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Les derniers amours de Platon 8

juin 10, 2020

Platon fit aussitôt appel à Hermès pour transmettre un message à Épicure. Il dicta évidemment le texte, en empruntant les termes la déesse de la discorde.

  • Tabarnache ! Tu m’as menti. Tes cinq petits démons devaient m’être assignés et tu les as fournis à Diogène, qui se prenait pour une Vénus. Le malheur des autres fait-il aussi partie de ton culte du plaisir ? Serais-tu devenu sadomasochiste ? J’exige réparation.

Virus sentait bien tourner le vent. Il se dévêtit le plus rapidement possible et s’offrit pour déjeuner, mais Platon demeurait imperturbable. Il ne pensait qu’à se venger. Il voulait bien donner une leçon de modestie à ce petit maudit Diogène que lui préféraient toujours les angelots.

Virus se pendit à la robe de Platon, espérant que le maître se rende compte que sa beauté est bien supérieure, quoique différente, de celle de Diogène.

  • Diogène a peut-être un gros membre, mais il louche un peu d’un œil, pensait Virus.

Malheureusement pour Virus, cela n’avait rien de déplaisant, au contraire, ça lui donnait, aux yeux de Platon, un petit air encore plus coquin.

Virus courut se parfumer, espérant que Platon comprenne grâce à un autre sens, qu’il était bien supérieur à la senteur d’un fond de tonneau. Rien.

Platon n’avait que faire de ce petit qui lui pendait au cou. Il voulait trouver un moyen de faire comprendre à Diogène qu’il n’est pas un trophée, qu’il n’est pas un dieu ; mais que, LUI, le grand philosophe, en avait fait sa muse.

Platon tourna raide, faisant revoler Virus. Heureusement, Virus ne fut pas blessé, grâce au tapis sur lequel il était tombé. Platon était aveuglé par la rage.

Platon n’entendait rien, sinon ses larmes qui tombaient sur le plancher. Il se crut plus mal en point que Prométhée. Il se prenait le foie et criait de rage.

Virus s’était relevé et exécutait une danse spéciale quand il s’aperçut que son Platon avait les doigts croches.

  • Maître, avez-vous mal aux doigts ?
    • Non, mon gars, ce sont les tentations. J’ai de la difficulté à saisir quand l’autre aimera mes doigts sur son corps. Alors, ils crochissent et j’hésite encore plus.
    • Moi, je suis là, tenez.

Virus prit Platon dans ses bras, mais le vieillard demeurait indifférent. Virus s’emporta.

  • Je ne suis ni Alexandre, ni Diogène ; mais ma peau vaut son pesant d’or. On n’a pas besoin de parcourir le grand et vaste monde pour me conquérir. Je suis aussi fidèle que la mort.
    • Tiens ! Tiens ! En voilà une idée, s’exclama Platon.
    • Ce Diogène qui se croit si supérieur à tout, qui s’imagine que personne ne peut le toucher, je lui ferai rencontrer Alexandre qui ne saura certainement pas résister à sa beauté.

Platon communiqua immédiatement avec Aristote pour lui dire qu’un plus grand philosophe qu’eux habitait maintenant la Grèce.

  • Ne le dis surtout pas à Alexandre, il pourrait venir le rencontrer et ça nuirait à notre réputation.

Platon avait totalement raison : Aristote courut avertir

Alexandre de l’existence de ce nouveau sphinx, sans savoir qu’Alexandre pétait déjà des plombs quand il entendait le nom de Diogène.

Il lui fut vite ordonné d’organiser une rencontre officielle.

Alexandre croyait pouvoir prendre sa revanche, en se présentant cette fois, devant Diogène, dans la réalité de sa grandeur.

Virus est jaloux

Virus était loin d’être content d’avoir été mis de côté par Platon. Il savait qu’il n’était pas le plus beau, le plus intelligent ; mais sa disponibilité était totale. Platon n’avait pas besoin de se ruiner en cadeaux pour obtenir ses  faveurs ; mais le grand maître, aux doigts crochus, ne s’en était même pas aperçu. Tout ce qu’il voulait, lui, c’était sa vengeance contre Diogène.

  • Si Diogène m’avait préféré aux petits minets, pensa Platon, j’aurais toutes les chances du monde de  devenir son amant préféré. S’il m’a ouvert son baril, l’autre nuit, s’il m’a souri après que je lui fisse partager les plaisirs de la grande pompe, il n’est sûrement pas totalement indifférent.

Virus aimait se faire caresser par ses paires, mais il savait qu’il devait encore acquérir de l’expérience dans l’art de faire jouir quelqu’un. La performance va de pair avec l’expérience.

« Chaque pression, au bon moment, au bon endroit, fait toute la différence, pensait Virus. Seule, la recherche nous permet de découvrir celle qui produit le plus d’effet. Il faut des années de pratique pour découvrir la bonne vitesse du « va-et-vient », la rondeur des lèvres à utiliser, pour maximiser le plaisir. Bref, faire jouir est un art. » Même Épicure, surtout pas lui, ne contesterait une telle vérité.

Virus voulait devenir le meilleur pour l’offrir à Platon, mais celui-ci ne pensait qu’à Diogène. Le petit décida de suivre des cours chez Épicure.

Si Platon n’avait pas vu Diogène s’enfoncer la tête sous la jupe des petits cupidons, il aurait pu penser que ce  n’était qu’un jeu. Mais, Diogène prolongeait trop la longueur des visites pour que ce ne soit qu’un petit coup de langue en passant.

Platon décida de faire appel à son ami Aristote pour obtenir conseil sur les moyens à employer pour se venger, mais en ne disant surtout pas à Aristote, à qui s’adressait cette vengeance.

Il passa les prochaines heures à peaufiner son message. Même Hermès ou Apollon n’arrivaient pas à le décider d’employer telle ou telle expression. Platon voulait le texte parfait. Ainsi, Aristote comprendrait immédiatement l’importance de ce nouvel amour. Connaissant sa curiosité, Platon était déjà presque certain que son brillant élève, Aristote, viendrait immédiatement le voir en personne.

Par contre, Platon savait aussi qu’il ne pourrait pas lui rendre visite avant le lendemain matin, car, qui dit politique, dit « tétage d’oreille ». Les gens ont le temps de crever de faim avant que n’arrivent les secours. La démocratie a de grandes qualités, mais elle multiplie les attentes.

Sa lettre terminée, Platon décida d’aller se reposer un peu. Quand il passa près du sofa, il aperçut Virus, couché sur le ventre, une fesse bien en vue. Comme d’habitude,

Platon vint pour la caresser, mais le petit s’est aussitôt couvert. Platon resta figé.

C’était la première fois de sa vie, qu’un petit, à part Diogène, se refusait à lui. Il était évident que Virus ne dormait pas et l’avait vu venir vers lui.

De prime abord, Platon fut choqué par une telle attitude ; car la présence de ce petit amenait bien des frais : il fallait tuer une autre volaille, payer des domestiques pour préparer le lit, etc. Par contre, Virus, vivant dorénavant avec lui, Platon devait pour la première fois se demander ce que l’autre pense. Platon était mal à l’aise.

Il s’assit près de la tête de Virus et lui cajola le cou et la chevelure. Virus fit semblant de vouloir se dissimuler sous l’oreiller, mais il aimait trop le geste pour s’en soustraire complètement.

Petit à petit, Platon eut accès au corps entier ; mais il ne put s’empêcher de demander à son jeune protégé ce qui le poussait à le repousser de cette façon.

Virus ne pouvant pas l’expliquer, il se contenta de lui répliquer :

  • Tu es mon maître. « Mon ». Tu n’as pas besoin de personne d’autre. Je saurai répondre à tous tes désirs. Te faire plaisir me suffira, dit le jeune Virus. Je suis des cours chez Épicure, pour mieux te servir.

Il n’en fallait pas plus. Virus pénétra le vieillard de sa fléchette, une preuve de tendresse qui lia encore plus les deux nouveaux amants.

Platon, quant à lui, comprit qu’à son âge, il était peut- être préférable de choisir la stabilité, car, des amants, il n’y en aura sûrement plus tellement qui s’offriront, comme Virus.

Quant à Diogène, il le savait si sauvage, que d’une manière ou d’une autre, leur union serait de très courte durée.

Quand le sexe est mort !

Platon remarqua très vite que le petit Virus l’affectionnait vraiment.

C’était nouveau dans sa réflexion sur la sexualité : l’amour se vit-il vraiment qu’à deux ? L’affection et la tendresse sont-elles des composantes vitales ?

Platon était plongé pour une première fois dans une atmosphère de tendresse. C’était nouveau que le sexe devienne la cerise sur le sundae de la relation plutôt que le centre.

Platon ne s’était jamais autant senti aimé par un autre. L’amour existe-t-il vraiment au-delà du plaisir ? Est-ce que l’amour, c’est se percevoir dans le miroir « de l’autre » ? Se laisser porter par le plaisir des caresses ? Avec l’amour, le simple pétillement des yeux, en se voyant, devient un plaisir. Aimer, c’est romantique, mais est-ce un but réel dans la vie ?

Avec Virus, Platon n’avait plus à hésiter. Il comprenait enfin que l’amour doit être au centre de toute vie sexuelle, car sans lui, le plaisir n’a pas grand intérêt. L’amourette se décompose vite dans le vent du temps.

Auparavant, dans sa jeunesse, quand Platon découvrait un petit qui lui plaisait, la suite était tracée d’avance. Il rêvait dès lors d’un petit coup de filet pour savoir si l’appel à la jouissance était partagé, puis il passait quelques heures à consommer le plaisir. Ensuite, il vivait des jours à revivre en mémoire ce petit moment de bonheur parfait. Ce désir mourrait avec la venue d’un autre garçon.

C’était, avant la venue de Virus, lors d’une vie de désirs souvent inassouvis. Les hésitations, quant à elles, étaient venues avec l’âge.

Auparavant, c’était assez vide comme relation humaine ; mais Virus, lui, s’était ancré dans la vie quotidienne de Platon.

Platon prenait de plus en plus plaisir à se croire le père d’un petit Virus qui n’avait pas de famille.

Platon aimait de plus en plus Virus. Et, le petit agissait de façon à devenir quelqu’un d’essentiel dans sa vie.

Platon prenait la vie plus au sérieux et se croyait plus important à cause de Virus.

Platon avait de plus en plus une raison de vivre, au fur et à mesure que Virus prenait sa place.

Platon prenait très au sérieux que le petit Virus ne soit privé de rien. Il commença même à pourvoir à son éducation. Virus était très doué. Plus Platon s’en occupait, plus l’affection grandissait entre les deux.

Platon se demanda immédiatement s’il n’avait pas manqué de profondeur dans ses réflexions antérieures. Le plaisir physique du sexe serait-il moins important que les sentiments ? Que la tendresse ? Que les sourires créés par l’apparition de l’autre ? Que de rire ensemble ?

L’amour est peut-être juste jouir de la présence de l’autre ! Chose certaine, l’amour cherche le bonheur de l’autre, son plein épanouissement. L’amour n’a rien d’égoïste. Mais, est-il possible d’être en amour ou de vivre une profonde amitié, sans sexe ?

Platon décida que Virus devait d’abord manifester le désir d’être caressé, avant d’agir. Il s’était aperçu que celui- ci lui échappait, se dérobait, quand il venait jouer à la maison avec des camarades. Avait-il honte d’être caressé devant ses compagnons ? Peut-être que Virus, sans le savoir, préférait ses petits amis ?

Platon se demanda même pour qui il se prenait. Qu’est- ce qui lui permettait de prétendre être le favori du petit ? Ils étaient heureux ensemble, mais est-ce ça, l’amour ? La camaraderie engendre-t-elle automatiquement l’amitié ? L’amitié est-elle possible qu’entre personnes du même sexe ? Quelle différence existe-t-il, sauf les relations sexuelles, entre l’amitié et l’amour ?

Platon se demanda si c’était son âge ou sa peur de la solitude qui provoquait chez lui tant d’impatience quand le petit Virus s’absentait pour aller jouer avec ses camarades.

C’était le cas de le dire, Platon avait Virus dans la peau.

Tout tournait maintenant autour de ce petit gamin, entré dans sa vie, comme pour lui permettre d’oublier Diogène. Et, petit à petit, Platon se fichait de Diogène. Il ne pensait qu’à Virus. Que pourrait-il lui apporter pour lui garantir une belle vie ?

Il cessa d’écrire, le soir, préférant marcher avec Virus. Il changea le menu pour l’adapter davantage aux besoins d’un jeune garçon. Il cessa de s’interroger sur l’éternité pour ne penser qu’à ce qu’il pourrait bien inventer pour  faire plaisir à son petit Virus.

L’amour s’installait, et pourtant, plus il prenait place, moins y avait-il de contacts sexuels entre eux.

Virus venait le trouver, de plus en plus souvent, dans son lit. Nu, il se collait contre Platon, signe qu’il avait besoin de chaleur humaine. Virus et Platon s’échangeaient leur chaleur mutuelle. Une chaleur qui n’avait plus besoin de sexe pour s’exprimer. Le bonheur était la présence de l’autre.

Platon était plus émotif, plus sensible aux besoins de son amant. Il cherchait de plus en plus comment lui enseigner à raisonner la vie et il se demandait, par conséquent, de plus en plus, quel était le vrai sens de la vie. Il se sentait vieillir et la vie paraissait de plus en plus courte.

Puis, un soir, Platon eut une missive d’Aristote.

  • J’arrive demain.

Platon était ravi. Il pourrait enfin en discuter avec un autre philosophe qui a longuement réfléchi sur le sujet de l’amour. Mais, se demandait-il, en amour, la réflexion vaut-elle l’expérience ?

Trois systèmes de pensée.

Vers cinq heures du matin, Platon entendit un drôle de bruit à sa porte. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Un bandit qui essaie de s’introduire dans sa somptueuse demeure, un voyageur qui a perdu son chemin, un oiseau qui s’est précipité dans une fenêtre du salon ou un dieu qui cherche une cachette ?

Chose certaine, pensa Platon, Aristote est trop bien élevé pour se présenter à cette heure du matin. De toute  façon, il ne pourrait pas quitter la cour d’Alexandre, en pleine nuit. Donc, qui est-ce ?

Platon se précipita voir ce qui troublait ainsi son sommeil.

C’était Diogène qui avait mis sa robe « tutu » pour l’occasion. Avec un tel tonneau, il suffisait d’en écarter un peu le fond pour avoir accès directement à sa pompe.

  • Je serai encore ta tentation, statua Diogène. Je suis venu jouir de ton hospitalité et crier comme le chien, que je suis, pour avoir vite un bon repas.

Et Diogène se mit à aboyer.

(Diogène pressentait-il qu’un jour Léo Ferré  chanterait aussi : je suis un chien ; mais il n’espérait pas faire une carrière de chanteur. Il était seulement le premier philosophe anarchiste.)

Moins fort, répliqua Platon, qui ne pensait qu’à préserver le sommeil de son petit Virus.

Sans plus tarder, Diogène fonça vers un mur et urina, en levant la patte.

  • Ne te gêne surtout pas, dit Platon.

Diogène pensa que cette réflexion venait du grand maître parce que celui-ci avait encore quelques scrupules.

  • Je ne te plais plus ? J’aurais peut-être dû venir te voir nu ?

Diogène était pour la liberté sexuelle totale, mais il jouait, parfois encore, le jeu des prudes-snobs, en portant un vêtement-tonneau différent, selon la personne visitée ou simplement visée.

Il avait développé ce petit côté coquet, durant ses  cours avec Antisthène, quoiqu’il ne croyait pas que les gens de classe inférieure résisteraient à son charme naturel.

Diogène n’a jamais prévu qu’un jour les hommes pourraient préférer les petites queues aux grosses. « C’est comme la bière, disait-on dans les tavernes, les petites permettent de se saouler moins rapidement et être conscient plus longtemps du plaisir de rencontrer Dionysos. »

Diogène savait que Platon hésiterait à le séduire et qu’il agirait comme une auto qui n’arrive pas à démarrer.

Platon hésiterait avant de visiter son nouveau vêtement ; c’était certain ; mais de là à ce que Platon ne remarque même pas le changement de tonneau, jamais.

Cette indifférence de Platon glaça Diogène sur place. Celui-ci pensa que sa nouvelle coiffure lui donnait une allure de gorgone, ce qui refroidissait le grand maître.

  • La prochaine fois, pensa Diogène, je me ferai « spyker ».

Platon semblait si pressé de retourner au lit que Diogène s’imagina qu’un beau garçon lui tenait compagnie.

  • Ne me dis pas que tu me trahis déjà !

Platon demeura de marbre, même s’il était flatté que Diogène soit jaloux.

Cette réaction permit aussi à Platon de comprendre très vite que Diogène avait aimé sa soirée en sa compagnie et en redemandait, mais la tentation était visiblement morte avec l’arrivée de Virus.

Platon savait que le plaisir de la chair, sans l’amour, est un voyage terne.

Diogène qui l’avait rendu malade à se refuser n’opérait plus, sur lui, le même attrait. Ce n’était pas parce que Platon avait goûté à ce qu’il voulait savoir quant aux proportions mythiques de l’organe du philosophe stoïcien ; mais parce que Virus avait introduit la nécessité du « quotidien » dans le développement des sentiments. Il ne suffisait plus à Platon de passer une main dans l’entrejambe de l’autre pour se croire en amour.

Platon commençait à départager l’amour de la passion.

Aussi, Platon offrit-il simplement à Diogène de s’étendre sur un sofa pour récupérer les quelques heures de sommeil qu’il avait perdues à cause des jeunes qui s’étaient amusés à semer des clous dans son tonneau à l’entrée de la ville.

Plutôt que de se coucher immédiatement, Diogène racontait qu’il devrait trouver un gros chien à trois têtes pour se protéger, comme on protège le Tartare. Platon se contenta de lui répondre :

  • C’est à toi de vivre comme les autres, si tu ne veux pas te faire persécuter. Tu devrais savoir qu’en te masturbant au centre-ville, à la vue de tous, même si je n’ai rien contre, ça ne peut qu’amener quelques âmes frileuses  à immanquablement manifester leur désaccord.
    • Il faut combattre l’étroitesse d’esprit par des gestes concrets, rétorqua Diogène. Pourquoi s’en prendre à mon baril ? Je ne vais pas tirer des pierres dans les fenêtres de leur maison parce qu’ils ne vont pas à l’école et ne connaissent rien. Je suis ravi de leur liberté de jeunesse. Quant à ma liberté, elle n’a rien de plus choquant que la monnaie. La monnaie appelle aux armes, par sa simple existence, elle pousse à perpétrer des meurtres.

C’est le contraire avec la nudité. Elle nous place face à la beauté. La nudité des lutteurs devrait pouvoir exister en dehors des arènes ? Pourquoi les humains sont-ils assez fous pour se vêtir même quand il fait chaud ? C’est une tare, un manque d’intelligence.

  • C’est le propre des bourgeois, d’affirmer Platon. Ils ne veulent pas que les autres s’aperçoivent qu’ils sont devenus difformes avec l’âge. Ainsi, en empêchant les enfants d’être nus, ils créent la règle de devoir toujours se vêtir. Mais cette pudeur est en réalité un moyen pour les empêcher d’avoir honte de leurs difformités quand ils seront devenus plus âgés.
  • Belle gang d’hypocrites, de dire Diogène. Toute forme de censure est une dégénérescence de l’intelligence. La censure naît de la jalousie des dieux, de leur orgueil.
  • Peut-être, répliqua Platon. Mais, si tu permets, moi, je vais me coucher, j’ai du travail demain.

Ses esclaves étant absents, Platon devait faire le petit déjeuner de Virus.

Platon remarqua que Diogène s’était placé de manière à mettre le fond de son tutu en évidence et ainsi provoquer une petite tentation ; mais il passa sans s’arrêter.

Diogène était en maudit. Il baissa son tonneau et se masturba.

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