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Les derniers amours de Platon.

juin 3, 2020

Les derniers amours de Platon comprennent trois tomes. Le premier a été écrit sans avoir l’intention d’y présenter un roman. Les carnets (blogs) sur Radioactif se succédaient et j’ajoutais de temps en temps une suite à l’histoire de Platon.
En fait j’étudiais, à travers mes lectures sur la pédérastie en Grèce ancienne, les façons de vivre des pédérastes de l’époque. Tout une surprise d’apprendre que l’on confondait sperme et cerveau ce qui rendait le besoin d’éjaculer le moins souvent possible comme une grande vertu.
Mais, avec le temps, ces textes sur Platon, qui n’ont rien à voir avec la réalité historique, devinrent pour moi une source de plaisirs et d’imagination.
Puis, dans le deuxième tome, Virus ou un hétéro chez les gais, tout a pris l’allure d’un récit qui, tout en tenant compte de ce que pensaient les anciens pédérastes de l’époque de Platon. Ce carnet devenait une histoire en soi. Le rejet de Virus correspondait au rejet que je vivais dans le monde littéraire du Québec parce que j’avais osé affirmer que je suis pédéraste.
L’interaction entre les personnages et l’étude de leur philosophie distincte se mit à dicter la suite des événements.
Quant au tome 3, Diogène ou la banque de sperme, ce fut une réflexion à savoir si notre société est aussi bonne que ceux qui voient la vie autrement, d’où l’arrivée des deux mondes. Faut-il être nationaliste ou mondialiste?
Écrire ces quelque 600 pages, inventées quotidiennement, fut mes derniers efforts d’imagination. Le tome premier me semble plus faible, mais il fallait bien un commencement.
L’opération Malaise m’a simplement replongé dans l’obsession sexuelle avec le privilège d’être assez vieux pour ne plus vouloir rien savoir de la vie en société. Il faut bien essayer de se revaloriser d’une façon ou d’une autre. Pour moi, la vie est devenue plaire à ceux qui croient que je suis très beau et qui veulent en savoir plus entre autres sur la longueur de ma barbe. Eux, ne me rejettent pas.
Heureusement, mon ami actuel me rappelle que la vie vraie, c’est aussi être présent pour ceux qui t’endurent.
Aussi incroyable que ce soit, le coronavirus a réussi à me faire regretter d’avoir osé me demander si l’humanité valait la peine d’exister. Les deux mètres nous forcent de constater que la vie sans sentiment, sans sexe, ne vaut rien. L’amour est bien la seule valeur qui vaut la peine d’être vécue. Quant à la liberté, elle nous rappelle que l’homme s’est pris pour le centre de l’univers jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il est une réalité infiniment petite dans cet immense univers.

amours dans ce cas-ci signifient les garçons et non la passion d’où je déroge à la règle.

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