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Les derniers amours de Platon 10

juin 12, 2020

Première rencontre dans la forêt.

La forêt, nommée « le pavot des dieux », était inabordable aux hommes ordinaires, mais elle était accessible à certains grands esprits, s’ils avaient un QI de plus de 180 et une âme pure.

Pas besoin d’ajouter que les dieux savaient faire la différence entre la pureté et la chasteté. La pureté n’a rien à voir avec le sexe, c’est une affaire de cœur et d’intentions. La chasteté, c’est plutôt une affaire de scrupule. Et, plus tu es scrupuleux, plus tu es borné. Les scrupules étaient par nature les frontières de cette forêt. Si tu y pénétrais, tes scrupules te transperçaient le cerveau, créant une sorte de tête heureuse, complètement folle, comme on dit au Québec.

Cette forêt était enveloppée d’une énergie trop riche pour permettre aux cerveaux humains ordinaires de la pénétrer sans griller.

Son pouvoir permettait de croiser les mondes inconnus, grâce à la très grande intensité d’énergies dégagées par les plantes divines.

Pour y survivre, il fallait pouvoir absorber cette richesse naturelle, être au bon diapason énergétique, car sinon, le délire ressenti ressemblait aux grincements d’une radio mal ajustée.

Nos deux philosophes Platon et Aristote avaient l’esprit assez ouvert pour pouvoir y absorber les enseignements. Ils conservaient leur « maîtrise » sur les idées nouvelles et ils étaient maîtres de leur rythme d’absorption. En d’autres termes, on ne leur faisait pas avaler n’importe quoi.

Ils étaient moins critiques que Diogène, car ils étaient plus sophistiqués et embourgeoisés. Aristote était même  un aristocrate officiel, enseignant chez le roi Alexandre le Grand.

Diogène, quant à lui, était issu d’un scandale qui lui avait valu d’être banni de son pays d’origine. Ce fut le premier faux-monnayeur connu, avant André Gide. Cependant, son authenticité le rendait pur.

Marx aurait pu déceler dans cette trilogie une représentation exacte des différentes classes sociales, mais il n’existait pas encore, sauf, s’il était nommé dans cette forêt enchantée, où l’avenir se marie au passé et à l’avenir.

Selon la règle de la forêt, Platon et Aristote, après une couple de visites supplémentaires, obtiendront leur « doctorat ». Ils pourront alors être consultés par les dieux eux-mêmes, à travers la brume des temps. Ils deviendront des « oracles de la forêt ».

Nos philosophes savaient ce qu’il en coûte de se prendre pour un autre. « Même un savant peut créer le rire, en inventant un produit ou une idée trop avancée. », disaient-ils.

Quand une découverte est trop grande pour être comprise, l’explication dégénère alors en phobies. C’est ainsi que de simples exploits royaux exagérés, déformés par le temps, sont devenus des mythes, et puis des religions.

Plus les gens sont crédules, plus les miracles se multiplient. Plus, la foi s’épaissit.

La connaissance, à cette époque, se transmettait de bouche à oreille, d’où l’impossibilité que les histoires d’aujourd’hui soient les mêmes que celles d’hier. Pourtant, des milliers d’années plus tard, la majorité des hommes continueront à croire dans ces récits, à travers les livres religieux que l’on dira inspirés par Dieu lui-même. C’est ce qui explique que les religions existent encore.

L’homme est d’une naïveté sans borne.

Plus la caste religieuse fumait une drogue forte, plus les exploits inventés, étaient grandioses. Certaines religions rassemblaient des foules pour faire des sacrifices humains et ainsi maintenir la peur. La folie religieuse provoque souvent des gestes sanguinaires.

Une religion qui a besoin de tuer pour faire passer ses idées ne mérite pas d’exister, elle doit être remise en question et ça presse ; mais les humains ne semblent pas l’avoir encore compris.

La foi est le poison du bon sens.

En principe, la religion doit apprendre à aimer et non à profiter de son statut. La religion est là pour créer un idéal de vertus. Elle doit nous inviter à réfléchir sur notre vie, nos actions et notre rapport aux autres. Mais, en créant la morale, les religions sont devenues la cause de toutes les ségrégations.

Le côté diabolique des religions vient des hommes qui, dans leur orgueil, interprètent la parole divine. Ils s’imaginent, par projection, que le sexe est mal parce que les religieux, dans leur frustration, ne savent échapper à leur peur de céder au plaisir.

La connaissance n’exclut pas les erreurs, mais elle exige qu’elles soient repérées et corrigées. C’est le problème des religions. Elles sont figées dans le temps, celui de l’ignorance.

« Si la base est fausse, tu ne peux pas échapper à la corruption totale de ta théorie. C’est ce qui arriva d’ailleurs à toutes les religions. Elles ne sauront pas reconnaître quand leur philosophie n’a pas de sens, parce que les prémisses sont erronées. » Fit remarquer Platon.

« Par exemple, de poursuivre Platon, personne n’est revenu de chez les morts pour justifier ce que les religions nous enseignent. Aussi, peuvent-elles, toutes, entretenir la peur et ainsi modifier nos actions et notre comportement. Un pouvoir psychique presque absolu, l’empreinte de l’enfance, l’esclavage moral.

Si on ne se souvient pas de son passé en naissant, est- ce à dire qu’il en sera de même à notre mort. Le retour au vide absolu. »

Aristote

La peur modifie les structures génétiques. Achille en paya le prix, car il fut tué par une flèche au talon, le seul endroit qui ne fut pas touché par l’eau qui devait le rendre immortel.

Platon

C’est d’ailleurs parce que tout se définit à l’enfance que la base de l’hédonisme est la recherche du plaisir par investissement de la libido sur certaines parties du corps en particulier. Le plaisir est au centre du développement normal de l’enfant.

Aristote

L’ignorance physique de l’homme, surtout de la femme, donne naissance à la morale sexuelle religieuse. Puisqu’elle repose sur des absurdités, la morale sexuelle est la raison de nombreux suicides, car elle refuse que certains reconnaissent leur véritable nature profonde.

Épicure a raison. Le plaisir ne conduit pas nécessairement au mal. Le mal est l’abus d’une bonne ou une mauvaise chose. Diogène peut aussi en témoigner.

Étant nommés dans la conversation, Épicure et Diogène surgirent dans la forêt divine.

C’était la loi de la forêt : tout personnage nommé apparait pour se défendre ou approuver ce que l’on dit de lui. Quelques siècles plus tard, un certain Claude Jutra aurait apprécié cette règle. Il fut impitoyablement banni de la culture cinématographique québécoise, à la suite d’une dénonciation anonyme parce qu’il était un pédophile, selon un témoin vulnérable du cerveau. Ce lynchage fut organisé par les féminounes québécoises. Du vrai 1984. Une inquisition maladive, au nom de la protection de la jeunesse, comme à l’époque où on avait accusé Socrate.

Les dieux, eux, pouvaient ou non apparaître, s’ils étaient nommés ou si la conversation leur plaisait.

Épicure

Le plaisir et la souffrance, durant notre petite enfance, nous suivront toute notre vie. Voilà pourquoi, durant que se forme notre personnalité, il est essentiel de privilégier l’estime de soi et la recherche de l’autonomie. Ce n’est pas le temps de te faire craindre l’enfer parce que tu veux découvrir ta sexualité à partir de la préadolescence. C’est un processus normal chez tous les individus. Ta libido déterminera ta personnalité et doit franchir diverses étapes avant de se stabiliser. C’est ce qui déterminera si on sera des gens optimistes, de bons vivants, des pessimistes, des peureux incapables de désobéir.

Diogène

Il faut apprendre à avoir une attitude de maître et non d’esclave.

Hermès

(qui aimait épater la galerie, apparut sans être appelé)

T’en fais pas, tu deviendras maître de deux jeunes garçons, fils d’un roi. Ce roi t’achètera comme esclave parce que tu prétendras chercher « un homme qui a besoin d’un maître ».

Tu seras tellement bon professeur pour ces enfants, dont personne ne pouvait venir à bout, que le roi te rendra ta liberté. Peut-être que pour contrer le décrochage scolaire, il faut des professeurs qui soient moins conventionnels ?

Même les révoltés peuvent servir à améliorer le monde. Il suffit qu’on les mette en état de responsabilité ou d’autorité pour que leur attitude change.

Platon et Aristote, ayant changé de discussions, Épicure, Diogène et Hermès disparurent comme ils étaient apparus.

Le commun des mortels craignait la mort, s’il pénétrait dans cette forêt.

En fait, ceux qui n’étaient pas mentalement préparés et qui se rendaient dans cette forêt n’en ressortaient jamais.

Ils s’y perdaient. Étaient-ils trop enchantés pour échapper à cet élixir mental ? Étaient-ils paralysés par les sirènes des bois ou était-ce les couleurs des arbres qui les envoûtaient ainsi ?

Alimentés par la peur de cette forêt, les gens se contentaient de contempler de loin sa verdeur.

Ce n’était pas une drogue comme les autres, même si le nom de la forêt pouvait porter à confusion. Les gens qui se promenaient à l’intérieur de cette forêt connaissaient un accroissement de lucidité, à cause des émanations naturelles des herbes qui y poussaient. Un mélange fabriqué spécialement pour Zeus, disait-on.

Donc, seuls ses invités ou des humains privilégiés pouvaient trouver profit à y pénétrer.

Platon et Aristote étaient parmi les privilégiés de leur époque. Ils s’y rendaient fréquemment pour discuter et entrer en contact avec les esprits éclairés du passé et de l’avenir.

Les gens ordinaires croyaient que cette forêt était l’endroit où les dieux allaient marcher pour réfléchir. On aurait dit les forêts de l’île de Vancouver. La beauté appelait et guidait la méditation.

Certains autres prétendaient que la forêt était défendue par une armée d’amazones. Y avait-il vraiment des amazones qui éliminaient ceux qui s’y perdaient ? Peut-être parce que plusieurs avaient disparu.

Platon (regardant Aristote)

Toi, tu dois connaître les amazones puisque tu écoutes Alexandre parler de ses conquêtes.

Aristote

On dit que ces femmes soldates s’attaquent aux intrus pour les faire prisonniers et se servir de leur sperme pour assurer leur avenir. Les nourrissons mâles boiraient le reste du sperme comme du lait de chèvre afin d’assurer la procréation. Les plus vieux sont gardés pour permettre aux jeunes de passer de l’enfance à l’âge adulte. Ils donnent ainsi à la communauté l’assurance que les plus jeunes ne seront pas stériles. En les enculant, ils portent le don du sperme à l’intérieur des plus jeunes, leur donnant le pouvoir d’éjaculer et de transmettre la vie.

C’était la grande vérité de ces dames. Elles ne sont pas les seules à penser ainsi. Mais, il y avait aussi, selon les rumeurs, des sirènes qui s’empareraient des intrus ?

Platon et Aristote se promenaient à nouveau en silence quand ils aperçurent trois individus qui discutaient fort. Ils reconnurent immédiatement les esprits de Bouddha, Épicure et Diogène.

Aristote fit remarquer qu’à eux trois, ils représentaient toutes les voies de la morale ancienne. Il ne manquait qu’un savant moderne, un neurologue, un Darwin ou un Teilhard de Chardin, pour expliquer et compléter le décor des possibilités qu’offre la vie ainsi que la façon de rechercher le bonheur et l’autonomie individuelle.

Ce principe n’existait pas encore à cette époque, tout comme la responsabilité, car tous ces grands esprits, sauf Diogène, croyaient encore que l’homme est soumis à un dieu, et que les rois en sont les représentants sur terre.

La liberté de pensée est incompatible avec la foi aveugle.

Ainsi, pour eux, tout homme a un destin tracé avant même de naître. Avait-il l’intuition de la génétique ? Le choix du spermatozoïde par l’ovaire est-il un hasard intelligent, qui obéit à des règles de la nature ou le choix d’un dieu créateur ?

L’existence de Dieu n’était pas au programme de la discussion, car chacun peut en avoir une perception et une formulation différentes. Tous étaient cependant d’accord pour dire qu’il existe une force supérieure, une orientation et une fin, donc, dans ce sens, un dieu ou un hasard intelligent.

Le but ultime de l’existence de l’univers est-il la conscience absolue ? Est-ce ce qui se produira avec les trous noirs : un réservoir d’énergies dans un maximum de matière et un minimum d’espace ?

Ces grands esprits discutaient à savoir ce qui peut nous réaliser pleinement comme humain. Pour y arriver, faut-il rejeter le corps ou le percevoir comme un simple instrument pour accéder à la réalité ? La conscience et la vie existeraient-elles sans la matière, sans le corps ?

Le corps est une amélioration à travers les siècles de la matière, alors que l’esprit est une force magnéto-électrique. La vie en serait-elle le mariage ? L’ascétisme est-il préférable à l’hédonisme ?

Bouddha

Je croyais, comme les ascètes, que l’homme doit ignorer le corps pour consacrer tout à l’esprit, mais c’est  une erreur.

Pas de corps, pas d’esprit. La matière est une forme dégénérée d’énergie, au bout de ses transformations. Elle ne peut qu’être récupérée par d’autres énergies. Elle sert de bouffe. L’énergie vitale peut exister sans la matière, mais elle a absolument besoin de ce support temporel pour pouvoir être consciente. La conscience est le miroir de tout ce que l’inconscient a emmagasiné.

J’ai souffert. Je me suis privé de tout, mais j’ai compris que ce ne sont pas les sacrifices qui nous conduisent à la vérité et au détachement total, capable de nous conduire au nirvana.

Souffrir est une seule façade de nos perceptions. La souffrance pure mène à la folie.

On peut tout aussi bien ressentir la vie à travers le plaisir. Malheureusement, les religions nous empêchent de percer cette connaissance.

La souffrance, à travers les sacrifices, est une façon de traiter son corps, mais non un moyen pour ouvrir son esprit.

À force de souffrir, nous finissons par croire que nous sommes parfaits ou presque et, ainsi avec la douleur, le masochisme devient notre forme de bonheur. Les hallucinations se créent.

Les ascètes, pour se persuader qu’ils avaient raison, considéraient tous ceux qui ne se sacrifiaient pas comme eux, comme des impies, des sales, des pécheurs. Pourtant, dans toutes les religions, des religieux se tapent leurs servantes ou l’enfant de chœur. Ce qui prouve hors de tout doute que l’abstinence sexuelle est contre nature.

Combattre la sexualité, c’est combattre l’amour.

C’est normal de t’en prendre aux autres pour justifier ta douleur.

La souffrance devient ton dieu, ta raison d’exister. La souffrance est si forte que tu oublies la raison même de son existence. La souffrance ne peut que modifier la réalité.  Elle engendre des hallucinations. S’y complaire est une forme de délire schizophrénique.

La souffrance te permet d’échapper à la réalité, mais tu es l’adepte par excellence de la paranoïa. Ceux qui ne partagent pas ton point de vue sont des ennemis puisqu’ils sont des tentations. Ta libido te force à désirer des  relations sexuelles et ton entêtement t’oblige, pour te donner raison, à ne pas y souscrire.

Si ton corps n’évacue pas le trop-plein de sperme par le toucher ou le rêve, celui-ci devient un danger. Cela devrait suffire pour faire taire tous ces malades de l’abstinence.

Il existe aussi le chemin du plaisir ou de la joie pour nous conduire au bonheur, ajouta Bouddha. Mais le dégagement absolu de soi est nécessaire pour atteindre le nirvana, le vide qui n’est pas vide.

Avec la mort, tu es un esprit qui vit en dehors de la matière comme simple énergie, perdue dans le grand tout de l’Énergie.

Cette voie du plaisir est aussi dangereuse que la souffrance parce qu’ayant du plaisir, on peut croire qu’on a atteint ce qui peut être le mieux.

Platon

Il faut donc vivre les deux pour mieux les cerner.

Pourquoi veut-on absolument croire que l’homme est immortel ? Ne devrait-on pas agir comme si la mort marquait la fin, rien après la mort. Tu descends aux enfers et c’est tout, pour toujours. Hercule n’est-il pas mort ?

Aristote

L’homme est limité. Il lui est donc impossible de connaître l’absolu. Il est créé par l’espace et le temps. Il peut imaginer des réalités, mais l’imagination peut aussi devenir un délire. La folie est une forme de divagation religieuse.

Diogène

La vie est un hasard. Personne ne choisit ses parents et le milieu où il naît.

À cinq ans, tu as déjà la personnalité que tu auras pour le reste de ta vie, à moins qu’un événement ne vienne profondément te traumatiser. Même tes désirs sexuels sont le fruit de ton cerveau, de la production de testostérone et autres sécrétions. Les garçons ont treize fois plus de testostérones que les filles, voilà pourquoi ils sont plus vite éveillés aux besoins sexuels de leur corps. C’est chimique autant que psychologique. Même le désir est un produit chimique du cerveau. L’homme est un singe. Rien de plus.

Je suis très heureux de plaire autant à une femme qu’à un garçon. L’un n’exclut pas l’autre. Ils font appel à des motivations différentes. Le garçon par sa beauté me permet de demeurer l’âme jeune de retrouver la lucidité du jeu, tandis que la femme peut me permettre la paternité. Une responsabilité extraordinaire qui devrait s’étendre aussi à la pédérastie. Pourquoi faut-il être un couple pour élever un enfant ? Pourquoi un enfant ne serait-il pas élevé par celui ou celle qui l’aime passionnément ?

Les humains ne sont pas encore assez évolués, assez libres, pour accepter que leur partenaire ne soit pas leur propriété. On parle d’égalité homme femme et on n’a pas encore fait la nuance entre égalité et différence. Un homme est une femme et vice-versa ; mais les deux ont une façon différente de saisir les choses et d’agir.

L’histoire ne nous a pas déformés de la même manière. Elle ne nous a pas mis face aux mêmes obligations.

Bouddha

Le sexe n’a pas l’importance qu’on lui donne dans la vie quotidienne. Le sexe n’est ni bon, ni mauvais, si on n’en abuse pas. Malheureusement, par ignorance, on a cru l’homme supérieur aux animaux, mais comme eux, ils obéissent à leurs instincts.

Diogène

Au début de l’humanité, nos sociétés étaient matriarcales. Cependant, par jalousie, les femmes se mirent à avoir peur, parce qu’elles voulaient l’exclusivité de l’amour de leurs enfants. Elles ont ainsi demandé la protection à certains hommes qui, sous prétexte de les protéger, ont commencé à les dominer.

Le protecteur est devenu chef de bande, mais aussi l’exploiteur des femmes, car il a pris conscience de la supériorité de sa force physique.

Si les femmes avaient partagé leur amour pour les enfants, elles ne se seraient pas senties en danger et elles auraient encore le pouvoir, mais elles l’ont laissé aux plus forts. Athéna et Arès se régalent depuis d’imposer la violence comme moyen de conquérir le pouvoir. Et, les hommes ne peuvent limiter leur orgueil.

Bouddha

Le monde a besoin d’amour et non de violence. Le comprendra-t-on un jour avant que l’homme ait disparu de la planète ? S’il n’apprend pas à partager, il s’éliminera lui-même. Il est trop vorace. Il oublie qu’il n’est pas seul.

Aristote

Mais, ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas partager ses fruits. Ils s’imaginent que les autres ne sont rien et leur doivent tout. Le monde est entre les mains d’une poignée de gens, de rois, de religieux ou de commerçants. Ils se croient supérieurs à tous. Pourquoi partager ? Ils peuvent faire tuer n’importe qui. Il leur suffit d’être en colère pour déclarer des guerres qui coûteront la vie à des milliers de soldats, sans compter les innocents.

Platon

Et cet ordre est en réalité un désordre. Le seul moyen de retrouver une certaine justice sociale est de créer une société démocratique. Une société transparente, sans censure et préoccupée par le bonheur des humains.

Diogène

Tu rêves en couleurs ! Pour avoir un monde juste, il faudrait tuer le système. Cette mafia légale du pouvoir. Il faudrait établir une vraie démocratie, éliminer les guerres, les mises à mort et les armements. Éliminer les drogues, éliminer l’argent et les religions. Tu crois que le monde est prêt ?

Ils votent pour remettre le pouvoir aux mains de bandits, de menteurs ou de partis politiques. Ils choisissent eux-mêmes ceux qui vont abuser d’eux.

Quand une religion peut te faire croire ce qu’elle veut ; personne n’osera se lever et exiger la Vérité. La loi de ces usurpateurs-dictateurs est capable de tuer pour se protéger comme le font les dieux. Ceux qui les portent au pouvoir leur en donnent le droit.

La liberté individuelle est un leurre dans nos sociétés actuelles parce que presque tous acceptent que d’autres pensent pour eux. La violence est-elle Dieu ou Dieu est-il miséricorde ? Si Dieu existe, il est bon, il ne peut pas souscrire à la violence et à l’injustice sociale. S’il est un mirage, c’est l’arme mentale émotive pour cultiver l’aliénation.

La discussion fut interrompue par l’arrivée d’un petit chien qui appartenait à Diogène et qui courrait à perdre haleine après un petit faon imaginaire.

Nos philosophes quittèrent le bois, question d’aller voir ce qui se passait avec leurs fils.

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