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mai 23, 2020

Nous vaincrons


Jeune journaliste, amoureux de la poésie, Gabriel Deshaies était loin de se douter que ces deux passions l’amèneraient à vivre les années les plus difficiles de sa vie.

Comme journaliste, Gabriel était sévèrement jugé par ses amis poètes, car on ne le trouvait pas assez radical. S’il était favorable à l’indépendance du Québec, il ne demeurait pas moins opposé à la violence. Et, un incident, survenu quelques années auparavant, avait entretenu une certaine méfiance de ses amis à son égard.     

En effet, Gabriel s’était fortement fait rabrouer par ses amis quand il avait refusé d’écrire que Gaston Gouin, un jeune poète qu’il admirait profondément, avait disait-on, craché au visage du premier ministre du Québec, monsieur Jean-Jacques Bertrand, parce que celui-ci s’agenouillait devant la minorité anglophone.        

Pour Gabriel, c’était une question de principe : les événements ne s’étaient peut-être pas passés exactement comme ses amis les racontaient. Il n’avait pas vu ce geste, donc, il ne pouvait pas en parler.   Pour lui, la vérité absolue était fondamentale dans le métier de journaliste, et il refusa de changer sa version des faits, sans avoir de nouvelles preuves. 

Ses amis avaient certainement raison, mais il n’en avait pas été témoin, car il était à l’intérieur de l’hôtel où se rendait le premier ministre, près de l’endroit où s’était déroulé l’incident, au cours d’une manifestation. Il n’avait vu que la scène où le ministre Gosselin avait reçu un solide coup de pied au cul. Il refusait de risquer de se tromper en y ajoutant l’épisode Gouin et d’être manipulé par qui que ce soit.        

Jusqu’alors, l’honnêteté était pour lui, plus importante que l’amitié. La vérité faisait partie de l’engagement journalistique et révolutionnaire.    

Par contre, au fil des ans, Gabriel se politisa et se radicalisa sensiblement. 

Les événements politiques nourrirent sa prise de conscience et le rapprochèrent un peu plus chaque jour de ses amis, qu’il soupçonnait parfois d’être du FLQ.   

Le FLQ était un mouvement terroriste de gauche qui se battait pour la classe ouvrière et l’indépendance du Québec.     

Les mesures d’Ottawa qui ruinaient les cultivateurs de l’Estrie, l’accélération de la fermeture des usines de textile, la pollution et le chantage des usines de pâtes et de papiers, les subventions aux entreprises multinationales qui saccageaient nos richesses naturelles, les événements de Murry Hill où il avait été frappé par un policier pour qu’il censure ses textes concernant les beuveries des policiers en grève, au Centre Paul-Sauvé, les nombreuses manifestations pour la cause de la langue française, où il était de plus en plus évident que le Canada anglais cherchait avec le temps, à assimiler les francophones en passant par le bilinguisme qu’il impose aux Québécois, alors que les minorités francophones hors Québec doivent livrer des combats de titans pour obtenir des miettes, contribuèrent aussi à accélérer sa politisation. Il demeurait un farouche adversaire de la violence quoiqu’il partageait de plus en plus les objectifs politiques du FLQ.     

Sa poésie changea. Ses thèmes quittèrent les amours et les fleurs bleues pour dénoncer davantage la répression sous toutes ses formes ainsi que les saloperies des gouvernements. 

Il s’attacha particulièrement à Marc Letellier, poète mystérieux, Réjean Nault, le poète de la musicalité et Nancy Bouliane. Quoique mariée, celle-ci souhaitait l’initier aussi bien aux joies du cannabis qu’à celles de l’amour.

Gabriel demeurait autant chez Rénald Jutras, un peintre qui faisait partie du groupe, que chez lui. Ainsi, en plus de se passionner pour tout ce qui est écriture, Gabriel s’ouvrit à toutes les formes d’art, même à la peinture dans laquelle il était un véritable pied.      

Au journal, les patrons comme les lecteurs l’identifièrent de plus en plus aux radicaux. Il était de toutes les luttes et d’une plume tranchante, acerbe même. Certains amis disaient en rigolant : « Tu n’as pas à poser de bombes, ta plume crache plus qu’une mitraillette. »     

Ces transformations le rapprochèrent de ses amis et  la poésie devint une raison de vivre aussi importante que le journalisme. Pour lui, la poésie c’était la vie, la foi dans un autre ordre social, dans un monde de liberté autant sexuelle, littéraire que politique.    

Un autre événement inattendu vint intensifier sa perception voulant que le Canada, ce soi-disant pays démocratique, était presque aussi fasciste que le Chili, de Pinochet.  

Gaston Gouin, le jeune poète qui avait craché au visage du premier ministre quelques années auparavant, succomba à la suite d’un accident de motocyclette. Plusieurs de ses amis prétendirent que son accident était dû à une balle qui aurait été tirée par un occupant d’un véhicule qui le suivait, occupant qui n’aurait été rien de moins qu’un policier de la GRC.

À l’occasion de ses funérailles, Gabriel rencontra pour la première fois de sa vie celui que l’on prétendait le chef du FLQ, Pierre Vallières, un journaliste longuement emprisonné. L’amitié entre les deux journalistes fut presque immédiate, quoique Vallières trouvait Gabriel trop peu radical. Il lui semblait que sa théorie de combattre le système de l’intérieur était finalement l’aveu d’une certaine bourgeoisie. Cependant, sa position privilégiée de journaliste en faisait un allié fiable et dévoué à la cause.         

Gabriel accepta, pour venger son ami et par convictions politiques, de faire parvenir à Vallières une copie de tous les dossiers que refuserait de publier son journal, presque officiellement vendu aux libéraux.       

Gabriel pensa que, si la GRC était prête à tuer, une fois, pour sauvegarder l’emprise fédérale canadienne, elle serait à nouveau prête si la situation l’exigeait. Le jeu devenait dangereux.   

Le journal affecta Gabriel à la couverture des élections provinciales. Il devait fournir un compte-rendu des visites des politiciens, et essayer de les amener à se compromettre, face aux différents projets de développement de la région, mis de l’avant en grande partie par Gabriel au cours de ses entrevues, pour sortir la population du marasme économique dans laquelle elle s’enlisait.     

La décision d’Ottawa d’installer le nouvel aéroport international à Mirabel au lieu de Drummondville confirmait, à son avis, les saloperies d’Ottawa. En réaction, il s’inscrit au Parti Québécois, qui préconisait aussi, mais par des moyens pacifiques et démocratiques, l’indépendance du Québec.     

Il décida même, dans un geste frondeur et juvénile, de porter le bouton de ce parti à l’occasion de la visite de Pierre Laporte, ministre du Travail et vice-premier ministre du Québec.      

Cette situation n’alla pas sans créer de remous. Des partisans libéraux l’insultèrent et Laporte prit plaisir à tenter de le ridiculiser.

Gabriel, exaspéré, lança au ministre : « Au Québec, tu peux fièrement être tout ce que tu veux, même pédéraste. La seule chose honteuse, c’est d’être fédéraste!

Ce jeu de mots fit même sourires certains partisans de Laporte, qui dirent : « Il sait se défendre, le jeune.»       

Tout au long de la visite du ministre Laporte, Gabriel fut scandalisé de son double discours. Alors qu’en public, il prétendait que le FLQ faisait fuir tous les investissements; dans les réunions du parti libéral, il affirmait que le FLQ était sans importance du point de vue des retombées économiques, et ajoutait même, pour prouver le non-sérieux de ce groupe terroriste, que personnellement il n’en avait absolument pas peur. Ses farces sur le FLQ, poseur de bombettes, faisaient rire ses partisans. Gabriel apprit plus tard que le gouvernement fédéral ainsi que de l’Ontario subventionnaient les industries québécoises qui voulaient déménager en Ontario. Donc, ce n’était pas le FLQ qui nuisait au développement économique du Québec, mais les politiques fédérales. Ce n’était pas encore connu.       

Après une des conférences, Gabriel dut emprunter l’automobile de Laporte pour retourner au journal. Il se retrouva nez à nez avec le politicien.        

Il profita de son tête-à-tête pour lui demander pourquoi il mentait toujours aux gens, en essayant de leur faire croire dans une crise économique éventuelle créée par les bombes du FLQ ainsi que dans un exode de plus en plus grave des entreprises. Pourquoi tentait-il sans cesse de faire identifier le Parti Québécois au FLQ alors qu’il savait très bien que le Parti Québécois n’avait aucun lien avec les terroristes, beaucoup plus marxistes? Pourquoi?   Sinon, pour discréditer ce parti aux yeux de la population.       

Laporte lui répliqua que la vérité n’était pas importante.

“Les gens, dit-il, sont trop idiots, donc, il faut se servir d’images fortes si on veut faire passer le message.»  

Gabriel fut totalement scandalisé par ces réponses. Comment pouvait-on être assez malhonnête pour prioriser les intérêts du parti à la vérité?      

La campagne électorale prit fin avec la victoire de Bourassa.  

Gabriel, déçu à nouveau par l’aveuglement politique des Québécois, se pencha sur la situation explosive de la Domtar. Évidemment, le journal était loin de publier toutes les informations et affichait un parti pris au profit des patrons. Les ‘big boss’ profitaient non seulement des manchettes, mais les informations du syndicat, aptes à conscientiser les travailleurs, étaient sabrées.        

Gabriel monta un dossier qu’il fit parvenir à Vallières dans l’espoir de le voir publier dans une revue ou un autre journal. Il s’agissait, pour lui, de permettre à la population de jouir autant que possible d’une information complète et véridique. Il posta le dossier, sans se questionner davantage, même s’il risquait son emploi. Il avait ainsi la conscience en paix… il avait tout fait pour diffuser la vérité… il avait fait tout ce qu’il lui était possible de faire pour être un journaliste honnête. Gabriel tenait fanatiquement à cette honnêteté. Il refusait la partialité de son employeur.        

Le lendemain, James Richard Cross fut enlevé. L’enlèvement du diplomate britannique était annoncé dans tous les médias.

Gabriel fut surpris par ce geste politique. Il n’aurait jamais cru le FLQ capable d’une telle action d’éclat.       

Il fut aussi très excité par l’ampleur accordée à l’événement. Il se mit à lire tous les journaux, même les petits journaux de deuxième et de troisième ordre. Il parcourut ceux qui expliquaient comment fonctionnaient généralement les cellules et l’organisation terroriste. Devait-il y croire? Il n’en savait rien; mais les articles étaient fort intéressants.        

Puisque des manifestations s’organisaient dans le monde ouvrier pour appuyer les revendications du FLQ, Gabriel crut dans son invincibilité. Il était littéralement hypnotisé par sa force.        

Toujours franc et frondeur, Gabriel ne cacha à personne son admiration pour le FLQ.

Cette situation ne laissa pas ses patrons indifférents. Ils commencèrent à lui tendre des pièges afin probablement de peser ses connaissances quant au FLQ, et surtout dans l’espoir de lui faire peur afin qu’il dissimule ses sympathies, car il était un excellent journaliste. Gabriel rejeta ce paternalisme.       

Le chef de pupitre le fit demander à son bureau et lui souligna qu’il devrait craindre les conséquences de ses affinités possibles avec les terroristes. Gabriel se demanda où ses patrons avaient pu développer de telles hallucinations. 

Forcées par les événements, les autorités politiques laissèrent Radio -Canada lire un communiqué du FLQ. Gabriel, qui n’avait jamais songé à appartenir de facto au FLQ, en envoyant les nouvelles censurées pour être publiées ailleurs. Il fut ravi que ses patrons le croient assez brave pour participer à un tel mouvement. La rébellion était plus dans sa nature que de demeurer indifférent.        

« Dans son communiqué, le FLQ parle de la Domtar et ce mot est écrit “Domptar”. Tu es le seul journaliste connu qui fasse cette erreur », lui fit-on remarquer. Tu es le seul à ajouter un t.    

Gabriel ne se rappelait pas si, effectivement, on parlait de la Domtar dans le communiqué diffusé. En plus, ce pouvait être un autre document, car plusieurs documents du FLQ n’étaient pas publiés et échouaient entre les mains de la police. Cela pouvait être aussi un piège afin de vérifier encore une fois ses connaissances.     

Il ne voulut pas nier et badina sur le fait qu’il n’y a pas qu’une seule personne au Québec qui écrive en faisant des fautes d’orthographe. 

Peureux de nature, Gabriel sentit que les jeux étaient pipés. Connaissait-on déjà l’existence de son dossier sur la Domtar d’East Angus? Aurait-on intercepté celui-ci puisque Vallières était déjà arrêté? La police lisait-elle déjà ses lettres? « Qu’importe! conclut-il. Ils ne peuvent tout de même pas m’arrêter parce que j’ai fait parvenir un dossier de presse à un confrère.»      

Il n’en entendit plus parler. Cependant, cette semaine-là, en se rendant à l’hôpital pour répondre à un appel de la Croix-Rouge, la camionnette dans laquelle il prenait place avec des amis, fut heurtée dans le côté droit par une automobile. Si ce n’eut été de Régis qui lui parla quelques secondes avec l’accident, Gabriel aurait certainement été tué, car il avait la tête dans cette direction. Il était étendu sur le plancher de la camionnette, quelques secondes avant, la tête reposant sur le bord, exactement là où ils furent frappés. Heureusement, il s’était relevé juste à temps pour comprendre ce qu’on venait de lui dire.     

Il l’échappa belle. Une grosse prune au front. Un examen à l’hôpital, avant de retourner à la maison. Juste le temps de saisir intuitivement que madame Gosselin, qu’il adorait, était décédée, car elle lui avait promis de venir lui dire si Dieu existe dès qu’elle mourrait. À l’hôpital, il avait vu sa vie se dérouler dans sa tête en quelques secondes, le temps d’avoir peur d’être gai et de se pardonner. Ainsi, elle avait tenu promesse. Il y a quelque chose après la mort. Ses intuitions quant à Mme Gosselin furent vite confirmées par un appel téléphonique. C’était bien ça, elle venait de mourir.      

Gabriel fit vite abstraction de cet événement paranormal, accaparé davantage par le développement des événements politiques nationaux.        

Le FLQ apparaissait plus que jamais inébranlable aux yeux du jeune journaliste.

C’est avec stupeur qu’il apprit l’enlèvement de Pierre Laporte, Gabriel était littéralement émerveillé. Le FLQ, pensa-t-il doit être extrêmement puissant pour échapper à la police de cette façon.        

Gabriel suivit les actualités avec encore plus d’intérêt et se prépara à participer au récital de poésie qui était organisé à Valcourt, lieu bien connu à cause de J.  A. Bombardier.       

Quand vint le temps de partir, on se rendit chez Marc Letellier, revenu récemment d’Afrique, et qui devait aussi participer à cette soirée de poésie.

Dès que la voiture fut arrêtée, le plus jeune de la famille courut avec sa sœur nous avertir de filer, car la police était dans la maison. « Foutez le camp, dit François, la police est à l’intérieur. Elle fouille partout. Elle vide les tiroirs, les boîtes et jette tout sur le plancher.»

« Même la farine! », ajouta sa soeur, scandalisée de l’attitude ignoble avec laquelle les policiers les traitaient.    

Régis appuya aussitôt sur le gaz. Gabriel crut que Marc devait être mêlé au FLQ. N’était-il pas très politisé? Marc gravissait un nouvel échelon dans l’admiration que Gabriel lui vouait.  

À Valcourt, à la fin de ses poèmes, Gabriel dénonça cette intervention sauvage de la police qui fouillait et brutalisait les gens. « Démocrassie, mon cul!, lança-t-il. Vive le Québec libre! Vive la révolution! Vive le FLQ! »  Gabriel venait, pour la première fois dans un événement public, de proclamer à haute voix ce que lui dictait son cœur.       

Gabriel termina la soirée autour d’un café chez Nancy. Elle en profita pour lui indiquer à nouveau tout l’amour qui la consumait, non plus pour son mari, mais pour un petit journaliste trop bête et trop gêné pour comprendre.   

Ils fumèrent ensemble un peu de pot pour la première fois. Tout se transforma en rires, en ri-rires, en éclats de rire.   

Cette relation de plus en plus fascinante avec Nancy ne pouvait les conduire bien loin, car Nancy avait deux jeunes enfants et un mari. Ce dernier acceptait qu’elle ait des relations extraconjugales, pourvu que la famille ne soit privée de rien. On dira après que la philosophie du Peace and Love n’a rien apporté de bon…        
        
Gabriel savait qu’il faudrait un jour limiter cette expérience pour le bien des enfants.

L’amour lui fit oublier, un certain temps, ce qui se passait au Québec.       

Les médias de masse annoncèrent les mesures de guerre. Du jour au lendemain, rétroactivement, Gabriel devenait un criminel, car cette loi fasciste déclarait que toute personne agissant activement ou manifestant de la sympathie pour le FLQ était automatiquement hors la loi. Il n’en fallait pas plus pour que tout le monde dénonce le voisin qu’il n’aimait pas, ou tous ceux que l’on croyait indépendantistes… Après, on citera le Canada comme exemple de démocratie… Quelle démocrassie!        

Mais, ce n’était vraiment plus sa principale préoccupation. Nancy occupait tout son univers. 

Marc fut à nouveau arrêté ainsi que trois étudiants marxistes de l’université. Ils furent transportés dans des prisons à Montréal. Pour Gabriel, ces arrestations n’étaient point justifiées puisque le FLQ ne s’était jamais dangereusement manifesté à Sherbrooke … quelques bombes seulement… Par ailleurs, il crut ses prisonniers en danger de mort. Tuer, c’est ce qui caractérise les fascistes.        

— S’ils ont pu tuer Gouin, ils en tueront probablement d’autres, pensa-t-il.        

Il craignait surtout pour Marc, qui était devenu un ami inséparable. 

Prisonnier des événements, il s’efforça aussitôt d’entrer en contact avec un groupe d’étudiants plus radicaux afin d’organiser la résistance. À son avis, il fallait diffuser les noms des personnes arrêtées pour que la police et l’armée ne puissent pas les faire disparaître.     

L’omniprésence de l’armée amena le président du journal à lui dire, sur un ton des plus ironiques, alors qu’ils mangeaient ensemble au restaurant, entre deux fusils mitrailleurs : « Tu parles moins fort maintenant. Serait-ce que tu es moins brave, depuis que les fusils sont sortis? »     

Gabriel se contenta de sourire, sachant pertinemment bien que le premier tract, qu’il avait écrit, serait distribué dans la ville au cours de la soirée. Il quitta son patron et retrouva le groupe de jeunes qui distribuaient ses textes à  l’université et au cégep. Il fuma et s’installa à l’arrière de la moto qui devait le conduire au cégep pour la livraison de tracts. Comme si le danger n’était pas suffisant, lui et son jeune camarade foncèrent sur la ligne blanche entre les autos, au risque de se tuer. L’ivresse du danger était ainsi plus éblouissante.   

Quand Gabriel décida d’écrire d’autres pamphlets, il lui apparut clairement que son choix était fait. Dorénavant, rien ne serait plus pareil. Qu’il le veuille ou non, il était devenu felquiste d’âme.

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