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Virus 9

juillet 1, 2020

Platon essaie de comprendre les femmes.

Platon

On pourrait parler un peu de mon petit Virus. Pourquoi s’intéresse-t-il aux femmes? C’est bien difficile pour un gars qui n’a jamais vécu en couple de comprendre les femmes et leurs multiples paradoxes.

Même si Platon était pour l’égalité des hommes et des femmes, il n’arrivait pas à saisir exactement ce que les femmes entendent, elles, par égalité, qu’elles semblent confondre avec le mot parité comme si elles étaient sans cesse jalouses des hommes.

Platon

Qu’on le veuille ou non, les femmes, même si elles sont égales, sont totalement différentes de l’homme. Elles n’ont pas du tout la même expérience de vie. Ce qui explique certainement cette différence de perception.

À Sparte, pendant que l’on interdisait les rencontres entre hommes, dans les tavernes, les femmes multipliaient les soupers de femmes dans les restaurants. L’égalité joue en faveur des femmes, mais elles exigent toujours un« intérêt » sur l’égalité. C’est le prix à payer. Elles exigent l’égalité, mais elles veulent toujours avoir raison. Seulement différer d’opinions avec elles correspond à un manque de respect. Heureusement, que ce n’est pas ainsi à Athènes.

Platon s’inquiétait vivement que son petit Virus décide de sortir de la normalité plus que jamais et de se comporter en hétérosexuel, sans respecter les exigences de l’âge pour se marier.

« L’amour n’a pas d’âge», prétend Virus. Juste penser ainsi, c’est déjà te mettre la société à dos.

Croisos

On sait que la raison du plus fort est toujours la meilleure, alors pourquoi ne pas aimer ses petits compagnons comme tout le monde ? Pourquoi vouloir vivre autrement que les autres ?

A Sparte, les restaurants sont vite devenus les tavernes modernes pour femmes. Une question de pouvoir. Elles parlent de choses que l’homme ne comprend pas : leurs grippes, leurs seins, la beauté perdue ou à améliorer, selon le poids.

A force de profiter des largesses de la nature, on en vient à se demander qui sont les enfants gâtés. Pourquoi chercher à être beau serait-il un péché? C’est quand même mieux que la peur de son sexe ou la paranoïa face à l’étranger !

Dans le cas d’un homme, chercher ce retranchement avec ceux du même sexe, ça devient de la discrimination. Pourquoi est-ce que les femmes appellent ça pour elles l’égalité des sexes? Serait-ce que les hommes, parlant moins longtemps de leur corps et leur santé, n’ont pas autant besoin de lieux spéciaux pour le faire ?

Avant la rencontre féministe se faisait surtout dans les bains. C’était, selon leurs dires, le seul endroit où elles pouvaient être nues sans rendre les hommes fous.

Platon

La réputation du mâle hétéro repose sur son incapacité à se retenir quand il voit une belle femme.

lvoiloin

Comme un certain Freud l’affirmera plus tard, certaines femmes ne peuvent pas accepter de ne pas avoir un pénis. Elles confondent leur intérieur à une basilique. D’autres s’imaginent que leur clitoris est aussi performant qu’une belle queue. On peut difficilement parler d’égalité en longueur, sauf qu’on ne sait pas qui l’emporte en intensité de jouissance. La jalousie est pire que l’orgueil.

Platon

À vrai dire, n’ayant jamais eu de clitoris, je peux difficilement dire qui a raison. Une chose est pourtant certaine : un hétéro ne peut pas se passer du sexe féminin. Les femmes sont leur raison de vivre.

Croisos

Contrairement aux autres animaux, les mâles humains sont presque toujours en rut. La descendance est importante pour la survie de l’espèce, mais à cette vitesse, un jour, on souffrira de surpopulation.

Tite Tite sortit de la chambre en pleurs, alors que Virus essayait de lui faire comprendre qu’il ne voulait rien d’autre que la protéger en allant travailler à la mine, en attendant de trouver une autre solution.

Virus était prêt à mourir pour sauver son amour. Juste choisir une aussi jeune fille dans un monde pédéraste, c’était courir au minimum à l’exil.

La folie de l’intransigeance de la majorité envers les minorités existe depuis et pour toujours. La loi du plus fort dominera toujours, même si Diogène prêchera que le droit des individus doit l’emporter sur celui des majorités ou des droits collectifs.

Mais, à la grande surprise de tous, le point de la présente mésentente dans le couple était cependant tout autre.

Pauvre Virus ! Tite Tite tenait par-dessus tout à ce qu’il porte des bas de couleurs pour aller travailler. Virus, au contraire, se sentait plus confortable avec des bas blancs. Une imbécillité ! Mais, pour les femmes, c’est bien important.

Diogène (témoin de la scène)

Va donc voir pourquoi les femmes sont aussi pointilleuses sur de telles niaiseries.

On a plus de chances, en sondant tous les secrets de l’univers, à trouver une explication que d’essayer de comprendre les caprices féminins.

Virus trouve une solution.

Virus était toujours inquiet quand TiteTite allait travailler. Qui sera son contremaître ? Comment se comportera-t-il avec elle ? Virus savait que le patron avait tous les droits sur ses esclaves. Comment vivre sans anxiété ? Pire, il avait peur de lui-même, connaissant son absence de maîtrise quand il est en colère. Que ferait-il si elle était maltraitée?

Il s’arrangeait toujours pour travailler près d’elle, prêt à intervenir  au moindre problème,  car, son statut de citoyen lui donnait le pouvoir d’intervenir et de dénoncer celui qui la maltraiterait. Même s’il n’y avait pas de syndicat, l’opinion publique exigeait que les esclaves soient bien traités, étant donné le besoin de main-d’œuvre. Tout citoyen pouvait dénoncer quiconque agissait mal. Virus profitait donc d’être citoyen.

Virus crut avoir trouvé la solution. Il retourna à la maison et demanda à Platon de lui parler seul à seul. Il expliqua à son maître comment il pensait sauver Tite Tite de Jesuitonboss, le contremaître responsable de la mort de ses frères. Elle avait jadis une petite particule de noblesse, ce qui pouvait lui valoir des privilèges.

Virus

Vous me prêtez dix oboles et je l’achète. Ce soir, nous irons chez Zeus offrir mes remerciements et officialiser que Tite Tite, est mon esclave.

Platon savait qu’accepter pourrait signifier des tonnes d’ennuis, car la petite devrait dorénavant vivre chez lui. Une jeune femme chez lui en permanence, qu’est-ce qu’on dira? C’est bien évident que tous les responsables religieux exigeraient de lui faire trancher la tête. Mais Platon aimait tellement Virus qu’il ne pouvait pas s’interposer dans le choix de son orientation sexuelle, ni le forcer à partir de la maison parce qu’il est trop jeune pour avoir une épouse.

Quels que soient les problèmes, Platon décida d’y faire face et il obtempéra pour la solution de Virus, à la condition qu’elle ne soit pas en même temps dans les pièces de la maison où se trouveront les mâles.

Qu’il sache que Virus n’obéit à aucune loi, c’était son problème : mais si d’autres l’apprenaient, cela pourrait signifier la perte du domaine et l’expulsion de la ville.

Platon se savait aimé par tous les grands de ce monde, mais il savait que pour t’aider à fuir un scandale, tes meilleurs amis n’existent plus.

Virus organise un grand party.

Pour fêter sa nouvelle responsabilité, si on peut dire, Virus organisa un grand party chez Platon.

Tout le monde était invité, sauf Ypontife, car celui-ci était prêtre chez Apollon, et non, chez Zeus.

La concurrence était une raison suffisante pour l’écarter. Dans cette compétition entre les dieux, l’opulence des temples marquait le rang du dieu ou de la déesse honorée.

Tous les temples avaient leurs sacrifices d’expiation, de remerciements, ou autres, ce qui leur permettait de vivre grassement. Les religions étaient les commerces les plus payants, grâce à la foi.

Inviter Ypontife, c’était risquer de voir le party tourner en escarmouche religieuse. Les prêtres déçus oublient très vite les commandements de l’amour du prochain.

La soirée commença par la présentation de sa petite protégée, mais à la surprise de Platon, Virus l’avait inscrite sous un nouveau nom : Amfèpétéléplom. En changeant de nom, la petite pouvait maintenant échapper à toutes les règles applicables à une esclave. Dorénavant, elle avait officiellement le statut d’épouse, puisque Virus avait la bénédiction de son temple et payé pour que soit officialisé ce mariage.

Avec un nom pareil, personne n’avait à se demander pourquoi un aussi beau petit gars avait des goûts aussi contre nature.

Amfèpétéléplom se présenta avec un voile. Elle n’était pas musulmane, mais elle avait peur que le patron de Virus la reconnaisse et qu’elle ait ensuite de la difficulté à continuer à travailler à la mine, parce qu’elle devait, comme épouse, habiter la maison paternelle.

Avoir les cheveux libres, à la mine, c’était accepté pour une esclave ; mais jamais pour une femme libre. Titus Paulus des marais était beaucoup trop conservateur pour accepter une telle révolution. S’il péchait, ce ne saurait pas su, car l’esclave n’avait aucun droit, sauf obéir.

De toute manière, les gens ne se mariaient pas parce qu’ils s’aimaient; mais bien pour la dot.

Le mariage était une transaction financière comme dans bien des sociétés chez qui la femme n’est rien.

La prospérité résidait bien plus dans la grosseur du troupeau que dans la beauté de ses femmes ou de ses amants. D’ailleurs, à 27 ans, on ostracisait tous les homosexuels qui osaient prendre la place de la femme. Le passif était aussi haï que le pire des truands.

La beauté n’avait d’importance que dans les relations pédérastes, car elle affichait le bon goût du vieil homme. L’objet premier de la pédérastie, aujourd’hui, amourajoie, était la beauté du garçon. Il ne s’agissait pas seulement de la beauté physique, mais aussi du caractère, des vertus vécues par le jeune à la recherche de son mentor pour parfaire sa personnalité. C’était vraiment une  communication profonde et instantanée entre les atomes de chacun, formant le couple pédéraste.

On préférait aussi avoir un gars dans la famille parce qu’un gars peut mieux aider aux travaux. De plus, il n’y avait aucun problème pour la succession.

Diogène portait son baril « bien collé », à cette occasion. Il espérait ainsi profiter au maximum des invités, en leur montrant tous ses atouts . Il passa d’ ailleurs une grande partie du temps au gymnase de l’Académie où les petits amis d’Amfèpétéléplom s’exerçaient à la lutte, nus, bien évidemment. Les jeunes n’avaient pas encore appris à avoir honte de leur corps. Diogène en bavait comme un chien devant le squelette d’un dinosaure.

Les menaces d’Ypontife.

La nouvelle que Virus avait sauvé une petite esclave, qu’il en était non seulement devenu le propriétaire, mais le mari, grâce au temple de Zeus, ne tarda pas à se rendre aux oreilles d’Ypontife, en prière dans le temple d’Apollon.

Une véritable tornade se déplaça immédiatement vers la maison de Platon.

A son arrivée, le grand prêtre enleva à nouveau sa tunique pour marquer sa colère; mais cette fois, il s’était fait poser des testicules artificiels en cuivre pour éviter les sarcasmes.

Ypontife (s’adressant à Platon)

Dis-moi que c’est faux. Comment peux-tu accepter qu’un de tes petits amants te manque assez de respect pour préférer une petite fille ?

Platon

Pourquoi Virus me manque-t-il de respect? Il m’a demandé ma bénédiction et je lui ai accordée. C’est normal. Un père qui aime ses enfants ne choisit pas pour eux leur orientation sexuelle. Virus aime Amfèpétéléplom à la folie. Si je le respecte, je veux qu’il soit libre. Ni moi, ni la cité n’avons le droit de lui imposer notre manière de voir et de vivre.

Ypontife

Ce n’est pas la règle. Un petit gars doit aider son père jusqu’à 27 ans et ne pas prendre épouse avant cet âge. Jeune, il a des obligations envers sa famille d’abord. S’il a d’autres talents, il doit trouver le maître qui lui permettra de se développer au maximum. La pédérastie sert justement à former le jeune garçon, selon ses propres talents.

Platon

Mais, il y aussi l’amour. Que faites-vous de cette force qui nous anime depuis toujours? Que faites-vous du changement profond qui se produit en lui et qui l’amènera vers la personne qu’il aimera le plus ? Les sentiments font partie de la réalité humaine.

Ypontife

Quelle horreur ! C’est à la cité, puis à sa famille, qu’un jeune doit obéissance. Qui est ce garçon pour qu’il puisse choisir s’il préfère une fille ou un autre garçon ? Il est bien trop jeune. Tout est question d’obéissance à l’Autorité.

Platon

Si un garçon ne peut pas choisir son orientation sexuelle vers 10 ans, soit avec l’arrivée de la préadolescence, sous prétexte qu’il n’en est pas encore capable; pourquoi serait-il assez mûr pour pouvoir choisir le dieu qu’il servira le reste de sa vie ?

Pourquoi les religions les forcent-il à participer à des rites à partir de l’enfance ? En quoi cette éducation religieuse est-elle différente d’un lavage de cerveau puisque jusqu’à 10 ans environ, le jeune apprend et agit en imitant ses parents? Comment peut-il être autonome, si les adultes décident tout pour lui ?

Ypontife

Il faut le protéger.

Platon

De qui? Prétendre qu’être sexué est le mal, n’est-ce pas un moyen pour les religions de créer une empreinte indélébile chez l’enfant pour qu’il soit toujours le serviteur du dieu de ses parents ? En prenant cette voie, les religions ne respectent pas les individus.

Et comme le disait Socrate, les droits individuels doivent prévaloir sur les droits collectifs. Pourtant, l’État s’arroge le droit de décider du bien ou du mal, sous prétexte de protéger les enfants. On enlève ainsi le droit du jeune à sa propre vie, on choisit pour lui, on lui impose une manière de penser. C’est de l’esclavage mental et moral. Cela contrevient à la Charte des droits.

Quand on accuse un adulte d’une relation inappropriée plus de 20 ans plus tard, comme on le fait dans de nombreux procès, essaie-ton vraiment de protéger les enfants? N’est­ ce pas plutôt un acte de vengeance pour imposer une morale ? D’où le besoin absolu de la censure pour que personne ne se rende compte de la stupidité de l’argument de la protection.

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