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Les derniers amours de Platon 9

juin 11, 2020

Diogène fait des siennes.

Diogène était insulté.

Comment quelqu’un, qui a sollicité son entrejambe, pouvait-il maintenant le dédaigner ?

Il rendait visite à ce vieux moribond de Platon dans l’espoir de se faire sucer encore une fois. « Ça change de la masturbation. Et, c’est tellement meilleur ! » Se disait Diogène.

À son âge, Diogène avait encore besoin d’excitations fortes. Cette fois-ci, il demanderait d’avance à Platon d’enlever ses dentiers, car ça rend la prestation encore plus enlevante. « Une expérience de plus à faire. « Pensait Diogène.

Diogène croyait que l’intelligence est de tout essayer, sauf ce qui nous met en danger.

À cette époque, la sexualité n’était pas encore régie par la police et les féminounes, comme au Québec, devenu maladivement scrupuleux à cause de son passé catholique.

  • Platon est un gars bien bizarre, se dit Diogène. Il croit dans la philosophie des pensées, c’est-à-dire que chaque chose est une pensée, avant de devenir une réalité dans notre monde concret artificiel. Pourtant, c’est lui qui commença à mettre en doute l’existence des dieux.

« Un jour, se dit Diogène, le peuple comprendra que les rois ont, avec les prêtres, inventé les mythes, de façon à avoir des histoires qui les mettent en valeurs. Une simple question de pouvoir. Plus les gens sont crédules, plus ils sont esclaves des religions.

Puisque Platon sait que nous sommes tous condamnés à mourir, pourquoi n’en profite-t-il pas un peu ? Il est peut-être trop bourgeois, mais c’est loin d’être un con. Peut-être qu’on ne peut pas oublier sa provenance quand on aime le luxe ? Le scrupule est une invention bourgeoise.

Il manque de couilles, poursuit Diogène, dans son monologue intérieur. Il rôde autour de nous comme un loup affamé, mais n’ose jamais nous proposer de partager sa couche. Peut-être est-il tombé dans le piège de l’hypocrisie perfide des bourgeois qui confondent leur mépris des autres avec la pudeur ? Selon eux, tous les autres sont des porteurs de microbes. Quoi qu’il en soit, je ne partirai pas d’ici sans avoir obtenu gain de cause. Je le veux, je l’aurai. »

Diogène était donc décidé à tout pour se faire manger. Il prit son bâton et son écuelle et se rendit dans la chambre de Platon.

Le vieux sage ronflait. Les murs en tremblaient. Pythagore aurait même pu affirmer qu’avec de telles vibrations, les fondations de la maison étaient en danger.

Diogène saisit le bas de la robe que portait Platon et la souleva du bout de son bâton. Comme de raison, Platon n’avait pas de bobettes. Diogène saisit un plumeau, qui servait à nettoyer les meubles, et le remua lentement sur les fesses de Platon qui ne tarda pas à réagir.

Ce fut comme un faible rugissement, accompagné d’un sourire. Quand on est vieux, les sons prennent plus de temps à se former, c’est un peu comme un langage d’adolescents.

Diogène s’approcha et leva la robe jusqu’au-dessus des fesses et recommença les flatteries. Platon s’éveilla et se tourna sur le dos.

Diogène ne voulait pas d’un oiseau fatigué, voire mourant. Aussi, a-t-il posé une main sur la cuisse de Platon. Il se mit à la tapoter jusqu’à ce que Platon se réveille vraiment.

  • Qu’y a-t-il ? Que me veux-tu ? Demanda Platon.
  • Tu devrais le savoir. Je veux la même chose que l’autre nuit. Si je t’ai excité durant tant d’années, tu ne peux maintenant me faire croire que je te suis devenu complètement indifférent parce que je t’ai laissé faire un soir.
    • À cette époque, de dire Platon, j’étais attiré par toi, mais aujourd’hui, j’ai découvert que l’amour procure une plus grande satisfaction. Ce n’est pas que du plaisir. C’est comme reconnaître la beauté de l’autre ; lui, donner une importance illimitée et vouloir tout inventer pour le rendre heureux. C’est aussi un partage, un échange.
    • Si tu dois être responsable de moi alors, nourris- moi, affirma Diogène, en présentant son écuelle.
    • Si je te nourris, tu ne seras plus libre. Tu devras m’obéir.
    • Je ne suis pas ton fils.
    • Justement, de dire Platon, si tu l’étais, tu ne serais pas ici à me demander de m’occuper de toi. Comme dit Aristote, il y a toute une différence entre l’amour paternel et l’amour d’un amant. L’amour paternel a de la durée et de la responsabilité. Je ne te dois rien.
    • Nacédia, ma prostituée, ne m’appartient pas, affirma Diogène. Et pourtant, je la baise dès que j’en ai envie.
    • Ce n’est pas pareil, c’est une femme.
    • Bien au contraire, les femmes sont égales aux hommes, répondit Diogène. La supériorité de l’homme est encore une invention de la cité. Tous les humains sont égaux, c’est ça, la réalité. Mais, les hommes ont peur de cette égalité.
  • Les femmes ne rêvent qu’au pouvoir, répondit Platon. Pour elles, l’égalité c’est de tout contrôler par- derrière, hypocritement, comme les reines. Les reines mènent tout, sans le laisser voir. Tu vois bien que ce que tu dis sur l’égalité des femmes n’a pas de sens. C’est prétendre que la reine est égale au roi. Comment mon roi pourrait-il être égal à la reine ou à ses sujets ? Demanda Platon.
  • De quel droit, un roi est-il mon roi ? Les dieux n’existent pas. Ils ont été inventés pour protéger le pouvoir des rois et leur descendance. Ceux-ci nous imposent leurs dieux par la force de l’armée ou de la police, c’est la même chose. Les rois sont des voleurs, des parasites qui se font vivre par les paysans et les travailleurs.

Sans le savoir, Diogène avait instinctivement une connaissance de la théorie de la lutte des classes de Karl Marx.

Mais, tu ne partages pas la vie avec Nacédia. Rétorqua Platon. Le quotidien change tout. L’amour, c’est d’être bien avec quelqu’un. Faire l’amour, c’est comme la cerise sur le sundae. Un échange de tendresse. Un échange bien limité, mais qui n’en demeure pas moins divin.

  • Je ne cherche pas l’amour, je cherche à jouir. Alors, vas-y exécute ! Dis Diogène, en remontant son baril.

Platon ne voulait rien savoir.

  • Les plaisirs de l’esprit sont supérieurs à ceux du corps. Je t’en prie, laisse-moi avec le souvenir de t’avoir désiré si longtemps et de pouvoir me rappeler l’ivresse de ces tentations. Pria Platon.
  • Laisse-moi le plaisir d’une expérience vécue en toute bonne foi et sans dentiers. Ce doit être très différent que de se laisser tripoter, en faisant semblant de ne pas le savoir. Rétorqua Diogène.

Platon se leva, jeta Diogène sur le lit et lui rendit l’hommage qui lui était dû puisqu’il avait encore un bon souvenir de l’expérience passée.

Une fois terminé, Diogène l’embrassa et lui dit qu’il partait en voyage.

Cette fois, Diogène n’avait pas tellement apprécié le manque de fougue du vieux philosophe.

  • Platon, c’est vraiment une perte de temps, se dit Diogène. Il est presque nul au lit et ses idées sont presque toutes dépassées.

N’empêche que l’histoire ne le verra pas du même œil. Platon marqua un des très grands courants de pensée de la Grèce Antique.

La Sainte-Trinité des philosophes grecques comptait aussi Aristote, qui arriva pour dîner.

Il était très excité, car quatre jours plus tôt, Alexandre le Grand, en boisson, avait tué son ami Clitos.

– Alexandre fut trois jours sans boire de boisson pour noyer sa peine, dit Aristote. Pauvre Alexandre ! Il aurait bien voulu être digne de sa divinité, mais sa colère en faisait parfois un démon.

Hier comme aujourd’hui.

Hier comme aujourd’hui, on retrouvait chez les hommes les mêmes vices, et parfois, certaines vertus.

Les dieux calquaient les hommes qui ne cessaient de s’entre-déchirer, soit par jalousie ou par orgueil. Utiliser la force pour se faire valoir fut depuis toujours le moyen par excellence pour obtenir plus de puissance et de territoires, même si ça devient hautement stupide quand tu es mortel.

C’est ainsi que sont nés les empires.

Certains rois essayaient comme les dieux d’évoluer, de se valoriser par la richesse intérieure ; d’autres pensaient que plus ils possédaient de richesses, plus ils avaient de la valeur. En quoi est-ce différent d’aujourd’hui ?

Dans les cieux, même les infanticides justifiaient le besoin de sécurité des plus forts. Cronos mangeait ses enfants, mais n’avait-il pas lui-même castré son père Ouranos ? Les dieux devaient se marier entre frères et sœurs. C’était assez difficile pour eux de faire la morale aux hommes à qui on arrivait quand même à faire croire dans la divinité.

Seul, le roi des dieux, Zeus, prenait tous les moyens pour s’accoupler et avoir du plaisir. Le sexe avait sa raison d’être : le bonheur et la beauté.

Même si Zeus ne connaissait pas la censure, il avait quand même beaucoup de respect pour celles et ceux qui l’attiraient. Il se métamorphosait, selon ce qui leur plaisait le plus. Il savait séduire.

Il était peut-être le plus grand parce qu’il avait  compris que la vie est là pour s’amuser et non pour se priver de bonheur. Il regardait et soupirait de désirs. Tout ce qui bouge l’attirait. Il avait de l’espace en masse pour loger tous ses enfants, car, l’univers lui appartenait. Donc, il n’avait pas de souci à se faire quant à ce qu’il adviendrait des petits bâtards. Au pire, ils finiraient tous dans des constellations.

Zeus savait déjà apprécier la beauté. Donc, il inventa l’homosexualité.

Contrairement à Platon, Zeus n’hésitait pas à prendre tous les moyens pour assouvir ses passions. Il allait chercher ce qu’il voulait et il pouvait compter sur Hermès pour lui faciliter ses conquêtes.

Zeus le cachait à son épouse jalouse parce qu’elle créait intrigues et punitions à en faire rougir les enfers.

Épicure avait compris le message du divin Zeus et le transmettait avec joie. Contrairement à Diogène, il ne cherchait pas à survivre et ainsi justifier son mal d’être dans la société par une nouvelle façon d’interpréter la vie. La pauvreté ne l’intéressait pas.

Quant à Diogène, il savait déjà ce que c’est d’avoir vécu en prison, d’avoir été expulsé de son pays.

Pour justifier sa pauvreté, puisqu’il était intelligent, il fit croire qu’il faut s’habituer d’avoir besoin du moins possible pour survivre. « Plus tu es dépouillé, plus tu es grand. », disait-il. Une philosophie qui anime encore les jeunes sur les trottoirs de Montréal.

À l’époque, nos trois philosophes essayaient de comprendre l’existence humaine. Ils souhaitaient pour l’avenir un peu plus d’ordre, en proclamant la démocratie. Heureusement, ils étaient plus sages que les dieux.

Platon et Aristote discutaient de la valeur des dieux, comme aujourd’hui, on peut se demander comment les humains peuvent croire dans l’infaillibilité des chefs religieux qui prétendent ne jamais se tromper.

La foi est irrationnelle. Plus les gens sont naïfs, plus ils sont faciles à dominer. La morale touche chacun, mais permet aux plus forts de garder le fort.

Aristote était croyant, c’était normal, puisque l’humanité était encore à ses balbutiements quant à savoir d’où elle vient, pourquoi elle est là et encore plus, où elle s’en va.

Les religions d’alors avaient cependant, au moins, l’avantage d’essayer de répondre à certaines questions, d’expliquer les phénomènes qu’on ne comprenait pas. Tous les malheurs un peu extraordinaires venaient de différents dieux. Les dieux étaient en réalité la projection de l’homme dans l’infini et chaque coin du monde avait ses propres dieux.

Alexandre savait qu’il existait d’autres points de vue que celui des Grecs. Il avait l’esprit ouvert et voulait les connaître tous.

Évidemment, il était de bonne guerre pour les personnes instruites de croire que les divinités des autres étaient fausses.

D’ailleurs, peu après, la guerre céleste fut emportée  par Rome aux dépens de la Grèce. Les dieux grecs furent avalés par ceux de Rome et durent changer de noms. Ce qui fut la pire des catastrophes humaines. Ce fut, comme aujourd’hui, une époque où il fallait repenser la société au complet ainsi que ses valeurs. Le capitalisme sauvage n’a pas d’âme et de respect pour les humains, comme les nouveaux maîtres romains.

Du club au sauna !

Platon était ravi de revoir son élève préféré, car, Aristote était, comme son maître, le plus brillant esprit qui existait en Grèce. Une vérité incontestable, si on ne tenait pas compte des sciences qui, elles aussi, devenaient une explication de plus en plus plausible de la marche de la vie.

Aristote remit un petit papier à Platon afin de lui faire part des dernières constatations de la science.

« La matière émerge des énergies illimitées qui se transforment au fur et à mesure qu’elles se dégradent en se refroidissant. Certaines de ces énergies se sont tellement condensées qu’elles ont implosé. Notre monde repose sur ce Big Bang. La vie se joue entre le chaud et le froid.

Ces énergies de base ne sont-elles pas l’équivalent exact de “l’esprit” des dieux ? La force, la puissance, l’étendue. La connaissance est-elle autre chose qu’une onde électromagnétique, décodée par un ordinateur, nommé cerveau ? La conscience est-elle autre chose que le miroir de ce que nous sommes ?

L’énergie peut-elle percevoir l’énergie ? Peut-il exister des mondes créés par d’autres formes d’énergies ? Les percevons-nous toutes ? La vie est-elle une forme d’énergie en soi ? Notre âme est-elle une petite lumière qui subsiste le temps de se nommer ?

D’ailleurs, sur le mont Nébo, Yahvé-Dieu ne dit-il pas qu’il est « JE SUIS » ? Ce dieu des autres, dont nous a parlé Alexandre, serait-il notre Zeus en voyage ? »

Un questionnement où seuls les philosophes trouvaient du plaisir.

Aristote avait amené son fils, Nicomaque, qui jouait déjà avec Virus. Les deux petits s’étaient vite liés d’amitié. Ce qui évidemment provoqua de grandes réflexions chez nos deux philosophes.

« Les jeunes ne sont pas arrêtés par les conventions et les barrières sociales, ils laissent ça aux adultes. L’hypocrisie et les astuces pour se mettre en valeur n’existent pas encore à cet âge, mais ça viendra très vite. Bizarrement, la jalousie naîtra avec l’amour. Enfant, il  suffit d’avoir du plaisir ensemble pour que s’installe l’amitié. » Constataient Aristote et Platon.

Amateurs de déguisements et de théâtre, Nicomaque et Virus enfilaient les personnages les uns après les autres. Ils luttaient nus, question de jauger leur force respective, et se lançaient souvent dans des courses qui devaient les épuiser. Les jeunes aiment la vie parce que leur vie est un jeu.

« La vie des adultes, renchérirent les deux philosophes, n’est que complications parce qu’on a inventé un système d’esclavage — la trinité d’un dieu en trois personnes — la foi (la cécité de la religion), le roi (armée, politique et économie) et la morale (système judiciaire) — système qui permet aux plus riches de s’enrichir au détriment des plus pauvres. Ces trois personnes que l’on croit indépendantes l’une de l’autre ne forment pourtant qu’un même système. C’est une espèce de spirale ascendante : la richesse des individus qui passe du bas vers le haut alors qu’au contraire, l’autorité (les ordres et les politiques) se propage du haut vers le bas. La pyramide inversée. Ainsi, les rois sont les plus riches.

Plus t’es fort, plus t’es riche. Plus tu as de guerriers, plus tu peux imposer l’avenir aux autres. Plus tu as d’argent, plus tu peux avoir de soldats. Plus tu es le maître unique d’un produit essentiel, plus tu es maître du marché. Et, la roue tourne comme la vie… Cronos qui mange ses enfants…

On oublie de partager, de manière à ce que le plus pauvre puisse aussi jouir de la vie. Une société évoluée est une société qui permet, même aux plus pauvres des pauvres, de vivre heureux, car le bonheur est tributaire de la connaissance et non de ce que l’on possède. Chaque individu est responsable de son bonheur, tant qu’il a la santé pour s’en occuper. La justice sociale ne peut pas exister sans les droits de l’homme et ceux de la vie privée. Si la vie privée n’est pas respectée, on ne peut pas croire dans la démocratie. Le but de chaque individu est de devenir autonome et heureux. »

Déjà, nos deux grands philosophes étaient sur la  même longueur d’onde.

Les pères des deux petits les laissaient libres de s’amuser comme il leur convenait, sachant que rien, sauf la violence, ne peut altérer leur personnalité. La nudité est la beauté. Le jeu est la plus belle des expressions de son être.

Après un excellent repas, Platon et Aristote décidèrent de faire une sieste, d’offrir un petit sacrifice aux dieux qui les protègent, avant d’aller prendre l’air.

Aristote

Nous sommes à la croisée des chemins. Le monde est en train de changer. On pensait que notre peuple était seul sur terre, mais avec les voyages d’Ulysse et les conquêtes d’Alexandre, on doit tenir pour acquis qu’il y a d’autres civilisations.

Platon

Effectivement. Mais, as-tu remarqué que les cultures de chaque peuple sont associées à leurs dieux. Est-ce que l’homme, où qu’il soit sur terre, a une perception identique aux autres ? Pourquoi les dieux varient-ils selon les peuples découverts, mais finissent tous, par enseigner les mêmes valeurs ?

Aristote

Les dieux sont formés par l’histoire des peuples. Ils sont inventés par les religieux pour servir de modèles à la masse. Tu ne crois tout de même pas que nos dieux vivent réellement dans le ciel ?

Platon

Bin non, les aventures de nos dieux sont écrites par les religieux, des gens qui entretiennent l’obscurité et le mystère afin de préserver le pouvoir des rois qu’ils servent.

Aristote

Ainsi, ce ne sont pas les dieux qui incarnent d’abord la vie ; mais l’imagination que provoquent les événements réels qui surviennent sur terre et qui constituent la suite des événements. Pour que le monde obéisse, les rois doivent avoir une force qui soit invincible, éternelle. Cette force doit se perpétuer, d’où les institutions essaient d’engendrer une permanence à partir des actions qui, l’expérience le démontre, consolident leur emprise sur leurs sujets.

Platon

Crois-tu que les hommes accepteront toujours de se faire dicter ce qu’ils doivent penser parce que l’autorité peut ainsi s’asseoir sur ses lauriers et refuser tout changement ? Le changement apporte toujours son lot d’incertitude.

Aristote et Platon entrèrent dans la forêt de pavot. À partir des émanations de la terre, tout homme qui se voulait attentif pouvait entrer en communication avec d’autres esprits qui hantaient la forêt divine, parfois même depuis des millénaires plus tôt ou à venir beaucoup plus tard.

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