Aller au contenu principal

Virus 6

juin 28, 2020

Yvoitou

Ce sera ainsi, du moins, tant que les couples gais ne pourront pas prendre en charge la vie d’un enfant comme les hétéros. Chez les gais, seuls le plaisir, l’amour ont de l’importance ; mais il s’y a attachement sentimental, leur situation ne diffère en rien d’un couple marié hétéro.

Diogène n’avait pas complété sa harangue que Nicédia, la prostituée préférée de Diogène, lui manifesta sa présence, en frappant à la fenêtre.

Diogène se déplaça vers elle, lui faisant signe d’attendre encore un peu.

Croisas assistait à la scène, éberlué, se demandant s’il ne venait pas de perdre son professeur.

Aristote

C’est qui celle-là ?

Virus

C’est la prostituée de Diogène. Ils sont très souvent ensemble depuis plus d’un an. Nicédia prétend qu’elle aime Diogène à la folie.

Aristote

Je crois, dit-il en riant, que je vais lancer une entreprise de tissage.

Platon

Pourquoi?

Aristote

Si les fils de Diogène aiment aussi la mode que leur père, ce ne seront pas les barils qui manqueront.

Diogène étonne.

Platon et Aristote étaient surpris de l’arrivée de Nicédia.

Ils croyaient que Diogène n’avait jamais rencontré une femme de sa vie. Selon eux, il était carrément pervers, quoique strictement amourajeux2•

Platon

Le choix profond de son orientation sexuelle peut donc se réaliser à travers les expériences que nous vivons avant d’atteindre sa permanence.

Aristote

Est-ce à dire que l’on peut tout aussi bien être gai et hétérosexuel tout à la fois ?

Évidemment, nos philosophes ne savaient pas que l’on peut être« bi » et encore moins transgenre, amourajeux ou pédophile’.

On naît comme est et on ne le choisit pas. Il faut juste apprendre à vivre avec sa nature profonde, sans représenter un danger pour les autres.

Cependant, Platon et Aristote étaient au courant, comme tout le monde, de la tumultueuse aventure entre Diogène et son amant, deux à trois fois plus âgé que lui, Jean Passemontour.

Cet aristocrate multimillionnaire avait acheté une

collection de barils pour être original. C’est avec fierté qu’il mettait en vedette la griffe de Diogène pour prouver que ces objets exclusifs avaient été portés par le Maître. Ce mécène était la principale source de revenus de Diogène.

Encouragé par ce riche, qui croyait dans son talent, Diogène se lançait dans la nouveauté.

Après avoir changé les couleurs des barils, Diogène s’était attaqué aux dessins ; puis, à des petits détails dont une poignée dans le dos pour se faire aider à monter les marches. Il avait aussi aménagé une petite porte pour remplacer la fermeture éclair.

Et, pour inciter les jeunes visiteurs à souscrire à ses désirs, il avait alors écrit: « Au toucher, je m’allonge. Mastiqué, j’écume de plaisir».

Diogène prétendait qu’ainsi personne ne pouvait confondre son message.

Il se promenait parfois dans les rues d’Athènes en criant:

Diogène

Je cherche quelqu’un pour m’aider à me l’allonger. Récompense : un baril gratuit de vin, avec en sus, mon expérience à épuiser celui qui compétitionne avec moi.

Diogène aimait les gens complètement fous. À son avis, la folie se combine parfaitement avec imagination, changements, rires et délires. Par contre, leur présence acérait parfois la jalousie dans ses relations avec son vieux Jean Passemontour, qui devait se contenter d’assister au spectacle des jeunes qui l’entouraient.

Pour avoir droit de participer à la fête, il fallait que chaque candidat prouve qu’il puisse éjaculer dans la minute et recommencer l’heure suivante, pour poursuivre la noce quotidienne que Diogène inventait. Ce rituel de création pâmait son mécène.

Les participants étaient ainsi des privilégiés qui devaient n’avoir qu’une chose dans la tête: jouir et rejouir. Le Marquis de Sade est un novice, qui ressuscita ces vieilles traditions quelques siècles plus tard, au moment d’une renaissance hétéro.

Ce goût de la fête s’est perpétué jusqu’à nos jours, mais la tradition est surtout vivante dans les partouzes gaies.

Le pauvre vieux Passemontour ne pouvant plus répondre aux exigences devait se contenter de regarder et de rêver. Par contre, quand Diogène avait besoin d’un nouveau baril, il invitait son vieux, seul, dans un coin perdu, pour mériter sa récompense.

Malheureusement, un jour, les performances de Passemontour furent telles qu’elles lui coûtèrent la vie.

Ce vieux riche ne pouvait plus investir dans des jeux à risque. L’effort fut trop grand ou les lèvres de Diogène trop tendres, il cracha de joie et ses fusibles sautèrent.

Diogène dit qu’il est mort, le sourire aux lèvres, après avoir crié plus fort qu’une tempête « enfin j’ai vain-eu ».

Il resta attaché à son arbre, là, où des passants le retrouvèrent, nu, l’appareil au garde à vous. Ce qui fut considéré comme un exploit par tous les vieux de la cité.

Il n’avait pas attendu en vain, car la récompense avait largement dépassé ses capacités. Il avait enfourché une fusée plutôt que les transports en commun pour rejoindre sa place dans l’éternité.

Selon Diogène, cet exemple prouvait qu’il faut soigner le plaisir de vivre jusqu’à la toute fin.

Virus retourne à la mine.

Virus retourna à la mine des marais avec l’intention de consoler la sœur de ses petits amis.

Quand il arriva, il retrouva celle-ci à son travail. Il dut donc attendre le temps alloué au repas pour pouvoir enfin l’approcher.

Il avait amené deux repas pour s’assurer que sa petite protégée ait au moins de quoi se mettre sous la dent.

Comme prévu, dès qu’il fut en sa compagnie, la petite se mit à pleurer et s’effondra dans ses bras.

Jamais Virus ne s’était senti aussi important. Il fit bien attention de ne pas profiter de la situation, mais il était évident que l’amour grandissait avec chaque larme versée. Il se contenta de lui passer la main dans les cheveux et de lui sécher les yeux.

Virus décida d’obtenir que la petite soit libérée pour le reste de la journée et puisse l’accompagner à la maison. Il ne pouvait pas la laisser dans une telle détresse.

Virus ne savait pas que Platon avait autant de visiteurs et encore moins que le sexe et l’amour fussent les sujets de discussion entre Aristote et Diogène.

Évidemment, les patrons avaient prévu devoir vivre des moments difficiles puisque les petits morts étaient des amis du serin d’un des personnages les plus importants dans la société. Ils ne voulaient surtout pas que soit révélé que les accidents sont souvent organisés pour hâter le changement de travailleurs, en provoquant même parfois leur décès.

Ils n’attachaient aucune importance à la  vie  des esclaves, mais ils savaient que ce n’était pas le cas pour tous.

« Certaines âmes faibles considéraient les esclaves comme du vrai monde ». Pensait-on dans la direction.

Titus Paulus des marais s’était même présenté au bureau de la direction pour s’assurer que tous les vœux exprimés par Virus soient exaucés.

Titus Paulus croyait qu’il fallait très vite faire oublier l’accident pour ainsi éviter qu’Alexandre soit informé.

À la veille de nouvelles guerres, donc, de la possibilité d’augmenter le nombre de ses esclaves, ce n’était pas le temps de se mettre à dos le souverain.

Aussi, à sa surprise, Virus obtint facilement d’amener la petite avec lui. « Elle peut prendre tout le temps nécessaire pour oublier le malheur qui s’abat sur elle», lui affirma le directeur de la mine.

Ce comportement surprit Virus, car il était loin d’avoir l’âge exigée pour se marier et il était très mal vu qu’un citoyen devienne amoureux d’une étrangère, encore plus, d’une petite esclave.

Les patrons ne voulaient pas en ajouter. Il pouvait faire ce qu’il voulait, de toute manière, les règles en fonction du mariage et du sexe, étaient on ne peut plus claires. Les religieux avaient veillé au grain.

Virus pensa que cette situation devait être l’effet de la rencontre de Platon avec le représentant du gouvernement. Il était cependant surpris que les nouvelles se soient répandues aussi rapidement.

Les maladies inventées.

En Grèce antique, l’art du plaisir de la chair était accompagné par mille prescriptions puisque la religion avait déjà passé un cadenas à la sexualité.

On avait réussi à faire croire que faire l’amour devait être accompagné de rites, sinon, on risquait de compromettre sa descendance.

On ne faisait pas l’amour comme on le voulait et quand on le voulait, d’où l’amour des petits gars présentait un avantage indéniable sur celui des femmes.

Plus son petit amant était joli, plus il correspondait à tes vertus, plus le jeune était adulé et jalousé. La parade des serins était une véritable course de paons, qui fut tuée par un excès de tempérance.

La pédérastie permettait aux hommes de jouir sans danger, quand bon leur semblait, plutôt que devoir attendre que toutes les planètes et toutes les lunes se soient alignées. Cette liberté avait cependant une grande restriction. Il fallait  faire     jouir    son     petit     protégé,     sans     jouir personnellement, pour ne pas gaspiller son sperme.

Ce doit, d’ailleurs, être la raison fondamentale pour expliquer que la pédérastie était fondée sur un hommage perpétuel à la beauté de la jeunesse plutôt qu’à la jouissance. Jouir de voir jouir l’autre était le summum du sacrifice sublimé, mais l’ultime objectif. La beauté du garçon était le centre de l’émerveillement.

Du côté hétérosexuel, il fallait faire l’amour à telle époque, alors que le soleil était couché, afin que le sang ne devienne pas trop chaud.

Certains, selon leurs dieux favoris, croyaient que le sperme était l’écume du sang qui bouillait à cause des chaleurs des corps quand on faisait l’amour. Aussi, fallait-il participer à des cérémonies et des incantations pour que cet acte produise un enfant digne des dieux. On confondait aussi l’orgasme avec une crise d’épilepsie.

D’autres croyaient que le sperme était un morceau du cerveau ou de la moelle épinière, d’où fallait-il contrôler ses éjaculations.

On n’était pas encore en l’an 2000 (et plus), mais certains avaient trouvé moyen d’inventer des maladies.

« La peur de la peur des maladies » était la pire. On craignait même des maladies qui n’existeront jamais.

Un moyen comme un autre de charrier les individus dans les montagnes russes des émotions.

La rigidité de l’esprit ou être borné n’a pas attendu l’arrivée des ayatollahs de toutes sortes. Elle était déjà répandue par les prêtres dans les temples.

Par contre, la majorité des petits Grecs, eux, se disaient :

« quant à devoir mourir un jour, autant vivre dans la joie et la reconnaissance ». Ainsi, ils ressemblaient à tous les ados, de tous les peuples et de toutes les couleurs.

Ils dansaient nus, organisaient des concours à savoir qui pisse le plus loin, qui a la plus abondante éjaculation, qui a les plus belles fesses ou l’érection la plus durable.

L’adolescence a toujours été une phase de découvertes  du corps. Ce n’est pas étonnant qu’elle soit aussi populaire chez les jeunes et qu’elle devienne si décriée par les plus vieux puisque les corps, en vieillissant, perdent en beauté et en puissance. La liberté était le mode de vie de la jeunesse.

La religion, elle, croyait avoir réussi à tuer toutes les tentations, en aménageant des lois qui empêchaient de vivre en dehors des sentiers battus.

Souvent épargnés de la malhonnêteté naturelle de la jalousie des aînés, les jeunes encore vierges, se disaient qu’ils avaient contourné les Moires.

L’avenir, étant défini par la Pythie, elle faisait souvent pitié, une vraie peau de chagrin !

Heureusement, à cette époque, on n’avait pas encore la télévision ; mais parfois le bouche à oreille se prolongeait pour créer le « chant des commères». Pire que celui des sirènes, une seule de leurs phrases suffisait à t’envoyer au bûcher. Ce qui prouve que l’Inquisition catholique n’a rien inventé.

Les maladies, très instables, impitoyables, voraces, créaient néanmoins plus de fièvre que de décès.

Pas étonnant que la présence de Dionysos fut longtemps prise pour un mal de tête. On prétendait aussi que ce mal était parfois la faute de Déméter: ne s’était-elle pas endormie dans la tête de Zeus ?

Comme on le sait, il suffit à un dieu de penser à telle chose pour que cette chose arrive. Combien de fois Zeus ne s’est-il pas métamorphosé pour jouer au docteur? Il eut une descendance presque aussi illimitée qu’Abraham. On pourrait aussi le comparer à Mahomet qui a eu beaucoup plus de femmes que le Coran le permettra, la norme étant fixée à quatre. Est-ce que Mahomet est pour autant un vieux cochon? Oui, mais il ne faut pas le dire de peur d’être décapité.

Après deux ou trois bières, un bon verre de gin, la vie reprenait le dessus sur les maladies. Au pire, il fallait avoir recours aux « mouches de moutarde ».

La solution était plus ou moins appropriée, selon la saison des mouches. Les mouches vivent surtout en forêt, mais parfois, cette maladie volante envahissait l’Europe, surtout quand le vent venait d’Égypte et que Moïse faisait des siennes. « Un nuage est si vite écarté dans un aussi grand ciel », disaient les ambassadeurs navrés que la mer ait une aussi grande influence sur les vents.

Heureusement, les centres de recherches des pharmacies n’existaient pas encore. Donc, on ne pouvait pas mettre de nouvelles maladies sur le marché afin de vendre plus de vaccins pour les combattre.

La peur était déjà l’industrie la plus florissante.

Évidemment, sur le bord de la mer, c’était Poséidon qui, avec sa mauvaise haleine, propageait des petits rhumes, selon les brises du matin ou du soir ; mais quand il décidait d’envahir un territoire, c’était la fin de tout, car il y avait tout de suite une odeur de poissons pourris. Cette odeur faisait tellement lever le cœur que la population mourait de faim, malgré la nourriture abondante .

Dans les terres, c’était parfois encore pire. On prétendait qu’un descendant du Minotaure n’arrêtait pas de faire ses besoins, car il était atteint de diarrhée. Ce bœuf divin sentait l’équivalent de dix porcheries québécoises, mais il n’y avait encore personne pour mener une manifestation. Qui en connait l’odeur sait que personne ne peut échapper à ce compte à l’asphyxie.

Par contre, les gens de cette époque n’étaient pas aussi paranoïaques qu’aujourd’hui.

Au moins, ils pouvaient avoir des relations sexuelles sans attraper le sida, maladie créée par les corps de recherches occidentaux pour éliminer les petits Vietnamiens.

Alexandre le Grand faisait des guerres, mais sa CIA et ses laboratoires militaires ne faisaient pas encore de recherches pour trouver une drogue qui permet de tuer sans remords de conscience.

Les Grecs n’avaient pas inventé le cancer. Aussi, ils ne pouvaient pas accuser la cigarette, mille fois moins nocive que les automobiles et leur pétrole, d’être responsable de tous les cancers des poumons.

On n’avait pas besoin de prôner de se masturber pour échapper au cancer de la prostate puisque les gars ne pouvaient pas se marier avant vingt-sept ans. Les garçons n’avaient pas besoin de professeurs. La nature s’assurait d’être à l’honneur.

2 – pédéraste qui aime seulement les garçons pré-adolescents ou adolescents.

3 -pédophile: amour des enfants de moins de lüans. Ce peut être un gars ou une fille.

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :