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Les derniers amours de Platon 18

juin 20, 2020

Les financiers : des rats d’égout.

Quand Croisos arriva, Diogène devint presque fou. Il regardait les autres, fixait Croisos et se masturbait, comme il le faisait souvent au centre-ville.

  • Wow ! Wow ! Comme il est beau », criait-il. Je vais mourir, c’est trop, c’est trop.

De toute évidence, Platon et Aristote ne partageaient pas ce manque de retenue. Que quelqu’un t’excite, soit ; mais devenir aussi fou, jamais.

Platon et Aristote n’avaient pas à se le dire pour se comprendre, les regards suffisaient.

Virus, alerté par ces cris, sortit de sa chambre, voulant savoir ce qui se passait. Il y retourna aussi vite, après avoir jeté un œil sur Diogène qui se masturbait toujours.

Virus (dégoûté)

Ça ne va pas, le tonneau ? Lui cria-t-il.

Platon (ravi).

Au moins, Virus sait reconnaître ce qui n’a pas de bon sens.

Aristote essaya de ramener la conversation sur la vie politique du pays. Pour lui, c’était déjà un état d’urgence. Alexandre était sur le point de déclarer le départ de son armée et cette décision était loin de lui plaire. Pourquoi vouloir entrer en guerre avec tout le monde ? Pourquoi les paysages d’ici ne suffisent-ils pas à notre bonheur ? Qu’arriverait-il s’il y avait un soulèvement pendant qu’Alexandre sera au loin ?

La politique attirait moins l’attention de Platon que l’attitude de son petit Virus.

Platon crut comprendre ce qui se passait dans la tête de ce petit être frêle, rendu fou par la jalousie.

Aussi, demanda-t-il à Croisos d’aller trouver Virus. Il espérait que l’âge n’étant plus un handicap, Virus tombe en amour avec Croisos.

Platon (s’adressant à Croisos)

Virus est dorénavant ton maître. Fais tout ce qu’il aime, ne lui refuse rien, mais s’il est violent avec toi, avertis-moi. Jamais, je n’admettrai qu’un maître maltraite son esclave. Je veux que tu sois heureux avec nous.

Ayant entendu qu’ailleurs en Europe on amène parfois le petit gars chez la prostituée pour l’initier ; Platon considérait qu’il était temps d’offrir le même service, à la maison, au petit Virus.

Peut-être que Virus n’avait pas encore découvert son identité sexuelle et que pour lui, ses ébats avec Platon n’étaient que des expériences sans suite ? Des moments de plaisir sans amour ? N’était-il pas devenu la propriété de Platon ?

De toute façon, sa paternité avait mis fin aux relations sexuelles, entre lui et le petit Virus, depuis déjà un bon bout de temps.

Platon s’assit de façon à être face à face avec Aristote, mais aussi, et surtout, de manière à pouvoir voir ce qui se déroulait dans la chambre, entre Virus et Croisos.

Croisos n’avait pas besoin de dessin, il comprenait déjà que Platon lui demandait que Virus devienne son amant.

Aussi, entra-t-il dans la chambre, bien déterminé à se faire aimer, du moins accepter, par son nouveau maître.

Croisos s’est approché du petit. Il était à sa tête, à genoux, aussi nu que la nature l’avait pourvu.

Croisos massa délicatement la tête de Virus. Le jeune Virus étendu nu sur son lit, couché sur le ventre, semblait goûter chaque seconde. Il avait les yeux fermés, donc, il ne voyait pas le poteau de Croisos prendre de l’ampleur et faire des belles.

Platon n’avait jusque-là jamais remarqué que Virus avait d’aussi belles fesses.

Il était étonné que Virus accepte aussi facilement, sans manifester la moindre protestation.

N’avait-il pas méprisé et voulu chasser Croisos auparavant ? Une simple crise de jalousie ? Peut-être que Virus n’était pas encore psychologiquement prêt pour une telle aventure à trois ? Il était peut-être gêné de ne pas être aussi pourvu que les autres autour de lui ?

  • Tant que les hormones ne s’emparent pas de notre corps, le sexe nous laisse totalement indifférents. Pour certains, tant qu’ils n’ont pas goûté à ces délices, le sexe les répugne. Pensait Platon.

L’adolescence est un passage obligé, renchérissait Platon, mais que les religions avaient commencé à introduire la censure.

Les religions déforment la réalité, ayant introduit la perversité, dans un processus naturel.

Certains gladiateurs aux Jeux du pays commençaient d’ailleurs à se voiler le pubis, sous prétexte qu’ils n’étaient pas aussi bien constitués que les modèles, servant en peinture et sculpture. « La gêne de son corps est une mésestime de soi qui engendre une forme de paranoïa », pensait Platon.

Oracle

Une maladie qui empirera en Occident avec la répression sexuelle et la conception que les femmes se font du sexe. Elles seront prisonnières de la pensée des religieux et croiront que cette haine du corps correspond à leur libération. Les nouvelles religions comme l’Islam auront une vision du sexe qui rappellera celle des sorcières de Salem.

  • La censure est une maladie mentale pour bourgeois attardé, consistant à être gêné d’être sexué, lança l’oracle.

Cette folie, basée sur la honte de son corps et les enseignements reçus dans sa jeunesse, commençait à s’implanter aussi à Athènes. Une situation idiote, selon la majorité des spectateurs aux olympiques.

Selon eux, la beauté d’un corps nu n’est pas discutable. Ce n’est pas parce que tu as une petite queue que tu es moins beau que l’autre. C’est une question de proportion. Elle doit être parfaite, comme le réussit si bien la nature.

Un trop long machin, c’est une infirmité, même  si plus tard, le porno déifiera les gros et longs organes. D’ailleurs, les féminounes n’avaient pas encore assez de pouvoir pour amener les autorités à s’en prendre à la pédérastie. Et de ce fait, avoir une petite queue était le maximum de la beauté, car cette situation est le propre de la jeunesse.

Aristote (élevant la voix)

Le pire problème de notre société, ce sont les maudites banques. Ils savent, ces rats, qu’ils peuvent tenir n’importe qui, à la gorge. Ce sont elles qui décident si une industrie vit ou meurt. Ce sont, elles, qui volent tous les individus, en exigeant des intérêts déraisonnables. Nos dirigeants ne peuvent rien contre elles. Qui oserait parler et être ruiné?

Les financiers ont un droit de vie ou de mort. C’est inacceptable. Ce sont des parasites qui vivent de l’exploitation de la majorité. Quand les banques refusent des prêts ou des subventions à l’industrie qui en a besoin, ils éliminent simplement une industrie du marché. Ils créent du chômage et de la pauvreté.

Aristote

C’est démentiel de tuer des individus pour des raisons économiques. Les riches existent dans toutes les formes de sociétés et dans toutes les descendances. Il y a des riches dans tous les pays.

Il faut leur imposer des règles à suivre. Pourquoi n’y aurait-il pas un salaire maximum mondial comme il y a un salaire minimum ? Qu’est-ce que ça donne d’en avoir plus, que tu ne peux en dépenser ? Pourquoi un travailleur d’un autre pays serait-il moins payé pour le même emploi que celui d’ici ?

Platon remarqua que Croisos avait commencé à masser le corps de Virus. Le petit semblait se délecter de la dextérité de son esclave.

Platon remarqua le sourire et la satisfaction de Virus.

Il aurait bien aimé être à sa place.

L’oracle continuait son cours sur l’histoire des bêtises humaines et ne semblait pas s’apercevoir que les autres étaient surtout intéressés par quelque chose d’autre.

La stupidité humaine sera toujours de plus en plus meurtrière. L’homme est la bête la plus dangereuse pour la planète. La richesse est pire que la luxure. L’homme se dégrade avec le temps, il n’évolue pas, sauf, sur le plan technique.

Cette maladie de devenir de plus en plus riche, de ne donner presque rien à ceux qui te prêtent de l’argent ; mais d’exiger des intérêts de fous à ceux qui t’en empruntent, sera à la base d’un cancer mondial : le capitalisme sauvage. Le communisme sera pourtant pire, car les dirigeants n’hésiteront pas à tuer pour le pouvoir. Un jour, l’argent sera la cause de toutes les calamités.

Platon se pencha un peu, de façon à voir Croisos passer lentement la langue sur le bas du dos et les fesses d’un petit Virus, qui semblait de plus en plus excité.

Platon se rappela alors cette merveilleuse sensation. Il ferma les yeux et crut sentir à nouveau l’électricité qui le pénétra dans un tel cas.

Elle chemine sur ton corps comme une vague en pleine tempête. Tout est ardent et rapide.

Virus sursautait quand l’intensité se faisait plus grande. Il se recroquevillait, mais se laissait vite rattraper par le courant qui parcourait son corps.

Platon

  • Comme ce doit être divin. Croisos sait  vraiment bien comment s’y prendre.

Aristote

Tu vois, dit-il à Platon. Il faut agir maintenant, sinon l’avenir sera de plus en plus intolérable. Ceux qui  dominent les finances n’ont aucun cœur. Ils ne pensent qu’à s’enrichir de plus en plus. Ils veulent le pouvoir.

Virus s’était tourné sur le dos. Croisos continuait à passer la langue, cette fois sur les cuisses intérieures, sur le scrotum et puis il enfila dans la bouche le petit pénis de Virus. Il était non seulement peu volumineux, mais assez court. Il n’était pas circoncis. Platon l’évalua à environ trois pouces, mais il semblait plus raide qu’une tige de métal. Seulement quelques poils s’élevaient dans le paysage comme une forêt de la Côte-Nord du Québec.

Le va-et-vient de la tête de Croisos prenait de plus en plus de rapidité tandis que ses doigts massaient le bas du ventre. Parfois, Croisos lui soulevait les fesses. Il se plaça au pied du lit pour mieux poursuivre le travail entrepris. Il était à genoux entre les jambes qui pendaient le bord du lit. Croisos se servait du bord du lit pour donner plus d’élan au corps de Virus.

Platon crut entendre Virus commencer à gémir. Il sait s’y prendre, ce petit Croisos, pensa Platon.

Aristote

Il faut mettre un frein à ce besoin de tout détruire pour mieux tout posséder. Il faut que cessent ces tueries, ces vols et ces viols. Des millions de gens sont malheureux à cause de ce manque de justice sociale.

Virus semblait rendu au ciel, mais il n’arrivait pas, de toute évidence. à éjaculer. Platon forçait pour et avec lui. Mais sa contribution était absolument inutile. Croisos massa Virus davantage aux hanches et au bas ventre, tout en essayant d’être encore plus rapide. Il se précipitait tellement, que parfois l’organe lui échappait de la bouche. Tout était à recommencer. Mais c’était de toute évidence si plaisant.

Puis, Virus cambra les cuisses et les jambes. Il se ferma les yeux, grimaça et gémit. Platon savait que le travail était fait. Dorénavant, Virus connaissait le plaisir qu’apporte la virilité.

Croisos semblait tout à fait satisfait. Lui et Virus se souriaient. Virus lui saisit un bras et se rejeta la tête sur son oreiller. Il était émerveillé.

Aristote (s’adressant à Platon)

Maître, vous ne m’écoutez pas. Il y va de la vie de notre pays. Si nous exigeons plus d’efforts aux gens qui se sentent déjà opprimés, nous risquons de voir notre société éclater. Ce sera très beau d’avoir possédé un empire, si cela nous amène à tout perdre. Pourquoi autant d’orgueil ? Pour faire plaisir à une classe qui s’enrichira encore de tous ces crimes ?

Virus sortit de sa chambre alors que Croisos se dirigeait vers l’extérieur de la maison. Il attendait vraisemblablement Virus. Ils iraient enfin lutter un peu ensemble ou courir dans les champs. Virus avait dorénavant un compagnon de jeu. Virus, sans dire un mot, s’approcha de Platon, le prit par le cou, l’embrassa au front et lui dit :

  • Je te remercie, c’est de ce dont j’avais vraiment le plus besoin.

Platon regarda Aristote et songea au visage de Socrate quand il avait vécu avec lui sa première expérience sexuelle. Mais Croisos lui semblait un bien meilleur amant. Platon se rappela son enfance quand une petite goutte s’était projetée du pénis de Socrate dans sa bouche. Elle avait un petit goût bizarre et il était un garçon absolument heureux.

L’égoïsme est naturel.

Aristote était presque découragé de ne jamais pouvoir discuter de l’avenir de la nation parce que « ce petit maudit Virus » avait pris d’assaut le cerveau du plus grand penseur de son pays.

Aristote

On ne pourrait pas parler de choses sérieuses ? Virus vient d’éjaculer pour la première fois, So what ! Quelle importance cela a-t-il pour la Grèce ? Tous les petits gars du monde éjaculeront une première fois. Il n’y a pas que le sexe dans la vie. Je ne passe pas mes journées à me demander où mon fils Nicomaque en est rendu dans sa sexualité. C’est son affaire. Sa vie privée. Je n’ai pas droit en tant que parent de choisir pour lui, comment il la vit.

Oracle

Nelly Arcand parlera des familles pédophiles, c’est-à- dire celles où les parents sont obsédés par la sexualité de leur fils ou leur fille.

Platon

Tu as parfaitement raison. Je devrais me mêler de ce qui me regarde.

Aristote

Dans ce cas, on pourrait passer à autre chose.

Platon

Ça n’a aucune importance pour la Grèce, c’est vrai, mais Virus est le centre de ma vie et il en sera ainsi jusqu’à mort. Il est mon bonheur et ma souffrance. Je m’intéresse à ce qui lui arrive à tous les niveaux. Je ne lui dis pas ce qu’il doit faire, mais je l’observe pour le conseiller, si le besoin se fait sentir.

Il est jeune, il ne peut pas tout connaître de la vie. Et, je l’aime très profondément. Je ne veux pas qu’il souffre inutilement.

Quand je pense à ma semaine, je me demande ce que je peux faire pour lui faire plaisir. Je souffre qu’il soit parfois agressif avec moi. C’est normal. On vit pour soi et avec ceux qui nous entourent.

J’adore Virus parce qu’il me montre à chaque instant ce qu’est la beauté, l’amour, le plaisir et la douleur. Je suis persuadé que c’est la même chose entre toi et Nicomaque.

La seule différence : Nicomaque est ton sang, moi, Virus est un petit gars que j’ai rencontré dans un club et dont je suis totalement tombé amoureux. Virus me permet de voir le monde différemment. Je l’aime tellement que j’essaie de comprendre ce qui nous différencie et ce qui nous rend pareils. C’est une nouvelle branche de recherches dans ma philosophie. L’amourajoie.

Aristote

La quoi ?

Platon

L’Amourajoie ou si tu veux, la sexualité chez les jeunes garçons. L’amour entre un mâle adulte et un petit gars. La pédérastie. Un amour qui se confond au jeu. Une situation d’amour profond. Je dirais, de fascination, presque d’hypnose.

La sexualité est chez les jeunes une force de vie ou de mort. Pourtant, ils ne la vivent pas comme nous, les adultes. Ils ne sont pas encore capables de symbolisation. Donc, ils la perçoivent différemment.

Pour eux, la sexualité est encore strictement un jeu, un jeu d’amour. Une imitation de ce qu’ils perçoivent des adultes. C’est pourquoi j’ai appelé cela de l’amourajoie et ceux qui le vivent sont des amourajeux.

Oracle

Les boys lovers, comme on dira en anglais, seront persécutés par les bandits qui mènent la société. L’amour est toujours un problème pour ceux qui  choisissent l’argent et le pouvoir comme dieu. L’amour dérange.

Pendant qu’on chassera les amants, les voleurs légalisés pilleront la planète. Cette chasse aux amourajeux sera un moyen de détourner l’attention des vols et des meurtres commis par l’économie, tout particulièrement, les finances.

Diogène

Une autre connerie !

L’oracle

Tu ne verras pas ça, tu mourras avant, mais « Avec le temps », comme dira Léo Ferré, la censure l’emportera.

On chassera ceux qui sont aujourd’hui connus sous le vocable de pédérastes ou pédophiles, car on n’aura pas l’intelligence de voir la différence. On pensera que « notre » plus grand et plus bel amour est hors-nature.

La stupidité et l’ignorance s’installeront dans les mœurs. Ce sera encore une fois, surtout l’œuvre des religions et cette fois, on y ajoutera le discours des féminounes, ces féministes de droite qui posent toujours en victimes et se pensent toujours oppressées par l’homme parce qu’en-dehors de leur paranoïa quant au sexe, rien n’existe.

Platon

J’essaie de voir quelle sorte de monde pourrait naître de l’autonomie individuelle.

Si chaque individu a des droits, il a aussi des responsabilités. Lesquelles ? Une chose est certaine, plus les gens seront autonomes, plus la démocratie se portera bien. Or, la censure et le secret tueront la démocratie.

Plutôt que d’être de plus en plus libres, les hommes seront de plus en plus emprisonnés dans des morales de plus en plus malades. Ils seront prisonniers des fanatiques de toutes espèces.

La liberté d’un individu vient du fait qu’il est unique, même s’il est pareil à tous les autres individus. C’est un phénomène absolument excitant. La beauté est autant dans la différence que dans les similitudes. Pourquoi un individu se pense-t-il supérieur aux autres ? Il n’est qu’un animal. Le merveilleux, c’est la vie. Et, qu’on le veuille ou non, on est tous limités. La vie a le sens qu’on veut bien lui donner.

Notre « monde individuel » se fiche de ce qui se passe à des milliers de milles de chez nous, parce qu’on n’y peut rien.

La réalité d’un individu est celle qui est délimitée par sa conscience. Que puis-je pour un individu qui vit dans un pays que je ne connais pas ? Qu’est-ce que son existence change pour moi ? Rien. Il naît et il meurt des millions d’individus sans même que je ne les connaisse. Même si je voulais, mes connaissances seront toujours très infimes par rapport à la réalité.

Voilà pourquoi Virus est si important. Je le connais et je peux quotidiennement entrer en communication avec lui. Plus je le connais, plus je l’aime. La connaissance est le meilleur outil contre les préjugés et les discriminations.

Il faut apprendre qu’on est loin d’être seul à avoir raison. L’important, c’est ce qui nous touche. L’important, c’est de prendre plaisir à découvrir l’autre.

Aristote

L’égoïsme nous écarte de nos responsabilités et de notre bonheur.

Platon

Il ne faut pas se prendre pour un autre. Si c’est vrai que la solidarité est essentielle au développement d’une communauté, elle l’est encore plus pour une nation. La responsabilité sociale ne peut qu’exister pour moi, comme individu, que dans le territoire sur lequel je peux modifier les choses, dans mon pays.

La mondialisation est une forme éhontée de pillage, car on se sert de la « production des uns » pour exploiter la « consommation des autres ». Les multinationales sont évidemment, les plus riches.

Pourquoi cherche-t-on à s’installer ailleurs ? Juste pour avoir le droit d’exploiter les plus faibles. Une multinationale ne s’installera jamais là où elle doit payer un salaire raisonnable. Elle va, où elle peut produire au moindre coût. Les producteurs ont perdu toute conscience. Pour eux, seuls les profits ont de l’importance.

Aristote

Dès qu’un Nouveau Monde est découvert, il devient ton monde, car tu en connais son existence. Les échanges qui se font entre ce Nouveau Monde et ce que tu utilises dans le quotidien se rejoignent. Leur richesse t’apporte la possibilité de vivre de plus en plus confortablement.

Platon

Justement. On me fait payer davantage pour les produits qui viennent de loin. Non seulement je paye plus cher, mais ceux qui les produisent exploitent ces peuples. Ils les dépossèdent de leurs richesses après en avoir pris militairement possession. C’est la loi du plus fort comme dans les tribus de singes dans la jungle.

Le colonialisme est donc une forme de vol accepté dans notre morale parce que l’on se croit supérieur aux autres. On s’imagine que l’on est le seul animal capable de penser, donc, digne de respect. On s’imagine que tous les autres modèles sociaux sont inférieurs aux nôtres, parce qu’on les croit carrément dans l’erreur.

Toute notre pensée vient de l’aristocratie. Un mensonge qui fait qu’un roi est un dieu, qu’un individu de sa descendance est naturellement supérieur aux travailleurs et aux paysans. On croit que c’est celui qui doit gouverner parce qu’on ne croit pas encore dans l’autonomie individuelle. Pourtant, l’autonomie individuelle est la pierre sur laquelle repose toute notion de démocratie.

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