme, une sorte d’homme préférable aux dieux, car ils peuvent vivre dans la réalité. Et, ainsi naquirent le fascisme et ses tenants modernes : Bush, Steven Harper, etc.               Avec eux, le meurtre et le vol sont moins importants qu’un attouchement sexuel, car ils essaient depuis des siècles d’éliminer la réalité sexuelle : objet de leurs propres fantasmes. Dans leur projection, ils terrorisent ceux qui font montre de trop de liberté.    L’Inquisition, par exemple, ou la censure sont…          

Froissé, Diogène après avoir lu ce message, crut bon pour obtenir l’attention de Platon de s’asseoir dessus.

Malheureusement, il avait oublié de se sécher les fesses après se les être lavées, ce qui rendit ce message, qui aurait changé la face du monde, illisible.     

                                                

Conception de dieu.

Diogène n’en finissait plus de s’excuser auprès de Platon.    Heureusement, il avait lu le petit document et s’en souvenait par coeur. Aussi, en colligea-t-il une copie qu’il présenta à Platon avec deux belles roses. Platon était rouge de satisfaction. Il regardait Diogène avec des yeux doux. Il s’approcha pour l’embrasser quand Virus, assistant à la scène, piqua une de ses colères.          

                                Virus    

C’est quoi votre affaire? Depuis quelques jours, je n’existe même plus.   Évidemment, je ne suis d’aucun intérêt parce que je ne suis pas gai.   Monsieur Diogène joue à la femme pour attirer l’attention, et toi, Platon, tu ne penses qu’à cette maudite commission d’enquête.    

Qui souffre ici? Qui a perdu sa flamme? J’ai le droit d’être réconforté. Je suis l’enfant du groupe. Non?           

                                     Platon         

C’est vrai, mais cette commission existe pour te disculper. Elle a été créée pour te défendre, même si aujourd’hui, grâce à Périclès, on veut comprendre le sens de la vie des gens, la répercussion des règles dans le temps. C’est normal qu’on aille au fond de la question. Nous sommes des philosophes, après tout. Il faut comprendre. Il ne nous faut rien de moins que la Vérité           .

                                     Diogène     

Ces lois débiles qui interdisent la sexualité quand il n’y a pas de violence nous viennent directement des religions. Si on veut te défendre, il faut au moins savoir de quoi on parle. D’où nous viennent des règles aussi stupides?         Quel idiot peut croire que le sperme est une partie du cerveau, la base même de cet interdit.         

Les religions sont des inventions humaines qui se croient guidées par un ou des dieux. Ce sont des tables de lois, parce que les humains ne sont pas capables de décider par eux-mêmes de ce qui est bien et ce qui est mal. Les religions ont essayé de mettre un peu d’ordre.   Mais, leur fanatisme a dégénéré en recherche du pouvoir. Les jansénistes l’ont emporté.           

Pour avoir le pouvoir, il faut un dieu, mais on oublia qu’en parlant de Dieu, on parlait aussi d’amour, d’attraction, de chemin commun.           

Les premiers dieux furent ceux de la peur.   Il y a même des coins dans le monde où l’on prétendit qu’il n’y a qu’un  Dieu et qu’il s’était même révélé. C’était aussi un dieu reposant sur la peur. La peur est ce qu’il y a de plus payant à exploiter. Et, la peur se nourrit de l’ignorance.  

                                   Platon           

D’autres disent non à ces religions parce que ce n’est pas leur Dieu; mais en réalité, ils parlent du même dieu qui s’est manifesté à trois époques différentes.            

Dieu est la projection de l’intérieur humain, de son inconscient, de l’ensemble de sa connaissance.   C’est l’homme qui, dans son évolution, module la figure de Dieu. Une intuition. Une règle. Un but.          

Dieu, s’il existe, est tout simplement venu à trois étapes différentes pour savoir là où l’homme en est rendu, car la conscience est le but premier de sa propre existence. Dieu est la conscience.  

Pas de conscience, pas de dieu. Sans conscience, le monde est seulement un ensemble de forces de toutes natures, chaotiques, qui s’entrechoquent et créent des mondes instables. Ils naissent et disparaissent. Sans conscience, rien n’a de sens. Pour que la vie ait un sens, il faut nécessairement la conscience. 

Mais, avec la conscience, il y a aussi la mémoire. La vie est une force d’évolution vers la connaissance de tout ce qui existe de bien comme de mal, elle se sert de la matière pour se découvrir. L’homme existe dans et avec le temps. Il est en perpétuelle mutation, alors que Dieu, au contraire, est le tout, mais aussi l’instantané, l’immuable. Dieu est le tout, en tout, sans commencement, ni fin. L’ensemble de tout ce qui existe.            .

Ce qui nous paraît des siècles pour nous; pour Dieu, s’il existe, c’est le présent.

L’individu est l’ensemble de son existence et non un point quelconque dans l’espace et le temps de sa vie. Il n’est pas qu’une molécule, mais des millions de molécules qui façonneront son existence. L’homme est la conscience intégrée de ces millions de molécules qui le façonnent.

Il en est de même pour Dieu. Il est le point central, la tête du trou noir. La singularité. L’ensemble qui, en éclatant, formera les nouvelles galaxies.         

                                       Platon       

D’abord, ces trois religions révélées ne sont qu’une.   Ce fut d’abord le dieu des Juifs. Un arrogant. Un jaloux et surtout un boss. La conscience d’un seul peuple parmi tant d’autres et un dieu ignorant qui choisit d’offrir sa force à ceux qu’ils voulaient conduire. Le point de départ. Comprendre le monde à partir de sa réalité sociale. Dieu est d’abord un but, une direction, une règle.    
 
Les temps ont changé et les règles aussi, la deuxième image de Dieu fut celle du fils. De la tolérance absolue. De l’amour. Un éclairage nouveau sur celui qui précéda, mais qui en est pourtant le simple complément.   Le monde est plus grand que Dieu ne le pensait et il est ouvert à cette nouvelle règle : respecter la différence. La différence crée l’individualité.    

Pour Dieu, la première religion, à cause de son fanatisme, est devenue une source d’hypocrisie et de discrimination. Il tenta en vain d’éliminer la répression sexuelle, l’obéissance aveugle aux lois, à travers la vie du prophète Jésus, mais il échoua.        

Une nouvelle religion naquit, à côté des autres, absorbant une multitude d’autres pensées religieuses. Le christianisme domina, mais se divisa.         

Les Arabes avaient besoin d’un chef de bande, qui s’est proclamé prophète et qui domina les autres en se prétendant le dernier porte-parole de Dieu. Ce mélange de tout ce qui existait dans les religions d’alors sombra vite dans le fanatisme. On ne conserva que les premières raisons pour une religion d’exister et on insista sur son caractère répressif, à l’image de son fondateur, un guerrier.     
 
Finalement, Dieu découvrit qu’il fallait reconnaître les individus comme des êtres en soi et non seulement des mortels appelés à disparaître. Chacun est en soi son propre miroir divin. Il leur a envoyé l’Intelligence pour qu’ils puissent gérer la vie sur terre.   Et, tout cela dans le but de créer des gens autonomes, un « amour-âme » et une liberté.   La religion de l’Esprit.      
 
Cette nouvelle époque engendrera la création de la conscience personnelle;  mais les fascistes, les prêtres, les penseurs de la vieille école, ne le prenaient pas ainsi.    Ils voulaient être Dieu, rien de moins. Ils essayèrent de conquérir tous les pouvoirs de Dieu. Leur expérience fut souvent un désastre.                    

Pour devenir Dieu, ils condamnèrent leur sexualité et en firent une règle absolue. Tuer tout ce qui est émotif en soi. Pas étonnant qu’ils s’en prirent aux femmes.

                                      Diogène    

Les religions sont des institutions qui jalousent la divinité et qui n’acceptent pas que l’homme soit simplement un animal. Elles voudraient que l’on soit des surhommes et elles sont persuadées que pour y parvenir, il faut débarrasser les individus de leurs besoins sexuels. Un des besoins créés par Dieu pour assurer la survie de l’espèce. Un besoin qui prend une tout autre dimension quand on commence à y réfléchir en implantant l’amour.        

Comment ce besoin peut-il franchir le temps s’il n’est pas en soi un plaisir? Mais pourquoi l’homme devrait-il s’en tenir à la procréation? Le désir déborde cette restriction. L’amour comble un vide, donne une nouvelle dimension à la vie. Elle donne un sens. L’amour est un diapason, une vibration. Un élan vers une autre forme de vibration.         

                                        Aristote    

Vouloir être des surhommes et échapper à sa réalité, c’est la base même de l’interdit sexuel. C’est le moyen pour sortir de son état d’homme ou d’animal. C’est aussi un geste d’orgueil. Pourtant, la liberté sexuelle est ce qui différencie l’homme de la bête.   

Si l’homme était assez intelligent pour contrôler son nombre, de façon à ce que la terre soit la nourricière, il n’y aurait pas de problème. Mais, le fascisme voulant devenir maître essaiera de contrôler la sexualité et c’est ce qui perdra l’homme. Un jour, la terre ne pourra plus répondre aux besoins d’un aussi grand nombre d’hommes et elle prendra les moyens pour rétablir un équilibre. Comment obtenir sa stabilité? L’Homme est-il capable d’exister sans entraîner la destruction de la planète?     

                                           Virus     

Vous êtes fatigants avec vos grandes maudites réflexions. Y aurait pas moyen de vivre normalement?

Platon s’approcha du petit. Il le prit dans ses bras et l’embrassa tendrement…   

                                     Platon         

Tu as raison. C’est ça la vie. S’aimer. Mais, si tu savais comme c’est trippant de réfléchir et de créer. Tu es encore jeune.         

                                   Virus  

Toujours trop jeune.  Tu oublies que je pense aussi. 

Diogène s’approcha et les prit tous les deux dans ses bras.           

                                    Diogène      

C’est drôle, mais plus on s’aime, moins la sexualité a de l’importance. Pourtant, s’il n’y en a pas, tout s’effrite. Serait-ce que la sexualité est l’attraction matérielle entre deux âmes? Un support?  

                                      Virus


Si tu continues à me serrer ainsi, je n’aurai pas besoin de support pour lever de terre.                                     

Les amazones stériles.

 C’était bien la première fois que l’on voyait Platon, Diogène et Virus se bécoter ainsi. Mais là, s’arrêta la réconciliation. Croisos entra, en criant « qu’il avait la nouvelle du siècle ».   Il était surexcité. Ses grands bras fondirent sur Virus comme la foudre.       

                                     Croisos       

Wow ! Man! Wow! Tu ne sauras jamais, mon petit Virus, ce qui se passe sur l’île de Lesbos où se trouve ta petite esclave Amfèpétéléplom.          

                                   Virus 

Elle n’est plus une esclave. Je l’ai rachetée et je l’ai même mariée. Je l’aime tellement que je lui accorde le droit de choisir la personne de qui elle est amoureuse.

Parle!  Qu’est-ce que t’attends?  

Croisos saisit Virus et lui appliqua un long « french kiss », en disant qu’une telle nouvelle méritait bien cette récompense.
 
                              Croisos  

Voilà la chance de ta vie. L’occasion de reconquérir toutes les amazones d’un coup.    De te vider la pipe comme jamais, à moins que tu ne sois devenu stérile. La religion ne nous apprend-elle pas que de se tremper la plume dans l’encrier féminin avant 30 ans, c’est te rendre éternellement stérile?  

                                Virus

Je ne l’ai jamais touchée. 

                                  Croisos          

C’est le temps pour toi, d’aller la reconquérir. Mais, cette fois, tu devras te servir de tes changements anatomiques. 

                              Virus            

Comment ça? Tout le monde a peur de se rendre sur cette île. Personne ne veut mourir, encore moins, être l’esclave estropié d’une femme.     

Amfèpétéléplom est avec la plus jalouse et la plus robuste des amazones. Penses-tu que je suis assez fou pour me mesurer à elle? J’ai bien réfléchi et les femmes sont trop compliquées pour moi. Qu’elles le gardent, leur pouvoir. C’est tout ce qu’elles veulent.

                             Diogène 

Menteur! Si tu pouvais, tu risquerais ta vie pour elle. Tu sais seulement que se rendre à Lesbos est un suicide et t’es assez intelligent pour savoir qu’aucune femme ne mérite un suicide.

                             Croisos   

Tu te trompes. Les amazones sont malprises. Elles risquent à jamais l’extinction.         


Virus est de plus en plus intéressé, mais ne comprend encore rien.        

                                            Croisos

Tu sais que les amazones sont obsédées par la peur des microbes. Cette rage les amena à tellement laver le bout du pénis et tout appareil mâle avec un produit qui tue toute vie possible, que tous leurs esclaves sont devenus stériles.             

Elles ne le savaient pas.   C’est qu’en agissant ainsi, leur excès de propreté leur coûte la moindre de chance d’avoir une descendance. Puisque tout le monde a peur des amazones, personne n’ose s’y rendre et se proposer comme géniteur, au cas où ces guerrières décideraient de faire disparaître plutôt que d’accepter un sauveur. C’est risqué, mais possible.      

Ce serait ta belle action, mon petit frère. Devenir le seul sur l’ile à pouvoir perpétuer leur descendance. C’est encore mieux que devenir martyr. Tu dois tenter ta chance, ça se passe de ton vivant…           

Virus était tellement content qu’il s’évanouit.  

                                 Diogène         

Il est mieux de se calmer les nerfs, parce qu’il aura besoin de plus de rigidité que ça pour sauver les amazones. Elles sont plusieurs centaines.   Quelle vocation!        

Virus n’était pas rétabli qu’il organisait son départ pour Lesbos.    

Diogène, qui n’en manque jamais une, demanda d’être de la délégation. Il se mit « un tonneau amazone », soit un sein en moins, ainsi qu’une perruque. Avec un peu de maquillage, on aurait dit Guilda.                                                             


Les interrogations du départ.

Virus, contrairement à Diogène, ne savait pas exactement comment il devait se vêtir. Amfèpétéléplom l’aimait habituellement en petite tenue, mais que dirait la reine des amazones de le voir arriver dans une telle attitude de séduction? Tuerait-elle sa concubine pour garder son nouveau chevalier? Lui ferait-elle couper les couilles pour vivre dans un ménage à trois? Trancherait-elle la gorge de Virus pour protéger ses amours?           

Avec les femmes, se dit Virus, on ne sait jamais à quoi s’en tenir, tout dépend du moment et de leurs émotions. Elles sont plus imprévisibles que la température de l’année prochaine.

Par exemple, dans leur guerre contre Virus, lors des manifestations devant chez Platon, les plus féminounes demandèrent que son image soit taillée et exposée sur des poteaux à tous les coins de rue pour que toutes les jeunes filles aient peur de ce monstre.

Cependant, dès que Virus s’était présenté en disant    « Me voici! »  Voilà t’y pas que ces femmes voulaient le faire taire, le cacher, faire comme s’il n’avait jamais existé, au cas, où d’autres filles le trouveraient de leur goût. Souvent, un délinquant attire l’attention. Surtout que Virus était assez joli. On installa donc un système de censure de manière à ce qu’on ne fasse jamais mention de lui.           

Aussi, rien ne prouvait que cette nouvelle fût vraie. Comment savoir si Amfèpétéléplom l’aimait encore alors qu’elle est avec la reine des Amazones? Est-elle prisonnière ou est-ce un refuge pour échapper à Ypontife? À l’époque, il n’y avait pas encore les nouvelles à la télévision pour façonner la pensée des gens de manière à ce qu’ils pensent comme le veut le système. Les religions permettaient des résurrections sans avoir besoin des nouvelles en continu.

Peut-être que cette nouvelle, voulant que la petite rêve encore de lui, était un piège pour manigancer une nouvelle légende? Un dieu serait-il en panne d’inspiration? Une rumeur pour trouver des victimes?           

Que faire, si en se rendant sur Lesbos, on découvre que les amazones ne veulent rien savoir des mâles comme avant?   Depuis le matriarcat, les femmes sont marquées par un vif désir de pouvoir. Elles se rappellent avec joie cette époque où elles n’avaient qu’à s’assurer que leurs hommes n’étaient pas convoités par la voisine. Elles n’avaient qu’à lire et chanter des berceuses pendant que les « butchs » jouaient aux soldats.         

« Le propre de la femme n’est-il pas d’être le vrai boss dans un couple? Et de se lamenter sur leur mal d’être femme si elles sont en politique? »  Se demandait Virus, qui n’avait pas encore beaucoup d’expérience, même s’il avait lu l’encyclopédie sur la manipulation féminine. Cette encyclopédie fait au moins dix tomes, juste pour la résumer.

« Ce ne sera pas devenu infirme qu’il lui faudra songer à se protéger », pensait Virus.          

Pire, le navire de Virus avait été vendu à Diogène, qui avait emprunté l’argent de Platon. Il ne sera pas réparé avant deux semaines.

Virus avait trop hâte de tenter sa chance. Il s’acheta un petit navire de pêche pour s’y rendre pendant que Diogène cherchait à persuader son capitaine de faire le voyage. Pas question pour le capitaine de tenter sa chance. « Je vis en couple, je suis déjà esclave. Pas question de remplir mon bateau d’un harem amazone! » Dit le capitaine, au moment de passer le contrat.        
 
Diogène se contenta de rire de lui en disant qu’il était mieux d’être un esclave heureux que d’être un payeur de taxes. Inutile de dire que Diogène rêvait déjà d’être l’objet sexuel de cette meute de femmes en chaleur. Diogène décida donc d’accompagner Virus, quelque que soit le moyen de transport. Son navire serait bien réparé quand il reviendrait et des capitaines, ça se trouve.

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