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Virus 12

juillet 4, 2020

Le sectarisme : racine de toutes les discriminations.

Croisas comprenait enfin, grâce à la réaction de la majorité envers Virus, pourquoi toutes les formes de sectarismes sont les racines de toutes les ségrégations. Juste devoir se dire féministes, gais, alcooliques ou autres, c’est se placer dans un moule pour permettre aux autres de te juger, de t’aimer ou te condamner.

Ivoitou

Créer des ennemis permet à la majorité de se défouler. D’ailleurs, les Romains le comprendront plus vite que nous et sans même avoir de média.

Le défoulement médiatique permet une plus grande tolérance envers ceux qui dirigent la société et une condamnation automatique de tous ceux qui désobéissent. Le système, c’est la mafia légale au pouvoir.

Croisas n’arrivait pas à saisir pourquoi ces situations existaient.

Croisos

Ça n’a pas de sens ce que tu dis, Ivoitou.

Comment pourrait-on à travers les siècles en arriver à penser le contraire de ce que nous croyons aujourd’hui ? Si les femmes sont montrées comme le mal ambulant dans tous les livres saints, comment pourrait-on les percevoir autrement ? Ce serait admettre que les dieux nous ont menti ou qu’on les a faussement interprétés? Ce serait admettre que l’on a inventé le mal.

Il faudrait abandonner les religions ou du moins, les transformer, si on désire retrouver une certaine spiritualité qui conçoit l’égalité entre les humains. On devra repenser notre approche de la sexualité, si on veut tuer les différences qui justifient cette manière de percevoir l’homme et la femme.

Diogène

C’est peut-être aussi parce que les religions sont des commerces fondés sur des croyances, dont on ne peut pas justifier ou prouver la véracité, mais qui animent nos vies ?

lvoitou

Leur morale sert à orienter la consommation : tu ne manges pas de porc chez les uns, tu manges du poisson le vendredi chez les autres. Tu tues de telles façons pour éviter que le consommateur ait le choix des coupes quand il achète de la viande, pour obéir aux dieux qui n’ont jamais mangé de viande.

Les rites et les modes servent à distinguer les uns des autres. Les purs et les impies, cette division créera des règles nouvelles et de fil en aiguille, on oubliera de réfléchir sur ce que l’on est et on croira que le plus important est ce que l’on a. « Hors de l’Église, point de salut ! »

Un certain Montesquieu fera croire que la magnifique la Grèce antique a perdu son empire à cause de l’homosexualité. Il ne comprendra pas le rôle que l’amour gai jouait dans la vie militaire et dans la distribution du savoir dans la vie civile.

Au lieu de comprendre les aspects négatifs des guerres, le prix à payer, on croira que le pouvoir est un bien . On choisira le pouvoir comme une fin, un but de la vie, plutôt que l’amitié .

Avec le temps, on sera même assez fou pour faire croire que l’homosexualité est une maladie mentale. C’est ainsi que se transmettront les valeurs. L’homme se cherche encore. Les psys de toutes les sortes ont besoin de maladies pour s’assurer un bon salaire. Leur clan refusera qu’ils disent la vérité. C’est ce que l’histoi re nous apprend.

La Vérité n’a pas d’importance. Quand on meurt, il n’y a peut-être, et c’est même plus logique, absolument rien après la mort. Tout simplement un petit trou dans le tissu social : le souvenir de ceux qui t’ont connu. Plusieurs sont oubliés, peu de temps après leur mort.

Diogène

J’avais raison.

Croisos

Qui peut prétendre que l’amour d’un homme pour son petit apprenti ne soit pas la plus  belle  et la  plus pure façon de vivre? Aristote ne dit-il pas qu’il faut l’égalité entre les amants pour que l’amitié soit possible ? Ce n’est pas une question de sexe ou d’âge, mais de vibration. L’attrait de l’un pour l’autre est d’abord physique.

Ivoitou

Platon et Aristote ont raison : nous vivons pour être heureux. Et, le bonheur exige que nous soyons au  moins deux pour nous compléter. La solitude est le début de la stérilité. L’existence de l’autre nous force à nous dépasser. Seul, on se contente de pleurer sur son sort et on devient aveugle à la beauté de ce qui nous entoure. Mais, l’amitié  peut être sans sexe. La sexualité n’en est qu’une version plus corporelle. Une étape vers l’essentiel. La soupe à l’entrée du repas, du festin.

Aristote

Platon est plus spirituel que moi. Je ne crois pas que le corps est séparé de l’esprit. Je ne crois pas dans leur dualité. Rien ne nous prouve que l’esprit puisse exister sans le corps. Personne ne l’a vécu.

Ivoitou

Tu as raison, car, un jour on découvrira que le corps est un support essentiel à la vie. Le corps permet de se souvenir, c’est la mémoire des siècles, c’est aussi l’intelligence, grâce au développement du cerveau.

S’il y a des hommes et des femmes, c’est que la procréation est non seulement la combinaison de deux ADN, mais aussi de leurs différenciations qui, à travers les siècles, donnera naissance à des êtres différents .

Ce droit au choix à travers notre sexualité est essentielle au développement de la culture. La vraie différence entre un humain et un autre animal, c’est sa possibilité de choisir son partenaire sexuel, ainsi que le moment de s’accoupler. Tous les animaux communiquent entre eux, même si ce n’est pas le langage humain. Mais, aucun animal ne peut échapper à sa période de rut. L’animal ne tombe pas en amour. Il procrée strictement pour assurer la survie de l’espèce. C’est ce qui nous distingue des animaux : nos émotions. C’est ce qui modifiera notre vie en société. Notre rapport à l’amitié et à l’amour.

Tous les autres animaux obéissent instinctivement au besoin de se rep roduire. C’est une force qui peut même les amener à s’entretuer. C’est la force, la libido, qui confère le rang que tu occupes dans la meute ; mais chez l’homme, tu peux choisir ta femelle ou ton homme. Ta connaissance peut te permettre de compenser un corps chétif. Tu sais qu’un jour, il pourra y avoir surpopulation et que le meilleur moyen d’y échapper est de laisser la nature s’exprimer.

L’homosexualité est une forme de sélection naturelle.

C’est vrai, mais les grands changements viendront tout simplement parce que notre planète compte de nombreuses civilisations et celles-ci ont évolué différemment, selon la connaissance   et  l’interprétation  de  la  nature.  Nos dieux existent pour expliquer ce que nous ne comprenons pas. Ils nous dirigent, car leur pouvoir existe en fonction de notre ignorance.

Le problème est que chacun croit qu’il a raison. Les atomes sont aussi réels que la réalité que nous percevons avec nos sens. Même notre corps change entièrement au cours de notre vie. Qui sommes-nous alors? Un moment de transformation d’un état à un autre. Que sommes-nous après notre mort ?

Un jour, notre conception de la société sera glorifiée par ceux qui nous auront vaincus, mais leur aristocratie et leurs dieux seront si violents qu’ils s’entretueront. La mère tuera le fils, le fils assassinera son père, un empereur fera brûler sa ville.

La décadence, c’est la violence. Mais, la violence c’est payant. C’est souvent le pouvoir.

C’est ce monde ignoble que les intellectuels de l’Europe choisiront comme modèle pour l’avenir. Plus les hommes évolueront, plus ils seront un danger pour les autres espèces et pour eux-mêmes. Ils auront choisi la violence plutôt que l’amitié.

Plus l’homme se développera techniquement, plus il s’enfoncera dans une morale d’hypocrites et d’agresseurs, car ils inventeront le mal et passeront plus de temps et d’énergie à combattre la sexualité qu’à s’appliquer à faire le bien.

Le monde sera dominé par l’argent. Des peuples entiers seront affamés, d’autres seront décimés, sous prétexte qu’il faut aimer Dieu.

Dans un monde évolué, les hommes et les femmes, ainsi que les enfants, seront égaux en droits, car on aura compris que chaque individu est un humain. On en viendra un jour à garantir un minimum vital à chacun et on fixera un maximum de richesses pour chacun. La vie vraie cherche l’équilibre. Un jour, elle s’imposera, ou l’homme s’entre­ déchirera jusqu’à disparaître totalement.

Le mal, c’est l’orgueil, c’est la voracité de l’argent et du pouvoir.

Le mal, c’est un manque d’amour, la violence, le mensonge et la censure.

Le mal, c’est un manque de respect.

Une manif anti hétéro.

Virus pensait avoir atteint le fond du baril quand le soir venu, une centaine de vieux et de vieilles, torche à la main, commencèrent à défiler devant la maison de Platon, en scandant et en agitant leur chemise: « L’amour n’est pas pour les jeunes ! ».

Un groupe de vieilles folles s’agitaient, quant à elles, en ajoutant aux cris de la foule : « Y a les gosses trop petites ! Laisse-les grossir avant de les vider. »

Puis, elles déchiraient un peu leur vêtement, question d’officialiser leur opposition à cet outrage moral. À ce rythme, si la manifestation se poursuivait longtemps, les manifestants avaient toutes les chances de se retrouver en bobettes.

Évidemment, ces adultes, qui étaient manifestement périmés, manifestaient contre le droit d’un jeune d’avoir sa propre vie sexuelle, comme l’enseignait si bien Ypontife.

Ce dernier, craignant que ça vire au grabuge, se faisait représenter par son cinquième petit serin « Ti-Pontife», le frère cadet de Ti-Zizi, héros de Valdabie, un roman de !’écrivain québécois Micmac, Jean Ferguson.

On entendait également les manifestantes, vieilles et obèses, crier à répétition : « Laisse cette pauvre petite ! » Elles se jetaient alors par terre, criant comme des perdues, juste pour signifier quelle misère devait vivre « la petite » qui, selon elles, devait endurer le vice de ce maudit petit Virus, qu’elles confondaient avec le H2 N36. Une maladie inventée par la pharmacologie, appelée « Vous serez malades pareil », Cette fausse maladie, pour être soignée, garantissait la vente de milliers de foies de taureaux. Un profit extraordinaire, même plus payant que les Jeux olympiques. Car, on devait payer les « coureurs» qui en faisaient la livraison au mille parcouru. Plus la course était longue, plus cher était le foie.

Virus était ulcéré par la venue de ces gens qui n’avaient aucun lien avec sa petite Amfèpétéléplom adorée.

« Ils viennent se mêler de mes affaires personnelles, de ma vie privée. Qu’ils s’occupent de leurs affaires! Qu’est-ce qu’ils connaissent de ma bien-aimée? Qui sont-ils pour décider qu’elle est malheureuse à cause moi ? » Se disait Virus.

« Les vieux préfèrent que les jeunes ne soient pas instruits sur les réalités de la vie, car ils peuvent ainsi mieux les dominer », laissait entendre un communiqué de l’organisme « Travaille, tu ne penseras pas au sexe », qui exploitaient les jeunes, en les faisant travailler plus de 10 heures par jour.

Ypontife craignait le réveil des jeunes, qui pourraient avoir lu « Simoneau », dans la bibliothèque d’Yvoitou. Ce philosophe socratien sera enfermé par l’armée judiciaire canadienne, à la demande des féminounes ; car, il ne croyait pas que le sexe est mal, Dieu l’ayant créé. Et, le but de la vie, disait-il, est de contempler et adorer Dieu, pour son œuvre magnifique pour l’éternité et non vivre de sacrifices pour satisfaire la bêtise humaine.

Virus avait perdu son emploi, mangé une raclée, n’était-ce pas suffisant pour avoir osé contredire le jeu des rôles sociaux de son Athènes tout aussi adorée que sa petite

« Amfèpétéléplom » ?

Son but était dorénavant de prendre la responsabilité d’offrir une vie décente à sa petite flamme.

Qu’est-ce que ces vieux « gramm-o-phones » avaient à venir parader devant chez Platon pour inciter les gens à le détester? N’avait-il pas le droit d’aimer sa petite ex-compagne de travail ? N’était-elle pas mieux avec lui, qu’esclave à la mine?

Un eunuque sortit des manifestants et se mit à haranguer la foule.

L’eunuque

Quelle honte ! Quel dévergondé que ce Virus ! Pourquoi n’a-t-il pas assez de morale pour respecter la tradition de nos pères, de nos grands-pères et de nos arrières-arrières-arrières-grands-pères ?

Avant de faire des enfants, il faut avoir au moins cinq pouces et selon toute vraisemblance, il en aurait encore que trois pouces et demi. Cette pauvre petite fille sera perturbée, quand elle réalisera que son serpentin est encore beaucoup trop fragile pour créer un enfant fort. Qui devra s’occuper de sa progéniture ? Encore une taxe pour la Cité. Que la foudre de Zeus s’abatte sur cette maison!

De gros nuages couvrirent le ciel et une décharge électrique atterrit droit dans la couche arrière de l’eunuque. Il avait vraiment le feu au cul.

Apeurés par ce signe de Zeus, les manifestants retournèrent dans leurs fermes, racontant que le dieu des dieux venait de se payer un eunuque.

Depuis ce temps, les sodomites ne peuvent plus se vanter que leur passion est sans danger. Pour s’assurer que les « derrières » ne soient pas des forêts en flammes, Ypontife ordonna que tout sodomite prenne  dorénavant  une cuillerée de« petite vache» avant de faire l’amour.

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